Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Le Vieux-Québec et le tourisme

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 avril 2019 Aucun commentaire

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / La venue du navire de croisière Disney Magic au Port de Québec l’été dernier fut un des faits saillants d’une année touristique record. Québec courtisait depuis quatre ans ce fleuron de la compagnie de croisières «la plus recherchée au monde», avait raconté l’Office du tourisme. Ce n’est pas les 1800 passagers qui ont fait événement ce jour-là (Québec accueille souvent de plus gros navires), mais son prestige et l’effet d’entraînement espéré. Une réussite donc. Mais pas seulement une réussite. Le symbole Disney est fort, mais ambigu. Il représente le succès de masse auquel aspire Québec, mais est aussi l’incarnation exacte de ce que le Vieux-Québec ne veut pas devenir : un parc d’attractions pour touristes.

C’est le dilemme des quartiers historiques habités : essayer attirer toujours et toujours plus de visiteurs sans se laisser submerger.

L’équilibre n’est pas facile. Plusieurs villes y ont échoué et cherchent depuis comment réparer les dégâts.

Venise a dû imposer des sens uniques pour piétons sur certaines rues du centre pendant le Carnaval et en interdire d’autres aux visiteurs.

Elle vient de bannir de sa lagune les gros bateaux de croisière, a imposé un moratoire sur les hôtels et tente de réduire les permis Airbnb.

Madrid a aussi décrété des sens uniques pour piétons sur des artères commerciales pendant la période des fêtes 2017.

Cela a fait débat. Des résidents y ont vu une entrave à leur liberté. Ils avaient l’impression d’être pris dans une manifestation ou dans un troupeau de moutons.

Des résidents de Barcelone ont manifesté contre le tourisme en 2017; Santorini (Grèce) a dû limiter le nombre de débarquements sur l’île; Cinque Terre (Italie) ferme des sentiers publics les jours de trop forte affluence.

Florence (Italie) arrose les marches des monuments historiques à l’heure du lunch pour empêcher les pique-niques intempestifs, ai-je lu dans l’édition du soir de Ouest France (avril 2018).

Québec n’en est pas là, mais on ne voudrait pas y arriver, car il est difficile alors de revenir en arrière.

Il y a longtemps que des résidents du Vieux-Québec s’en inquiètent, mais pour la première fois l’automne dernier, la critique est venue d’un commerçant.

«Trop de monde, trop cher, trop de tourisme de masse, on marche porté par la foule et on ne voit rien», ont confié des visiteurs à Romuald Georgeon, propriétaire du Château Fleur de Lys.

Cette fin de semaine là (début octobre), sept navires de croisière ont débarqué à Québec avec plus de 10 000 touristes.

La saison 2018 s’est soldée par un record de 230 000 croisiéristes, chiffre que le Port espère doubler d’ici 2025.

Le Port semble croire que le second terminal qui ouvrira en 2020 derrière les silos de la Bunge va aider à désengorger le secteur de la Pointe-à-Carcy. Peut-être pour les opérations sur les quais, mais où pensez-vous que les visiteurs vont aller sitôt débarqués?

(…)

L’enjeu du tourisme de masse a été soulevé dans plusieurs des mémoires déposés cette semaine aux audiences publiques sur le Plan de conservation du Vieux-Québec du ministère de la Culture.

Le ton y est parfois très dur, trop peut-être, mais il témoigne d’un niveau d’exaspération certain. Le conseil d’administration des Maisons de Beaucours, un ensemble résidentiel luxueux voisin du Château, écrit par exemple ceci :

«Derrière l’écran d’une ville pétaradante de bruit et de feux d’artifice à 95 000 $ le quinze minutes, et cotée haut à la bourse mondiale des attractions touristiques, la vérité crue est que notre Vieux-Québec est de plus en plus invivable».

Bruit, appropriation de l’espace, absence de familles, pas d’épicerie et de boucherie, malaise écologique, débordements festifs, départ de l’Hôtel-Dieu. La liste de leurs griefs est longue.

(…)

Le plus récent épisode est celui du projet (insensé) de passerelle aérienne pour vélos à la Pointe-à-Carcy, que Québec vient de mettre sur la glace.

Cette passerelle avait été improvisée en désespoir de cause pour régler un conflit d’usage entre les vélos et l’industrie des croisières.

On a beaucoup débattu des coûts (démesurés) de cette passerelle et de son impact (injustifiable) dans le paysage du fleuve. Mais très peu (pas assez peut-être) de l’enjeu derrière ce «besoin» de passerelle : l’appétit de croissance de l’industrie portuaire.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Patrimoine et lieux historiques, Tourisme.

Travaux « majeurs » à venir sur la 18e Rue, dans Limoilou

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 avril 2019 1 commentaire

David Rémillard
Radio-Canada

Un grand chantier routier se prépare dans Limoilou, alors que la Ville envisage des travaux majeurs sur la 18e Rue, entre la 1re Avenue et le boulevard Henri-Bourassa.

À la demande du Conseil de quartier Lairet il y a deux ans, l’administration municipale a analysé un éventail de propositions pour améliorer la sécurité des usagers de la 18e Rue, jugée dangereuse par plusieurs résidents du secteur.

Entre 2011 et 2016, le comité de citoyens a répertorié une centaine de véhicules impliqués dans des collisions, seulement à l’intersection de la 4e Avenue.

La Ville a présenté le fruit de ses réflexions cette semaine. Elle envisage d’élargir les trottoirs et, par le fait même, de rétrécir la largeur de la chaussée. Le tout devrait permettre de réduire la vitesse.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport.

PPU pour le pôle urbain Belvédère : consultation publique

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 avril 2019 4 commentaires

Québec, le 11 avril 2019 – La Ville de Québec invite la population à participer à une consultation publique concernant des modifications à apporter au Programme particulier d’urbanisme (PPU) pour le pôle urbain Belvédère.

Les modifications visent à autoriser un projet de résidence pour personnes âgées dont les hauteurs excèdent le maximum permis actuellement, soit une hauteur variant de 5 à 8 étages, selon la pente du terrain. De plus, d’autres normes seront ajustées, comme celles liées à l’aménagement des places de stationnement à l’intérieur du bâtiment. Le projet de développement est situé au 1330, chemin Sainte-Foy, sur le terrain localisé derrière l’église du Très-Saint-Sacrement.

Le projet a été présenté à la population par le promoteur lors d’une séance tenue le 27 février 2019.

« Le projet proposé respecte plusieurs critères de développement et de requalification du PPU pour le pôle urbain Belvédère, a mentionné Mme Marie‑Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. La plantation et la préservation d’arbres sur le terrain ainsi que la diminution des espaces extérieurs bétonnés ou asphaltés sont, notamment, des éléments ayant été établis lors de l’élaboration du PPU. »

Comme le prévoit la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, le règlement d’urbanisme de l’arrondissement (communément appelé le zonage) doit également être modifié pour assurer sa conformité au Plan directeur d’aménagement et de développement (PDAD) et au PPU pour le pôle urbain Belvédère.

Consultation publique
Le jeudi 9 mai 2019
19 h
YWCA Québec
855, avenue Holland

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Message d'intérêt public.

Vieux-Québec : les Jardins du Corps-de-Garde dévoilés

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 avril 2019 3 commentaires

Illustrations: Ville de Québec

Maxime Corneau
Radio-Canada

La Ville de Québec a dévoilé aux citoyens les esquisses des futurs Jardins du Corps-de-Garde, un parc qui sera aménagé d’ici deux ans dans le Vieux-Québec au coût de 4,5 millions de dollars sur un terrain laissé vacant depuis des décennies.

Ce terrain est situé en contrebas du parc du Cavalier-du-Moulin entre la rue Saint-Louis et l’avenue Sainte-Geneviève.

La vice-présidente du Comité exécutif de la Ville de Québec, Marie-Josée Savard, explique que ce nouveau parc comprendra des aires de repos, une grande surface gazonnée, des arbres, du mobilier urbain et même un pavillon qui symbolisera une serre antique.

Ces composantes avaient été identifiées et demandées lors de consultations citoyennes l’automne dernier, explique Mme Savard.

Le parc reliera d’ailleurs la rue Saint-Louis et l’avenue Sainte-Geneviève par une traverse piétonnière.

« C’était un souhait des citoyens au moment des consultations, de désenclaver et de pouvoir en profiter davantage », note Marie-Josée Savard.

La Ville prévoit amorcer les travaux de construction d’ici 2020 afin d’inaugurer les jardins en 2021.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Parc.

Un terrain à 1 $ pour la future centrale de police à Place Fleur de Lys

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 avril 2019 14 commentaires

Olivier Lemieux
Radio-Canada

Les nouveaux propriétaires de Place Fleur de Lys, William et Jonathan Trudel, veulent « faire partie de la solution » pour permettre la construction de la nouvelle centrale de police à Québec. Les promoteurs sont même prêts à céder un terrain à la Ville pour la somme symbolique d’un dollar.

Les deux hommes d’affaires ne cachent pas que l’arrivée de plusieurs centaines de policiers représenterait une clientèle intéressante pour les commerces du secteur, mais William Trudel affirme aussi vouloir participer à la réalisation d’un projet important pour la communauté.

« J’ai été moi-même policier pendant 20 ans, rappelle-t-il. Aujourd’hui, je suis en affaires et je me dis que je peux peut-être contribuer à la collectivité d’une autre façon. »

Selon eux, les terrains entourant le centre commercial du secteur Vanier ont tout ce qu’il faut pour accueillir le projet.

« C’est amplement vaste pour un équipement régional de cette ampleur », s’enthousiasme William Trudel, avant de rappeler qu’à partir de 2020, place Fleur de Lys se transformera pour accueillir une variété de projets immobiliers.

Le but? Diversifier la vocation de l’endroit pour compléter l’offre commerciale existante. Un projet hôtelier est actuellement envisagé, tout comme un développement résidentiel ou encore l’ajout d’espaces de bureaux.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.

Pas de sauvetage à l’horizon pour l’Église Saint-Jean-Baptiste

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 avril 2019 1 commentaire

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Mine de rien, voilà presque quatre ans que les portes de l’église Saint-Jean-Baptiste, dans le quartier éponyme de la capitale, sont closes. Cela même si les autorités s’entendent sur sa «valeur patrimoniale exceptionnelle». Et il n’y a pas de sauvetage à l’horizon.

«Pour l’instant, il ne se passe rien», remarque l’abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse. «On est en attente.»

En fait, il y a eu des travaux urgents à la suite du «problème majeur de chauffage» de décembre 2017, quand la tuyauterie a gelé et éclaté. Au cours de la dernière année, les conduites ont été refaites et les gicleurs contre les incendies ont été installés grâce à une subvention de 180 000 $ de la Ville et du gouvernement. Mais, évalue le prêtre, il faudrait 14 millions $ seulement pour restaurer le bâtiment érigé de 1881 à 1886.

«Ça n’avance pas trop», constate également Louis Dumoulin, président du Conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste. Aucune des idées soumises par les citoyens n’a reçu d’appui des autorités, regrette-t-il.

Si bien que les comités bénévoles qui s’activaient pour l’église abandonnée ont mis leur ferveur sur la glace. «On a quand même travaillé 10 ans sans résultats», observe M. Dumoulin. «Il n’y a rien de mort, mais on ne sait pas du tout vers quoi on va.»

(…)

L’abbé Pierre Gingras repousse la critique. Le Diocèse de Québec a dépensé des millions pour préserver ses églises, affirme-t-il. Seulement à Saint-Jean-Baptiste, les comptes s’accumuleraient : «Elle est fermée et elle nous coûte 110 000 $ par année.»

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L’église Saint-Jean-Baptiste sur le site de la ville de Québec

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire.

«Échec total» pour une traverse sur l’avenue de Salaberry

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 avril 2019 16 commentaires

Stéphanie Martin
Le Soleil

La traverse piétonnière installée par la Ville de Québec au coût de 40 000 $ près d’une résidence pour personnes âgées est inefficace et mal aménagée, déplorent les usagers.

«C’est un échec total», lance le directeur général de la résidence Saint-Patrick, Luc Desbiens.
Le Journal a rencontré sur les lieux un groupe de résidents qui fondaient beaucoup d’espoirs en cette installation qui devait leur permettre de traverser de façon plus sécuritaire l’avenue de Salaberry pour accéder aux Halles du Petit-Cartier. Avec ses feux clignotants, elle devait rendre plus visible la traverse et freiner les ardeurs des automobilistes.

Or, l’expérience a prouvé au cours des derniers mois que le système ne répond pas aux attentes et les résidents du Saint-Patrick ont vite déchanté. D’abord, les automobilistes ne ralentissent pas, même quand les feux sont activés, regrettent-ils.

«J’ai dû faire signe plusieurs fois aux automobilistes. Je traversais et ils s’en venaient vers moi. Ils n’arrêtent pas», lance Jacqueline Richard.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport.

La rue De Buade où défilent les gens et les siècles

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 avril 2019 Aucun commentaire

Jean-Marie Lebel, historien
Magazine Prestige

Longeant le côté sud de la basilique-cathédrale de Notre-Dame de Québec, la rue De Buade, toujours grouillante de passants aux pas pressés, a pris son allure actuelle il y a une centaine d’années. Mais son histoire est bien plus ancienne que cela. Elle est presque aussi vieille que la ville de Québec.

Le fantôme du sieur de Champlain

Aux origines de notre rue De Buade, il y a le sentier qui longeait la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance que fit construire Samuel de Champlain en 1633 sur le site de la basilique-cathédrale. Le fondateur de Québec fréquenta cette chapelle jusqu’en 1635, l’année de sa mort. Pour inhumer convenablement la tombe de Champlain, le gouverneur Montmagny fit construire une chapelle funéraire en 1636 à quelques pas au sud de notre actuelle rue De Buade, possiblement à proximité du magasin Darlington et du bureau de poste. La chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance fut la proie des flammes en 1640. Et la chapelle funéraire de Champlain disparut à son tour. Depuis lors, des archéologues l’ont en vain cherchée.

Il ne faut point oublier Frontenac

Sur le site de la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance fut inaugurée en 1650 l’église Notre-Dame de la Paix que desservaient les Jésuites et qui devint la cathédrale de Mgr de Laval après son arrivée en 1659. Considérablement agrandie à la fin du Régime français, la cathédrale fut reconstruite après les incendies de 1759 et de 1922.

Voici comment, dans un contrat daté du 5 avril 1668, on fait mention de ce qui allait devenir la rue De Buade : « le chemin tendant du fort des sauvages au Collège des Pères Jésuites ». Le « fort des sauvages », érigé pour abriter les Hurons-Wendats, occupait le site de notre bureau de poste et s’étendait jusqu’à la place d’Armes. Quant au Collège des Jésuites, il occupait le site de notre hôtel de ville.
Durant un certain temps, notre artère longeant la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec prit naturellement le nom de « rue Notre-Dame ». C‘est ce que révèle un acte du notaire Romain Becquet daté du 3 septembre 1673. Toutefois, dès 1674, le nom de « rue Notre-Dame » faisait déjà place à celui de « rue Buade ». On aperçoit bel et bien l’inscription « rue Buade » sur le plan de la Censive Notre-Dame de Québec réalisé cette année-là.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.