Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

Québec est la seule, parmi parmi les 12 plus grandes villes du pays, à n’avoir aucun projet de transport collectif

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 novembre 2017 15 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Québec est la seule ville canadienne de plus de 500 000 habitants qui n’a aucun projet concret de transport collectif structurant en chantier, déplore une coalition de groupes environnementaux.
La Vieille Capitale fait figure d’exception en la matière et a pris un retard considérable sur les autres grandes villes du pays, incluant celles de taille comparable, révèle une compilation effectuée par l’organisme Vivre en Ville qui a partagé le fruit de ses recherches avec Le Journal. (…) « À part Winnipeg, tout le monde y va avec un SLR et si on avait ajouté les villes de 200 000 habitants et plus, vous auriez vu davantage de projets dans le tableau parce qu’il y a sept chantiers de tramway présentement en Ontario. Waterloo en passant, ce n’est pas énorme, ça n’a pas du tout la même envergure que Québec », a commenté Alexandre Turgeon, du Conseil régional de l’environnement, qui prône un système sur rails à Québec et non un SRB.

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Voir aussi : Transport, Transport en commun.

À quoi ressembleront nos villes dans les prochaines années ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 octobre 2017 22 commentaires

Communopolis

Dans les 20 à 30 prochaines années, on estime que les villes accueilleront 70% de la population mondiale. En marge du congrès mondial des STI (systèmes de transport intelligent), qui se tiendra à Montréal, du 29 octobre au 2 novembre, nous avons interrogé Jean-François Barsoum, Consultant délégué principal, villes intelligentes, pour IBM recherche et développement. Jean-François adore vulgariser les concepts des villes intelligentes, de l’innovation et des changements climatiques, et donne des dizaines de conférences sur ces sujets chaque année.

Quels sont les enjeux auxquels les villes devront faire face ?
Nous sommes à la croisée des chemins et notre avenir dépend de nos choix dans les 3 ou 4 prochaines années. Je vois trois tendances :

L’électrification massive du transport qui va considérablement réduire le coût d’entretien et d’utilisation des véhicules ainsi que les émissions de GES.

La venue du véhicule autonome qui est à nos portes. On parle d’environ 18 mois pour la technologie de base, et quelques années tout au plus pour que cela devienne accessible à tous… Pour que cette technologie soit utilisée à bon escient, il faut impérativement un changement des mentalités. Car étant donné que les activités à l’intérieur du véhicule seront multiples, l’on peut se demander si nous ne serons pas plus tolérants au temps de parcours. Ce qui favoriserait alors l’étalement urbain et les congestions.

L’autopartage qui serait la solution idéale pour optimiser l’utilisation de la voiture autonome. Le véhicule deviendrait un moyen comme un autre de se déplacer et plus une propriété en tant que telle. C’est une habitude que l’on doit développer dès maintenant afin de s’adapter au mieux aux scénarios évoqués ci-dessus.

Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Secteur du IKEA : jusqu’à 6800 véhicules de plus par jour

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 octobre 2017 8 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada (Québec)

Exclusif – L’ouverture du magasin IKEA et d’un vaste complexe commercial aux alentours fera considérablement augmenter la circulation sur les artères municipales en bordure des autoroutes Félix-Leclerc et Duplessis, à Québec.

Une étude de circulation commandée par la Ville de Québec évalue qu’entre 4500 et 6800 véhicules de plus circuleront chaque jour sur les avenues Le Gendre, Jules-Verne et Blaise-Pascal lorsque le plein potentiel de développement du site sera atteint.

Les impacts sur le réseau routier pour les résidents et les clients du nouveau complexe commercial se feront surtout sentir les fins de semaine et aux heures de pointe du retour à la maison, selon les documents obtenus par Radio-Canada.

L’ouverture du IKEA est prévue pour l’été 2018. Au même moment, sur les terrains adjacents, Cominar prévoit compléter la construction de trois édifices commerciaux avec l’intention d’en ajouter une dizaine d’autres au cours des trois prochaines années.

Un projet résidentiel de 93 unités, le Domaine Le Gendre, a déjà été annoncé par le Groupe Dallaire.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Transport, Transport en commun.

Ne mettons pas le « char » devant les personnes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 octobre 2017 3 commentaires

Annette Côté
Le Soleil
Point de vue

Lors de l’ouverture du Grand Théâtre en 1971, il n’a fallu que quelques soirs pour constater la pénurie d’installations sanitaires pour les 1850 usagers de la salle Louis-Fréchette : huit toilettes pour chaque sexe, réparties des deux côtés, un étage sur deux (pair ou impair, parterre et mezzanine, ou corbeille et balcon). Alors étudiante et travaillant quelques soirs par semaine comme ouvreuse, j’ai vu bien des femmes faire la queue pendant toute la durée des entractes. Parfois, certaines s’enhardissaient même à envahir les toilettes des hommes dans l’espoir de sauver du temps. (…) Y a-t-il assez d’espaces de stationnement dans cette partie du Vieux-Québec pour accommoder une partie de ces gens, en plus des clients des restaurants, boutiques ou sites touristiques du quartier? Y aura-t-il suffisamment d’autobus pour les citoyens qui opteront pour ce mode de transport les soirs de spectacle? Y aura-t-il des navettes pour en transporter d’autres entre ces lieux de spectacle et les différents parcs-O-bus de la ville? … A-t-on seulement songé à travailler en collaboration avec le RTC pour, au moins, aborder ces questions? Ceux qui voyagent toujours en «char» n’y ont sans doute pas pensé…

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport, Transport en commun.

Priorité absolue aux piétons, suggère un groupe de travail sur la sécurité routière

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 octobre 2017 44 commentaires

Marco Fortier
Le Devoir

Il s’agirait d’une véritable révolution sur les routes du Québec : un groupe de travail recommande la mise en place d’un « code de la rue » voué à atténuer la « culture du char » et qui donnerait la priorité aux usagers les plus vulnérables, comme les piétons et les cyclistes.

Selon ce que Le Devoir a appris, ce projet, inspiré de pays européens, introduirait le principe de prudence dans le Code de la sécurité routière (CSR). Les automobilistes devraient céder le passage aux gens qui se déplacent à pied non seulement aux passages prévus à cet effet, mais aussi à tout endroit situé à plus de 50 mètres d’un passage pour piétons. Bref, le jaywalking serait légalisé.

Cette nouvelle version du CSR accorderait la priorité absolue à la vie humaine plutôt qu’au temps de déplacement en voiture, comme c’est le cas à l’heure actuelle. Les auteurs de l’étude estiment réaliste d’implanter un tel code de la rue au Québec, malgré la règle du « no fault » et des décennies de domination de la voiture sur les routes nord-américaines.

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Voir aussi : Transport.

L’élargissement de la portion sud de Laurentienne confirmé

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 septembre 2017 13 commentaires

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Le maire Régis Labeaume part en campagne électorale avec l’élargissement de l’autoroute Laurentienne en poche, gracieuseté du gouvernement du Québec qui a fait l’annonce de 150 millions $ mercredi, quatre ans avant le début possible des travaux.

Le projet présenté aux journalistes prévoit trois voies de circulation sur toute la longueur dans les deux directions, entre Charlesbourg et le centre-ville. Seule petite exception pour cause de distribution du trafic : sous le viaduc de Félix-Leclerc en direction nord. Vers le sud, il y aura même quatre voies entre l’autoroute Félix-Leclerc et la sortie Soumande. Elle sera réservée au virage à droite et aura pour fonction de désengorger l’accès au Centre Vidéotron.

Dans la portion plus dense, entre les sorties du boulevard Wilfrid-Hamel et la rue de la Croix-Rouge, les partenaires ont convenu de transformer les voies rapides en boulevard urbain, mais elles seront toujours au nombre de trois.

La forme exacte de ce boulevard n’est pas arrêtée, mais le maire de Québec a évoqué un aménagement plus harmonieux et l’abaissement de la limite de vitesse de 70 à 60 kilomètres/heure pour «enlever l’effet piste de course» à la jonction des quartiers Limoilou et Saint-Roch.

La présence ou non d’une voie réservée au transport en commun n’est pas décidée. Cela dépendra des besoins du prochain réseau structurant de transport collectif, a indiqué Régis Labeaume.

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Consultation sur la mobilité durable : consensus pour un système structurant de transport en commun et pour améliorer le transport actif

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 septembre 2017 3 commentaires

Québec, le 18 septembre 2017 – La Ville de Québec trace un premier bilan positif du processus de consultation sur la mobilité durable qui s’est tenu, en plusieurs étapes, depuis juin dernier. Au terme d’une forte participation citoyenne, 2 constats s’imposent : Québec a besoin d’un système structurant de transport en commun et d’améliorer le transport actif.

« L’objectif d’avoir une discussion constructive avec la population a été atteint et les éléments qui ressortent c’est que les citoyens veulent un système structurant de transport en commun efficace, mais aussi des solutions additionnelles plus légères afin d’améliorer la mobilité, a souligné M. Régis Labeaume, maire de Québec. Merci aux participants à la consultation pour leur apport aux échanges sur l’avenir de la mobilité durable. Nous allons maintenant bien analyser les idées reçues afin d’élaborer un nouveau projet de système structurant de transport en commun innovateur pour l’agglomération de Québec que nous soumettrons à la population le moment venu. »

« Les consultations du RTC et le Sommet international sur la mobilité urbaine nous ont permis de constater que l’offre en transport à Québec doit être modernisée, ce qui n’est pas un problème, mais bien une occasion rêvée, a mentionné M. Rémy Normand, membre du comité exécutif responsable des transports et du plan de mobilité durable et président du Réseau de transport de la Capitale. La solution passe par la diversité de choix dans une offre complète et intégrée de transport. »

Le processus en chiffres

Rappelons la participation aux différentes étapes de la consultation publique sur la mobilité durable et un réseau structurant de transport en commun :
– 650 participants aux séances d’information;
– Plus de 11 000 répondants au sondage en ligne;
– 143 mémoires reçus;
– 6 séances d’auditions de mémoires pour 59 présentations;
– 312 participants aux séances de la tournée des arrondissements par le RTC sur « le nouveau réseau, vision et enjeux »;
– 413 participants au Sommet international sur la mobilité urbaine.

Les prochaines étapes

L’Institut du Nouveau Monde (INM) procède actuellement à l’analyse des contenus des questionnaires, des mémoires, des séances d’information et d’audition des mémoires.

Les résultats de cette analyse seront présentés dans un rapport qui devrait être livré au courant de l’automne. Il contribuera à préciser le contenu du plan de travail des prochains mois et à en établir les priorités. Il permettra également à toutes les parties intéressées d’avoir accès à la même information et d’être ainsi bien outillées pour contribuer, à différents moments, à la suite des travaux.

Le comité consultatif sur la mobilité durable poursuivra donc ses travaux alimenté par le rapport de l’INM et ses prochaines démarches de réflexion porteront notamment sur les objets suivants :
· Acceptabilité sociale
· Territoire à couvrir
· Tracé
· Arrimage régional des réseaux de transport
· Cohérence avec la planification du territoire (SAD)
· Intermodalité
· Partage de l’espace public entre les modes
· Type de véhicule
· Source d’énergie
· Arrimage avec la démarche du RTC
· Caractéristiques du service
· Mobilité intégrée

Le communiqué

Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Vers un concept de mobilité intégrée pour Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 septembre 2017 20 commentaires

Source : Annie Morin, Le Soleil, le 13 septembre 2017

(Québec) Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) se met au travail pour développer un «Expedia» de la mobilité pour l’agglomération de Québec. Les contours en seront dessinés d’ici deux ans et dévoilés en même temps que la prochaine version du réseau structurant de transport collectif sur laquelle planche aussi l’administration Labeaume.
Mardi, le président du RTC, Rémy Normand, est allé plus loin dans la présentation du concept de mobilité intégrée que son organisation veut importer à Québec. «Nous aurons un Expedia de la mobilité où le client achètera ses options sur la base d’un forfait ou à la carte», a-t-il résumé mardi, à la toute fin du Sommet international sur la mobilité qui se tenait au Centre de foires d’ExpoCité.
Avant de bâtir des forfaits, il faut toutefois développer une plateforme technologique qui déclinera toutes les offres de transport de l’agglomération de Québec – du bus au vélo en passant par le taxi et l’autopartage – et proposera des parcours sur mesure pouvant être réservés et payés en quelques clics. 
Le téléphone intelligent est le premier support visé, mais le RTC veut également multiplier sur le terrain les bornes d’information qui permettent déjà d’accéder à son application Nomade temps réel. 

«Le RTC compte faire appel au secteur privé puisqu’il ne peut à lui seul opérer toutes ces options, mais il peut à coup sûr tenir le rôle de la coordination de l’ensemble de celles-ci», a précisé M. Normand, convaincu qu’il revient au transporteur public de proposer un «guichet unique» aux citoyens.

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Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Québec offre un copilote à ses automobilistes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 août 2017 1 commentaire

Les Affaires

La congestion routière se fait de plus en plus lourde dans la ville de Québec. Avec son application mobile Copilote et son Centre de gestion de la mobilité intelligente, la ville veut reprendre le contrôle sur les bouchons.

Contrôle à distance des feux de circulation en temps réel et des voies réservées pour les autobus, application pour informer les automobilistes sur les embouteillages et même, bientôt, un système intelligent pour prédire l’état de la circulation… Ce sont les principaux moyens mis en œuvre par la ville de Québec pour lutter contre la congestion routière.

Marc des Rivières, directeur du service du transport et de la mobilité intelligente de la ville de Québec, et son collègue Youssef Dehbi, chef d’équipe en planification du transport, viendront parler des défis liés à l’amélioration de l’expérience citoyen lors du Sommet transport et mobilité, présenté le 3 octobre prochain à Montréal par les Événements Les Affaires.

Longtemps épargnés, les citoyens de Québec savent désormais ce que c’est que d’être pris dans le trafic. «Jusqu’en 2008 environ, le réseau routier suffisait à la tâche, mais depuis on a vu une détérioration rapide des conditions de circulation», indique M. des Rivières.

Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : la prospérité économique de la capitale (25 années consécutives de croissance), l’augmentation démographique (12,6 % en 10 ans) et la croissance du parc automobile (près de 22 % en 10 ans). Quelques 100 000 véhicules de promenade se sont en effet ajoutés entre 2006 et 2015.

Un copilote dans la poche

Lancée il y a deux ans, l’application mobile Copilote, qui est gratuite, permet de chercher une place dans les stationnements publics ou dans la rue et de la payer à distance. Elle compte déjà 89 000 utilisateurs réguliers sur une population d’environ 500 000 personnes. C’est énorme, mais gageons que sa popularité montera en flèche avec l’ajout prochain de son deuxième volet: les notifications sur les conditions de circulation et les entraves routières.

«S’il y a un accident, un incendie ou tout autre événement qui complique la circulation, on pourra en informer les automobilistes sur le champ», souligne M. des Rivières.

Vider les rues bloquées

Plus encore, la ville vient de se doter d’un «gestionnaire artériel», une solution technologique pour contrôler à distance et en temps réel les feux de circulation, les panneaux lumineux de voies réservées pour autobus et les feux clignotants de déneigement.

Marc des Rivières donne en exemple l’axe boulevard Charest et côte Saint-Sacrement, congestionné de façon chronique. «Avec le gestionnaire artériel, quand on constate qu’une congestion s’installe, on peut garder au vert plus longtemps le feu au bas de la côte et vider celle-ci des voitures qui s’accumulent.»

Le gestionnaire artériel sera aussi utile pour gérer la circulation lors des événements où il y a foule, comme le Festival d’été de Québec ou les spectacles au Centre Vidéotron.

Cette technologie devrait augmenter la capacité routière de 10 à 15 % et donc, réduire la congestion, prévoit la ville. Le contrôle en temps réel des feux de circulation et des panneaux se fait à partir du Centre de gestion de la mobilité intelligente, récemment inauguré.

Québec a déjà investi 15 millions de dollars dans ses systèmes voués à combattre le trafic. Mais elle ne compte pas s’arrêter là. «On veut aller vers le prédictif, dit M. des Rivières. Avec les données qu’on recueille, on pourra prédire les moments et les jours où la circulation se détériore et modifier la programmation des feux pour prévenir le problème.»

Voir aussi : Transport.