Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport Â»

« Je hais les chars »

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 novembre 2007 11 commentaires

Source: Pierre Foglia, La Presse (Opinion), 6 novembre 2007.

«À cause du vélo? Rien à voir. La plupart des cyclistes que je connais sont des automobilistes aussi bêtes que les autres. Je hais les chars culturellement, pour la place que prend toute cette tôle dans notre vie, il y a toujours un char qui part, qui passe, qui transmute l’émotion du moment en un vroum-vroum à la con. Vous ne l’avez jamais noté? Juste comme vous remarquez la couleur du ciel, passe un camion.

Je hais les chars pour la place qu’ils prennent dans nos vies mais aussi pour les vies qu’ils nous prennent, plus que le cancer, l’Irak et l’Afghanistan réunis. Cette petite fille de 3 ans qui vient de mourir dans sa cour par la faute d’un jeune chauffard, je ne sais rien de plus lamentable, de plus enrageant. (…)

Tasse-toé mononcle, trépigne le char derrière moi… une seconde, monsieur l’impétueux, mononcle va se tasser dès qu’il aura dépassé le camion et qu’il pourra se rabattre en toute sécurité, voilà, voilà, mononcle se tasse, allez tu peux passer, allez fonce à 150 kilomètres à l’heure vers ton bungalow où t’attend ta petite vie à 12 kilomètres à l’heure. (…)

La suite. À consulter aussi, ce billet: Banlieue et auto vont toujours de pair.

Voir aussi : Art de vivre en ville, Étalement urbain, Qualité et milieu de vie, Vélo.

Consultation publique sur les pistes cyclables

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 novembre 2007 5 commentaires

La Ville désire consolider son réseau cyclable dans les prochaines années. C’est pourquoi elle procède actuellement à l’élaboration du premier Plan directeur du réseau cyclable qui encadrera le développement du réseau sur l’ensemble du territoire. Le projet de Plan directeur propose des orientations stratégiques et des tracés qui, une fois la version finale adoptée, serviront à établir les priorités d’investissement de la Ville pour les prochaines années. (…)

Le communiqué

Voir aussi : Environnement, Vélo.

Quatre nouvelles pistes cyclables vers le centre-ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 novembre 2007 2 commentaires

Le 11 octobre, E.P. a enfourché son vélo pour se rendre, comme d’habitude, à l’Université Laval. À l’intersection du chemin Sainte-Foy et de l’avenue Myrand, elle s’immobilise au feu de circulation. Quelques secondes plus tard, un camion lui écrabouille le pied et l’expédie à l’hôpital. Cette difficile, et parfois dangereuse, cohabitation entre vélo et auto, Québec s’y attaque en proposant quatre nouvelles pistes cyclables vers le centre-ville qui doubleront son réseau. (…)

Source: Le Soleil
Éric Moreault
2 novembre 2007

La suite

Voir aussi : Vélo.

Voyage dans le temps: au pied de la terrasse Dufferin (vers 1890)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 1 commentaire

Louis-Prudent Vallée photographe (vers 1890); image reproduite dans Mémoires d'un piéton (Jean Cimon, 2007).

Cette photo (qui aujourd’hui, aurait comme sujet dominant en arrière-plan le Château Frontenac) est reproduite au revers du récent essai du sociologue et urbaniste à la retraite Jean Cimon [billet].

En avant-propos, l’auteur fait cette description très sensible de la scène d’époque:

« La deuxième photographie de Louis-Prudent Vallée (…) nous transporte dans la basse-ville portuaire au pied de la terrasse Dufferin vers l’année 1890, soit peu de temps avant la construction de l’hôtel Château Frontenac. Au premier plan, les caléchiers et l’omnibus font le plein de passagers qui viennent tout juste de débarquer du traversier de Lévis. Vallée excelle dans la description instantanée de cette scène urbaine et on a envie de courir pour ne pas rater l’omnibus dont les deux chevaux piaffent d’impatience bien qu’ils soient dissimulés par l’état de la machande de fruits et légumes.

À consulter aussi, ce billet: La folie des grandeurs, ça ne date pas d’hier….

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Transport en commun, Voyage dans le temps.

Site du futur Centre des sciences: des précisions (suite)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er novembre 2007 6 commentaires

Ce musée, je le répète, me tient vraiment à coeur! François Bourque, du Soleil, me signale qu’il a déjà publié le texte ci-contre (exceptionnellement reproduit en entier). Il prévoit écrire à nouveau sur le projet de Centre de sciences sous l’angle du transport en commun. À suivre, donc!

Ci-bas, la localisation retenue, jusqu’à présent, pour implanter le Centre régional des sciences (*), ainsi que l’endroit (?) qui semble avoir la cote de plusieurs lecteurs de Québec Urbain à la suite du dernier billet…

Vivement un centre de sciences. (Source: François Bourque, Le Soleil, 25 novembre 2006.)

Vous l’écoutez parler. Des idées claires, une vision, de la lucidité et de l’enthousiasme. Vous étiez déjà convaincu, mais maintenant vous sentez l’urgence.

Ce que propose Manon Théberge, de la Boîte à science semble tellement aller de soi. Il ne reste bientôt plus qu’une seule question en tête : comment se fait-il que Québec n’a pas encore de centre de sciences ?

Son projet : créer un lieu grand public pour faire vivre les sciences. Pour partager les résultats de la recherche, montrer des prototypes, toucher, voir, expérimenter, semer le goût des sciences chez les jeunes et, peut-être, de la carrière scientifique.

Une sortie intelligente avec l’école ou en famille les jours de pluie ou de glace, quand on ne sait plus quoi proposer aux enfants.

Un lieu pour rire, courir, pour parler fort. Un lieu qui donnerait envie de revenir pour vivre d’autres expériences. C’est comme ça qu’elle imagine la chose.

Il faut, dit-elle, briser les « perceptions émotives » face aux sciences. Celles qui naissent parfois à propos de rien : mon père et ma mère sont poches en math et en physique, ils ne peuvent pas m’aider pour les devoirs. J’haïs les sciences.

Il faut un lieu pour briser le cycle défaitiste, acquérir de la confiance, ouvrir des perspectives nouvelles, apprendre : la mécanique d’un bras artificiel, la grippe aviaire, les cyanobactéries, les changements climatiques.

Un centre de sciences est aussi un outil de développement économique pour une région, un attrait touristique supplémentaire, une vitrine pour les entreprises locales.

On y développera peut-être le goût de l’innovation et du risque qui manque parfois à cette ville.

Les 20 plus grandes villes canadiennes ont déjà un centre de sciences, parfois plusieurs. Montréal en a six et s’est dotée d’une direction des institutions scientifiques.

Mille cinq cents villes dans le monde ont un centre de sciences. Investir dans les sciences, c’est une façon de lutter contre la pauvreté, rappelle l’UNESCO. Si c’est vrai ailleurs, ça doit bien l’être un peu ici.

La Ville de Québec est la seule des grandes villes au Canada à ne pas avoir de centre de sciences. Ce devrait pourtant être un service de base, comme un aréna, un gymnase, une bibliothèque ou une salle de spectacles, pense Manon Théberge. Son modèle : Sudbury, Ontario. Adresse internet : http://sciencenorth.ca.

Environ 35 millions $. La moitié pour construire, l’autre pour les contenus. Puis 7 millions $ par an pour l’habiter, le faire vivre, le faire bouger. C’est ce que coûterait le projet de la Boîte à science.

On pense pouvoir y attirer entre 235 000 et 400 000 visiteurs par année. Prochaine étape, la création d’un bureau de projet pour chercher le financement, convaincre des partenaires privés et dessiner les plans d’architecte.

C’est à Lévis, au Parc des Chutes-de-la-Chaudière, que le futur Centre d’exploration en science et technologie pourrait s’installer.

La mairesse Danielle Roy-Marinelli soutient le projet et annoncera bientôt une participation financière de la Ville. L’ouverture pourrait coïncider avec le 150e anniversaire de Lévis en 2011.

Pourquoi Lévis et pas Québec ? Parce que Lévis montre davantage d’intérêt. Le maire L’Allier soutenait le projet de la Boîte à science et en faisait la promotion, mais la nouvelle administration municipale n’a pas suivi.

Mme Théberge dit avoir attendu en vain une rencontre avec la mairesse Andrée Boucher. Si bien que Québec s’est fait damer le pion par Lévis.

Ce n’est pas grave. Que le centre de sciences aboutisse sur la Rive-Sud plutôt que dans le voisinage de l’Aquarium n’a pas tant d’importance.

Ce qui serait grave, ce serait que la mairie de Québec ne sente pas qu’il est dans notre intérêt de soutenir davantage les sciences.

Québec a réussi à diversifier son économie grâce aux sciences et à la recherche : 800 entreprises y sont engagées ; on compte 7000 chercheurs, 20 000 employés.

Mais depuis quelques années, on ne parle plus autant des sciences dans le discours public, observe le chercheur Fernand Labrie. Pourtant, « l’avenir va être là », prédit-il.

Après une poussée entre 1997 et 2003, les inscriptions dans les programmes scientifiques de l’Université Laval ont décliné en 2004 et 2005, comme ailleurs en Occident.

Rappelons-nous que les étudiants en sciences sont les chercheurs de demain, ceux qui obtiendront des subventions, bâtiront des labos, créeront des entreprises et feront tourner une partie de l’économie.

Un centre de sciences n’est pas la seule façon de promouvoir la culture scientifique et la Boîte à science n’est pas le seul promoteur possible pour un centre de sciences.

Ce projet a cependant l’énorme avantage d’être mûr et d’être soutenu activement par les milieux d’affaires.

Ne manque plus que la volonté politique. Il y a deux élections à l’horizon. Ce sont habituellement de belles occasions pour prendre des engagements.

À consulter, le billet suivant: Site du futur Centre des sciences: des précisions.

Rive nord et rive sud. Source: Google Map.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 Commentaires fermés sur Nouvelle publication: “Mémoires d’un piéton�, de Jean Cimon (éditeur Septentrion)

Mémoire d'un piéton. Source: site de Septentrion.

J’ai découvert cet essai aujourd’hui! Il s’ajoute à ma collection de livres « urbains » qui comprend entre autres une autre excellente publication de ce sage auteur cité dans cet autre billet.

« Piéton, Jean Cimon l’est par choix. Parcourant les rues de Québec, il manifeste son amour pour la marche et le ski de fond, de même que son inquiétude devant l’agression grandissante d’une civilisation automobile délirante. Il constate avec tristesse l’étalement urbain et dénonce la destruction d’un patrimoine immobilier. Urbaniste et citoyen engagé, il mène un combat de tous les instants pour promouvoir le développement des transports en commun. (…) »

Mémoires d’un piéton

de Jean Cimon
Ouvrage de 192 pages
Illustré

Prix de détail : 19.95$
ISBN 2-89448-494-1 2007

À consulter aussi, le billet suivant: Nouvelle publication: “Québec… pour la vie�, de Roger Côté (éditeur Septentrion).

Voir aussi : Étalement urbain, Geste de solidarité & communautaires, Publications & ressources Internet, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

Élections municipales 2007: Cherchez le clown

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 octobre 2007 5 commentaires

Muséovélo. Crédit photo: Jean Cazes, 26 octobre 2007.

Excellent commentaire de M. Desjardins! Au risque de me faire tirer quelques tomates, j’adore le programme de Pierre Bernier, et ne comptez pas sur moi aussi, humble collaborateur de Québec Urbain, pour rire de lui! ;-)

On a décidément besoin de quelques politiciens idéalistes dans cette mer de « girouettes à la langue de bois » qui ont la cote, hélas, depuis quelques années dans nos sociétés dites évoluées…

À noter que la photo ci-haut n’illustrait pas cet article.

Source: David Desjardins, Voir Québec, 25 octobre 2007.

Pierre Bernier ressemble à son atelier-musée du vélo de la rue Saint- Jean. Bric-à-brac, broche à balle, hirsute: on est loin des boutiques branchous et des fluos dopés au carbone qui les fréquentent.

Contrairement à la vaste majorité des gens de sa génération, ce fou de la pédale qui sillonne les rues juché sur sa bécane antédiluvienne n’a pas renoncé aux idéaux d’égalité, de démocratie, de partage équitable du fric et des lieux publics (il parlera surtout de nos routes, de la dictature automobile). Plus le « gros bon sens » nous éloigne de ces idéaux, plus il voit sa génération confondre société de loisirs et consumérisme individualiste, plus il grimpe sur les pédales, en danseuse, cherchant à rattraper le peloton pour lui crier: heye les boys, vous avez pris le mauvais embranchement au dernier carrefour!

En ce qui concerne la course à la mairie dans laquelle il s’embarque officiellement cette semaine, Pierre en a contre l’arrivisme des autres candidats qui promettent systématiquement un régime minceur pour l’appareil municipal. (…)

Sa cause? C’est surtout celle du vélo, malmenée par la dictature des voitures, ridiculisée par les politiciens (souvenez-vous les douches de Mme Boucher). Mais c’est aussi l’étalement urbain, la déshumanisation du travail des cols bleus coupés du monde à bord de leurs balayeuses et déneigeuses mécanisées, la disneyification du Vieux-Québec (à propos de l’îlot des Palais contre lequel il s’insurge, il dira: est-ce que les Égyptiens reconstruisent les pyramides?), ou l’obsession du retour de la LNH. En bon écolo, il est évidemment contre le Red Bull Air Race.

Comme je vous le disais d’entrée de jeu, Bernier est hors du temps, en marge du progrès pour le progrès, de la société du divertissement qui fait diversion.

Il s’en trouvera pour se moquer. Ne comptez pas sur moi. (…)

La suite. À consulter aussi, le billet suivant: Circulez svp!.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Étalement urbain, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Vélo.

Coûts d’utilisation d’une voiture: chiffres et comparaisons…

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 octobre 2007 16 commentaires

Boulevard Pierre-Bertrand. Vue en direction NO. Crédit photo: Jean Cazes, 4 octobre 2007.

Je suis tombé par hasard sur l’article ci-contre qui résume les chiffres publiés en 2004 par le CAA. On y expose aussi des comparaisons fort intéressantes avec les modes de transports alternatifs…

Source: Al Green, Sauve ton temps, rentre dans ton argent (Comité environnement de l’École Polytechnique de Montréal), 15 novembre 2005.

Selon le CAA, le coût moyen d’une voiture au pays est de 9275$ par année, et ce en 2004 et pour un kilométrage de 18 000 km. Ce coût varie un peu d’une province à l’autre et est probablement plus élevé dû à l’augmentation du prix de l’essence. Je me baserai sur ce montant pour comparer les différentes alternatives. Comme autre choix à la voiture quotidienne, nous pensons au vélo, au transport en commun, à la location d’une voiture etc…

Pour commencer, la voiture quotidienne: Coût annuel: 9275 $
Coût quotidien: 25,40 $

Personnellement, je n’ai pas 25$ par jour à mettre sur mon transport, c’est deux fois plus élevé que mon loyer par mois. Il est très facile d’oublier à quel point une voiture est dispendieuse, mais avec l’amortissement (SSH5201), l’essence et les réparations la facture est salée. (…)

À consulter aussi, ce billet.

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Qualité et milieu de vie, Transport en commun, Vélo.

Vélo: les dangereux trottoirs de Limoilou… (Encore!)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 septembre 2007 24 commentaires

Cycliste du dimanche sur un trottoir de la 3e avenue. Crédit photo: Jean Cazes, 27 septembre 2007, 10h13.

Je revenais tranquillement de ma tournée matinale de photos (à pied) quand cette « cycliste du dimanche », arrivant rapidement de l’arrière, a failli m’arracher le bras gauche! Et ce n’est pas la première fois que ça m’arrive!! Un peu plus, et c’en était fini, de ma longue saison de vélo, mon principal mode de transport en ville. Il était 10h13, à la sortie du pont sur la 3e Avenue…

Simonac, faudra-t-il bientôt imposer le port obligatoire du scaphandre aux marcheurs de Limoilou? ;-)

À consulter, ce billet.

Voir aussi : Arrondissement Limoilou, Qualité et milieu de vie, Scènes urbaines, Vélo.

Vélo: Circulez svp!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 septembre 2007 5 commentaires

Crédit photo: Accès Transports Viables.

« Dans l’air du temps », le vélo à l’année à Québec, aux yeux des fonctionnaires de la Ville? Comme l’an dernier [billet], la « saison des bandes cyclables » prendra fin, ici, le 1er octobre…

Pourtant, si j’en crois Vélo Québec, à Montréal, « Les bandes cyclables sont ouvertes à l’année et déneigées en hiver, en même temps que le reste de la rue. » Je sais bien que le climat de Québec est peut-être un peu plus rude que celui de la métropole, mais Citron, on vit quand même pas à Kuujjuak! Moi-même j’utilise mon vélo pour aller au travail de mars à décembre…

Source: Raymond Poirier, Voir Québec, 20 septembre 2007.

Les intervenants du milieu du vélo à Québec sont clairs: le réseau de transport utilitaire de la capitale n’est tout simplement pas adéquat. D’est en ouest ou du nord au sud, il est presque impossible pour les cyclistes de se déplacer sans heurts.

Pas de cyclistes à Québec? Bien au contraire, leur nombre augmente depuis quelques années. « Ça fait environ 12 ans que je suis à Québec et j’ai constaté la hausse du nombre de cyclistes utilitaires, et cela, même en hiver. C’est dans l’air du temps », remarque Christian Savard, directeur d’Accès transports viables. (…)

La suite. Aussi, ce billet.

Voir aussi : Qualité et milieu de vie, Vélo.