Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.
Taïeb Moalla
Journal de Québec
Le conseil municipal de Québec a planté lundi soir l’avant-dernier clou dans le cercueil du Marché du Vieux-Port. Les élus ont voté en faveur d’une motion qui autorise la soumission de l’autorisation de démolition au conseil d’agglomération de ce mercredi. Habituellement, le passage devant le conseil d’agglomération est une simple formalité.
Lundi soir, les élus d’Équipe Labeaume ont tous voté en faveur de la démolition. Six élus municipaux – les trois de Québec 21, Jean Rousseau, Raymond Dion et Yvon Bussières – ont cependant voté contre.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Grand Marché de Québec.
Céline Favries
Le Soleil
La Ville de Québec déposera au tribunal un dépôt de 603 000 $ dans le cadre de sa volonté d’exproprier le propriétaire de la Maison Pollack située sur Grande Allée Est.
Cette décision a été soumise par le comité exécutif au conseil municipal lundi. L’argent est pris à même l’excédent de fonctionnement non affecté de proximité.
La Ville avait décidé en septembre 2017 d’acquérir de gré ou par expropriation la Maison Pollack laissée à l’abandon par son propriétaire. Un avis d’expropriation avait été publié le 13 mars 2019 au bureau de la publicité des droits. Afin de permettre la prise de possession de la propriété, un dépôt provisionnel était nécessaire afin de publier un avis de transfert de propriété.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.
Radio-Canada
Alors que la Ville de Québec s’apprête à faire une demande de permis pour démolir le Colisée, le maire Régis Labeaume affirme vouloir un « projet signature exceptionnel » pour le vaste espace qui sera laissé vacant.
On s’en va en appel d’offres, et pour avoir un permis de démolition, il faut aller devant la commission de l’urbanisme, souligne le maire Labeaume.
Il espère que la Commission accordera une dérogation à la Ville et acceptera d’octroyer le permis de démolition sans qu’un projet de remplacement n’ait encore été clairement identifié.
Jeudi, le maire a simplement indiqué que le vide laissé par le Colisée ne serait pas comblé par un hôtel pour ne pas compétitionner les promoteurs qui ont déjà annoncé leur désir d’en construire un dans le quartier.
Mis à part le caractère unique du projet recherché, il n’a donné que très peu de détails sur sa vision pour le site voisin du Centre Vidéotron et du Grand marché.
« Ça devrait être [réalisé par le] privé. Ça, c’est certain. Et on n’exclut pas du tout le résidentiel. Ce qu’on veut, c’est quelque chose d’exceptionnel, qui sort de l’ordinaire parce que le lieu demande ça maintenant. »
Un article de Stéphanie Martin sur le même sujet dans le Journal de Québec. Un extrait: « Le maire a bon espoir d’avoir l’accord de la Commission d’urbanisme et de conservation de la Ville pour l’octroi d’un permis de démolition rapidement, même si le projet de remplacement ne sera pas connu. «On va leur dire qu’on est en train d’y réfléchir très sérieusement et qu’on va leur revenir un peu plus tard, sauf qu’on veut le permis de démolition. Ça devrait marcher, c’est pas dans l’ordre, c’est pas comme ça qu’ils fonctionnent, mais il faut que ça marche de même.» En riant, il a dit souhaiter que l’édifice ne soit pas considéré patrimonial, ce qui compliquerait les choses. Pour construire du résidentiel sur le terrain, il faudrait aussi modifier le zonage. L’opposition a sursauté lorsque le maire a annoncé cette intention. Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a qualifié le projet «d’improvisé sur le fly».
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.
Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec
Six étages sur Grande Allée
Les élus adopteront, par ailleurs, des modifications au PPU, lundi prochain, afin d’autoriser un projet résidentiel de six étages au 333, Grande Allée Est, soit deux étages de plus qu’à l’heure actuelle.
La hauteur maximale permise passera de 13 mètres à 20 mètres. La première mouture du projet, avec une hauteur de 25 mètres, n’avait pas été très bien reçue par les citoyens du secteur.
« Les modifications apportées au bâtiment seront situées du côté de l’aire de stationnement » de l’édifice voisin qui abrite le ministère de la Culture, « ce qui minimisera l’impact du gabarit projeté », peut-on lire dans les documents.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou.
Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec
L’ancien immeuble de la BMO à Québec passera de 21 à 23 étages.
Deux étages additionnels devraient pousser au sommet de la plus haute tour de la place d’Youville au centre-ville de Québec, dans la prochaine année. Ce projet d’agrandissement en hauteur, qui est dans les cartons depuis plus de dix ans, franchira une nouvelle étape réglementaire lundi prochain, lors de la séance du conseil municipal, apprend-on dans des documents de la Ville de Québec.
Le 800 d’Youville, qui héberge des centaines de fonctionnaires de divers ministères et organismes gouvernementaux, mais qui abrite aussi des espaces commerciaux, passera de 21 à 23 étages.
Sa nouvelle couronne « contribuera à améliorer l’apparence de l’immeuble actuel », peut-on lire dans une fiche du comité exécutif. L’ajout d’étages à l’ancien édifice de la BMO ne nécessite aucune modification réglementaire en ce qui a trait à la hauteur projetée, puisqu’elle a déjà été autorisée dans le PPU (Programme particulier d’urbanisme) de la colline Parlementaire, en vigueur depuis 2010.
Cependant, les élus ont convenu de modifier le PPU pour permettre l’aménagement d’un restaurant et d’un café-terrasse sur le toit.
Deux étages à bureaux
Or, selon ce qu’a appris Le Journal, les propriétaires de l’immeuble — qui n’ont pas voulu nous accorder une entrevue hier — n’envisagent pas du tout l’aménagement d’un restaurant. Ils projetteraient plutôt l’ajout de deux étages à bureaux et sont encore en négociations avec un locataire majeur.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Le défunt hôtel Manoir Charest disparaîtra sous peu. Dès que la Ville apposera le dernier sceau sur les plans, un immeuble de briques de six étages abritant 36 appartements touristiques poussera rapidement sur le grand lot du coin du boulevard Charest Est et de la rue Dorchester. Ouverture annoncée des Lofts Dorchester : 1er juillet. «On devrait démolir, si tout va bien, jeudi», annonce le copropriétaire de Kudos immobilier (Les Lofts du Vieux-Québec), Patrick Thériault. Durant la première phase du chantier, 24 logements avec cuisine seront construits à l’intersection achalandée. Dès cette portion du bâti terminée, les ouvriers s’attaqueront à la seconde aile érigée sur le terrain situé à l’arrière, rue Notre-Dame-des-Anges. Là, 12 logis de plus seront loués.
«C’est la première fois qu’on met un édifice à terre et qu’on repart dans le neuf», observe M. Thériault. L’entreprise avait plutôt l’habitude d’acheter des maisons du Vieux-Québec, du Vieux-Port et de Saint-Roch et d’en remodeler complètement l’intérieur pour ensuite les offrir aux touristes.
(…)
Poursuivant l’expansion de Kudos immobilier selon le même modèle d’affaires, le constructeur ajoutera donc 36 appartements touristiques à son portefeuille lorsque les Lofts Dorchester seront dressés. Un bâtiment dont l’apparence a été pensée pour s’intégrer dans la Basse-Ville : «On ne voulait pas faire du “Vieux-Québec” dans le quartier Saint-Roch. Je tenais vraiment à ce qu’on aille chercher le vieux style de Saint-Roch.» Il évoque une «architecture manufacturière» avec de grandes fenêtres à carreaux.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial, Tourisme.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.
François Bourque
Le Soleil
CHRONIQUE / L’ambitieux projet de quartier dense et animé au bassin Louise que le Port de Québec faisait miroiter en 2015 est aujourd’hui écarté.
L’idée d’un pôle «signature et rassembleur» n’est pas abandonnée, mais les visées du Port sont aujourd’hui plus modestes et on ne lui sent plus le même empressement ni la même motivation.
Le Marché du Vieux-Port a fermé, l’appétit pour les condos a fléchi, le projet de second terminal de croisières a été déplacé à l’embouchure de la rivière Saint-Charles, etc.
Bref, le contexte économique, social et immobilier a changé, de sorte que le plan de 2015 ne tient plus.
Les spectaculaires illustrations d’artistes qui montraient des tours de condos, un hôtel, des immeubles à bureaux et espaces récréatifs avec une «plage» de sable (sans accès à l’eau) ne sont désormais plus dans les cartons.
En fait, il ne reste plus rien de très concret dans les cartons, sinon un engagement du Port à préserver les espaces publics du bassin Louise et les percées visuelles sur le bâti patrimonial. Pour le reste, tout est à redéfinir.
Le Port revient ou presque à la case départ dans la recherche d’un «beau legs à la communauté», d’un «générateur de déplacements» et d’une vocation pouvant susciter l’adhésion populaire.
«On ne veut pas que ce soit un enjeu de chicanes à Québec», a expliqué cette semaine le pdg Mario Girard devant un parterre de gens d’affaires de l’Institut de développement urbain du Québec (IDU).
(…)
Au cours des derniers mois, on a assisté à la fermeture du Marché du Vieux-Port, au déménagement de Bordeaux fête le vin à Québec vers l’agora et à l’abandon de la pêche blanche au Village Nordik.
Cela illustre les difficultés de Québec à trouver une vocation durable pour le bassin Louise et relance une certaine urgence à y réfléchir.
L’acquisition récente du bâtiment de l’Espace 400e par la Ville de Québec pourrait en être le point de départ. Ce bâtiment, vacant (ou presque) depuis 2008, était jusque-là propriété du fédéral.
La Ville souhaite y loger des activités touristiques et culturelles qui restent à préciser.
Le Port de Québec, qui agissait jusqu’ici comme «promoteur » du bassin Louise, prend aujourd’hui un pas de recul.
Le projet de 2015:
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Port de Québec.
Marie Gagnon
Portail Constructo
Avec l’inauguration récente du théâtre Le Diamant et la réhabilitation du Grand Théâtre, la ville de Québec se positionne aujourd’hui comme une capitale culturelle et une destination incontournable dans l’univers du spectacle québécois. Mais avant que le rideau ne se lève sur ces scènes emblématiques, il aura d’abord fallu déployer des trésors d’ingéniosité pour en faire des lieux de diffusion inspirés et inspirants.
À commencer par Le Diamant, où le concept architectural imaginé par le consortium Coarchitecture, Atelier in situ et Jacques Plante architecte s’inspire de la mémoire du lieu tout en rendant hommage à l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy, à qui l’on doit l’ancien YMCA, dont la façade a été conservée. Jouant avec la théâtralité, la lumière et la transparence, les concepteurs ont en outre coiffé l’édifice de 8 000 mètres carrés d’un atrium de verre dont la forme biscornue évoque celle d’un diamant.
Le projet, qui a nécessité un investissement de 57 millions de dollars, comportait plusieurs enjeux. En plus de conserver certains éléments patrimoniaux, les concepteurs devaient superposer deux salles, soit une salle de diffusion de 650 places et une salle de création, toutes deux pouvant être utilisées simultanément. Et, par conséquent, ne devant pas se gêner mutuellement.
Coup de théâtre
« Même si on avait voulu tout conserver de l’ancien YMCA, ç’aurait été impossible puisque les théâtres sont des établissements classés A-1 selon le Code, mentionne d’entrée de jeu Marie-Chantal Croft, architecte principale pour Coarchitecture. On ne pouvait donc pas conserver la structure de bois mais, en référence au passé, on a mis en valeur au premier étage les arches de bois qui encadraient auparavant les fenêtres de l’édifice, qui a entièrement été démoli. »
La vocation particulière du théâtre Le Diamant a nécessité des prouesses techniques et architecturales.
À l’exception toutefois de la façade d’origine, qui a été étayée avant la démolition puis consolidée au moyen d’une croute de béton coulé de 40 centimètres. Pour faire disparaitre les outrages du temps, certaines pierres trop abimées ont été remplacées, les autres ayant retrouvé leur air de jeunesse grâce à un nettoyage en règle.
La toiture, qui avait été recouverte de bardeaux d’asphalte à une certaine époque, a également repris son look d’origine avec des tuiles d’ardoise et des garnitures de cuivre étamé.
Voltige structurale
Mais les principaux défis découlaient de la vocation et de l’aménagement mêmes de l’édifice. Le volume de diffusion principal, qui partait du rez-de-chaussée et s’élevait jusqu’au quatrième niveau, devait être parfaitement insonorisé afin de ne pas interférer avec la salle de création, aménagée aux sixième et septième niveaux. « Compte tenu de la vocation du lieu, on a opté pour une structure de béton pour des raisons acoustiques, signale Pierre Laliberté, chargé de projet pour Tetra Tech. Si ce n’avait pas été un théâtre, on l’aurait fait tout en acier, un matériau plus facile à travailler. »
Pour les mêmes raisons, un étage tampon a été aménagé entre les deux salles. Cet étage joue par ailleurs un rôle structural dans l’aménagement de la salle de diffusion de 25 mètres sur 25 mètres, conçue sans colonne. « Les dalles des niveaux 4 et 5 sont jointes par des murs-poutres en béton pour ne former qu’une seule structure », précise l’ingénieur, qui ajoute que le projet comptait trois grilles techniques, soit les équipements de levage, d’éclairage et de sonorisation, retenues aux fermes d’acier de la toiture au moyen d’un jeu de suspensions, tout comme les dalles des deux derniers niveaux.
Rideau de verre
La réhabilitation de l’enveloppe du Grand Théâtre a donné lieu à une solution encore plus spectaculaire. Et pour cause : le bâtiment construit à la fin des années 1960, qui abrite la Maison du Trident, l’Opéra et l’Orchestre symphonique de Québec, a été entièrement revêtu d’un écrin de verre afin de stopper la dégradation des panneaux de béton préfabriqué qui composent ses murs extérieurs.
« Le problème a commencé à se manifester sur les têtes des colonnes de béton préfabriqué qui ceinturent le bâtiment avant de se propager à l’ensemble de l’enveloppe, relate Albani Boudreau, chef du service de l’immeuble. Des morceaux de béton, parfois de la taille d’une rondelle de hockey, s’en détachaient et menaçaient les passants. On a d’abord embauché des cordistes qui, au moyen de leurs piolets, faisaient tomber les morceaux sur le point de se détacher. »
Mais la dégradation, loin de s’arrêter, prend de l’ampleur. Des sondages ont mis en évidence la présence de condensation et de glace dans les murs ainsi qu’une isolation quasi inexistante. « Les études thermographiques ont montré que les murs étaient de vraies passoires », souligne le gestionnaire. Il faut donc agir, et vite, car la corrosion attaque les ancrages de métal qui retiennent les panneaux de béton. Mais comment ?
Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou.