Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Les églises du Québec ont besoin d’amour

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 août 2019 Commentaires fermés sur Les églises du Québec ont besoin d’amour

Magdaline Boutros
Le Devoir

Une église ferme ses portes pratiquement chaque semaine au Québec depuis 2003. Pendant que le patrimoine religieux de la province s’étiole à petit feu, l’annonce de l’octroi par Québec d’une enveloppe de 20 millions pour la restauration et la reconversion des églises apporte un léger baume, sans toutefois répondre entièrement aux besoins grandissants.

« Ça prendrait pas mal plus si on voulait remettre les églises sur pied, mais c’est un bon commencement », souligne Steeve Guérard, directeur général de la paroisse Saint-Charles-Borromée à Québec. « On vit principalement des dons des paroissiens. Sans l’aide financière du gouvernement, on ne serait pas capable. Juste l’électricité et le chauffage nous coûtent 75 000 $ par année. »

Dans Chaudière-Appalaches, à Disraeli, l’église Sainte-Luce a besoin d’investissements de 2,5 millions sur 5 ans. « Il y a des endroits où notre doigt rentre dans le mortier comme dans du sable », rend compte Dave Morin, directeur de la campagne de financement. « C’est impossible pour une population de 2000 personnes de soutenir seule son église. »

Cette année encore, les demandes de subventions reçues par le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) ont été deux fois plus élevées que l’enveloppe allouée. « Les besoins sont là », expose Josée Grandmont, présidente du CPRQ. « On a reçu cette année, comme les années précédentes, des demandes touchant les 40 millions de dollars. » En tout, ce sont 69 projets de restauration pour des bâtiments religieux qui ont été retenus en 2019.

En 2018, 15 millions de dollars avaient été accordés par l’ancien gouvernement libéral pour la restauration des églises. Ce montant a été reconduit dimanche par le gouvernement caquiste, en plus d’être bonifié d’un 5 millions de dollars supplémentaires entièrement consacré à la requalification des églises, afin de leur trouver de nouvelles vocations. « De voir que l’enveloppe n’est pas amputée et qu’à ce montant s’ajoute un 5 millions de plus, c’est vraiment bienvenu ; on ne régresse pas, on avance », se réjouit Mme Grandmont.

Patrimoniales ou pas

Petites ou grandes, patrimoniales ou non classées, les églises du Québec ont un grand besoin d’amour. Avec des coûts d’entretien, de chauffage et d’électricité prohibitifs, ces édifices, autrefois au centre de la vie collective, n’ont que cette subvention comme seul soutien financier du gouvernement du Québec.

Avec plus de 2000 églises au Québec, la pointe de tarte est souvent bien mince. Et toutes les églises n’ont pas la main aussi heureuse : le fonds gouvernemental pour la restauration des églises (qui couvre jusqu’à 80 % des coûts des travaux) n’est accessible qu’aux édifices qui ont une valeur patrimoniale. Les autres églises (66 %) — qu’elles soient récentes ou centenaires — n’ont pratiquement aucune chance d’obtenir cette subvention.

Mais la nouvelle enveloppe de 5 millions de dollars destinée à la reconversion des églises pourrait être accessible à l’ensemble des édifices religieux. Les critères pour obtenir ce soutien financier seront annoncés à l’automne, indique Mme Grandmont.

« C’est utopique de croire qu’on pourra sauver toutes les églises. Mais s’il y a des projets qui sont porteurs, ils auront de l’aide », soutient la présidente du CPRQ. Dans les dernières années, plusieurs projets novateurs ont vu le jour : à Neuville, la bibliothèque municipale a emménagé dans une section de l’Église Saint-François-de-Sales, une fromagerie a ouvert ses portes dans l’Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie à Sainte-Élizabeth-de-Warwick et le Chic Resto Pop s’est établi dans l’Église Saint-Mathias-Apôtre à Montréal.

À Disraeli, c’est 8 % de la population qui fréquente l’église Sainte-Luce. « C’est loin d’être la majorité. Mais sauver le patrimoine, c’est ce qu’il y a de plus important. Ensuite, on va trouver de nouvelles façons d’utiliser l’église. On peut pas mettre 2,5 millions de dollars dans l’église pour que ça serve juste à 8 % de la population, ça tient pas la route », soutient Dave Morin, dont la tête fourmille déjà d’idées.

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La Ville ne sauvera pas l’église du Très-Saint-Sacrement

Voir aussi : Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Transports: un lien autre entre Québec et Lévis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 août 2019 2 commentaires

Charlotte Gagnon-Ferembach et Rodolphe Gagnon
Diplômée en urbanisme et historien

Beaucoup a été dit et écrit sur un nouveau lien entre Québec et Lévis : soit un tunnel sous le fleuve pour relier les autoroutes 20 et 40, voire les centres-villes ; soit, en périphérie, un troisième pont situé en amont ou en aval, direction ouest ou est. Toutes des propositions qui présentent de l’intérêt à court terme (désengorger le réseau routier), mais demeurent prisonnières d’un mode de transport dominant : l’automobile, véhicule émetteur de gaz à effets de serre. Et à long terme, des propositions qui conduisent fatalement à une impasse.

On sait que l’ajout de voies de circulation stimule le développement immobilier et accroît la demande et l’achalandage sur les axes de transport. Cela fait en sorte que la capacité routière est à nouveau rapidement insuffisante, malgré les dépenses importantes engagées en construction et en entretien. Bref, des réponses partielles et temporaires à un problème vaste et complexe.

Alors que faire ? Peut-être qu’il existe des avenues plus écologiques, plus efficaces et plus rentables…

Un concept écologique

Le concept proposé ici est simple, mais ambitieux : relier les centres-villes de Québec et de Lévis par un pont léger sur lequel circulerait un tramway-navette pour passagers. Évidemment, sur cedit ouvrage, une voie serait réservée aux courageux piétons et intrépides cyclistes (interdites, les motos cylindrées). Un trajet dont les terminus seraient situés, côté Lévis, à la Fédération des caisses populaires Desjardins (complexe accolé aux Galeries Chagnon) et, côté Québec, au carrefour du Manège militaire, du Grand Théâtre et du Musée des plaines d’Abraham (donnant sur la Grande Allée). Cela rendrait d’autant plus pertinent le tramway prévu dans la ville de Québec en combinant des modes de transport en commun en vue d’offrir une solution de remplacement réellement intéressante à l’automobile et au voyageur. Et cela créerait un pôle d’échanges intermodaux qui facilite les déplacements tout en redynamisant les centres urbains des deux municipalités riveraines.

Quant au pont proprement dit, pour le tramway-navette, il prendra appui sur les falaises nord et sud du fleuve. Son architecture devra traduire légèreté, élégance et résistance ; s’harmoniser avec l’environnement et jouer avec la lumière donnant sur eaux et murailles. Bref, un design audacieux, une oeuvre d’art et de prouesse, en communion avec les assises historiques (terrestres et maritimes) des deux municipalités soeurs.

Sur son tablier, le pont pourra comprendre des belvédères permettant d’admirer le paysage et d’y pique-niquer — un arrêt du tramway pourra y faire halte en belle saison. S’y retrouveront musiciens, artistes, artisans et acrobates…

Par rapport aux propositions déjà connues, nous relevons, sans les hiérarchiser, les principaux avantages de notre projet… Le premier, d’ordre financier : des économies substantielles reposant sur l’arrimage au réseau de transport en commun, d’où l’optimisation des structures déjà existantes. Le second, d’ordre environnemental : une diminution du nombre de véhicules dans les centres-villes, d’où moins de pollution dans l’atmosphère. Le troisième, de facture sociétale : une densification urbaine au coeur des municipalités, d’où une activité socioéconomique et culturelle dynamisée. Le quatrième : une rationalisation des déplacements pour les travailleurs voyageant fréquemment d’une rive à l’autre, d’où une économie de temps et d’énergie.

Note : les traversiers maritimes resteraient en service entre les deux rives.

Pas question de dénaturer les plaines d’Abraham, quitte à mettre sous le sol une partie de la voie ferrée appelée à longer la Citadelle. Il y a moyen de construire un tramway-navette esthétique et discret qui permet de respecter voire de revaloriser cet environnement exceptionnel tout en y facilitant l’accès.

Gestionnaire des plaines d’Abraham, le gouvernement fédéral est un acteur incontournable. Il sera évidemment appelé à financer un pourcentage considérable des travaux.

Un regard neuf

Quant à la traduction de ce concept, d’un tramway-navette, nous nous en remettons aux personnes et services compétents en la matière. Notre proposition est d’abord un appel à élargir les horizons, à porter un regard neuf. Mais qu’importe le projet d’infrastructure adopté par le gouvernement du Québec, il devra s’appuyer sur une démarche scientifique et reposer sur une adhésion des communautés riveraines. D’autre part, notre proposition n’est pas incompatible avec l’ajout (vraisemblable) d’un tunnel sous-fluvial ou d’un pont supplémentaire aux deux existants. Elle pose, toutefois, la nécessité d’imaginer ce que, demain, sera le prochain lien entre les deux villes soeurs : un lien autre, pensé cette fois pour les générations à venir.

Ici s’arrête notre dérive d’une ville à l’autre… Et si c’était la voie de la raison !

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* Merci à un fidèle lecteur (L. Bélanger)

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

WIFI gratuit sur des artères commerciales de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2019 Commentaires fermés sur WIFI gratuit sur des artères commerciales de Québec

Offrant déjà du Wifi gratuit dans ses édifices publics, la Ville de Québec poursuit l’expansion de son réseau et offre de nouveaux points d’accès gratuits sur des artères commerciales.

Lors de vos déplacements, repérez le visuel Wifi gratuit et suivez les indications pour vous connecter au réseau ZAP Québec.

Les artères actuellement couvertes sont :

Quai Saint-André;
la rue Dalhousie;
la rue du Marché-Champlain;
la Grande Allée, de l’avenue De Bourlamaque à la rue D’Auteuil; et
la rue Saint-Joseph.

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Voir aussi : Québec La cité, Technologie, Ville intelligente.

Mois de l’archéologie : visite des chantiers de fouilles au Domaine de Maizerets et à l’Hôpital général de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 août 2019 Commentaires fermés sur Mois de l’archéologie : visite des chantiers de fouilles au Domaine de Maizerets et à l’Hôpital général de Québec

Québec, le 7 août 2019 – La Ville de Québec invite les citoyens à deux activités spéciales afin de souligner le Mois de l’archéologie. La population pourra visiter le chantier des fouilles archéologiques qui se tient à l’intérieur de la grange de bois, dans le secteur historique du Domaine de Maizerets, ainsi que la deuxième phase des fouilles au Monastère de l’Hôpital général.

Au Domaine de Maizerets

Accompagnés d’un archéologue-animateur, les visiteurs pourront observer l’équipe au travail sur le chantier, découvrir l’histoire du site et de ses occupants, en apprendre davantage sur les recherches en cours et voir les artéfacts trouvés sur le site pendant les fouilles. Une activité d’initiation à l’archéologie visant à faire découvrir le métier aux petits et grands est aussi organisée.

Dates : Vendredi 16 août et samedi 17 août 2019

Heures : 9 h à 16 h

Départ des visites guidées : 9 h, 10 h, 11 h, 12 h 30, 13 h 30, 14 h 30, 15 h 30

Lieu : 2000, boulevard Montmorency

Coût : Gratuit

Aucune réservation n’est nécessaire; l’activité d’initiation à l’archéologie et la table d’artéfacts sont présentées en continu.

À propos des fouilles archéologiques au Domaine des Maizerets

Débuté le 23 juillet dernier, ce chantier d’envergure se tient à l’intérieur de la grange de bois et s’échelonnera jusqu’au début de l’automne.

La grange de pierre a été construite en 1755 tandis que la grange de bois date du début du 20e siècle. Planifiées en amont, les fouilles s’inscrivent dans le cadre du projet de réfection et de mise en valeur du bâtiment.

Les fouilles viendront compléter les données recueillies jusqu’à maintenant sur l’utilisation des lieux avant l’arrivée des Européens ainsi que sur l’occupation d’une habitation de ferme au 17e siècle et sur l’exploitation d’une ferme appartenant au Séminaire de Québec du 18e au 20e siècle.

Au Monastère de l’Hôpital général

Accompagnés d’un archéologue-animateur, les visiteurs pourront observer l’équipe au travail sur le chantier, découvrir l’histoire du site et de ses occupants, en apprendre plus sur les recherches en cours et voir les vestiges mis au jour.

Dates : Vendredi 23 août et samedi 24 août 2019

Heures : 9 h à 16 h

Lieu : 260, boulevard Langelier

Coût : Gratuit

Les citoyens qui souhaitent participer à cette activité doivent faire une réservation au 418 641‑6411 poste 2619 ou à inscriptionculture@ville.quebec.qc.ca.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Conférences / évènements, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Le pont de Québec serait sur le point de redevenir la propriété d’Ottawa

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 août 2019 Commentaires fermés sur Le pont de Québec serait sur le point de redevenir la propriété d’Ottawa

Guylaine Bussière
Radio-Canada

Une entente serait sur le point d’être conclue entre le Canadien National et le gouvernement fédéral concernant l’avenir du pont de Québec. Selon ce que Radio-Canada a appris, le pont retournerait sous le giron du gouvernement fédéral, ce qui assurerait sa remise en état. La restauration du pont de Québec était au coeur des promesses électorales de l’équipe de Justin Trudeau lors des dernières élections fédérales.

D’après nos sources, l’entente comprendrait à ce moment-ci une compensation financière du CN, mais le montant de celle-ci reste inconnu. Il s’agirait cependant d’une somme substantielle qui permettrait à Ottawa de couvrir une partie importante des coûts de restauration du pont, des travaux récemment évalués à 600 millions de dollars. Si l’entente était acceptée sous sa forme actuelle, le CN deviendrait locataire de la portion ferroviaire du pont et débourserait un loyer annuel.

L’annonce de l’entente pourrait être faite, toujours selon nos sources, le 22 août prochain. Une date qui coïnciderait avec le centenaire de l’inauguration officielle du pont de Québec.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge.

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