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Archives pour la catégorie « Projet – Tramway »

Tramway: la Ville de Québec sera responsable des dépassements de coûts potentiels

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 février 2020 Commentaires fermés sur Tramway: la Ville de Québec sera responsable des dépassements de coûts potentiels

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

La Ville de Québec devra assumer elle-même tout dépassement de coût potentiel pour le projet de réseau structurant de transport collectif, évalué à 3,3 G $, vient de décréter le gouvernement Legault.
Rappelons que ce projet, qui comprend une ligne de tramway, une ligne de trambus, de nouvelles voies réservées pour des Métrobus et des liens mécaniques entre la haute-ville et la basse-ville, sera financé à hauteur de 1,8 milliard $ par le gouvernement du Québec, 1,2 milliard $ par Ottawa et 300 millions $ par la Ville de Québec.

Le gouvernement du Québec, plus gros bailleur de fonds du projet, ne déboursera pas un seul sou de plus, a déjà répété à quelques reprises le ministre des Transports, François Bonnardel. Sa position vient d’être officialisée par le Conseil des ministres, apprend-on dans un communiqué diffusé en fin d’après-midi mercredi.

«À la suite d’une décision du Conseil des ministres, tout excédent du coût estimé du projet par rapport aux contributions gouvernementales déjà annoncées devra être résorbé par la Ville de Québec ou faire l’objet d’une contribution additionnelle de la part de celle-ci», peut-on lire.

Le maire Régis Labeaume a toujours refusé de se prononcer sur cet enjeu, estimant qu’il était inutile d’en discuter puisqu’il n’anticipe aucun dépassement de coûts. En août 2019, le maire s’était réjoui de la hausse du budget de contingence pour les imprévus et l’inflation, qui passait de 500 M$ à 700 M$, une «super bonne nouvelle» avait-il déclaré. «Il faudrait vraiment un désastre pour qu’on (défonce) notre budget. Crier au loup, ça ne donne pas grand-chose», répondait-il alors aux inquiétudes de l’opposition.
Le vérificateur général de la Ville avait ensuite jeté un pavé dans la mare, en décembre, se disant préoccupé par une baisse notable de la cagnotte prévue spécifiquement pour la contingence et la gestion de risques, laquelle était passée de 626 M$ à 481 M$ entre le printemps et l’automne. Cela représentait 19 % du budget, un bas de laine «minimal», loin de la cible de 25 % pour un projet de cette envergure.

Expropriations retardées

Le gouvernement a également annoncé qu’il donne le feu vert à la Ville pour qu’elle puisse procéder à des travaux préparatoires et lancer son appel de qualification pour les consortiums intéressés, afin de respecter les échéanciers prévus. En revanche, de nouvelles exigences sont imposées à la Ville qui devra désormais présenter au Conseil des ministres une «révision de la portée, des coûts et de l’échéancier du projet» avant de procéder à l’appel de propositions pour dénicher la firme qui effectuera les travaux.

L’État québécois impose également une nouvelle restriction à l’administration Labeaume concernant les expropriations qu’elle entendait effectuer à court ou moyen terme, ce qui pourrait chambouler son plan de match. «Aucune acquisition par expropriation ne sera possible avant la fin des audiences publiques en environnement», a tranché le Conseil des ministres.

La Ville espérait, notamment, avoir réglé d’ici le mois de mai son litige avec le Canadian Tire de la route de l’Église pour l’acquisition d’une bande de terrain afin d’élargir le boulevard Hochelaga. Dans son avis d’expropriation, elle invoquait la Loi concernant le réseau structurant pour justifier son action.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Le Maire Labeaume en vedette dans deux nouvelles pubs pour vendre le tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 février 2020 40 commentaires

https://youtu.be/vDmfd1wtP1A

https://youtu.be/Thezku201ew

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Cinq vérités sur le réseau de transport en commun structurant

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 février 2020 5 commentaires

Éric Rivard
Monlimoilou

Malgré les nombreuses informations disponibles officiellement sur le site du Réseau structurant, plusieurs faussetés ou informations erronées continuent d’être véhiculées sur les réseaux sociaux et parfois même dans les médias traditionnels. J’ai épluché toutes les études et données disponibles pour déconstruire cinq faussetés entendues dans les dernières semaines et identifier leurs vérités correspondantes.

Il s’agit d’un projet de tramway : Faux

Il ne s’agit pas uniquement d’un projet de tramway, mais bien d’un réseau complet qui inclut à la fois une ligne de 23 km de tramway, une ligne de 15 km de trambus, des remontées mécaniques entre la Haute-Ville et la Basse-Ville et 16 km de voies dédiées permettant de bonifier l’offre de transport en commun, notamment dans le nord de la ville de Québec.

On l’oublie souvent, mais il s’agit d’un réseau : chacun de ses éléments a un rôle à jouer. Les modes choisis, sur chacun des axes identifiés, correspondent aux caractéristiques du milieu d’insertion et à la capacité requise.

Le tramway est une vieille technologie : Faux

Ce n’est pas parce qu’il y a déjà eu des « tramways » à Québec que ceux-ci appartiennent au passé. À l’époque, ces véhicules qu’on appelait tramways étaient en fait des streetcars, des véhicules qui avaient sensiblement la même capacité que de simples autobus, sur rails.

En 1948, avec une population de 200 000 habitants, la ville de Québec pouvait se contenter des autobus. Aujourd’hui, le tramway est un véhicule articulé hautement performant qui peut accueillir jusqu’à 260 passagers, ce qui est beaucoup plus performant qu’un autobus articulé. La technologie permet de synchroniser ses déplacements avec les feux de circulation et le rend très fiable au niveau des heures de passage et des horaires.

Un métro serait beaucoup plus efficace : Faux

Si un projet de métro couvrait effectivement les 23 km de la ligne de tramway et les 15 km de la ligne de trambus, il serait possible de comparer les deux options. Si tel était le cas, et en raison de la densité d’emploi et de population le long du parcours, quelques tronçons seulement pourraient justifier l’implantation d’un réseau avec une telle capacité. Cela signifie que, pour que les wagons d’un métro soient fréquemment remplis, il faudrait des intervalles de temps très importants entre les passages, ce qui découragerait forcément son utilisation.

La capacité par véhicule du tramway est parfaitement adaptée aux caractéristiques de Québec, tout en permettant de répondre à une croissance de l’utilisation dans les prochaines décennies.

Avec un budget similaire à la part dédiée au tramway du réseau structurant, un métro ne pourrait être implanté qu’entre l’Université Laval et la colline parlementaire, ce qui correspond à un potentiel de 13 500* déplacements quotidiens. En plus de couvrir ce tronçon, le tramway permet aussi de capter les déplacements du nord-est (25 000* déplacements journaliers) et les déplacements de l’ouest (20 000*). Le trambus, quant à lui, permet de capter les déplacements de l’est de la ville (23 500* déplacements). C’est donc 68 500* déplacements de plus que le réseau structurant peut rendre possibles chaque jour.
* Nombre basé sur les données de l’enquête origine-destination de 2011 et mis à jour par les comptages du ministère des Transports du Québec en 2016.

Un projet qui cherche à nuire à la voiture : Faux

La recherche de fluidité s’adresse autant aux voitures qu’au réseau structurant. Ce qui importe, ce sont les grandes artères, celles qui permettent de concrétiser plusieurs déplacements aux heures de pointe, et les flux de déplacements. La synchronisation des feux dans le sens du trafic bénéficiera tant à la fluidité automobile qu’au bon fonctionnement des trambus et tramway.

On entend souvent que la réduction du nombre d’intersections limitera le nombre de virages à gauche : c’est vrai. On oublie toutefois que plusieurs de ces intersections limitent déjà les manœuvres de ce type aux heures de pointe, afin de favoriser le débit des voitures sur l’artère principale. Affirmer que c’est la faute du tramway, ou qu’il s’agit d’une manière de nuire à la voiture est une fausseté.

Puisqu’une plateforme sera dédiée à un tramway ou à un trambus au cœur d’un boulevard, plusieurs insinuent que le projet de réseau structurant enlève de la place aux automobiles : ce n’est pas tout à fait vrai. C’est oublier, encore une fois, que sur la plupart des artères traversées –par exemple, René-Lévesque, Henri-Bourassa et la 1re Avenue, Dorchester ou de la Couronne –, le réseau viendra se substituer aux voies réservées d’autobus, sans enlever de la capacité routière aux voitures en période de pointe.

Sur certaines artères, il y aura en effet des voies d’automobiles retranchées, mais des plans de déplacements seront élaborés pour y faire face. La création d’un nouveau lien véhiculaire dans l’axe de Mendel et l’enfouissement du tramway sur 2,6 km au centre-ville permettent aussi de favoriser la fluidité des autres véhicules.

La population de Québec n’a pas été consultée sur le tramway: Faux

Les opposants au projet, qui réclament haut et fort un référendum, véhiculent l’argument que la population n’a pas été consultée sur le réseau structurant. C’est faux. En effet, avant d’annoncer son projet en mars 2018, la Ville a mené un large processus de consultation de la population au printemps 2017, dans tous les arrondissements. De plus, un questionnaire en ligne a permis de récolter un nombre record de commentaires et propositions sur le transport en commun.

Les citoyens ont été entendus, plus de 140 mémoires ont même été déposés, ils ont d’ailleurs été très imaginatifs en suggérant des solutions comme le tramway, l’augmentation du nombre de bus, et même un monorail.

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Le site internet du réseau structurant

* Note: M. Rivard a été membre du comité consultatif de mobilité durable à l’origine du projet de Réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec. Il est également membre de la Commission d’urbanisme et de conservation de la Ville de Québec.

Entrevue de M. Rivard à la radio de Radio-Canada

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Tour d’horizon des 147 interrogations au sujet du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 février 2020 1 commentaire

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Au cours des derniers jours, le ministère de l’Environnement a adressé 147 commentaires et questions à la Ville de Québec au sujet du futur tramway. Le gouvernement Legault demande des éclaircissements sur plusieurs points figurant dans la volumineuse étude d’impact produite par la Municipalité. Voici quelques-unes des interrogations gouvernementales.

La distance entre les stations

Le gouvernement note que la distance entre les stations projetées du tramway est parfois trop « importante ». Près d’un kilomètre sépare la station de la 55e Rue et celle de la 70e Rue, à Charlesbourg, par exemple.
« Veuillez évaluer la possibilité d’implanter davantage de stations ou de modifier la localisation de certaines stations afin de réduire la distance entre les stations », suggère le ministère de l’Environnement pour améliorer l’accessibilité des usagers.

Aussi, le gouvernement s’inquiète pour l’accessibilité à certains édifices où des milliers de personnes convergent quotidiennement. On cite notamment l’édifice Marly (Revenu Québec), le palais de justice de Québec, la Gare du Palais ou la Société de l’assurance automobile du Québec.

Expropriations

Le palier provincial note que « plusieurs des acquisitions se feront dans des secteurs défavorisés, tels que le secteur de Limoilou, où il y a la plus grande proportion de personnes faiblement scolarisées et en moins bonne santé ».
Du coup, il demande à la Municipalité de lui présenter « les mesures d’atténuation » permettant de « communiquer efficacement avec ces personnes ».
Le ministère de l’Environnement veut connaître précisément « le nombre de résidents et de commerces qui devront être relocalisés », sachant que le projet de tramway nécessitera 335 acquisitions, incluant 19 expropriations.

Circulation et congestions

L’enjeu de la circulation revient régulièrement dans le document gouvernemental. On y note que la zone d’étude considérée pour les analyses d’impact sur la circulation s’étend à 2 km de part et d’autre du tracé du tramway. Or, « les impacts anticipés du projet, en particulier sur la circulation, risquent de dépasser cette zone », prévient le gouvernement.

On estime également que « le flux des véhicules automobiles entremêlés aux passages et aux manœuvres de retournement des tramways, au terminus Charlesbourg ainsi qu’au terminus partiel du pôle Saint-Roch soulève des questions quant à la fonctionnalité de la circulation ».

Accidents et erreurs humaines

Dans son étude d’impact, la Ville de Québec « ne fait pas mention de la possibilité d’un accident causé par une erreur humaine », constate le gouvernement. Tout en suggérant une bonne formation des chauffeurs, on avance qu’on n’est jamais à l’abri d’une erreur ou d’un malaise.

On réfère notamment à un accident de tram, au sud de Londres, qui a été causé par la vitesse, en novembre 2016. On donne également l’exemple d’un accident de tramway à Bonn, en Allemagne, en décembre 2019. « Un conducteur a eu un malaise cardiaque et les passagers ont pu faire arrêter le train en contactant le centre de contrôle », rappelle-t-on.

Le gouvernement presse la Ville de « préciser les mesures envisagées pour la gestion des vitesses autorisées en zones jugées dangereuses (exemple : dans les courbes) ».

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Un tramway et ses 147 questions François Bourque (Le Soleil). Un extrait: « Plusieurs des questions aujourd’hui dirigées d’un ton impératif à la Ville de Québec sont inspirées du Guide de l’analyse avantages-­coûts des projets publics en transport routier du ministère des Transports (2016). Ce guide pose d’entrée de jeu des questions essentielles :

Comment les autorités du Ministère peuvent-elles savoir que leurs décisions seront réellement rentables pour la société?

Comment le décideur public peut-il s’assurer que les projets dans lesquels il s’apprête à investir serviront réellement l’intérêt public?

Comment s’assurer qu’un projet engendrera des avantages qui dépasseront les coûts supportés par l’ensemble de la société pour sa réalisation?

Ce sont d’excellentes questions. Puisqu’il convient de les poser pour le tramway, je comprends qu’on les posera aussi pour le troisième lien. Très hâte de lire les réponses. »

François Bourque récompensé par l’Ordre des urbanistes

Voir aussi : Projet - Tramway.

Le tramway dans la cour d’école: le conseil d’établissement de l’école De Rochebelle inquiet et surpris

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 février 2020 26 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Le conseil d’établissement de l’école secondaire De Rochebelle, à Sainte-Foy, a exprimé sa «surprise» et son «inquiétude» devant l’hypothèse d’un passage du tramway en plein milieu de la cour de l’établissement.
C’est ce que Philippe Chetaille, président du conseil d’établissement, a indiqué en marge d’une réunion organisée lundi soir. Conciliant, ce dernier a cependant dit vouloir éviter «que ça se transforme en un dossier trop émotif».

«Ce sont des surprises et des inquiétudes raisonnées, a-t-il expliqué. Il y a un projet structurant de la Ville. Il va passer dans notre cour. Comment faire en sorte que, s’il passe dans notre cour, ce soit le mieux possible, et le plus écologique dans tous les sens du terme?»

Pour Daniel Lemelin, directeur de l’école, «la solution idéale» demeure celle de revenir au scénario souterrain du tunnel. «Ce serait gagnant-gagnant pour tout le monde. On préserve notre îlot de verdure et on offre un environnement plus sécuritaire pour nos élèves», a-t-il mentionné.

Appel au dialogue

Lançant un appel au dialogue, M. Lemelin a ajouté «qu’il ne faut pas que ça se décide entre le bureau du ministre et le bureau du maire. Il faut que les gens qui le vivent au quotidien soient mis à contribution».
Selon lui, «le tracé qu’on a vu [qui traverse la cour de l’école] est à l’état de projet. On a bien confiance qu’il y a moyen de trouver une solution pour que la sécurité des élèves et la quiétude de l’enseignement soient assurées. On peut sûrement trouver une sortie élégante à cette micro-crise».

Terrains de soccer

Parmi la vingtaine de personnes présentes à la rencontre de lundi, dont des parents d’élèves, plusieurs ont insisté sur le fait que les terrains de soccer sont également utilisés pour les cours d’éducation physique.
Aussi, certains se sont inquiétés de la coupure qui pourrait se créer entre l’école et la bibliothèque Monique-Corriveau, très fréquentée par les élèves.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway.

Projet structurant revu à la baisse à Lévis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 février 2020 Commentaires fermés sur Projet structurant revu à la baisse à Lévis

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Pendant que Québec n’en finit plus d’essuyer les tempêtes avec son projet de tramway, Lévis va discrètement son petit train-train avec son plan de transport en commun dit «structurant».

On parle ici de 88 millions $ pour deux tronçons de voies réservées dans les secteurs les plus congestionnés du boulevard Guillaume-Couture.

On parle aussi de pistes cyclables utilitaires, de feux synchronisés et de trottoirs plus invitants. Une version finale du projet est attendue cet hiver.

Les gouvernements du Québec (50 millions $) et du Canada (27,3 millions $) participent au projet.

L’objectif est d’améliorer la rapidité et la fréquence du service est-ouest à Lévis dans les échanges avec la Rive-Nord.

Rien à redire sur l’objectif. Dans l’état des lieux, toute amélioration au service de transport en commun à Lévis et entre les deux rives est bienvenue.

Ce qui continue de m’étonner cependant, c’est la timidité de ce projet par rapport à celui qu’envisageait Lévis il y a quelques années.

Je ne parle pas du défunt tramway/SRB qui aurait traversé le pont de Québec, mais du projet de BHNS (bus à haut niveau de service) lancé au début des années 2010.

L’étude de faisabilité datée de janvier 2014 montrait un corridor exclusif d’autobus sur toute la longueur de Guillaume-Couture, soit plus de 13 kilomètres entre Monseigneur-Bourget et le chemin du Sault.

En fait, c’est même 16 kilomètres, si on ajoute les voies réservées que prévoyait le ministère des Transports (MTQ) sur le chemin des Rivières, du côté de Saint-Nicolas.

La facture avait à l’époque été évaluée quelque part entre 260 millions $ et 300 millions $. Des sommes significatives.

Le projet était présenté comme une réponse à «la dégradation des conditions de circulation depuis 10 ans» et aux prévisions de croissance des déplacements internes sur la Rive-Sud.

On connaît la suite. Ces conditions de circulation ont continué de se dégrader depuis 2014.

Le nombre d’autos a augmenté, il y a plus de commerces et d’activités professionnelles à Lévis, plus de temps perdu dans le trafic, plus de frustration, etc.

On aurait pu croire que Lévis chercherait à en faire davantage. Surtout qu’il est plus facile aujourd’hui de faire financer les grands projets de transport collectif par les gouvernements.

L’administration Lehouillier a choisi au contraire de baisser la barre par rapport à 2014.

Ça ne veut pas dire que le nouveau projet soit inutile, au contraire.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Le réaménagement du boulevard Hochelaga commencera en mai prochain

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 février 2020 Commentaires fermés sur Le réaménagement du boulevard Hochelaga commencera en mai prochain

Québec, le 24 février 2020 – La Ville de Québec commencera des travaux majeurs de réaménagement du boulevard Hochelaga au mois de mai prochain. Le chantier sera réalisé en deux phases, soit en 2020 et en 2021.

« Rappelons que ces travaux représentent un investissement de 61,7 M$ pour refaire les infrastructures souterraines et de surface, améliorer la fluidité de la circulation, ajouter deux pistes cyclables, offrir des trottoirs élargis et continus et planter des arbres et des arbustes, a mentionné M. Rémy Normand, vice-président du comité exécutif et président de l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge. Tous ces nouveaux aménagements embelliront grandement le secteur. Ils permettront d’offrir une voie de contournement efficace lors des travaux pour le réseau structurant sur le boulevard Laurier. »

La première phase des travaux, de 1 450 mètres, sera effectuée de mai à novembre 2020, dans la portion comprise entre l’autoroute Robert-Bourassa et la route de l’Église. La seconde phase, exécutée en 2021, se réalisera de la route de l’Église jusqu’à l’avenue De Rochebelle. Pour chacune des phases, les travaux de finition (couche d’asphalte finale, plantation des végétaux, etc.) seront réalisés l’année suivante.

Réaménagement et réfection complète

Les travaux sur Hochelaga sont de grande envergure; la chaussée sera élargie de quatre à six voies. Cette augmentation de la surface de circulation accroîtra grandement la fluidité de la circulation aux heures de pointe dans cette artère achalandée.

En plus des automobilistes, les cyclistes verront aussi leurs déplacements facilités sur Hochelaga puisqu’une piste cyclable sera aménagée de chaque côté.

À ceci s’ajoutent la réfection de l’ensemble des conduites souterraines, la réfection du réseau d’éclairage et des signaux lumineux ainsi que la plantation d’arbres et d’arbustes.

Plusieurs mesures mises en place pour faciliter la circulation

La circulation sera permise dans la portion du boulevard Hochelaga en chantier sur deux voies, soit une voie par direction. Considérant le nombre d’automobilistes qui empruntent le boulevard chaque jour, la Ville mettra en place plusieurs mesures d’atténuation.

Pour maximiser la fluidité de la circulation automobile, des signaleurs seront placés aux intersections. Les piétons, quant à eux, pourront circuler dans un corridor sécuritaire. Pour les cyclistes, la voie cyclable sera relocalisée à proximité.

Également, la Ville travaille en collaboration avec le Réseau de transport de la Capitale afin de faire la promotion du transport en commun, un moyen de déplacement qui pourrait faciliter la route vers le travail et le retour à la maison des travailleurs en période de travaux.

Des réponses directement sur le chantier

Afin que chacun puisse trouver facilement les réponses à ses questions quant aux travaux, deux agents de service à la clientèle seront présents aux abords du chantier pendant les heures d’activité. Ils donneront de l’information sur la nature des travaux, la durée du chantier ou le moment où une entrave sera modifiée, notamment. Ils pourront également recueillir les préoccupations des citoyens.

Également, des kiosques d’information seront déployés dans des endroits publics avant le début des travaux afin de bien informer la clientèle de transit, nombreuse dans ce secteur commercial.

En plus de ceci, des séances d’information permettront aux résidants du secteur et aux commerçants de rencontrer les responsables des travaux à la Ville de Québec.

Le centre de relation avec les citoyens est également toujours disponible, les citoyens ou les commerçants n’ont qu’à composer le 311 pour communiquer avec un agent du service à la clientèle.

Les commerces : toujours accessibles pendant un chantier routier

En tout temps, aux heures d’affaires, les commerces seront toujours accessibles à la clientèle.

Afin de maximiser la visibilité des commerces situés dans la zone des travaux, la Ville déploiera divers moyens promotionnels rappelant que les commerces demeurent ouverts et accessibles, et que la clientèle est invitée à s’y rendre sans restriction.

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D’autres informations

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway, Transport.

Le Phare définitivement exclu du réseau structurant

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 février 2020 22 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

La Ville de Québec a finalement abandonné l’idée de construire son pôle d’échanges ouest au Phare pour le réseau structurant de transport en commun. On choisira un terrain à proximité, qui pourra être exproprié, et le tunnel pourrait disparaître.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a lancé cette nouvelle en point de presse, quelques minutes avant la tenue du conseil municipal, lundi. La plaque tournante du Réseau structurant de transport en commun (RSTC) à l’ouest changera donc d’emplacement.

«Le pôle de l’ouest ne sera pas au Phare, il sera entre la rue de Lavigerie et la route de l’Église.»

M. Labeaume n’a pas voulu préciser où. La Ville va chercher un terrain dans ce secteur, tenter de l’acquérir de gré à gré et si cela ne fonctionne pas, elle expropriera le propriétaire. «On veut avoir les mains complètement libres.»

Le promoteur du projet de tour de 65 étages, Michel Dallaire, qui faisait partie des plans depuis les tout débuts, a été avisé, a indiqué le maire, et a «très bien réagi». M. Labeaume souligne que selon lui, même si M. Dallaire aurait aimé être partie prenante du projet de RSTC, il aura davantage les coudées franches. «On lui demandait de nous attendre. On ne leur demande plus d’attendre. Ils vont avoir la liberté d’agir plus rapidement.»

Il y a dans le quadrilatère identifié par le maire 10 propriétaires. Notamment, l’Industrielle Alliance, qui avait manifesté son intérêt pour accueillir le futur pôle, mais aussi Canadian Tire, Couche-Tard, Cominar, McDonald et diverses sociétés immobilières.

D’autre part, l’option du tunnel de 1 km, qui devait faire un détour par le Phare, est de moins en moins plausible. «Un tunnel comme il y en avait de prévu, c’est plus ça pour l’instant. Mais je ne peux pas vous le garantir.»

La Ville veut développer un quartier autour de ce futur pôle, selon l’approche du Transit oriented development (TOD), qui vise à créer des milieux de vie où les résidents ont accès à pied au transport collectif et aux services de proximité.

Avare de détails, M. Labeaume a affirmé que les précisions viendront dans l’appel de qualification qui sera lancé bientôt pour trouver des consortiums qui peuvent gérer la construction du projet de 3,3 milliards $.

Les deux oppositions à l’hôtel de ville ont par ailleurs continué de taper sur le clou des communications, selon elles déficientes, entourant le projet de RSTC. Québec 21 a déploré que le maire préfère faire son «Régis World Tour», selon le terme que le chef, Jean-François Gosselin, a utilisé pour qualifier la tournée du maire dans les médias de Montréal, plutôt que de s’occuper de communiquer [des informations] sur le projet dans sa ville. Les communications sont, selon lui, «défaillantes» et «lamentables». «On lui suggère de revenir à la base et d’expliquer son projet. S’il veut devenir le maire d’une autre ville, qu’il le fasse, mais qu’il déménage maintenant.»

Le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qualifie quant à lui la dépense à venir de 2,5 millions $ pour un contrat de communication de «panique» et de «gaspillage».

Il souligne que le service des communications de la Ville coûte déjà 7,4 millions $. «Est-ce à dire que le maire ne fait pas confiance à ses propres services? Avec cette dépense de 2,5 millions $ supplémentaires, s’en va-t-on vers un autre Clotaire Rapaille?»

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway.

Appuyons notre Réseau structurant de transport en commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 février 2020 20 commentaires

58 signataires
Journal de Québec

Depuis un certain temps, nous constatons une multiplication de discours s’opposant au projet de tramway. Devant l’égarement de ces discours, nous souhaitons rétablir les faits et démontrer notre appui au projet de Réseau structurant de transport en commun (RSTC) de la Ville de Québec. Nous sommes des citoyennes et des citoyens, usagers ou non du transport collectif, qui avons à coeur notre ville, son développement et sa prospérité. Nous provenons de différents horizons : employés, professionnels, fonctionnaires, retraités, travailleurs autonomes, entrepreneurs, etc.

D’abord, il y a lieu de rappeler que le projet de la Ville de Québec n’est pas uniquement un tramway. Il s’agit d’un Réseau structurant de transport en commun, lequel comprend deux nouveaux modes de transport : le tramway et le trambus. Le projet vise une réorganisation complète de l’offre en transport en commun, ce dont la population a grandement besoin.

Ensuite, il est totalement fallacieux de prétendre que les usagers du Réseau de transport de la Capitale ne réclament pas le RSTC. De toute évidence, de tels propos ne peuvent être tenus que par des personnes n’ayant jamais utilisé le transport en commun. Il suffit de se rendre sur la Colline parlementaire en transport en commun sur l’heure de pointe pour constater que le réseau actuel est saturé. Les autobus se suivent pare-choc à pare-choc dans les voies réservées. Il n’est pas rare que des métrobus surchargés ne s’arrêtent plus aux stations comprises entre la Colline parlementaire et l’Université Laval, laissant du fait même des grands groupes de passagers qui doivent régulièrement patienter pour avoir leur place sur ces lignes qui, malgré leur haute capacité et fréquence, sont engorgées à chaque période de pointe. Décidément, le RSTC est plus que nécessaire, et les usagers le réclament.

De plus, comparer un métro de 13 km à un tramway de 23 km, sous le prétexte que les coûts seraient similaires, équivaut à comparer des pommes à des oranges. En effet, un métro ne circulerait qu’au centre-ville alors que le tramway servira la population depuis Charlesbourg jusqu’à Cap-Rouge. De plus, une telle comparaison ignore totalement le trambus de 15 km qui desservira également Beauport. Autant le tramway que le trambus favoriseront une réorganisation des parcours d’autobus qui permettra de mieux desservir les autres arrondissements notamment en augmentant la fréquence. Avec les défis auxquels fait face la Ville de Québec, notamment en matière de transports et de changements climatiques, il est essentiel que la solution passe par une offre plus étendue du transport en commun, ce que permet le RSTC contrairement à un métro.

Par ailleurs, il y a lieu de souligner la disparité flagrante entre les déplacements en autobus et ceux en automobile. Par exemple, le parcours entre le Cégep Limoilou et les centres commerciaux de Sainte-Foy dure approximativement 45 minutes en autobus, comparativement à 20 minutes en automobile. Le RSTC permettra la réduction de ce temps de déplacement à moins de 20 minutes.

Il y a plus de 10 ans que dure le débat sur l’amélioration du transport collectif. Plusieurs hypothèses ont été analysées et évoquées. C’est forte de cette expérience que la Ville de Québec propose le RSTC. Le débat a assez duré. Il est maintenant le temps de passer à l’action, à la construction.

Quant aux inconvénients que pourrait avoir le RSTC sur la circulation automobile durant sa construction, ils s’avèrent de moindre importance comparativement aux problèmes actuels du transport collectif. Comme le dit le dicton, on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. Le dynamisme insufflé par le RSTC sur la ville et son économie justifie amplement les désagréments usuels d’un chantier de cette envergure.
Le RSTC s’avère une véritable alternative à l’automobile, une solution moderne aux enjeux de mobilité de notre ville et de changements climatiques. Il est adapté à la réalité de Québec, à sa géographie et à sa démographie.

Certes, les transports collectifs ne conviennent pas à l’ensemble de la population. Toutefois, nous avons espoir que le RSTC conviendra à une proportion majeure de celle-ci, pour laquelle l’utilisation de l’automobile en solo est injustifiée. Il s’agit d’une véritable solution prometteuse pour changer les habitudes des gens et faire la transition vers une mobilité durable.

De surcroît, mettre en opposition le transport en commun et l’automobile est trompeur et polarise le débat. Plusieurs usagers du transport en commun possèdent une automobile, notamment pour répondre aux besoins qui ne peuvent être autrement satisfaits. Il n’y a pas une frontière étanche entre chaque catégorie d’usagers du réseau routier. Piéton, cycliste, automobiliste, motocycliste, usager du transport en commun, toute personne est parfois l’un, parfois l’autre. De même, plusieurs combinent les différents modes de transport dans un seul trajet. Le RSTC a ainsi l’objectif de faciliter et d’optimiser les déplacements de toute la population de la Ville de Québec.

Certains d’entre nous ont constaté qu’à leur égard, l’utilisation de l’automobile solo était déjà injustifiée. Ils ont choisi le transport collectif. Ce choix a déconstruit le mythe de la liberté que représente l’automobile. En effet, l’abandon de l’automobile augmente la capacité financière pour les besoins essentiels et pour les loisirs. Il soulage également l’esprit de plusieurs préoccupations et sources de stress, telles que trouver du stationnement, se trouver coincé dans le trafic, etc.

En somme, les besoins en matière de transports collectifs sont criants, autant pour les usagers du transport en commun que pour les enjeux de déplacement dans la Ville de Québec. Le RSTC y répond parfaitement. Nous appelons la population à y adhérer massivement et à proposer des améliorations constructives plutôt qu’à le critiquer, car qu’on le veuille ou non, le train est déjà parti.

L’article intégral et ses 58 signataires

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Réseau structurant de transport en commun : la Ville multipliera les rencontres citoyennes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 février 2020 4 commentaires

Québec, le 13 février 2020 – La Ville de Québec répondra à des préoccupations locales soulevées par des citoyens et des commerçants sur l’implantation du tramway dans leur secteur et ainsi, ajoutera des activités de relations communautaires de très grande proximité avant la tenue des rencontres des comités de bon voisinage. Ce faisant, la Ville reporte de quelques semaines les dates des premières séances publiques de ces comités de bon voisinage. Ceci vient répondre aux préoccupations formulées par la population quant à la difficulté d’aborder des enjeux très spécifiques dans une instance couvrant un territoire plus large, soit les secteurs des comités de bon voisinage : Sainte-Foy Ouest, Laurier–René-Lévesque Ouest, Colline Parlementaire–centre-ville et Limoilou–Charlesbourg.

(…)

Voici les nouvelles dates des rencontres des comités de bon voisinage :

Secteurs

Colline Parlementaire–centre-ville, Jeudi 16 avril, 19 h, Club social Victoria, 170, rue Cardinal-Maurice-Roy

Laurier–René-Lévesque Ouest, Jeudi 23 avril, 19 h, Édifice Andrée-P.-Boucher, 1130, route de l’Église

Sainte-Foy Ouest, Lundi 27 avril, 19 h, Édifice Andrée-P.-Boucher, 1130, route de l’Église

Limoilou–Charlesbourg, Mercredi 29 avril, 19 h, Lieu à confirmer

Le communiqué

Voir aussi : Message d'intérêt public, Projet - Tramway, Transport en commun.