Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec : dépôt de la version finale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 juin 2019 Commentaires fermés sur Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec : dépôt de la version finale

Québec, le 14 juin 2019 – L’Agglomération de Québec a présenté aujourd’hui la version finale du Schéma d’aménagement et de développement révisé de l’agglomération de Québec (SAD). Des changements ont été apportés à la version adoptée en juin 2018 afin de répondre aux orientations gouvernementales mentionnées dans l’avis transmis à la Ville le 19 octobre 2018 par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH).

« L’Agglomération de Québec a bonifié de façon considérable le plan d’action dédié à la détermination de nouvelles zones inondables sur son territoire, a mentionné Mme Marie-Josée Savard, présidente de la Commission consultative sur le schéma d’aménagement et de développement et vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Étant donné les dernières crues printanières, la Ville profite de cette mise à jour du SAD afin de proposer des actions concrètes qui seront réalisées d’ici un horizon de cinq ans. »

Modifications apportées

Les changements concernent les points abordés dans l’avis gouvernemental, regroupés sous quatre grands thèmes :

Protection du territoire et des activités agricoles :
changement des affectations de certains lots qui sont désormais couverts par la grande affectation du territoire Agriculture;
modifications à l’égard de l’agriculture à forte charge d’odeur : ajustement de la définition de la grande affectation du territoire et des mesures de contingentement de ce type d’agriculture.

Conservation, protection et mise en valeur des éléments d’intérêt :
interdiction des installations de prélèvement d’eau de surface composées de deux types de canaux à des fins non agricoles;
clarification concernant l’assujettissement de certaines interventions à l’intérieur des bassins versants des prises d’eau potable aux dispositions de la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables;
modifications afin de tenir compte des changements récents à la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables;
ajout de deux sites à la liste des territoires d’intérêt.

Santé, sécurité et bien-être publics :
modifications au plan d’action afin d’accélérer la cartographie des nouvelles zones inondables de quatre rivières principales et la révision des cartes actuelles des autres cours d’eau;
changements concernant les normes de lotissement en bordure d’un lac ou d’un cours d’eau.

Gestion intégrée des ressources :
restriction des usages permis au sein de la grande affectation du territoire Hameau mixte (agricole et forestier);
modifications concernant les activités d’extraction.

Une précision a aussi été apportée à l’effet que les territoires visés par les agrandissements du périmètre d’urbanisation conservent une grande affectation du territoire Agriculture ou Forêt. Pour que le développement urbain total ou partiel soit possible, une modification du Schéma d’aménagement et de développement révisé sera nécessaire, conformément à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

De plus, il a été précisé que les distances d’éloignement requises entre un poste de transformation électrique et un usage sensible ne s’appliquent pas aux postes existants appartenant à Hydro-Québec ou à une société d’État.

Quelques données techniques ont aussi été mises à jour.

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Voir aussi : Publications & ressources Internet.

Appel à contribution au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juin 2019 Commentaires fermés sur Appel à contribution au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980)

La Ville de Québec procède en ce moment au recensement des bâtiments du patrimoine moderne (1940-1980) sur son territoire. Pour prendre part à l’exercice, faites parvenir des informations, des photos ou encore des documents d’archives de bâtiments de cette époque à l’adresse : patrimoineurbain@ville.quebec.qc.ca.

La banlieue, un nouveau mode de vie

Il est presque impossible d’aborder la modernisation de la Ville de Québec sans parler de ses infrastructures routières. Ce réseau imprime alors son influence sur l’aménagement de la Ville, mais aussi et surtout sur le développement des banlieues. En 1929, en plein contexte de crise économique, les infrastructures sont à l’origine des premières initiatives de modernisation du centre-ville. L’érection de l’édifice Price (Ross et Macdonald, 1931) de style Art déco marque cette période.

Comme dans le reste de l’Amérique, les années quarante marquent la croissance spectaculaire de la population dans les banlieues. Durant cette période de baby-boom, l’exode des jeunes familles vers les banlieues est facilité par l’essor de l’automobile et la construction de grands axes. L’aménagement du campus de l’université Laval à Sainte-Foy (Édouard Fiset, 1950 à 1960) et la construction de son premier centre d’achat (Place Sainte-Foy, 1957) contribuent à ce développement. À cette époque, la création de la Société centrale d’hypothèque et de logement (SCHL) est vouée à favoriser la construction de résidences unifamiliales pour la classe moyenne. Le type dominant des banlieues, le bungalow (1947-1963) est une petite maison de tradition californienne inspirée du modèle des Prairie Houses de Frank Lloyd Wright. L’aménagement de ces villes nouvelles permet la création de nombreux groupes résidentiels coopératifs comme le Parc Boudreau (1954-1965) dont le plan d’ensemble est alors dessiné par l’urbaniste Jean-Claude La Haye, le même qui présidera au réaménagement de la colline Parlementaire dans le contexte des années soixante. Le parc Boudreau est identifié comme un aménagement exemplaire de cette époque avec son échelle humaine, ses rues au tracé sinueux et son noyau religieux institutionnel et communautaire.

Dans le même registre, il est pertinent de mentionner la contribution de la première femme architecte au Québec, Pauline Roy-Rouillard, qui a ouvert son propre bureau en 1961 et qui réalisera de nombreux plans d’intérieurs et les plans de plusieurs résidences de Sillery.

L’émergence d’un nouveau paysage

Nombre d’édifices civiques et commerciaux sont aujourd’hui reconnus comme ayant participé à la modernité architecturale du paysage la Ville de Québec, ainsi que de son environnement urbain. En plus des hôtels de ville et bâtiments institutionnels, ces réalisations comptent aussi des installations sportives (Colisée de Québec, Blatter et Caron, Rinfret et Bouchard, 1950 ), des équipements et des caisses populaires à l’architecture audacieuse (la Caisse Notre-Dame-du-Chemin, 1963, Jacques Racicot et la Caisse populaire Saint-Pascal de Maizerets, 1972, André Robitaille). Les églises modernes font elles aussi partie du paysage architectural des banlieues. L’originalité de certaines réalisations révèle l’existence de « bâtisseurs d’églises » novateurs et incontournables pour l’histoire de l’architecture moderne à Québec. C’est le cas de Jean-Marie Roy ou du groupe d’architectes Laroche Richtot Déry. À Québec comme ailleurs dans la province, les églises modernes connaissent les défis contemporains que présente leur reconversion. Certaines de ces réalisations prouvent que ces lieux connaissent l’affection de la population. Par exemple, la reconversion de l’ancienne église Saint-Denys du Plateau à Sainte-Foy (Jean-Marie Roy, 1964) en bibliothèque Monique Corriveau (2014, Dan Hanganu architectes) est considérée comme exemplaire.

Les précurseurs de la modernité à Québec

Parmi les réalisations novatrices, il faut mentionner les villas réalisées par des architectes précurseurs de la modernité à Québec. Parmi les plus connues, la maison Kerhulu de l’architecte suisse Robert Blatter et Fernand Caron. Cette villa située dans le site patrimonial de Sillery est érigée entre 1939 et 1945. Elle présente une esthétique cubiste alors peu répandue au Québec. Entre autres exemples remarquables, la résidence d’André Robitaille (1957) présente aussi une esthétique en phase avec celle du mouvement moderne à l’échelle occidentale (pilotis, dalles continues, plan libre, abondante fenestration et intégration au site). Enfin, la résidence du ministre de l’Éducation Paul Gérin-Lajoie (1964) figure parmi les résidences modernes remarquables du site patrimonial de Sillery. Elle est conçue par la firme Papineau Gérin-Lajoie Leblanc architectes qui réalisent alors d’importants projets, notamment le pavillon du Québec à l’Expo 67.

Après un exode obligé des étudiants vers Montréal depuis la fin des années 1920, le renouveau moderniste à Québec prend un nouveau souffle lors de l’ouverture de l’école d’architecture à Québec en 1960 sous la direction de Noël Mainguy. Le programme emploie alors une équipe de professeurs-architectes qui figurent parmi les protagonistes modernes de la Capitale : Evans Saint-Gelais, Jean-Marie Roy et André Robitaille.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Québec La cité.

Église Saint-Cœur-de-Marie: dilapidation du bien commun

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 juin 2019 Commentaires fermés sur Église Saint-Cœur-de-Marie: dilapidation du bien commun

Bruno Riendau
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / Le 4 avril 2001, la Corporation de l’Archevêque Catholique Romain du Diocèse de Québec Inc. remet et cède à la Fabrique de la Paroisse Saint-Dominique de Québec l’église Saint-Cœur-de-Marie située au 530 Grande Allée Est, Québec. Cette remise et cession est faite sans considération monétaire conformément à la Loi sur les Fabriques.

L’évaluation municipale pour cette année s’élève à 517 000 $ pour le terrain et 1523 000 $ pour la bâtisse pour un total de 2040 000 $. Le 4 mai 2002, la Fabrique vend l’immeuble à «Palais des Arts», société sans but lucratif, pour la somme de 300 000 $. Il est stipulé, entre autres, dans le contrat de vente que l’acheteur est une corporation sans but lucratif et doit administrer l’immeuble sur une base non lucrative. Il est aussi mentionné que le présent contrat est l’exécution de l’offre d’achat de M. Alex Rahmi le 15 octobre 2001. Ce dernier est par la suite devenu président de la société.

Le 8 décembre 2010, le «Palais des Arts» vend l’immeuble à la compagnie à numéro 9204-4809 Québec Inc. (Michel Delisle), sans aucune référence à la clause que le propriétaire soit une corporation sans but lucratif et que l’immeuble soit exploité sur une base non lucrative tel qu’exigé dans le contrat du 4 mai 2002 entre la Fabrique et le «Palais des Arts». Le 20 décembre 2010, la compagnie à numéro 9204-4809 Québec Inc. (Michel Delisle) vend l’immeuble à la compagnie à numéro 9222-9293 Québec Inc. (Louis Lessard). Il est question des avant-contrats. La clause de société à but non lucratif et son exploitation en conséquence n’est pas explicitement citée. En résumé, la Fabrique a encaissé 300 000$ d’une société sans but lucratif, le premier acheteur est devenu une société lucrative, le second, une société lucrative, a obtenu le terrain sur Grande Allée pour 1600 000$. La Fabrique a donc perdu 1300 000$ et les acheteurs sont passés, sans droit, de non lucratif à lucratif. Elle a dilapidé un bien public amassé auprès des paroissiens souvent de fortune modeste et poussés par leur foi à contribuer aux collectes de fonds pour ériger leur magnifique église de style byzantin.

Dans le cas de Saint-Cœur-de-Marie, la clause du «sans but lucratif» a effarouché les candidats sérieux, a encouragé des candidats qui ont contourné cette clause bien intentionnée de la Fabrique, mais irréaliste.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

Un autobus entre l’aéroport de Québec et la Ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 16 commentaires

À partir du 15 juin, RTC – Réseau de transport de la Capitale annonce son parcours 76 qui reliera Aéroport International Jean-Lesage de Québec jusqu’à la Gare Autobus Ste-Foy

Arrêt à l’intersection du boulevard Laurier et de la route de l’Église, à Sainte-Foy ce qui permettra aux usagers de réclamer une correspondance et d’emprunter, par la suite, le Métrobus 800 ou 801 vers le centre-ville.

Entre 5h et 23h
Fréquence aux 30 min.
7 jrs/7
Tarif : 3.05$ et (3,10$ à partir du 1er juillet).

Nouveau : distributrice automatique de titres de transport

Afin de complémenter cette nouvelle offre de services, la toute première distributrice de titres de transport préencodés du RTC sera installée près du bureau d’information de l’aérogare. Elle entrera en fonction dans les prochaines semaines et servira de point de vente pour accéder au service du RTC et distribuera des titres de transport de type 2 billets et 1 jour. En attendant sa mise en service, des agents du Service à la clientèle du RTC vendront ces titres sur place. Les tarifs réguliers s’appliquent. Les modes de paiement acceptés seront VISA, MasterCard, Flash Interac, Apple Pay et Android Pay.

Le parcours 76

Voir aussi : Aéroport de Québec, Transport en commun.

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