Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Une baisse de prix des résidences à prévoir lors de la prochaine décennie

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er mars 2019 Commentaires fermés sur Une baisse de prix des résidences à prévoir lors de la prochaine décennie

Marie-Ève Fournier
La Presse

Bonne nouvelle pour les uns, mauvaise pour les autres… Après une année 2018 « exceptionnelle » pour la revente de maisons avec des prix en hausse de 5,2 % au Québec, la prochaine décennie sera plutôt marquée par des reculs. L’Université Laval et Desjardins prévoient que le prix moyen des résidences « devrait fléchir de 3 % en l’espace d’une dizaine d’années ».

Que vous soyez dans le camp de ceux qui comptent acheter une maison ou dans celui de ceux qui s’apprêtent à vendre, sachez que la démographie du Québec affectera négativement les prix. Et ce, dans toutes les régions.

Le creux ne sera pas atteint partout au même moment. Mais en moyenne, ce sera 2024-2025. Et par la suite, la remontée sera lente.

En 2032, le prix des maisons ne sera même pas encore revenu à son niveau de 2017. Il sera encore en dessous de 2 %, affirment les auteurs de l’étude dévoilée hier. Autrement dit, une maison qui valait 1 million en 2017 vaudra environ 980 000 $ dans 13 ans.

L’étude du département d’économique de l’Université Laval et de Desjardins Études économiques sur l’impact de la démographie sur le prix de l’immobilier ne fait pas de prédictions passé 2032.

(…)

La région de la Capitale-Nationale fait aussi bande à part, note Mme Bégin, dans un entretien. « Depuis quelques années, il y a une stabilité des prix. Alors c’est comme si la période plus difficile avait été vécue plus tôt qu’ailleurs. »

Résultat, cette région est celle qui renouera le plus rapidement avec une tendance haussière. Dès 2024, les prix seront revenus à ceux de 2017. Et en 2032, ils les dépasseront de 5 %.

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Voir aussi : Résidentiel.

Nouvelle résidence pour religieux et laïques dans St-Sacrement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 février 2019 Commentaires fermés sur Nouvelle résidence pour religieux et laïques dans St-Sacrement

Source : Jean-Michel Genois Gagnon, Le Soleil, le 27 février 2019

Une nouvelle résidence pour personnes âgées d’environ 290 unités devrait voir le jour derrière l’église du Très-Saint-Sacrement, à Québec. Un projet de 40 millions $, a appris Le Soleil. Mercredi soir, le promoteur du développement, le Groupe Lokia, a présenté aux citoyens du quartier sa vision pour le site. L’objectif est de démarrer les travaux «le plus rapidement possible». Il vise dans un monde idéal l’automne prochain.
L’entreprise doit toutefois encore obtenir certaines autorisations de la ville avant de réaliser la première pelletée de terre, dont une modification au zonage pour la hauteur permise dans ce secteur.
D’entrée de jeu, l’architecte du projet, Pierre Martin, a tenu à préciser lors d’une rencontre avec Le Soleil que ce développement ne toucherait pas à l’église du Très-Saint-Sacrement. «Il ne s’agit pas des mêmes propriétaires».
La direction du Groupe Lokia a davantage dans sa mire l’édifice et le terrain derrière l’établissement religieux appartenant à la congrégation des Pères du Très-Saint-Sacrement. Une option d’achat en lien avec l’obtention des autorisations nécessaires pour démarrer le chantier est sur la table.
Pour l’église, qui pourrait éventuellement être aussi vendue en raison des importants travaux à effectuer sur le bâtiment, elle est la propriété de la fabrique de la paroisse Bienheureuse-Dina-Bélanger.

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Le groupe Lokia.

Vue de l’église St-Sacrement, de la maison des Pères du Très-Saint-Sacrement ainsi que du terrain de la future résidence (longeant la côte St-Sacrement).

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Logement locatif ou social.

Le Manège militaire Voltigeurs de Québec: un excellent article sur la renaissance de cet immeuble

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 février 2019 Commentaires fermés sur Le Manège militaire Voltigeurs de Québec: un excellent article sur la renaissance de cet immeuble

Chroniques d’architecture

Dix ans après l’incendie qui l’a détruit en avril 2008, le Manège militaire Voltigeurs de Québec a été réhabilité par un consortium d’architectes – A49 / DFS / STGM -, lequel a établit un dialogue entre architecture patrimoniale et contemporaine. La restauration de ce joyau historique de 12 000 m² a été achevée en mai 2018, pour un coût de104M$ CA. Communiqué.

Services publics et Approvisionnement Canada, maîtres d’ouvrage, a mandaté l’équipe d’architectes pour concevoir et exécuter des travaux de reconstruction favorisant la protection du patrimoine et le respect de l’intégrité architecturale et des esquisses élaborées en 1885 par Eugène-Étienne Taché (1836-1912). Le mandat était également d’ouvrir l’édifice patrimonial, maison du Régiment des Voltigeurs de Québec de l’Armée canadienne, à la population de la Ville de Québec et ses visiteurs.

Amorcé en 2011, le projet de reconstruction du Manège militaire inclut quatre principales interventions : la restauration de l’aile est datant de 1913-14 qui abrite des bureaux pour les Voltigeurs de Québec, l’ajout d’un pont menant au Parc des Champs-de-Bataille et d’une nouvelle aile à l’ouest comprenant des bureaux du gouvernement fédéral, la reconstruction de la salle d’exercice convertie en une salle multifonctionnelle, la construction d’un nouveau foyer au sud de l’immeuble pour supporter les fonctions de cette nouvelle salle ainsi que la création d’un hall commémoratif pour les Voltigeurs.

Ces interventions ont nécessité à la fois des travaux de restauration majeure des murs de maçonnerie extérieurs et intérieurs, des plâtres, des portes et fenêtres en bois, la construction d’une nouvelle toiture avec couverture de cuivre et l’agrandissement complexe du bâtiment existant.

Situé à proximité de l’Arrondissement historique du Vieux-Québec, site du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Manège militaire Voltigeurs de Québec ouvre sur les plaines d’Abraham, théâtre de l’affrontement des empires français et britannique qui changea le sort de l’Amérique en 1759.

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* Les magnifiques photos sont d’un collaborateur de Québec Urbain, Stéphane Groleau, photographe d’architecture

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Deux immeubles bientôt démolis dans Limoilou

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 février 2019 Commentaires fermés sur Deux immeubles bientôt démolis dans Limoilou

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville de Québec a autorisé la destruction de deux immeubles de logements sociaux de Limoilou, plantés dans le secteur de l’église Saint-Charles.

Le premier, sis au 600, 5e Rue, compte cinq appartements et neuf chambres en location. L’autre est dans la rue parallèle vers le sud, au 692, rue J.-E. Cauchon, et abrite cinq logis. Valeur totale au rôle d’évaluation municipal : plus de 1,1 million $.

Pourquoi donc les démolir? Pour reconstruire! Pousseront sur les ruines une vingtaine de petits appartements financés par l’État et la Ville dont les locataires pourraient recevoir des subventions en fonction de leurs revenus.

L’organisme Action-Habitation est mandaté pour gérer le chantier. Au bout du fil, Armand St-Laurent, coordonnateur.

«On était mieux de les démolir, puis de refaire d’autre chose comme du monde plutôt que d’essayer de sauver ces bâtiments», dit-il. «Ça dépassait l’entendement les investissements qu’il fallait peut-être faire pour être capable de faire ces projets-là.»

«Si ces bâtiments n’avaient pas été pour mettre à terre, la Ville n’aurait jamais accepté de nous permettre de les démolir», ajoute-t-il. «À Québec, tu ne peux pas mettre des bâtiments à terre n’importe quand n’importe comment, surtout pas dans des secteurs comme ça.»

S’élèveront donc deux immeubles totalisant une vingtaine de logis de petite envergure. Pourquoi de petits apparts, rien pour les familles? «La demande est beaucoup pour les personnes seules présentement», explique Armand St-Laurent. «La majeure partie, c’est des personnes seules.»

La liste d’attente de l’Office municipal d’habitation serait donc un reflet de l’époque. Des personnes seules.

Sur la 5e Rue pousseront trois studios et neuf logis de trois pièces et demie. Du côté du 692, J.-E.-Cauchon seront aménagés deux studios et six appartements de trois pièces et demie.

Quand? «On s’attend, idéalement, de commencer ça en 2019 en espérant d’être capable de finir en 2020», jauge Armand St-Laurent.

Vous avez un intérêt pour un des logements? Le «propriétaire» des bâtiments est Un toit en réserve, «une corporation sans but lucratif qui fait du développement de logements communautaires».

Puisqu’on navigue ici dans l’univers du logement social, il y a des critères à l’entrée. «À Québec, présentement, aussitôt que tu veux avoir un logement subventionné, il faut que tu ailles t’inscrire à l’Office municipal d’habitation», explique M. St-Laurent. «Que tu veuilles aller rester dans une coop, dans un OBNL, il faut que tu ailles donner ton nom à l’Office.»

Action-Habitation, basé sur la 4e Avenue, peut vous accompagner : 418 648-1278.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.

La démagogie de la congestion

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 février 2019 10 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Les opposants au projet de troisième lien ont fait leurs choux gras des récentes données du recensement 2016 voulant que la congestion ne soit pas aussi lourde qu’on le pensait à Québec.

Ces données de Statistique Canada sur les Les trajets de longue durée pour se rendre au travail suggèrent que seulement 2,3 % des citoyens de la région passent plus de 60 minutes en auto pour se rendre au travail.

Cette heure est longue quand on la passe coincé dans le trafic, mais il faut convenir que cela représente une bien petite proportion de la population. Si petite que Québec se classe au 29e rang sur 35 à l’échelle canadienne.

Et trop petite pour justifier un troisième lien, se sont empressé de conclure des élus du Parti québécois (PQ), de Québec solidaire et autres troisièmeliensceptiques.

«Ces informations viennent une fois de plus prouver l’inutilité d’investir des milliards dans un projet qui n’est pas nécessaire», a notamment lancé la critique en transport du PQ, Catherine Fournier.

Mme Fournier peut avoir d’excellentes raisons de croire que le troisième lien n’est pas nécessaire. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à douter et j’en suis moi aussi.

Mais cela n’autorise pas la démagogie. On ne peut pas faire dire aux chiffres ce qu’ils ne disent pas. La recherche de Statistique Canada décrit le temps passé en auto pour se rendre au travail. Elle ne dit rien (ou trop peu) sur la congestion.

La congestion est certainement une des causes des trajets de plus d’une heure pour aller au travail le matin, mais ce n’est pas la seule.

Il y a par exemple des citoyens qui choisissent d’habiter à la campagne ou dans une ville autre que celle où ils travaillent. Une question de goût, de logistique immobilière ou que sais-je. Ces choix ont une incidence sur le temps de déplacement mais il n’y a pas de lien automatique avec la congestion.

On peut même penser que c’est parce qu’il n’y a pas de congestion que des navetteurs font parfois le choix d’habiter plus loin de leur lieu de travail. Qu’est-ce qu’une heure à rouler à bonne vitesse sur une route de campagne, se disent-ils. C’est bien différent de la frustration de rouler pendant une heure sur une autoroute-parking à respirer les gaz d’échappement des voitures en avant.

(…)

Il serait hasardeux d’utiliser le 2,3 % de cette étude comme indicateur de la congestion à Québec et encore plus de s’en servir pour établir les besoins d’infrastructures. Ou leur absence.

Ces besoins (ou leur absence), on les verra mieux dans l’étude sur l’origine et la destination des déplacements à Québec, menée par le ministère des Transports. Les résultats sont attendus ce printemps.

On saura alors (à peu près) combien de voyageurs se déplacent dans tel ou tel axe pour aller travailler le matin. On l’a sans doute un peu remarqué, car une étude similaire a été menée en 2011. On sait que les pôles d’emploi n’ont pas tant changé depuis à Québec et Lévis.

Mais on aura bientôt des chiffres à jour qui, espérons-le, aideront à aller au-delà des dogmes, des promesses électorales racoleuses et de l’émotivité pour évaluer la véritable utilité d’un troisième lien à l’est comme réponse à la congestion.

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Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport.

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