Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Nouveau projet sur René-Lévesque

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 septembre 2019 Aucun commentaire

Un projet de cet entrepreneur qui en a terminé un un autre sur l’avenue des Braves.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.

Transformer le quartier en parc de stationnement?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 septembre 2019 Aucun commentaire

Ève Cayer
Monmontcalm.com

Hier, la Ville de Québec présentait, en consultation publique, son projet de relocalisation de 90 stationnements dans les rues de la zone 31 du quartier Saint-Sacrement.

Suivant la fermeture de l’église du Très-Saint-Sacrement, le 22 juillet dernier, des travailleuses et travailleurs doivent trouver une solution à la perte de leur stationnement locatif.

La paroisse du Très-Saint-Sacrement louait 90 stationnements adjacents au bâtiment sacré. Celui-ci étant devenu inaccessible pour des raisons de sécurité – puisque des pierres se détachent de la structure – les espaces réservés aux voitures subissent la même restriction d’accès.

La proposition en bref

Le directeur du service des transports de la Ville de Québec, Marc des Rivières, accompagné de Jason Fournier, conseiller en consultations publiques, et du conseiller municipal Yvon Bussières, a présenté aux résidents de la zone 31 quatre solutions pour la relocalisation des automobiles.

La solution privilégiée par la Ville de Québec consiste à former 16 ilots de cinq voitures de chaque côté des rues transversales situées dans le quadrilatère formé par le chemin Sainte-Foy au nord, la rue René-Lévesque au sud, la rue Holland à l’est et la rue Eymard à l’ouest. Deux autres ilots se trouveraient sur l’avenue Ernest-Gagnon.

« Chaque véhicule serait attitré à une zone et ne pourrait pas être stationné dans une autre zone », précise Yvon Bussières.

Des permis mensuels seraient émis pour permettre aux employés le stationnement sur rue.
« L’avantage de cette solution, c’est que ça nous permet de contrôler le nombre de permis émis et de faire une répartition contrôlée des voitures sur les différentes rues, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impact sur le stationnement des résidents et des commerçants », a expliqué Marc des Rivières lors de la présentation.

Sans écho chez les citoyens

Si avantages il y a, les résidentes et résidents étaient majoritairement en désaccord avec la solution proposée. Certaines personnes estiment qu’elle va à l’encontre de la politique de mobilité durable de la ville. D’autres s’inquiètent de voir les rues du quartier se transformer en parc de stationnement et évoquent les problèmes de déneigement que provoquerait l’ajout de voitures.

« Vous avez manqué une sacrée belle occasion d’envoyer 90 nouveaux usagers du système de transport en commun sur une des lignes les plus importantes de la ville », a dit un citoyen du quartier.
Impact sur les commerçants

La Ville de Québec cherche à accommoder celles et ceux qui travaillent dans le quartier, car la rétention de la main-d’oeuvre est un enjeu pour les commerces. « L’artère commerciale connait des difficultés et les travailleurs viennent parfois de l’extérieur, comme Pont-Rouge ou Lévis, et n’ont pas nécessairement le choix de prendre leur voiture », a ajouté Yvon Bussières.

Un rapport de consultation sera produit, et la décision reviendra au conseil de ville. Suivant la présentation et les interventions du public, le conseil de quartier n’a pas émis de recommandation, comme il est appelé à le faire lors de consultations sur des demandes de dérogations de zonage, par exemple. Dans le cas présent, la Ville de Québec n’était pas tenue d’organiser une consultation.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport.

La place Jacques-Cartier: le diamant perdu de la basse-ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 septembre 2019 1 commentaire

Louis Bélanger
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / L’agrandissement de la bibliothèque Gabrielle-Roy qui débutera dans les prochains jours réduira encore l’espace public de la place Jacques-Cartier. Le journal Le Soleil croyait pourtant que c’était impossible (10 décembre 2017). Pourra-t-on encore parler d’une «place publique», tant l’espace y sera restreint?

Il y a tout juste cinq ans, la construction de la tour Fresk avait réduit comme peau de chagrin ce lieu public qui représentait le cœur du quartier Saint-Roch, sinon de la ville. Un repère important de Québec disparaissait ainsi. Déjà, plus personne ne pouvait se douter qu’il y avait eu là un monument de Jacques Cartier et une vaste place publique qui avait servi de lieu de rencontre et de ralliement de nombreuses fois dans l’histoire. Faudra-t-il mettre une plaque commémorative rappelant l’existence de cette place et de son monument?

Lors de perte patrimoniale, on déplore souvent l’action des promoteurs, mais dans le cas de la Place Jacques-Cartier, c’est la Ville elle-même qui a failli à son devoir de conservation. La tour pouvait être érigée tout à côté de la place et permettre, en face de la principale bibliothèque de la ville, l’aménagement d’une place digne de ce nom.

En fait, la chose peut-être la plus étonnante dans l’élimination de cette place historique est la faible protestation qu’elle a suscitée. Pourquoi tant d’habituels défenseurs du patrimoine sont-ils demeurés muets? Serait-ce que la place Jacques-Cartier, comme on le disait autrefois de la rivière Saint-Charles, a le défaut d’être située à la basse-ville? Se peut-il que la Ville ait misé pour sa triste besogne sur le manque d’intérêt des Québécois pour la basse-ville?

Jean-Paul L’Allier, s’étonnait que Saint-Roch ait été négligé depuis longtemps. Il voyait la beauté architecturale de ce quartier, son potentiel, son caractère à la fois urbain et humain. Il se désolait que le centre-ville ait été vidé pendant 30 ans au profit de la banlieue, ce qu’il estimait contraire à l’intérêt public.

Aujourd’hui, des intérêts privés préparent ce qu’ils appellent eux-mêmes un «nouveau centre-ville des affaires» à près de 8 km de l’actuel. Et le maire approuve… Au fond, le souhait de Jean-Paul L’Allier pour Saint-Roch et la basse-ville était peut-être de susciter un nouvel intérêt, une fierté des Québécois envers cette partie du centre-ville. La faible opposition à l’élimination de la place Jacques-Cartier montre que ce message a encore besoin d’être entendu.

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Un billet précédent en 2016

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Groupe Mach veut démolir l’édifice du pub Ozone sur la Grande Allée

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 septembre 2019 Aucun commentaire

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

Le pub Ozone, sur Grande Allée, sera démoli en 2021 s’il n’en tient qu’au Groupe Mach, qui démarre ses chantiers dans la capitale. Le promoteur montréalais construira aussi un édifice de 23 millions $ près de la gare du Palais.

«Nous préparons notre projet de stationnement à étages», indique au Journal le président du Groupe Mach, Vincent Chiara, au sujet de son chantier de plusieurs millions de dollars pour le terrain où on retrouve présentement un stationnement ainsi que des édifices, entre les rues De Senezergues et de la Chevrotière, près du Dagobert.

Selon l’homme d’affaires, le nouveau développement pourrait aussi comprendre une offre d’espaces à bureaux ainsi que des unités résidentielles. «L’ancien bâtiment du Second Cup et celui du pub Ozone vont être intégrés au projet de stationnement. L’idée est de tout démolir et de construire un ensemble. Il se peut qu’on garde la façade de l’immeuble Ozone, car le bâtiment pourrait être patrimonial. On espère obtenir les approbations en 2019 et commencer les dessins en 2020. On peut penser que les travaux pourraient débuter en 2021», explique M. Chiara, qui n’a pas encore déposé officiellement de demande de permis.

Selon la Ville, l’édifice du 570, Grande Allée (Ozone) est un bâtiment qui présente un intérêt patrimonial, mais il est non classé ou protégé par la Loi sur le patrimoine culturel.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial de l’UNESCO: Dimanche 8 septembre 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 septembre 2019 Aucun commentaire

Le dimanche 8 septembre, participez à la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial pour découvrir ou redécouvrir le Vieux-Québec, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour l’occasion, diverses activités vous sont offertes.

Depuis 1995, la Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial est célébrée le 8 septembre aux quatre coins du monde par les villes membres de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).

Toutes les activités

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Conférences / évènements, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Le Phare: la première pelletée de terre repoussée de quelques mois

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 août 2019 2 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

Le début des travaux pour la construction du complexe Le Phare, à Sainte-Foy, est repoussé de «quelques mois» en raison d’ententes entre la Ville et le promoteur immobilier qui ne sont toujours pas signées, notamment au sujet de la répartition des coûts pour le pôle d’échanges.

C’est ce qu’a confirmé au Journal le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire.
Son entreprise est derrière la construction du plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto.

Le printemps dernier, l’homme d’affaires avait bon espoir de pouvoir réaliser la première pelletée de terre vers la fin de l’été ou le début de l’automne.
«Nous n’avons pas encore réussi à régler nos protocoles d’entente avec la Ville. Nous n’aurons pas de permis pour commencer à creuser tant que les ententes ne seront pas finalisées. Il y a toujours des rencontres et nous essayons d’atterrir sur quelque chose qui est raisonnable pour tout le monde», indique M. Dallaire.

«Il y a un protocole sur la répartition des coûts pour les travaux, entre autres, pour l’aménagement des rues aux alentours. Il y a un autre protocole sur le pôle d’échanges qui est sur notre terrain. Par exemple, quelle est la structure légale qui va s’appliquer? C’est long, mais ce ne sont pas des choses faciles», poursuit l’homme d’affaires.

En 2018, Groupe Dallaire affirmait dans des entrevues être prêt à injecter de 12 à 15 millions $ pour l’aménagement du pôle d’échanges Sainte-Foy.

Financement de construction

Le président de l’entreprise mentionne qu’il continue en parallèle de travailler pour compléter son financement de construction.

Il est également toujours à la recherche de locataires pour de l’espace à bureaux.
«Même si j’avais mes permis demain, je n’ai pas atteint la prélocation que je veux pour commencer. Mon objectif a toujours été de 35 % pour partir», souligne-t-il.

«On avance, mais nous ne sommes pas là encore. Plus nous avançons, moins c’est probable que nous réussissions à commencer les travaux cet automne», poursuit-il.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Le Phare de Québec.

Espace 400e devient la propriété de la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 août 2019 6 commentaires

Québec, le 26 août 2019 – À la suite d’un transfert de la part du gouvernement du Canada, la Ville de Québec devient propriétaire du bâtiment désigné Espace 400e. Elle prévoit une vocation culturelle et touristique pour cet immeuble.

« Le secteur formé par le Vieux-Port et le Bassin Louise constitue un endroit attractif, animé et agréable, vers lequel convergent naturellement tant les gens de Québec que les touristes a souligné le maire de Québec, Régis Labeaume. En acquérant Espace 400e, nous allons créer une synergie entre plusieurs organismes œuvrant dans le domaine événementiel et touristique tout en développant une vitrine sur notre culture et notre patrimoine ».

« La nouvelle vocation d’Espace 400e s’inscrit dans la volonté du gouvernement du Canada d’encourager le développement touristique qui bénéficie à tous, aussi bien aux familles de Québec, qu’aux visiteurs. En tant que résidant de Québec, je me réjouis de savoir que cet espace va contribuer au rayonnement culturel et touristique de notre magnifique ville », a déclaré l’honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et député de Québec.

Une vitrine sur notre culture pour le public d’ici et d’ailleurs

L’exploitation d’Espace 400e sera mise à profit pour accroître l’offre touristique et faire rayonner une grande variété d’activités artistiques, notamment par :

la présentation d’une exposition d’avant-garde sur les joyaux des villes membres de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM);
un projet innovant pour mettre en valeur le concept du vivre-ensemble;
des activités ponctuelles puisant dans toutes les disciplines artistiques allant de la danse contemporaine aux arts visuels, en passant par la musique et les arts circassiens;
un volet d’animation touristique destiné à la clientèle de passage, notamment les croisiéristes.
Ce faisant, Espace 400e deviendra un lieu créatif, propice aux échanges et aux découvertes, en lien avec les efforts déployés par le gouvernement fédéral et ses partenaires pour le développement de ce secteur touristique en croissance.

La relance de son occupation constituera un attrait de plus dans cet endroit fort prisé par les citoyens de Québec et les visiteurs.

Cette acquisition permet également de conserver et de mettre en valeur un témoin des festivités du 400e anniversaire de Québec.

Le communiqué

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.

In Quebec, a ‘wave of destruction’ pits heritage advocates against developers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 août 2019 1 commentaire

Les Perreaux
Globe and Mail

At old churches, city halls and other buildings slated for demolition, the province’s definitions of what’s ‘heritage’ and what isn’t are being put to the test.

Quebec’s famous old towns like Montreal’s Vieux Port and the capital’s fortified city present an image of a province on top of heritage preservation. But some heritage experts and historians question if those landmark neighbourhoods conceal holes in the province’s system of heritage protection.

For decades, a moribund economy and languishing property values acted as a heritage safeguard in Quebec. Developers were rarely interested in buying and bulldozing old property to build new. A robust economy in the past several years has unleashed the bulldozer and wrecking ball on old buildings at an accelerating pace. Every few weeks, some new piece of Quebec’s past is in the news for imminent or under way demolition.

“Now that the economy is going well, we are facing a wave of destruction to build new because there’s a vision that new is beautiful,” said Alex Tremblay-Lamarche, the head of Quebec City’s historical society.

No official statistics exist tracking the demolition of heritage sites – a term that is both a concept and a government classification with widely varying definitions. In a 2018 book, engineer Yves Lacourcière estimated 33 per cent of Quebec heritage buildings had disappeared since the 1970s.

Just in the past month, workers began dismantling a Quebec City church considered a unique example of Romano-Byzantine design. A 120-year-old city hall in Compton, Que., was razed. An apartment building in Montreal’s Plateau district considered a prime example of a Montreal greystone with arches and sculptured stone is under demolition. Last winter saw a succession of buildings from different eras and styles teeter and fall, from a 114-year old neo-Italian inn to a 200-year-old farmhouse in Chambly that was the home of René Boileau, one of the architects of the 1837-38 rebellions, to a 300-year-old French regime farmhouse in Laval.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Un projet contesté au 8 rue McWilliam dans le Vieux-Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 août 2019 2 commentaires

Le Soleil

POINT DE VUE / Aux élues et élus de l’arrondissement La Cité-Limoilou, Le 19 août prochain, vous, élus de l’arrondissement La Cité-Limoilou, aurez à vous prononcer sur une modification au règlement relativement aux critères applicables aux plans de construction. Ce règlement vise à permettre à un projet résidentiel d’outrepasser de plusieurs mètres la hauteur actuellement permise pour un nouvel édifice sur la rue McWilliam.

Plus de 60 citoyens, voisins de ce projet, sont inquiets parce que la hauteur proposée de 19 mètres et cinq étages dépasse de près de la moitié (46 %) la hauteur permise au règlement de zonage, ce qui est loin de ressembler à une simple dérogation. Ils considèrent que ce projet ne s’insère pas dans son environnement immédiat où les bâtiments résidentiels actuels ont tous entre deux et quatre étages. Ainsi, il sera plus haut que 15 des 16 édifices qui l’entourent, l’exception étant un bâtiment commercial ayant façade sur la rue Saint-Jean.

On nous accuse d’être revanchards ou de souffrir du syndrome «pas dans ma cour». Il n’en est rien. Nous sommes tous heureux de vivre dans ce quartier unique, arrondissement historique de surcroît, et nous souhaitons le partager avec tous, nouveaux résidents, citoyens de notre ville, de notre région et même avec les touristes. Nous sommes convaincus que la venue de nouveaux résidents ne peut être que bénéfique pour le Vieux-Québec.

Plusieurs d’entre nous avons participé activement à l’élaboration du Plan directeur du quartier en 2005-2006. Ainsi, 901 citoyens, commerçants et organismes qui résident, œuvrent ou travaillent dans le quartier ont répondu au questionnaire distribué par la Ville à cet effet, ce qui, au dire même des responsables de cet exercice, ne s’était jamais vu à Québec! Rappelons aussi, pour mémoire, que ce Plan directeur a fait consensus auprès de tous les intervenants du milieu et a été adopté à l’unanimité du conseil municipal en 2008, là où siégeaient déjà plusieurs des élus qui nous représentent encore aujourd’hui. La réglementation de zonage qui s’est ensuivie respectait également ce consensus, la norme ayant été établie à 13 mètres et quatre étages, pour refléter le bâti résidentiel type de l’arrondissement historique.

Depuis lors, nous savons tous que le stationnement de la rue McWilliam, pourtant très utile dans le quartier, les places de stationnement sur rue étant insuffisantes à combler les besoins des résidants, allait éventuellement disparaître pour faire place à un projet résidentiel. Pour plusieurs, nous étions conscients que nous allions subir la perte d’une partie importante de notre ensoleillement, d’une végétation constituée de plusieurs arbres matures et de huit nouveaux chênes (ironiquement plantés cet été le long de la rue Elgin!) et de percées visuelles intéressantes, mais nous l’acceptions en pensant aux nouveaux voisins que nous y gagnerions.

Voilà maintenant que ce consensus sur la hauteur permise est compromis par ce projet résidentiel. À trois reprises, lors de deux consultations informelles et lors de la consultation publique exigée par la loi, les résidents voisins se sont montrés inquiets des répercussions de cette modification et ont demandé que la norme de hauteur de 13 mètres et quatre étages soit respectée.

Contrairement à ce qui a été dit, et même écrit, ces voisins ne demandent pas de modifications à l’architecture du projet, au nombre de logements qui y seront créés, aux cases de stationnement qui y seront intégrés, ces choix, bien que discutables, appartiennent au promoteur et leur appréciation relève de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec.

Les répercussions possibles de ce passe-droit sur d’éventuels projets de construction ou d’ajouts d’étages sur des bâtiments existants, qui pourraient se présenter ailleurs dans le quartier, devraient vous inciter à la prudence. Faut-il le rappeler, le Vieux-Québec est inscrit à la liste du Patrimoine mondial, notamment parce qu’il constitue un ensemble urbain cohérent et bien préservé.

Enfin, les citoyens sont inquiets parce que dans son argumentaire sur la conformité du projet au plan directeur et au schéma d’aménagement, la Ville ne semble pas se préoccuper du patrimoine historique du Vieux-Québec. En effet, l’argumentaire n’invoque que les orientations liées au développement urbain et reste muet quant à la conformité que le projet pourrait avoir avec les orientations et les objectifs d’aménagement liés à la protection et à la sauvegarde du patrimoine.

Notre implication réside dans le fait que nous nous sentons protecteurs du patrimoine que nous habitons et que nous entretenons à grands frais, non seulement pour notre bénéfice, mais aussi pour celui de toute la communauté. C’est donc à titre de dépositaires de ce patrimoine que nous nous montrons inquiets de cette modification à la hauteur permise. Nous n’avons rien à gagner que la hauteur du projet soit abaissée ou pas. Quelle qu’elle soit, le projet nous causera des inconvénients. Notre position en est donc une de principe, à l’exemple de ceux et celles qui, depuis longtemps, ont milité et militent encore pour la sauvegarde et la mise en valeur du Vieux-Québec.

Pour toutes ces raisons, et parce que votre décision affectera le paysage du Vieux-Québec pour bien des années encore, nous vous demandons respectueusement de refuser cette modification au règlement et de faire respecter la hauteur de 13 mètres.

Au nom des citoyens et citoyennes concernés

Benoît Bossé

Marc Côté

Ginette Veilleux

Yves Boissinot

Louis-Philippe Noël

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Un billet précédent

La position du conseiller du quartier (Jean Rousseau):

Les élus de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, dont je suis, seront appelés à voter sur 2 projets de règlements concernant un projet de développement immobilier pour le site du 8 rue McWilliam. Le premier projet vise à réunir 3 lots en un seul; le second permettra de dépasser en hauteur (19 m au lieu de 13 m) le gabarit permis. Plusieurs votes seront tenus. Le lundi 19 août, le premier vote consiste en un dépôt des propositions. Le second vote (lundi 9 septembre) permettra d’entériner les 2 propositions. À partir du 12 septembre, un registre sera ouvert pour les citoyens qui souhaitent contester la 2e proposition (les hauteurs et les usages) pour demander un référendum. S’il y a suffisamment de signatures, les élus devront décider le 23 septembre si le projet doit être adopté ou non. Si les élus votent en faveur, il y aura 2 étapes supplémentaires menant au référendum: 1. à nouveau signature du registre en fonction des zones éligibles à participer au référendum, 2. en fonction des zones où il aura eu suffisamment de signatures, il y aura organisation d’un référendum. J’ai participé aux 2 séances de consultations informelles et à la séance de consultation formelle. J’ai fait en sorte de rapprocher les intérêts des citoyens et du promoteur, mais les citoyens expriment dans cette lettre leurs réserves. Je vais respecter leur point de vue et voter contre la seconde proposition.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.