Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Le Phare de Québec »

Le Phare: la pétition contre le projet circule toujours !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 décembre 2018 8 commentaires

Québec, le 19 décembre 2018 – Une pétition initiée par une citoyenne de la ville, il y a moins d’un mois, a déjà recueilli plus de de 2000 signatures et ça continue ! Les signataires réclament le respect du PPU et la mise en place d’une réelle consultation publique à la mesure du gigantisme du projet.

La pétition a été déposée à titre provisoire au conseil de Ville le lundi le 17 décembre, le soir même où un règlement qui permet de passer outre aux propositions du PPU de 2012 a été adopté. Comme le titrait la chronique de François Bourque du 22 octobre 2018, ce règlement n’est rien d’autre qu’une astuce légale pour forcer le Phare ».

La pétition déposée était accompagnée des commentaires très pertinents des signataires. Ces commentaires peuvent vous être fournis sur demande.

Comme l’affirme madame Delpech : «Un projet qui aura un impact sur la ville pour les 100 prochaines années doit absolument faire l’objet d’une consultation à sa mesure. Les conseillers municipaux, qui ont reçu ces commentaires, devraient se donner la peine de les lire pour se rendre compte de la pertinence et de la qualité des arguments. On est loin des chialeux jamais contents comme ils s’évertuent à le répéter.»

On peut signer la pétition ici ou

Madame Anne Delpech, instigatrice de la pétition, a été interpelée par l’urgence d’agir devant l’imminence et les enjeux majeurs d’un tel projet : contournement du plan particulier d’urbanisme (PPU), inadaptation au milieu, non respect des principes élémentaires de densification, impacts sur l’environnement, augmentation de la congestion, concentration excessive dans le secteur des ponts et des échangeurs.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Entre «cinq et dix autres investisseurs» pour Le Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 décembre 2018 1 commentaire

Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

Le Groupe Dallaire sera propriétaire de 25 % du complexe Le Phare. Entre «5 et 10 autres investisseurs québécois» devraient se joindre à l’aventure d’ici le printemps, a appris Le Soleil.
Lundi, le conseil municipal a adopté le règlement qui permet au promoteur immobilier d’aller de l’avant avec son développement de 755 millions $, à Sainte-Foy.

Un soulagement après sept années de boulot, concède au bout du fil le président et chef de la direction de Groupe Dallaire, Michel Dallaire. «C’est une autre étape importante. Je suis très content».

Si tout se déroule bien, M. Dallaire prévoit réaliser la première pelletée de terre quelque part durant le mois de mars ou avril prochain. Avant, il doit obtenir les permis de construction nécessaires. Ce qui ne devrait pas poser de problème.

Il doit aussi compléter le financement pour démarrer le chantier. «Nous sommes en discussions avec certaines banques. Nous ne pouvions rien signer sans avoir le zonage», explique l’homme d’affaires.

Les prochains mois seront donc très occupés pour l’entreprise de Québec. La mise en marché des premiers locaux commerciaux devrait se faire à partir du 1er janvier 2019. Pour les condos, l’objectif est de signer les contrats avec les premiers propriétaires au début de l’été.

Rafraîchissons-nous la mémoire : le complexe de quatre tours, entre 17 et 65 étages, hébergera des bureaux, des commerces, un hôtel (156 chambres), des copropriétés (395 unités), des appartements (270 unités), une résidence pour personnes âgées (394 unités), une salle de spectacle et une place publique.

«Avec le feu vert pour le zonage, je suis maintenant capable de signer des ententes de location», explique M. Dallaire, mentionnant que plusieurs groupes ont cogné à sa porte.

Partenaires non dévoilés

Quant aux partenaires d’affaires pour le complexe Le Phare, M. Dallaire préfère pour le moment ne pas dévoiler le nom de ses nouveaux associés. À terme, l’objectif du promoteur est d’être gestionnaire et de détenir «25 % des parts dans chaque tour».

Pour la tour de verre de 65 étages, avec 25 % des parts, le patron précise que sa famille demeure le plus important joueur dans cette étape du développement.

«Nous attendions le zonage pour pouvoir conclure des ententes avec des partenaires pour la construction de la première tour. Elle devrait coûter environ 450 millions $. J’ai toujours dit que je ne ferais pas ce projet seul, question de répartir le risque», avance-t-il. «En ce moment, je n’ai aucun partenaire américain. Nos discussions sont avancées avec différents groupes québécois. Ce sont des partenaires privés silencieux qui veulent investir dans l’immobilier. Ils ne veulent pas gérer l’endroit. Ce sont des gens qui croient au développement de Québec», poursuit-il.

En juillet dernier, le Groupe Germain n’avait pas caché au Soleil son intérêt pour le projet d’hôtel de 150 chambres dans le complexe. L’entreprise, qui détient un réseau hôtelier pancanadien, avait toutefois l’intention d’étudier davantage le dossier.

«Plusieurs chaînes nous ont approchés. On va s’asseoir après les Fêtes avec M. Germain, comme avec les autres», répond M. Dallaire.

Pour les tours deux, trois et quatre, le Groupe Dallaire précise que les chantiers seront aussi réalisés en partenariat avec d’autres entreprises.

«Les autres tours peuvent être détenues par les mêmes personnes ou d’autres groupes. C’est vraiment quatre projets différents. Mon objectif est de posséder 25 % dans chaque tour à la fin», explique le président.

Le projet de 3 millions de pieds carrés s’échelonnera sur une période de 10 ans.

M. Dallaire estime pouvoir livrer le pôle d’échanges souterrain pour le futur réseau structurant de transport en commun de la capitale d’ici 2022, comme le demande la ville.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Feu vert pour Le Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 décembre 2018 Aucun commentaire

Louise Boisvert
Radio-Canada

Les élus de la Ville de Québec ont adopté à majorité le règlement qui premet la réalisation du projet immobilier Le Phare. Cinq conseillers de l’opposition ont voté contre.

La Ville a franchi une nouvelle étape dans le dossier du projet immobilier le Phare. Lundi, les élus ont adopté le règlement qui permet au projet de voir le jour sans être soumis au processus référendaire.

La Ville a toutefois apporté une modification au règlement. Elle exige du promoteur qu’il termine les travaux d’aménagement d’un pôle d’échange souterrain pour le projet de réseau structurant, avant le 1er janvier 2022.

L’objectif est de s’assurer que le promoteur, le Groupe Dallaire, procède en priorité à ces aménagements pour ne pas retarder l’échéancier du projet de la Ville de Québec.

« Dans le respect de la qualité de vie des citoyens du secteur, je ne peux pas accepter le projet de règlement », s’est exprimé le conseiller indépendant, Yvon Bussières.

Québec 21 et Démocratie Québec ont aussi voté contre le projet de règlement.

Dernière tentative des citoyens

Quelques citoyens ont pris la parole pour convaincre la Ville de retarder le projet pour reprendre le processus de consultation publique depuis le début. « Le projet gagnerait en pertinence et en acceptabilité sociale » a déclaré Huguette Lépine, ancienne présidente du conseil de quartier Saint-Louis.

Une pétition de 2000 signatures a aussi été déposée au conseil.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Condo, Logement locatif ou social, Projet - Le Phare de Québec.

Le pôle d’échanges sous le Phare devra être prêt pour 2022

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 décembre 2018 3 commentaires

Source : Jean-Luc Lavallée, Journal de Québec, le 17 décembre 2018

La Ville de Québec impose une date butoir au Groupe Dallaire pour la construction du «pôle d’échanges» souterrain de transport en commun qui sera intégré au futur Phare. Cet aménagement devra être complété le 1er janvier 2022.
«L’assurance que le pôle d’échanges intermodal de transport en commun soit réalisé, quelle que soit l’évolution du projet de développement, constitue une préoccupation majeure de la Ville», peut-on lire dans une fiche réglementaire qui est à l’ordre du jour de la séance du conseil municipal, lundi soir.
Rappelons que la tour principale du complexe Le Phare, haute de 65 étages, doit accueillir un terminus majeur où convergeront tant le tramway que les trambus, les métrobus et les autobus réguliers. Le chantier du réseau de transport collectif de la Ville doit quant à lui débuter en 2022 selon l’échéancier qui a été rendu public. La mise en service partielle est prévue en 2025 et la mise en service complète en 2026.

Questionné lors d’un point de presse en après-midi, Régis Labeaume a confirmé l’imposition de l’échéancier du 1er janvier 2022 au promoteur immobilier. «Il le faut parce que nous, on va bâtir le nôtre (le réseau de transport collectif). Si lui, il n’a pas fait son hub, on a un problème. On n’a pas de craintes avec personne mais on aime ça signer des contrats. C’est toujours plus sûr», a déclaré le maire de Québec.
Le promoteur Michel Dallaire espère obtenir ses permis pour amorcer la construction de son méga projet au printemps 2019. «On est en avis de motion pour négocier une entente sur le hub, les entrées, la tuyauterie. Une fois qu’on a signé ça, on donne les permis», a confirmé le maire, laissant sous-entendre qu’il ne s’agissait plus que d’une formalité.

la suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Le Phare: Consultation à Sainte-Foy qui va du meilleur au pire

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 novembre 2018 14 commentaires

Louise Boisvert
Radio-Canada

ANALYSE – Les citoyens du plateau centre de Sainte-Foy sont repartis résignés mercredi à la suite de la seule consultation publique pour le projet Le Phare, un des plus gros investissements privés des prochaines années à Québec. La Ville ira de l’avant malgré leur opposition. Devant l’inévitable, les citoyens ont profité de cette dernière tribune pour dénoncer la façon de faire de la Ville.

L’administration Labeaume semble avoir fait les choses à l’envers pour le projet du Phare.

Le projet du Groupe Dallaire, qui comprend la construction d’une tour de 65 étages à l’entrée de la Ville dans le secteur de Sainte-Foy, a d’abord été dévoilé dans les médias en 2015. Après quelques modifications, il a reçu un avis favorable de la Commission d’urbanisme de la Ville de Québec avant même qu’il ne soit présenté aux citoyens. Deux rencontres organisées par le Groupe Dallaire ont eu lieu au printemps. La Ville de Québec a tenu les siennes le mois dernier.

La Ville a même préparé deux avis de règlement pour permettre le changement de zonage du terrain, dernier obstacle à sa réalisation. Elle a eu recours à l’article 74,4 de sa Charte, un outil qui permet de soustraire le projet à un référendum.

Puis, elle a tenu une consultation publique à laquelle un peu plus de 150 citoyens ont participé mercredi soir. Moins d’une dizaine de mémoires ont été déposés. Pour un projet de cette envergure, c’est peu.

« La Ville a choisi l’article 74,4 pour être bien sûr de ne pas faire de compromis avec ses citoyens », a accusé une citoyenne. « Les gens ne se déplacent pas parce qu’avec les années, ils savent que les choses ne changent pas parce que tout a été prévu d’avance », a témoigné une autre.

Le projet ira de l’avant sans l’appui du Conseil de quartier.

Tout un contraste quand on sait que la Ville avait multiplié les rencontres, les échanges et les consultations en amont pour faire adopter le plan particulier d’urbanisme dans le secteur en 2012. Un consensus obtenu à la suite de plusieurs compromis, dont celui de ne pas permettre la construction de bâtiments de plus de 29 étages.

Ces citoyens auront vécu le meilleur et le pire du processus de consultation en l’espace de quelques années.

Prudence, transparence et inclusion

« Un projet d’exception exige une consultation d’exception », a lancé Carol Landry, citoyen du quartier qui dénonce le peu de temps accordé aux citoyens pour se faire entendre.

Un avis que partage la professeure de l’Université Laval, Irène Abi-Zeid, spécialisée dans la décision multicritères.

À la lumière des commentaires entendus mercredi soir, elle invite la Ville à réexpliquer pourquoi ce projet est un bon projet. « Si vous êtes certain dans votre âme et votre coeur que vous avez fait preuve de transparence, il ne s’agit pas de rallier tout le monde, mais de convaincre les gens qu’on les a écoutés et qu’on leur a fourni toute l’information », a-t-elle expliqué.

Elle rappelle que cette démarche doit être un exemple.

Politique de consultation publique

Il peut paraître surprenant de voir une telle démarche alors que la Ville de Québec planche sur une nouvelle politique de consultation publique. L’objectif est ultimement d’abolir le processus d’approbation référendaire que le maire Régis Labeaume a qualifié « d’antidémocratique » en commission parlementaire au printemps 2017 sur le projet de loi 122.

Depuis son adoption, les villes peuvent demander au ministère des Affaires municipales d’éliminer ce recours. En contrepartie, elles doivent soumettre une politique de consultation publique qui prévoit entre autres des rencontres en amont des projets et plus de transparence tout au long du processus afin d’obtenir une certaine acceptabilité sociale.

Tout cela a fait défaut dans le dossier du Phare.

En 2017, dans une étude commandée par la Ville de Québec pour évaluer ses pratiques en matière de consultation publique, l’Institut du Nouveau Monde concluait déjà que le projet du Phare avait entraîné une « perte de confiance » des citoyens envers le processus de consultation.

L’administration Labeaume n’a jamais corrigé le tir.

« Quand le projet de loi 122 a été adopté, on savait bien que le test pour savoir ce que la Ville avait en tête pour la consultation publique ce serait le dossier du Phare », a souligné Mireille Bonin à la séance publique mercredi soir.

Pour les citoyens du plateau centre de Sainte-Foy et les autres qui se sont prononcés contre l’abolition du processus d’approbation référendaire, tout ceci n’augure rien de bon.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Projet Le Phare : l’Ordre des architectes critique la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 novembre 2018 Aucun commentaire

Louis Gagné
Radio-Canada

L’Ordre des architectes du Québec (OAQ) déplore à son tour la décision de l’administration Labeaume de déroger au Programme particulier d’urbanisme (PPU) afin d’autoriser la réalisation du projet Le Phare.

Dans une lettre adressée aux responsables de la consultation publique portant sur le projet, la présidente de l’Ordre, Nathalie Dion, rappelle que le PPU du plateau centre de Sainte-Foy a été adopté en 2012 à la suite « d’un processus de consultation sérieux et exemplaire ».

Le nouveau programme limitait la haute des édifices à 29 étages dans le secteur. Le projet de règlement de la Ville de Québec, qui s’appuie sur l’article 74.4 de sa charte, vise à permettre au Groupe Dallaire de construire une tour de 65 étages sur le boulevard Laurier.

« À quoi bon […] se doter d’un plan d’avenir fixant des objectifs physiques, sociaux, environnementaux et économiques pour un secteur de la ville si l’on y déroge – peu importe la méthode – à la première occasion ? », demande Nathalie Dion.

La présidente de l’OAQ fait remarquer que le projet du Phare s’éloigne « drastiquement » du PPU avec sa tour de 65 étages, « soit plus du double de la hauteur maximale actuellement prévue ».

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Dallaire va de l’avant avec son mégaprojet du Phare

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 novembre 2018 18 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Malgré la forte opposition citoyenne exprimée ces dernières semaines lors des trois soirées d’information et de consultation sur le projet du Phare, Michel Dallaire a indiqué que son mégaprojet ira de l’avant.

«Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait beaucoup de monde qui vienne nous défendre ce soir [mercredi]. Ce n’est pas un forum pour ça. C’est un forum qui est là pour écouter les gens qui ne sont pas d’accord», a fait remarquer le promoteur du projet.

Ce dernier a assuré du même souffle que les sondages montrent un fort appui de la population de Québec à ces quatre tours, dont une de 65 étages, à Sainte-Foy.

«Grosse nuance»

M. Dallaire, qui a tenu à assister à toutes les séances publiques de la Ville, a répété que l’idée de faire construire une tour aussi haute à l’entrée de Québec venait de son Groupe, non pas du maire.

«M. Labeaume ne m’a pas appelé pour me demander de faire un édifice de 65 étages. M. Labeaume a demandé publiquement que le Groupe Dallaire, pour ce site-là, fasse un projet significatif pour la région de Québec. Il y a une grosse nuance», a-t-il insisté.

Craintes minimisées

L’homme d’affaires a par ailleurs minimisé les craintes qui concernent les désagréments liés à 10 années de travaux. «La portion qui dérange, c’est quand on creuse. Mais on n’est pas 10 ans en excavation. Après l’excavation, on travaille à l’intérieur de notre site», a-t-il assuré.

Selon lui, les travaux au Phare et ceux prévus, dans le même secteur, pour le réseau de transport structurant (notamment pour le pôle d’échanges) ne se nuiront pas mutuellement.

«On se coordonne avec la Ville pour faire les travaux en même temps et pour ne pas ouvrir une rue deux fois», a-t-il illustré.

Michel Dallaire espère que les travaux du Phare pourront débuter au printemps 2019. Le promoteur devra obtenir les permis municipaux nécessaires à chacune des phases de construction du mégaprojet.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec.

Le Phare: promoteurs, dormez en paix!

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 novembre 2018 5 commentaires

Illustration: Groupe Altus

Jean-Michel Genois Gagnon
Le Soleil

Le complexe Le Phare, avec sa tour de 65 étages, ne chamboulera pas le marché de l’immeuble à bureaux dans Capitale, selon le Groupe Altus. Au contraire, «ce ne sont pas toutes les entreprises de Québec qui pourront payer le loyer qui sera exigé par le promoteur.»

Selon des analyses de la firme de services-conseils spécialisée dans le domaine de l’immobilier, Sainte-Foy est l’endroit dans la capitale où le pied carré est actuellement le plus dispendieux à la location, entre 27 $ et 32 $ brut. Cela s’explique, entre autres, par la valeur plus élevée des terrains et des coûts de construction des bâtiments.

À titre de comparaison, un employeur doit débourser entre 22 $ et 25 $ pour installer ses pénates dans Lebourgneuf et entre 26 $ et 30 $ du pied carré pour un local sur la colline Parlementaire.

«On ne retrouve pas à Québec autant de sièges sociaux qu’à Montréal ou à Toronto. La région compte beaucoup de PME, mais elles n’ont pas les mêmes moyens financiers», indique au Soleil Alain Roy, directeur général chez Altus.

«Construire un édifice de classe A sur un terrain très dispendieux, évidemment, cela entraîne des loyers plus élevés. Lebourgneuf devient alors une belle alternative avec des édifices de classe B — de catégorie inférieure — ou les frais sont plus abordables. Le stationnement est aussi moins dispendieux», poursuit-il.

Ce dernier précise que ce sont principalement les édifices de classe B qui sont actuellement recherchés par les petites et moyennes entreprises de la région.

«La moyenne des locaux qui se sont loués au cours des six derniers mois est d’environ 3000 pieds carrés», avance M. Roy. «Des locataires qui cherchent 50 000 pieds carrés, cela ne court pas les rues. […] Lors de la construction des tours Jules Dallaire, le secteur de la colline parlementaire ne s’est pas vidé. C’est pourquoi Le Phare pourrait avoir un impact principalement sur le marché des édifices de classe A sur le boulevard Laurier», ajoute-t-il.

À Sainte-Foy, le promoteur immobilier, le Groupe Dallaire, prévoit pour son chantier de 755 millions $, la construction de quatre tours, dont trois entre 15 et 45 étages, d’une place publique et d’une salle de concert. Environ 700 000 pieds carrés seront consacrés pour de l’espace à bureaux.

La suite

Voir aussi : Commercial, Projet - Le Phare de Québec.

Le Phare Londonien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2018 9 commentaires

The Tulip – a 305.3-metre tall tower topped with a viewpoint and rotating gondolas designed by Foster + Partners – is planned to be built alongside the Gherkin in London.

Foster + Partners has submitted its design for the tower, which would become the tallest structure in the City of London, for planning permission.

If approved, the tower could begin construction in 2020, with an opening date planned for 2025.

La suite

Voir aussi : Architecture urbaine, Projet - Le Phare de Québec, S'inspirer d'ailleurs.

Le Phare: une voisine s’exprime

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2018 16 commentaires

* Je voulais vous envoyer une photographie pour illustrer la beauté des arbres de la cour intérieure dont je parlais dans mon texte du 20 novembre dernier et que vous avez publié le 22 novembre. Je vous rappelle, qu’en 1948, le terrain dont il est question était entièrement boisé et que, dans les années 60, le constructeur Roland Couillard a su protéger le maximum d’arbres qui étaient sur place.

Ginette Paquin
Point de vue
Le Soleil

Mon havre envahi par des tours

Je voudrais, chers concitoyens et concitoyennes, vous amener à réfléchir et à vous imaginer habitant à quelques pieds des quatre tours du projet Dallaire, à l’angle de Laurier-Lavigerie.

Vous habitez à cet endroit depuis de nombreuses années. Et, vous aviez l’Auberge des gouverneurs comme voisin (3-4 étages), des arbres matures, quelques stationnements de surface sur le terrain, une piscine orientée sud ouest où on pouvait vous servir un verre. À l’intérieur, vous pouviez profiter d’un restaurant et d’un comptoir où acheter journaux, jus, liqueurs et friandises. Bref, un voisin tranquille et pratique.

Un jour, vous êtes amené à demeurer derrière cette Auberge des Gouverneurs dans un immeuble construit dans les années 1960 sur un site qui était, à cette époque, entièrement boisé. Le constructeur, Roland Couillard, en avance sur son temps, a pris soin de protéger un maximum de ces arbres matures. Il a construit quatre bâtisses de trois étages formant un rectangle à l’intérieur duquel, il a imaginé une cour intérieure en conservant de magnifiques feuillus déjà sur ce terrain. Il a agrémenté cette cour intérieure d’une piscine, d’un badminton, de balançoires et d’un tennis, le reste du terrain étant gazonné et des bancs et des tables en bois s’ajoutant en été.

Vous avez de grandes fenêtres côté rue et côté cour et vous pouvez voir ces arbres qui peuvent atteindre aujourd’hui une hauteur de six à sept étages. Vous voyez le lever du soleil même en hiver et le coucher du soleil, les feuilles et les couleurs du ciel se modifier à chaque saison.

Vous et certains de vos voisins ont commencé depuis quelques années à jardiner sur le terrain en face de leur logement : plantation d’annuelles, de vivaces, de fines herbes…

Puis en 2012…

Vous apprenez par les journaux que la ville prépare un PPU (plan d’urbanisme) pour votre secteur et consultera les résidents. Et, entre autres, vous apprenez que le terrain à quelques pieds de votre havre pourrait dorénavant accueillir des tours de 27-29 étages, que les derniers arbres de ce terrain sont en danger d’être coupés et que la circulation près de votre havre risque d’augmenter significativement. Votre milieu de vie est en danger et risque de changer et pas pour le meilleur.

Vous vous dites : il faut que je prépare un mémoire pour leur dire : nous sommes là!..

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Densification, Projet - Le Phare de Québec.