Registre des évaluations environnementales
* Des heures de lecture pour qui veut en savoir plus sur le projet de tramway. Des centaines de documents, dont le décret du 6 avril 2022 qu’il faut la peine de lire.
Registre des évaluations environnementales
* Des heures de lecture pour qui veut en savoir plus sur le projet de tramway. Des centaines de documents, dont le décret du 6 avril 2022 qu’il faut la peine de lire.
Voir aussi : Environnement, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.
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Taïeb Moalla
Journal de Québec
Pour s’assurer de réaliser le tramway dans les délais impartis, l’administration Marchand allégera fortement la réglementation municipale le long du tracé de 19,3 km.
C’est ce qu’on a appris, vendredi matin, lors d’une présentation technique faite par le bureau de projet du tramway.
Le projet de règlement se base sur l’article 74.4 de la Charte de la Ville de Québec. Il permet à la Ville de «planifier de façon détaillée et unifiée les infrastructures nécessaires au tramway comme les stations et les pôles d’échanges, les vélostations, les équipements techniques et l’affichage», explique-t-on.
Sous réserve de l’approbation du conseil municipal, on affirme «qu’aucun permis ne sera requis pour les activités essentielles de lotissement, de construction de bâtiments (pôle d’échanges, stations, centre d’exploitation et d’entretien, etc.) ou d’ouvrages (tunnel, mur de soutènement, stationnement, bassin de rétention, etc.), de démolition, de remblai, de déblai et d’affichage dans le cadre de la réalisation du tramway».
Propriétés privées adjacentes
Le futur règlement s’applique non seulement aux infrastructures publiques directement associées au tramway, mais aussi aux propriétés privées adjacentes pour lesquelles des travaux de modification ou de réaménagement sont nécessaires à la réalisation du tramway.
Concrètement, si la Ville exige d’un citoyen – dont la propriété est située aux pourtours du tramway – de déplacer un escalier ou de réaménager une aire de stationnement, elle prendra en charge tous les frais liés à cette demande. Et le propriétaire concerné n’aurait pas besoin d’aller chercher les permis généralement nécessaires à ce type de travaux.
Si la réglementation d’urbanisme actuelle avait été conservée, il aurait fallu analyser 150 demandes et effectuer près de 60 modifications de zonage, a-t-on fait valoir.
On précise par ailleurs que les compétences de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ) seront élargies à l’ensemble des propriétés aux abords du tracé du tramway.
Une assemblée publique de consultation aura lieu le 19 mai à 19h à l’ancien hôtel de Ville de Sainte-Foy. Une consultation en ligne suivra du 19 mai au 9 juin.
«Gris foncé nacré»
Le bureau de projet est par ailleurs en train d’actualiser son Guide des lignes directrices de design-Signature Québec, présenté à la fin 2020.
Le but de l’exercice est «d’assurer la mise en place d’infrastructures d’accueil de qualité, pérennes et bien intégrées au cadre urbain de la ville», dit-on.
On affirme que ce Guide, qui vise à créer une signature «unique et cohérente», tiendra également compte des spécificités de chaque quartier traversé. «Il comprend également une stratégie de végétalisation assurant la biodiversité, tout en améliorant la qualité de vie des citoyens», fait-on remarquer.
Et pour ceux qui se posaient encore la question, la couleur «gris foncé nacré», visible dans les présentations du bureau de projet, sera bel et bien celle du tramway de Québec.
Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.
Sébastien Tanguay
Le Devoir
Les villes qui choisissent d’offrir le transport collectif gratuitement se multiplient au Québec — et une fois à bord, peu décident de débarquer. La gratuité plaît aux usagers et semble aller de soi à l’ère de l’urgence climatique et de l’essence à 1,90 $ le litre. Loin de se résumer à une utopie écologiste, elle a le vent en poupe et s’enracine aujourd’hui dans plus de 120 villes dans le monde.
À Beauharnois, Candiac, Carignan, Chambly, La Prairie, Richelieu ou Sainte-Julie, c’est fini depuis longtemps, la recherche de petite monnaie pour payer son entrée dans l’autobus. Le transport collectif est gratuit en tout temps, partout sur le territoire.
Lorsque tu offres la gratuité, les gens qui délaissent la voiture au profit du transport en commun représentent entre 25 et 50 % des nouveaux usagers. Le transfert de la part modale est minime. La gratuité vient surtout cannibaliser les transports actifs, comme la marche et le vélo.
— Fanny Tremblay-Racicot
Dans la région de la Capitale-Nationale, Boischatel est la première municipalité à avoir emboîté le pas à cette mouvance. Depuis l’été 2019, ses 8200 résidents peuvent sauter à bord de n’importe quel autobus sans verser le moindre cent.
« Auparavant, nous comptions 3000 déplacements par mois, explique le maire, Benoît Bouchard. Depuis que c’est gratuit, ç’a augmenté de 50 % : en moyenne, nous en avons 4500 mensuellement. »
Certaines familles, certifie l’élu, ont même abandonné une voiture : les parents n’ayant plus à jouer au taxi pour déplacer leurs enfants, leur deuxième auto dormait la plupart du temps dans le stationnement.
La MRC de Côte-de-Beaupré propose toute l’année une navette, là aussi gratuite, qui sillonne son territoire et va jusqu’à la colline Parlementaire et l’Université Laval. « Dans notre tête, explique le préfet, Pierre Lefrançois, c’est sûr qu’il faut offrir un service de transport en commun pour aider à transporter nos jeunes. Si en plus, ça peut supprimer des voitures, c’est tant mieux. »
Saint-Jérôme est la dernière ville en date à avoir adopté la gratuité. Depuis octobre et pour une durée d’un an, ses 80 000 habitants peuvent emprunter sans frais l’ensemble des parcours qui sillonnent son territoire. Coût de la manœuvre : près de 90 000 $ par mois.
« Dès la mise en œuvre de la gratuité en octobre, souligne le conseiller et président de la commission du transport de Saint-Jérôme Jacques Bouchard, l’achalandage a augmenté de 33 % sur la ligne 100 et de 41 % sur la ligne 102 par rapport à celui de 2019. » À ce rythme, le cap des 600 000 déplacements sera aisément franchi d’ici la fin de l’année.
Belœil songe aussi à imiter prochainement ses consœurs. Au Québec, l’appétit des villes grandit à l’égard d’un transport collectif gratuit qui contribue, entre autres, à remplir des autobus qui roulent souvent vides en dehors des heures de pointe.
« C’est comme la saucisse Hygrade, illustre le maire de Boischatel, convaincu du bien-fondé de la mesure. Plus de gens en mangent parce qu’elles sont plus fraîches, et elles sont plus fraîches parce que plus de gens en mangent. »
Le défi des grandes villes
Plus grande mobilité sociale, diminution de la pollution et densification urbaine font partie des arguments décochés par les partisans du transport collectif gratuit un peu partout dans le monde. Toutefois, l’abolition de la tarification ne constitue pas forcément une panacée capable de remédier aux maux de notre époque.
« Lorsque tu offres la gratuité, les gens qui délaissent la voiture au profit du transport en commun représentent entre 25 et 50 % des nouveaux usagers, indique la professeure adjointe de l’École nationale d’administration publique Fanny Tremblay-Racicot. Le transfert de la part modale est minime. La gratuité vient surtout cannibaliser les transports actifs, comme la marche et le vélo. »
Autre obstacle à surmonter : la gratuité se bute encore à une pente qu’elle peine à gravir, soit celle qui mène aux grandes villes. L’implantation d’un transport en commun sans frais fait face au défi du financement, explique la directrice générale de Trajectoire Québec, Sarah Doyon.
« Avant la pandémie, le paiement des usagers procurait environ 33 % des revenus des sociétés de transport de la province », explique-t-elle.
La gratuité creuserait ainsi un manque à gagner récurrent de 80 millions de dollars dans le budget du Réseau de transport de la Capitale, à Québec. Le trou serait encore plus important dans celui de la STM, à Montréal : selon une étude réalisée par l’IRIS en 2017, renoncer à faire payer l’usager priverait la société de 620 millions de dollars — sans compter les frais d’exploitation additionnels qui incomberaient inévitablement devant une hausse de l’achalandage.
« Il n’y a rien de gratuit dans la vie, même la gratuité, souligne Fanny Tremblay-Racicot. Il faut toujours, au bout du compte, que quelqu’un paie. »
À qui la facture ?
Plusieurs modèles financent la gratuité. La capitale estonienne, Tallinn, a choisi de rendre le transport collectif gratuit pour ses 400 000 habitants dès 2013. Facture : 12 millions de dollars chaque année. Dix ans plus tard, les propriétés ont pris de la valeur, et 50 000 personnes ont choisi de s’installer dans la ville. Les autorités estiment que l’afflux de nouveaux résidents rapporte 38 millions de dollars dans ses coffres annuellement : pour elles, il s’agit donc d’un excellent retour sur investissement.
En France, où se trouvent au moins 35 des 120 villes qui ont opté pour la gratuité dans le monde, ce sont les entreprises qui paient en partie le transport collectif.
Chaque entreprise de 11 employés ou plus située à proximité d’une desserte doit contribuer, par un impôt prélevé sur la masse salariale, à la cagnotte consacrée au transport en commun. L’apport est non négligeable : il s’élevait, en 2013, à 7 milliards d’euros, soit 44 % du financement national.
À Seattle, sur la côte Ouest américaine, la contribution des entreprises n’est pas obligatoire comme dans l’Hexagone. Par contre, « les employeurs sont fortement encouragés à acheter des titres de transport à leurs employés », note la professeure Tremblay-Racicot. Une mesure qui a connu un succès retentissant, puisqu’« aujourd’hui, seulement 25 % des gens prennent leur auto pour se rendre au travail dans le centre-ville ».
Le modèle pourrait s’importer ici, puisque le Québec prévoit déjà un important — et peu connu — incitatif fiscal destiné aux employeurs. Ceux-ci « ont droit, écrit la société Raymond Chabot Grant Thornton, à une déduction correspondant au double de la dépense engagée à l’égard des laissez-passer de transport en commun payés ou remboursés à un employé pour lui permettre de se rendre au travail. »
Il y a toutefois un bémol, selon Sarah Doyon, de Trajectoire Québec :pour convaincre les gens d’abandonner la voiture au profit du transport en commun, il ne suffit pas d’abolir les prix et d’améliorer les services. Il faut également réduire l’attractivité de la voiture.
« Il ne s’agit pas de voir l’automobile comme l’ennemi à abattre, explique Mme Doyon, mais plutôt de repenser la façon de nous déplacer le plus efficacement possible vers le centre-ville. Quand nous nous arrêtons à ça, l’automobile ne gagne jamais. Elle déplace souvent une seule personne quand un autobus, lui, peut en transporter une cinquantaine. »
Gratuité partielle, succès réel
Des approches de gratuité partielle ont aussi pris forme au Québec. Saint-Hyacinthe, par exemple, rend le transport collectif gratuit en dehors des heures de pointe. Québec et Trois-Rivières songent à imiter Gatineau et Calgary en adoptant une tarification sociale, qui prévoit des prix plus abordables pour les passagers démunis.
Depuis 2004, l’Université de Sherbrooke offre à ses 16 000 étudiants la possibilité d’utiliser le transport en commun gratuitement en échange d’une contribution de moins de 35 $ par trimestre. Montréal, de son côté, transporte gratuitement les enfants depuis l’été dernier. La mairesse, Valérie Plante, a promis d’étendre la mesure aux aînés en 2023.
« Les choses changent timidement, mais le Québec ne donne pas encore assez de valeur à ces services-là, conclutFanny Tremblay-Racicot.Nous continuons de valoriser l’auto, l’asphalte et l’individualisme plutôt que les modes de transport collectifs. »
Voir aussi : Transport, Transport en commun.
Le 26 avril 2022, découvrez comment des véhicules peuvent disparaître de nos rues lorsque la capacité routière diminue et que l’offre de mobilité durable augmente.
Un webinaire axé sur l’avenir de la mobilité
L’avenir en matière de mobilité sera fait de plus de proximité et de moins de circulation automobile.
Ajout d’un tramway, de voies réservées, ou de pistes cyclables… chaque retrait de voies de circulation s’accompagne de craintes liées aux conditions de circulation pour les automobilistes. Pourtant les observations démontrent que les effets négatifs sont généralement très limités.
En s’appuyant sur des observations terrain, ce webinaire sera l’occasion de mieux comprendre pourquoi la réduction de la capacité routière n’est pas synonyme de congestion routière.
Venez échanger avec nos invités :
Frédéric Héran, économiste des transports et urbaniste, Université de Lille
Sabine Carette, chargée de missions, Observatoire des mobilités et Modélisation, Tours MétropoleInformations pratiques :
Webinaire virtuel gratuit, inscription obligatoire
Un lien de participation (plateforme Zoom) vous sera transmis avant l’évènement
Période de questions par clavardage.Tous les détails de cet événement organisé par Vivre en Ville
Voir aussi : Tramway à Québec, Transport.
Quelle place donner aux véhicules électriques dans nos centres-villes? Où placer les bornes de recharge ? Comment intégrer ces nouvelles infrastructures aux paysages urbains ? Comment opérer équitablement la transition vers la mobilité électrique ? Comment l’électrification de la logistique urbaine peut-elle être un levier pour améliorer nos pratiques ?
La transition vers l’électrification des transports soulève de nombreuses questions et défis que nous aborderons lors du forum Mobilité électrique durable : réussir la transition en milieu urbain le 21 avril 2022 de 8h30 à 12h15, en virtuel, organisé par Vivre en Ville.
Afin d’accompagner et d’accélérer l’électrification des transports individuels et de marchandises dans les quartiers centraux, Vivre en Ville souhaite stimuler les réflexions et diffuser les bonnes pratiques permettant d’assurer une intégration urbaine viable et durable des mobilités électriques.
Voici l’invitation reçue par Québec Urbain pour ce forum qui fut fort intéressant, motivant et instructif.
Les invité.e.s:
Sarah Houde, présidente, Propulsion Québec
Sture Portvik, chef de projet mobilité, Ville d’Oslo
Dr. Shelley Francis, cofondatrice, EVNoire
Jonathan Robichaud, conseiller en aménagement, Ville de Montréal
Maraco Viviani, vice-président, Communauto
Daniela Levasseur, déléguée au développement des affaires, Hydro-Québec
Mariona Conill de Azpiazu, ingénieure en mobilité, département mobilitgé durable, Aire Métropolitaine de Barcelone
Yves Sagnières, directeur du secteur mobilité durable, Coop Carbone
Cédric Chaperon, directeur et fondateur, La Roue Libre
Ce forum était réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec, dans le cadre du Programme de soutien à la promotion de l’électrification des transports, et sous la présidence d’honneur de M. François Bonnardel, ministre des transports du Québec.
De toutes les personnes qui ont participé à l’événement, on peut dire aisément que l’intervention de M. Portvik (Oslo) fut remarquée et remarquable.
Oslo : La vi(ll)e sans voiture est-elle possible?
The Oslo model: how to prepare your city for the electric-vehicle surge
Un extrait de la page Facebook de Vivre en Ville: « Pionnier dans le domaine de l’électrification, Sture Portvik a été responsable de nombreux projets innovants en électrification des transports à travers l’Europe, d’où son surnom. Responsable du département Mobilité Électrique de la Ville d’Oslo depuis 2014, il est notamment chargé de la planification et du déploiement des bornes de recharges dans l’agglomération norvégienne – une ville leader en mobilité durable. Son approche intégrée le mène à travailler à la fois sur l’électrification des transports en communs, des flottes de véhicules, des véhicules personnels ainsi que pour la décarbonisation du transport de marchandises ».
En Norvège, 90% des ventes d’automobiles en 2020 le furent pour des modèles électriques. Il faut dire que des mesures incitatives se sont multipliées (stationnement gratuit, voies réservées, multiplication des bornes de recharge, subventions pour l’installation de bornes dans les vieux immeubles, etc). Ne serait-ce qu’au niveau d’Oslo, il y a 2100 bornes de recharge, avec en plus 350 très rapides. On peut rêver et imaginer des bornes de recharge le long de la Promenade Samuel-De Champlain, là où les gens aiment laisser leurs véhicules pendant quelques heures.
Actuellement, dans ce pays de 5 000 000 de personnes, plus de 30% des véhicules sont à mode électrique et on vise également tous les modes de transport (camions, traversiers, véhicules de livraison, autobus, taxis) à très court terme. On envisage même l’utilisation de bornes de recharge mobiles.
En somme, des mesures nettement incitatives et une volonté politique évidente.
En passant, on peut aussi comparer nos hivers à ceux de la Norvège.
Quant aux autres personnes participant à ce forum fort bien organisé en passant, on peut retenir la volonté manifestée par Hydro-Québec de poursuivre ses efforts dans l’installation de bornes de recharge, malgré les contraintes représentées par les coûts importants et nos hivers rigoureux, la durée des bornes étant de 10 ans.
Il ne faut pas oublier non plus les initiatives montréalaises pour la livraison par de multiples moyens ne nécessitant pas l’usage de véhicules à moteur.
Il faut souhaiter que Vivre en Ville puisse mettre en ligne, à son choix, quelques interventions de ce forum.
Voir aussi : Conférences / évènements, Environnement, Véhicules électriques.