Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport en commun »

Encore «quelques semaines» avant les détails sur le tramway de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 avril 2021 4 commentaires

Jérémy Bernier
Journal de Québec

Les citoyens de Québec devront patienter « encore quelques semaines » avant de connaître les détails de l’approbation du projet du tramway par le gouvernement Legault en raison de la situation épidémiologique de la région.

C’est ce qu’a affirmé le ministre des Transports, François Bonnardel, lors d’une conférence de presse virtuelle sur les sommes investies dans le réseau routier de la Capitale-Nationale d’ici 2023.

Questionné sur la façon dont la CAQ a annoncé avoir donné le feu vert au projet de 3,3 milliards $ vendredi – via un simple communiqué bien avare de détails – M. Bonnardel a confirmé les propos émis par l’une de nos sources.

«On va attendre que la situation sanitaire de Québec s’améliore avant de faire une annonce officielle avec le maire de Québec, la vice-première ministre et le premier ministre.»

«On a décidé d’y aller plus rapidement avec un communiqué pour donner l’élan à la Ville de Québec pour partir avec l’appel de propositions, mais ce n’est que partie remise», précise-t-il.

Mieux en présentiel

Mais cette annonce n’aurait-elle pas pu être faite lors d’une conférence virtuelle, comme c’était le cas pour l’annonce sur les investissements dans le réseau routier, lundi?

«Le virtuel c’est bien, mais on peut faire mieux avec un visuel important comme le projet de tramway», lance le ministre des Transports.

«Je pense que ça mérite quelques semaines d’attente pour faire une présentation en bonne et due forme, en présentiel. On va espérer que ça s’améliore très rapidement», poursuit-il.

Soulignons que le budget de près de 500 M$ attribué à la Capitale-Nationale pour son réseau routier ne comprend pas le projet de desserte des banlieues par le transport en commun. Des sommes supplémentaires seront donc ajoutées dans les prochaines années pour «préparer les travaux et le plan de match de la périphérie».

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le Conseil des ministres autorise la Ville de Québec à lancer l’appel de propositions pour son projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 avril 2021 14 commentaires

NOUVELLES FOURNIES PAR
Cabinet du ministre des Transports

QUÉBEC, le 16 avril 2021 /CNW Telbec/ – À la suite d’une entente de principe survenue en mars dernier et de différentes modifications apportées au projet de tramway de Québec, le gouvernement du Québec annonce que le Conseil des ministres a autorisé la Ville de Québec à lancer l’appel de propositions pour ce projet.

Grâce à une démarche rigoureuse prenant en compte à la fois des avis du ministère des Transports, du Bureau de projet de la Ville de Québec et d’experts indépendants ainsi que des recommandations du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), c’est un projet de tramway optimisé qui franchit aujourd’hui une étape importante. Ce projet, qui s’inscrira dans une vision intégrée du transport collectif dans la grande région de Québec, permettra notamment de relier deux futurs secteurs innovants à l’est et à l’ouest de la ville de Québec, soit la future zone d’innovation du Littoral Est et un futur quartier innovant aux abords du terminus Le Gendre. La desserte des banlieues, quant à elle, sera désormais assurée par un projet distinct piloté par le ministère des Transports en étroite collaboration avec la Ville de Québec.

Les détails de ce nouveau projet et du projet de tramway de même que la vision gouvernementale des transports dans la grande région de Québec feront l’objet d’une annonce ultérieure à laquelle la Ville de Québec participera, lorsque la situation sanitaire le permettra.

La suite

Sondage: 52% des répondants sont favorables au tramway Taïeb Moalla (Journal de Québec). Un extrait: Selon un sondage CROP commandé par un groupe opposé au tramway, une courte majorité de 52% des citoyens de la grande région de Québec demeurent tout de même favorables à ce mode de transport structurant «dans sa forme actuelle».

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

[QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 avril 2021 Commentaires fermés sur [QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Journal Le Soleil
L’équipe du Chronoscope
Société historique de Québec

Ce n’est pas d’hier que le tramway fait parler de lui à Québec! Avec le possible retour des rails dans la capitale, ce jeu-questionnaire vous permettra de mieux connaître ce pan de l’histoire du transport urbain de Québec. Des voitures hippomobiles aux voitures touristiques, redécouvrez la belle époque du tramway de Québec aux XIXe et XXe siècles grâce à la Société historique de Québec et à l’équipe du Chronoscope, une plateforme Web qui permet de découvrir des photos de Québec à différentes époques.

Afin de mettre en lumière l’album du Chronoscope présentant Québec à l’ère du tramway, nous vous invitons à tester vos connaissances et à aller faire un tour sur ledit album pour davantage de photos anciennes.

[QUIZ] L’histoire du tramway à Québec en sept questions

Le Quizz

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le Conseil des ministres donne son aval au projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 avril 2021 3 commentaires

Louise Boisvert
Radio-Canada

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le projet du maire de Québec obtient le feu vert du gouvernement pour aller de l’avant avec le projet de tramway.

Après des mois d’attente, le maire de Québec obtient enfin l’aval du gouvernement de François Legault pour son projet de tramway. Radio-Canada est en mesure de confirmer que le décret a été signé lors du conseil des ministres qui se tenait ce mercredi.

Personne au gouvernement n’a voulu confirmer nos informations. Rien ne l’oblige. Les élus n’ont pas à rendre compte des décrets qu’ils signent au moment où ils les signent.

Encore ce matin, la ministre responsable de la Capitale-Nationale affirmait que le dossier cheminait rapidement. Ça avance très bien, a commenté Geneviève Guilbault.

La suite

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le 3e lien amènera une «révolution» pour le transport en commun, dit Lehouillier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 3 commentaires

Dominique Lelièvre
Journal de Québec

Le troisième lien s’inscrira dans une véritable «révolution» du transport en commun dans la région de Québec, a dit mercredi Gilles Lehouillier, en faisant état de sa rencontre avec le premier ministre François Legault.

Deux semaines après un tête-à-tête avec Régis Labeaume, M. Legault a répété l’exercice avec le maire de Lévis, pour le mettre au parfum notamment dans le dossier du tunnel entre sa ville et Québec.

Selon ce qu’a rapporté M. Lehouillier, ce projet et celui de tramway à Québec seront «parfaitement arrimés». M. Legault aurait mentionné vouloir réaliser «une des plus belles dessertes» en matière de transport collectif.

Il est question d’un réseau de voies réservées du côté de Québec, mais également du côté de Lévis, «pour vraiment amener une interconnexion régionale extrêmement forte», a affirmé le maire. Le gouvernement fédéral sera d’ailleurs «interpellé» à cet effet.

«C’est une révolution. Il [M. Legault] m’a même parlé lui-même d’une révolution au niveau du transport en commun qui s’en vient, alors ils ont hâte de faire l’annonce. Le gouvernement est tout aussi déterminé avec le tunnel Québec-Lévis qu’il l’est avec le tramway», a estimé Gilles Lehouillier.

Si à Québec, le maire Labeaume s’est inquiété que «quelque chose accroche» dans le dossier du tramway, «ce n’est absolument pas ce que j’ai senti ce matin,» a évalué son homologue lévisien.

«Au contraire […], le premier ministre m’a même félicité pour mon appui au tramway, alors il y tient énormément. […] L’os dont vous parlez, je ne sais pas qu’est-ce que c’est, mais ce matin, je n’avais pas ce ton-là de la part du premier ministre», a ajouté M. Lehouillier en répondant à la question d’une journaliste.

(…)

La rencontre n’aura pas permis d’en savoir plus sur les coûts de construction du troisième lien, mais «le gouvernement est déterminé à aller de l’avant» et «on prévoit toujours une première pelletée de terre avant l’élection».

Au sujet d’une présentation du projet de tunnel, «ce qu’on nous dit, c’est que c’est imminent et que les ficelles semblent attachées, surtout que maintenant, le projet de tramway a avancé pas mal», a souligné M. Lehouillier.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Gratuité des transports en commun: une tendance qui a de l’avenir

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 1 commentaire

Françoise Ruby
Magazine 100º

Les transports collectifs gratuits font leur chemin, particulièrement en Europe et, dans une moindre mesure, en Amérique du Sud et aux États-Unis. Dunkerque en France, Tallinn, la capitale de l’Estonie, mais aussi Kansas City se sont récemment jointes à ce mouvement de gratuité des transports en commun. 100° s’est entretenu avec Maxime Huré, spécialiste des politiques de mobilité durable, enseignant-chercheur en science politique à l’université de Perpignan et président de l’association Villes innovantes et gestion des savoirs.

« Bien qu’il n’existe pas encore de recension mondiale des villes offrant la gratuité totale des transports, on estime que 120 d’entre elles ont mis cette mesure en place, dont 36 en France », précise d’emblée Maxime Huré qui, avec des collègues belges et luxembourgeois, travaille actuellement sur cet inventaire ambitieux.

Transports collectifs gratuits : une tendance encore marginale, mais en expansion

La très grande majorité des villes et des agglomérations ayant mis en place cette mesure l’ont fait depuis le début des années 2000. Et le mouvement inclut maintenant des villes plus importantes comme Dunkerque en 2018 (population : 200 000 habitants) et Kansas City en 2019 (près de 500 000 habitants). « En 2013, Tallinn, la capitale de l’Estonie, a été la première ville de plus de 400 000 habitants à instaurer le transport gratuit sur son territoire », indique Maxime Huré.

À Tallinn et Kansas City, la gratuité est toutefois réservée aux résidents. En revanche, dans la Communauté urbaine de Dunkerque, qui regroupe 17 municipalités, tous ont accès sans billet aux autobus, même les visiteurs. C’est le cas aussi au Luxembourg depuis mars 2020, d’une façon encore plus radicale. « Le Luxembourg, qui compte 615 000 habitants, a même rendu le train gratuit, ce qui a réduit les frais de transport des quelque 200 000 travailleurs transfrontaliers », souligne Maxime Huré.

(…)

Comment financer la gratuité des transports en commun ?

« La gratuité des transports en commun entraîne en effet une perte de revenus pour les villes, reconnaît Maxime Huré, mais aucun réseau de transport n’est financé uniquement par les usagers. En France, par exemple, la part de la contribution des usagers au financement des réseaux varie de 10 % à 30 %. »

« Certains maires font des choix politiques assumés, poursuit-il. À Dunkerque, par exemple, le maire a renoncé à construire une salle de sports et de spectacles planifiée par l’équipe précédente et a plutôt affecté 180 millions d’euros au financement de la gratuité et à l’amélioration du service et du réseau. »

(…)

À Dunkerque, le transport collectif est devenu gratuit la fin de semaine en 2015, soit trois ans avant la gratuité totale. À Montpellier, la 7e ville de France, qui compte 400 000 habitants, la transition sera également progressive. Ainsi, depuis septembre 2020, les habitants de la métropole peuvent se procurer un « Pass week-end gratuit ». Dans la foulée, le prix des abonnements mensuels des résidents a été réduit de 10 %. La gratuité sera ensuite étendue aux personnes âgées et aux jeunes, puis, d’ici 2023, à tous les habitants de la métropole.

La suite

Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Une autre tuile pour le tramway, déplore le maire Labeaume

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2021 12 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

«Quelque chose accroche» avec le tramway, a lancé, dépité, le maire de Québec, qui espérait un feu vert du Conseil de ministres la semaine prochaine.

En point de presse, mercredi, Régis Labeaume a révélé qu’il avait eu «une surprise dans les derniers jours et je ne la trouve pas drôle». Il n’a cependant pas précisé quel était le sujet qui achoppait soudainement dans ses discussions avec le gouvernement Legault, alors qu’une entente avec le premier ministre lui-même laissait entrevoir une embellie pour le mégaprojet de tramway.

«C’est fatigant, j’ai hâte que ça finisse», a laissé tomber M. Labeaume. Il espérait que le projet soit sanctionné par le conseil des ministres la semaine prochaine. Il aurait pu ainsi obtenir le décret ministériel qu’il faut à la Ville pour aller de l’avant avec le lancement de l’appel de propositions, une étape cruciale dans l’avancement du projet.

«On espérait mercredi prochain, mais il semble que ce sera pas ça.»

Sans vouloir donner davantage de détails, il a dit espérer que ce nouveau contretemps ne remette pas en cause le projet. Les discussions se poursuivent entre le gouvernement, la Ville et le Bureau de projet. «On se parle à tous les jours pour tenter de solutionner cet accrochage.»

L’article

* Merci à un fidèle lecteur … assidu

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Les tours de bureaux doivent s’installer près des axes de transport en commun, insiste la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 mars 2021 3 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Les entreprises comptant beaucoup d’employés, du domaine de l’administration et des services professionnels, doivent installer leurs bureaux dans les secteurs les mieux desservis par le transport en commun, pas dans les parcs industriels et zones résidentielles, réitère la Ville de Québec dans un règlement récent.
«La décision n’est pas nouvelle de favoriser le développement des immeubles de bureaux […] à proximité des axes de transport en commun et des pôles urbains», observe la conseillère en communication Audrey Perreault. Cette vision a été énoncée «bien avant même que le projet de réseau structurant de transport en commun [tramway] soit présenté».

C’est ainsi que, en 2014, des normes temporaires ont été implantées afin de forcer le regroupement des «plus fortes densités d’emplois» là où il y a le plus d’autobus.

Ces règles devaient cependant s’appliquer seulement pendant que l’administration municipale mettait à jour sa bible de l’aménagement du territoire de Québec : le Schéma d’aménagement et de développement. Ce document évoque le rêve de la capitale pour son avenir, cible les secteurs où on veut des maisons, des commerces, des tours, des champs, des arbres…

Ce Schéma a finalement été adopté en 2020. Mais il faudra encore du temps pour que les nombreux règlements de la Ville soient mis à jour afin de refléter les orientations qu’il contient, note Audrey Perreault.

La Ville vient donc de ressortir son règlement temporaire de 2014 afin de le remodeler selon la vision nouvelle. En le maintenant en vigueur, on évitera qu’il y ait des passe-droits tandis que les fonctionnaires s’attellent à la tâche de révision.

«En résumé, il est nécessaire de modifier le règlement de contrôle intérimaire afin d’appliquer immédiatement les orientations et les objectifs du Schéma d’aménagement.»

Immeubles dispersés

Donc, les tours de bureaux ne pourront pousser n’importe où. Ce qui n’a pas toujours été le cas : «Jusqu’ici, la planification urbaine a laissé beaucoup de latitude à l’implantation des immeubles de bureaux sur le territoire. En conséquence, ceux-ci sont dispersés dans toute l’agglomération, sans égard à la structure urbaine», dixit le Schéma d’aménagement.

On y ajoute : «La dispersion des entreprises sur le territoire a plusieurs conséquences. Elle rend difficiles la desserte efficace en transport en commun et le développement de milieux d’affaires denses et animés, à l’image de ce que devrait être une agglomération urbaine de la taille de Québec.

«Le secteur des services occupe 85 % des travailleurs de l’agglomération de Québec, dont 30 % dans des emplois administratifs, principalement concentrés dans l’administration publique, les services professionnels et les assurances.»

Source : Schéma d’aménagement et de développement révisé, Ville de Québec

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Les entreprises comptant beaucoup d’employés, du domaine de l’administration et des services professionnels, doivent installer leurs bureaux dans les secteurs les mieux desservis par le transport en commun, pas dans les parcs industriels et zones résidentielles, réitère la Ville de Québec dans un règlement récent.
«La décision n’est pas nouvelle de favoriser le développement des immeubles de bureaux […] à proximité des axes de transport en commun et des pôles urbains», observe la conseillère en communication Audrey Perreault. Cette vision a été énoncée «bien avant même que le projet de réseau structurant de transport en commun [tramway] soit présenté».

C’est ainsi que, en 2014, des normes temporaires ont été implantées afin de forcer le regroupement des «plus fortes densités d’emplois» là où il y a le plus d’autobus.

Ces règles devaient cependant s’appliquer seulement pendant que l’administration municipale mettait à jour sa bible de l’aménagement du territoire de Québec : le Schéma d’aménagement et de développement. Ce document évoque le rêve de la capitale pour son avenir, cible les secteurs où on veut des maisons, des commerces, des tours, des champs, des arbres…

Ce Schéma a finalement été adopté en 2020. Mais il faudra encore du temps pour que les nombreux règlements de la Ville soient mis à jour afin de refléter les orientations qu’il contient, note Audrey Perreault.

La Ville vient donc de ressortir son règlement temporaire de 2014 afin de le remodeler selon la vision nouvelle. En le maintenant en vigueur, on évitera qu’il y ait des passe-droits tandis que les fonctionnaires s’attellent à la tâche de révision.

«En résumé, il est nécessaire de modifier le règlement de contrôle intérimaire afin d’appliquer immédiatement les orientations et les objectifs du Schéma d’aménagement.»

Immeubles dispersés

Donc, les tours de bureaux ne pourront pousser n’importe où. Ce qui n’a pas toujours été le cas : «Jusqu’ici, la planification urbaine a laissé beaucoup de latitude à l’implantation des immeubles de bureaux sur le territoire. En conséquence, ceux-ci sont dispersés dans toute l’agglomération, sans égard à la structure urbaine», dixit le Schéma d’aménagement.

On y ajoute : «La dispersion des entreprises sur le territoire a plusieurs conséquences. Elle rend difficiles la desserte efficace en transport en commun et le développement de milieux d’affaires denses et animés, à l’image de ce que devrait être une agglomération urbaine de la taille de Québec.

«Le secteur des services occupe 85 % des travailleurs de l’agglomération de Québec, dont 30 % dans des emplois administratifs, principalement concentrés dans l’administration publique, les services professionnels et les assurances.»

Source : Schéma d’aménagement et de développement révisé, Ville de Québec

L’article

* Merci à un fidèle lecteur (LP Simard)

Voir aussi : Architecture urbaine, Étalement urbain, Densification, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Réseau structurant de transport en commun : Des travaux d’importance lancés dans Saint-Roch pour l’arrivée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 mars 2021 18 commentaires

Québec, le 25 mars 2021 — En vue de l’implantation du tramway dans la rue de la Couronne, la Ville de Québec amorcera une série de travaux, dès cette année, dans le quartier Saint-Roch. La rue Dorchester sera complètement réaménagée afin d’y permettre la circulation à double sens. Des interventions visant à déplacer des réseaux techniques urbains (électricité, télécommunication et gaz naturel) seront aussi effectuées dans certains secteurs. La Ville déploiera de nombreuses actions pour animer le quartier pendant ces travaux et pour soutenir les commerçants et les résidants.

« Nous atteignons aujourd’hui un nouveau jalon dans la concrétisation du plus important projet d’infrastructure de l’histoire de notre ville, a déclaré M. Régis Labeaume, maire de Québec. Ces premiers grands chantiers faciliteront la construction du tramway et nous assureront un meilleur contrôle de son échéancier de réalisation, et ce, au bénéfice de tous les citoyens. À terme, nous profiterons tous d’une rue de la Couronne transformée avec plus d’espace pour les piétons, d’une circulation facilitée dans la rue Dorchester et d’un milieu de vie bonifié par l’accès à un service de transport en commun performant et électrique. »

Les rues de la Couronne et Dorchester complètement transformées
Au printemps 2020, la Ville de Québec a dévoilé sa vision pour la rue de la Couronne où elle entend créer un axe fort de mobilité dédié au tramway, au transport actif et à la circulation locale. Implanté au centre de la voie, le tramway sera bordé par de larges trottoirs. Quelques sections aménagées en rue partagée assureront l’accès aux résidences et aux commerces du secteur.

Afin de concrétiser cette vision, les véhicules empruntant actuellement la rue de la Couronne en direction nord seront transférés vers la rue Dorchester. Le réaménagement débutant en mai garantira que ce nouvel axe à double sens soit fonctionnel avant que ne s’amorce la construction du tramway dans Saint-Roch. Les interventions réalisées visent notamment à reconfigurer la chaussée et à améliorer les traverses piétonnes, à remplacer les réseaux d’eau potable et d’égout et à augmenter la capacité des réseaux techniques urbains. La réfection des lampadaires et des signaux lumineux ainsi que la plantation d’une centaine d’arbres s’inscrivent aussi au programme.

« La réfection de la rue Dorchester, qui à terme accueillera la circulation nord-sud dans le secteur, représente une occasion de remettre à neuf nos infrastructures municipales qui arrivaient à la fin de leur vie utile, a précisé M. Steeve Verret, membre du comité exécutif responsable de l’ingénierie. La Ville déploiera plusieurs mesures pour maintenir une circulation fluide et sécuritaire pour tous pendant ces interventions. Les résidants de Saint-Roch bénéficieront ainsi d’un axe complètement réaménagé et verdi ainsi que d’infrastructures neuves pour les décennies à venir. »

Des mesures pour limiter les impacts sur la circulation
Les travaux dans la rue Dorchester seront effectués en alternance d’un côté à l’autre de manière à pouvoir y conserver deux voies de circulation automobile. Des trottoirs temporaires seront aussi aménagés pour assurer la sécurité des piétons dans le secteur. Le chantier se déroulera selon les plages permises à la réglementation municipale. L’intersection du boulevard Charest et de la rue Dorchester pourrait cependant connaître une concentration de travaux dans le temps afin d’y limiter les impacts sur la circulation.

Les déplacements des réseaux techniques urbains, quant à eux, seront effectués par petits tronçons de 50 à 100 mètres. Ces interventions visent à dévier les réseaux actuels vers les rues Dorchester et du Parvis. Cela assurera la fiabilisation de la plateforme du tramway, c’est-à-dire qu’aucun réseau souterrain ne sera présent sous cette infrastructure. Ces travaux entraîneront certaines entraves temporaires dans la rue de la Couronne, le boulevard Charest et la rue du Prince-Édouard. L’information à cet égard sera diffusée à la population selon l’avancement du chantier.

Saint-Roch : un quartier vivant et animé

La Ville de Québec entend également redoubler d’efforts pour animer le quartier Saint-Roch pendant ces travaux. L’aménagement de huit places éphémères, le déploiement d’une programmation riche et diversifiée en activités estivales et en animations ludiques et le retour des rues partagées participeront au dynamisme et à la vie du quartier.

Dans l’objectif de soutenir les commerçants et les citoyens, la Ville poursuivra son approche de relation de proximité. Inspiré de l’expérience de l’an dernier sur les chantiers du boulevard Hochelaga et de l’avenue Cartier, un bureau d’information sera mis sur pied dès avril pour offrir un service de première ligne et répondre de façon proactive aux enjeux qui pourraient survenir.

Les commerçants situés dans les zones touchées par ces travaux seront également admissibles au programme de compensation mis en place par la Ville et pourront recevoir une contribution allant jusqu’à 30 000 $. Au total, 139 commerces se situent dans le territoire d’application et pourraient ainsi bénéficier de ce soutien financier. Par ailleurs, afin de faciliter l’accès à cette subvention, la Ville abaissera le seuil de perte de bénéfice brut que l’entreprise doit connaître pour y être admissible. Ce seuil passera de 15 % à 5 %. L’utilisation des états financiers déjà déposés aux agences du revenu sera aussi permise pour l’obtention du deuxième versement de l’aide financière de manière à faciliter le processus de demande.

« En cette période de reprise de l’activité économique, nous souhaitons appuyer nos commerçants et faire rayonner l’achat local, a ajouté M. Régis Labeaume. C’est pourquoi nos équipes ont travaillé à adapter notre programme de compensation à la réalité des travaux prévus dans Saint-Roch. Les commerçants du quartier seront rencontrés prochainement afin de répondre à leurs questions et de les épauler pendant ces chantiers. Tous les efforts nécessaires sont mis en place pour assurer un déroulement harmonieux des travaux et pour en réduire les impacts sur nos citoyens. »

Modifications aux services du RTC pendant les travaux

Afin d’assurer la fiabilité des parcours qui transitent par le secteur du quartier Saint-Roch, les clients du RTC seront redirigés vers un terminus temporaire situé dans la rue de la Pointe-aux-Lièvres pour toute la durée des travaux. De cet endroit, il sera possible de faire une correspondance avec le Métrobus 801. Pour informer la clientèle, le RTC utilisera l’ensemble de ses outils de communication et sera présent sur le terrain. Les clients sont invités à consulter la page Info-Chantier pour connaître les détails des modifications apportées à chaque parcours touché par ces changements.

Le communiqué

Rue Dorchester: la ville peut faire mieux Catherine Lefrançois, Point de vue (Le Soleil)

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

RTC: vélopartage à assistance électrique

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 mars 2021 6 commentaires

Québec, le 23 mars 2021 – Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a dévoilé aujourd’hui le modèle du nouveau vélo à assistance électrique que les citoyens et les visiteurs pourront utiliser dès juillet pour se déplacer dans plusieurs quartiers de la ville. Pour la première phase de déploiement, dix stations seront aménagées et 100 vélos seront disponibles pour la location. Les stations se trouveront dans les secteurs suivants :

· 3e Avenue (Limoilou)

· Gare du Palais (Vieux-Port)

· Place des Canotiers (Vieux-Port)

· Hôtel de ville (Vieux-Québec)

· Place D’Youville (Vieux-Québec)

· Lieu à déterminer (Saint-Roch)

· Rue St-Vallier Ouest (Saint-Sauveur)

· Église Saint-Jean Baptiste (Saint-Jean-Baptiste)

· Parc de la Francophonie (Colline parlementaire)

· Avenue Cartier (Montcalm)

(…)

Au terme d’un processus d’appel d’offres rigoureux, le fournisseur qui accompagnera le RTC dans l’implantation du service àVélo ainsi que dans l’acquisition des équipements et de la technologie de gestion a été sélectionné. PBSC Solutions urbaines est une entreprise québécoise, leader mondial dans l’implantation de systèmes de vélopartage. En plus d’avoir implanté ce type de système dans plus de 40 villes à travers le monde, cette entreprise collabore également avec Devinci, un fabricant de vélo réputé basé au Saguenay.

Le modèle de vélo retenu pour àVélo comporte notamment les caractéristiques suivantes :

moteur électrique avec une vitesse maximale de 32 km/h;
batterie haute capacité avec 70 km d’autonomie;
écran sophistiqué qui indique la vitesse, la distance ainsi que l’autonomie de la batterie.

Les stations avec ancrage, rechargeables à l’énergie solaire, seront quant à elles équipées d’une borne de paiement.

Par ailleurs, un deuxième appel d’offres sera publié prochainement pour trouver un fournisseur qui s’occupera de la gestion des services logistiques liés à ce nouveau projet.

La suite

Toutes les informations

Le vélopartage débutera à Québec à la mi-juillet Taïeb Moalla (Journal de Québec). Un extrait: C’est PBSC Solutions Urbaines, une compagnie de Longueuil, qui a remporté ce marché de 8,5 millions $. La Ville calcule que le coût total de ce service sera entre 25 et 30 millions $ sur 10 ans. À l’horizon de 2024, il devrait y avoir 100 stations et 1000 vélos en libre-partage à Québec.

Devinci fabriquera les vélos pour la ville de Québec Guillaume Roy (Le Quotidien). Un extrait: «Ainsi, tous les cadres de vélos seront fabriqués au Québec, assure David Régnier-Bourque, le directeur du développement des affaires chez Devinci. De plus, la majorité des tubes d’aluminium utilisés pour la fabrication des cadres proviendra de Pexal Tecalum, une entreprise basée à Alma. (…) Les vélos électriques coûtent de 1500 à 2000 dollars de plus à l’achat (…) Avec les annonces récentes, dont celle de la ville de Québec, Devinci atteindra sous peu la marque des 100 000 vélos partagés fabriqués dans son usine de Saguenay. Ce marché, en développement depuis 2009, représente près de 25 % du chiffre d’affaires du manufacturier».

Voir aussi : Transport, Transport en commun, Vélo.