Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement Les Rivières »

Deuxième phase des résidences Saint-Philippe – état des travaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 avril 2019 1 commentaire

La deuxième phase des résidences Saint-Philippe sera prête en mai 2020. C’est situé ici sur le boulevard de l’Ormière.

On peut apercevoir la première phase en arrière-plan.

Le site web de la Résidence Saint-Philippe phase 2.

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Logement locatif ou social.

Le Groupe TAQ: 500 000 $ pour l’agrandissement de son siège social

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 avril 2019 Aucun commentaire

QUÉBEC, le 11 avril 2019 /CNW Telbec/ – Le gouvernement du Québec est fier de participer à l’expansion du Groupe TAQ, une entreprise d’économie sociale, en lui accordant 499 500 $ pour l’agrandissement de son nouveau siège social, un projet évalué à 1 million de dollars. De ce montant, 250 000 $ provient du Secrétariat à la Capitale-Nationale et 249 500 $ est versé par le ministère de l’Économie et de l’Innovation grâce au Programme d’aide aux organismes œuvrant au développement économique du Québec.

Ces sommes s’ajoutent au montant de 5,6 millions de dollars annoncé lors du dévoilement du projet de siège social, en août dernier, portant ainsi l’aide gouvernementale à près de 6,1 millions de dollars pour le bâtiment d’une valeur totale de 15 millions de dollars.

(…)

Le nouveau bâtiment de 115 000 pieds carrés permet au Groupe TAQ de rassembler ses différentes activités sous un même toit. Toutefois, la croissance de l’entreprise s’avère si importante que ses dirigeants entreprendront bientôt la phase 2 du projet, soit l’ajout de 15 000 pieds carrés à la surface actuelle.

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Le Groupe TAQ

Un reportage sur le Groupe TAQ

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Geste de solidarité & communautaires, Institutionnel.

Le Groupe Dallaire souhaite revoir l’image des parcs industriels de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 mars 2019 2 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

Le Groupe Dallaire souhaite revoir l’image des parcs industriels de Québec, a appris Le Journal. Carottes, tomates, poivrons, piments et concombres seront cultivés sur les toits de ses édifices dans l’Espace d’innovation Chauveau.

«Je me suis posé les questions : Est-ce que je fais un parc industriel comme avant ou j’innove ? Est-ce que je veux bâtir le parc industriel de demain?» indique Michel Dallaire, président et chef de la direction du Groupe Dallaire, avouant s’être un peu inspiré du chantier de potager sur toiture à l’édifice de Revenu Québec, une propriété d’Industrielle Alliance.

C’est justement en partenariat avec l’entreprise Du toit à la table – qui a collaboré avec Industrielle Alliance – que le projet dans l’Espace d’innovation Chauveau se réalisera. Il s’agit d’une jeune pousse qui brasse des affaires dans l’agriculture urbaine.

Les travaux pour la construction des premiers édifices devraient débuter cet été. L’objectif est de démarrer la culture dès l’an prochain.

110 M$ pour la première phase

La première phase du chantier, dont la facture avoisinera les 110 millions $, prévoit la sortie de terre de huit à dix établissements sur le site de 3 millions de pieds carrés. «En plus de permettre la culture de légumes, cela nous permettra aussi lorsqu’on pense développement durable d’éliminer les îlots de chaleur», explique M. Dallaire.

«Dans la phase deux du développement, on pourrait penser à intégrer des serres. On cherche à développer le site en fonction des attentes des nouvelles générations», poursuit-il.

Selon Du toit à la table, qui sera responsable de l’entretien et de la commercialisation, les 700 000 pieds carrés disponibles permettront de produire environ 900 paniers de légumes et fruits par semaine.
Pour le promoteur, ce projet représentera une augmentation de la facture des travaux d’environ 5 %.

Parmi «les plus importants»

«Selon nos recherches, il s’agira de l’un des projets sur toitures les plus importants au monde», note le président Du toit à la table, François St-Pierre. «Le plus grand répertorié est en France (14 000 m2). Le projet du Groupe Dallaire devrait atteindre (pour la première phase) 65 000 m2.»

Par ailleurs, le Groupe Dallaire souhaite aménager sur le site des douches, des endroits pour les vélos ainsi qu’une garderie. La Ville prévoit aussi y installer une piste cyclable et des sentiers pédestres.

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Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Commercial.

Les pires rues de Québec: des poteaux en plein milieu des trottoirs

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 mars 2019 5 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Sur certaines rues, mieux vaut marcher la tête haute pour ne pas entrer en collision avec un poteau électrique.

On en a des exemples dans Saint-Sauveur, Saint-Jean-Baptiste et Vanier, et cela devient particulièrement problématique lors des opérations de déneigement, dénoncent en chœur les conseils de quartier.
« Les trottoirs sont peu accessibles l’hiver et encombrés de poteaux, de bornes-fontaines, et deviennent peu sécuritaires aux intersections », note Sylvain Simoneau, président du conseil de quartier de Saint-Sauveur.

Son conseil a identifié la rue Saint-Vallier comme la pire du secteur. Pour ses trottoirs inadéquats ou inexistants par endroit, mais aussi pour ses courbes, sa mauvaise visibilité aux intersections et le trafic qui y transite.

Obstacles nombreux

Dans Saint-Jean-Baptiste, « nous avons sans aucun doute les rues parmi les plus étroites de Québec et les trottoirs à l’avenant, avec plein d’obstacles entravant la marche et l’entretien hivernal », souligne Louis Dumoulin, président du conseil de quartier, qui estime que plusieurs rues ont « besoin d’amour ».
Sainte-Marie en est un bon exemple, souligne le conseil. Elle rend la tâche difficile pour les piétons avec sa pente abrupte et ses trottoirs étroits encombrés de poteaux.

Quand c’est jour de collecte des déchets, les bacs et sacs de tout acabit ajoutent des obstacles et rendent la circulation difficile.

C’est sans compter, l’hiver, que plusieurs gouttières se déversent sur les trottoirs, les rendant glissants comme des patinoires.

Plaintes

Dans Vanier, la rue Chabot subit le même sort, raconte Nicole Laveau, présidente du conseil, qui ajoute que le déneigement des trottoirs occasionne souvent des plaintes. Il arrive, à certains coins de rue, que le poteau soit carrément planté dans l’asphalte de la voie de circulation automobile, à quelques pouces du trottoir.

Avec la proximité d’écoles, cela ne facilite pas les déplacements des élèves, surtout en période hivernale, indique Mme Laveau.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Arrondissement Les Rivières.

Les pires rues de Québec: traverser l’autoroute à pied

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 mars 2019 2 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Pour aller au nouveau carrefour commercial, les piétons de Val-Bélair doivent franchir Henri-IV.

En plein cœur de Val-Bélair, si vous êtes piéton et que vous voulez accéder au nouveau quartier commercial qui vient de pousser le long de l’avenue Industrielle, vous aurez à traverser sept voies d’autoroute en plus d’une bretelle d’accès. La présidente du conseil de quartier de Val-Bélair, Francine Dion, l’a tenté à ses risques et périls à un endroit où la circulation est très dense et où «les gens passent souvent sur la jaune orange».

Pour elle, c’est le secteur le plus dangereux du quartier. Les 10 secondes de feu piéton pour traverser la bretelle et les 35 pour traverser l’autoroute Henri-IV sont bien insuffisantes, déplore Mme Dion.

Le Journal a constaté que les automobilistes ne ralentissent effectivement pas beaucoup dans le secteur.
«L’autre jour, il y avait une madame avec une poussette prise sur le terre-plein parce qu’elle n’avait pas eu le temps de traverser. Quand il fait beau, ça va, mais pas quand le temps est à la neige ou à la pluie», lance Mme Dion.

«Plaies» urbaines
Dans Saint-Roch, plusieurs piétons se risquent aussi à traverser l’autoroute Laurentienne en raison des aménagements déficients pour leur permettre de circuler efficacement.
«Il n’y a pas de lumière pour traverser vers le parc Victoria, le stade, l’école. Les deux passerelles — amicalement appelées plaies — au-dessus de Laurentienne sont trop loin et les piétons et cyclistes préfèrent risquer leur vie à traverser au pied de l’autoroute plutôt que de faire un détour de 10 minutes à pied», raconte Véronique Chabot, présidente du conseil de quartier de Saint-Roch.
Le conseil a identifié le pied de l’autoroute Laurentienne comme le pire secteur du coin. Les citoyens sont en attente du boulevard urbain, promis depuis longtemps, mais qui ne s’est pas réalisé, souligne-t-elle.

Danger pour les piétons

Un autre problème identifié par le conseil de Saint-Roch est l’axe Mgr-Gauvreau entre le boulevard Charest et la rue Fleurie. Adossé sur l’autoroute Dufferin-Montmorency, «ce passage est utilisé par des centaines de piétons qui doivent marcher dans la rue cet hiver. Il devait d’ailleurs y avoir un trottoir depuis très longtemps, qui n’a jamais été fait», souligne Mme Chabot.

Le conseil a proposé l’installation de bollards, mais la solution n’a pas été retenue. La situation n’est guère plus reluisante dans le Vieux-Québec, sur la côte du Palais. Devant l’Hôtel-Dieu, c’est «une mer d’asphalte», et un réel danger pour les piétons, alors que se croisent plusieurs artères et où circulent énormément de camions de livraison, commente Pierre Baillargeon, vice-président du conseil de quartier.
«On a pensé à des avancées de trottoirs pour créer des traverses piétonnières plus courtes», cite-t-il.
À l’autre bout de la ville, près du spaghetti d’autoroutes qui mènent au pont, le conseil de quartier de Saint-Louis, à Sainte-Foy, pointe la route «abandonnée» qui donne accès à l’un des principaux attraits de la capitale, l’Aquarium du Québec.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Arrondissement Les Rivières, Transport.

Congestion dans Lebourgneuf : un pont d’étagement serait « contre-productif »

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mars 2019 12 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Construire un pont d’étagement à l’intersection du boulevard Lebourgneuf et de l’autoroute Robert-Bourassa serait une mauvaise idée, selon l’urbaniste Serge Fillion, qui a travaillé pendant plus de 30 ans à la Ville de Québec.

Le projet, déjà évoqué dans les années 2000, a été ramené à l’avant-scène par l’administration Labeaume pendant l’élection partielle de l’automne dans Neufchâtel-Est–Lebourgneuf pour alléger la circulation de plus en plus dense aux heures de pointe.

Un pont d’étagement permettrait d’éliminer le feu de circulation en faisant passer, par exemple, la circulation de Robert-Bourassa au-dessus du boulevard Lebourgneuf.

« Si on a une artère qui est bouchonnée le matin sur 5 à 10 km, ce n’est pas en débouchonnant un petit bout de 500 m que ça va aller mieux », lance Serge Fillion.

Aujourd’hui à la retraite, l’urbaniste a contribué dans les années 1970 à l’élaboration d’une vision pour le quartier Lebourgneuf. L’objectif principal était de faire de ce quartier un nouveau centre-ville autosuffisant, à échelle humaine et bien desservi en transport en commun.

« Il ne faut pas ici mettre un pont d’étagement qui est à caractère autoroutier et qui va venir faire une espèce de barrière quasiment infranchissable pour un certain nombre de piétons », recommande l’ancien président de l’Ordre des urbanistes du Québec.

(…)

Même si le tramway ne passera pas dans Lebourgneuf, plusieurs améliorations sont prévues pour le secteur dans le projet de réseau de transport structurant.

Des voies réservées aux autobus doivent notamment être ajoutées à la section nord de Robert-Bourassa et sur le boulevard Pierre-Bertrand.

« Dans les études de modélisation qu’on a faites, Lebourgneuf ne se qualifiait pas, entre guillemets, à un mode lourd [tramway]. On pense qu’on peut répondre encore pour de multiples années, pour ne pas dire décennies, avec le réseau actuel et en bonifiant le service », analyse Rémy Normand.

Malgré la congestion qui augmente, le secteur Lebourgneuf demeure relativement facile d’accès en voiture et les stationnements abondent. Selon l’élu municipal, c’est en bonne partie ce qui explique la faible popularité du transport en commun dans le secteur.

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Lebourgneuf : le rêve inachevé des années 1970

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 mars 2019 4 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Des passerelles pour piétons, des immeubles en hauteur entourés de végétation et même un monorail suspendu pour se rendre au centre-ville de Québec; dans les années 1970, les décideurs avaient des idées de grandeur pour le secteur Lebourgneuf. Aujourd’hui, force est de constater que le secteur ne ressemble que très peu à la vision originale.

Il y a 40 ans à peine, le secteur Lebourgneuf « était un trou au centre de l’agglomération où il y avait des cultivateurs, mais qui ne cultivaient plus leurs terres », rappelle l’historien Réjean Lemoine.

En déclin économique et démographique, la Ville de Québec voit dans ce secteur l’occasion de s’agrandir et surtout de faire concurrence à la ville voisine, Sainte-Foy, qui accapare les nouveaux développements.

Dans une première vague de fusion en 1973, la Ville de Québec annexe les villes de Duberger, Les Saules, Charlesbourg-Ouest et Neufchâtel.

Le nom Lebourgneuf provient d’ailleurs de la contraction des noms Charlesbourg et Neufchâtel.

« Lebourgneuf va devenir la solution pour créer un pôle suffisamment fort de bureaux et de résidentiel, résume Réjean Lemoine. En fait Lebourgneuf, c’était une collectivité nouvelle, c’était une mode à l’époque, comme une cité jardins au début du 20e siècle. »

Une « ville nouvelle » à l’européenne

La vision de Lebourgneuf présentée en 1974 par l’administration du maire Gilles Lamontagne est inspirée des villes nouvelles européennes, popularisées dans la période d’après-guerre.

(…)

Le développement se poursuit encore aujourd’hui, mais il semble aux antipodes de ce qui avait été imaginé dans les années 70.

Selon le regroupement des gens d’affaires, c’est justement la facilité d’accès en voiture et les stationnements abondants qui ont attiré les employeurs.

« Le secteur Lebourgneuf, une de ses forces, c’est la capacité de se stationner sans frais. Ç’a été un attrait important pour le secteur depuis son développement impressionnant qu’on a connu », souligne Daniel Giguère, membre du conseil d’administration d’Axe Lebourgneuf.

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Un billet précédent en … 2004

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Projet de construction d’une résidence pour personnes âgées avec épicerie au coin Robert-Bourassa/Chauveau.

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 mars 2019 5 commentaires

Un lecteur informé nous partage l’information suivante:

Bonjour M. Gobeil,

Voici une information qui pourrait peut-être intéressé vos lecteurs. Le Groupe Maurice semble prévoir la construction d’une résidence pour personnes âgées avec épicerie au coin Robert-Bourassa/Chauveau.

Je n’ai pas réussi à trouver de photos du projet mis à part ici (P.9).

Le lien avec le groupe Maurice a été trouvé ici (mandat 13).

Le zonage doit être changé pour cette zone et une consultation publique aura lieu le 20 mars prochain.

Je serais curieux de voir d’autres photos du projet s’il en existe!

En passant je vous remercie pour la qualité de votre blog! Je vous lis depuis plusieurs années et j’aime bien m’informer sur votre blog!

Bonne journée,

Sébastien

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Travaux exigés dans des logements délabrés : la Ville de Québec gagne son pari

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 octobre 2018 Commentaires fermés sur Travaux exigés dans des logements délabrés : la Ville de Québec gagne son pari

Radio-Canada
Québec

Deux immeubles d’habitation jugés délabrés dans le quartier Vanier, à Québec, ont récemment fait l’objet d’une quarantaine de travaux de réfection. Faisant usage d’un nouveau pouvoir, c’est la Ville qui a forcé le propriétaire à rénover ses bâtiments, dont l’état avait aussi été dénoncé par des locataires.

Le 30 août dernier, la Ville de Québec avait envoyé deux avis au propriétaire des immeubles situés dans le secteur de l’avenue Claude-Martin.

À partir de ce moment, le propriétaire disposait de 30 jours pour corriger une série de problèmes identifiés par les inspecteurs municipaux : moisissures, vitrage cassé, murs et plafonds abîmés, ventilateurs de salle de bains déficients, etc.

En cas de manquement, il s’exposait à des amendes pouvant aller jusqu’à 10 000 $. Vérification faite, « les travaux ont bel et bien été réalisés » à l’intérieur du délai prescrit, confirme la Ville.

« Depuis le 30 août, la Ville a eu plusieurs échanges avec le propriétaire, ce dernier ayant bien collaboré. Il y a eu une seule visite des lieux afin de vérifier la conformité des travaux », explique Audrey Perreault, conseillère en communication à la Ville de Québec.

Joint par téléphone, le propriétaire des immeubles n’a pas souhaité accorder d’entrevue à Radio-Canada.

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Québec-Ouest/Vanier: de l’indigence à l’indépendance

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 octobre 2018 Commentaires fermés sur Québec-Ouest/Vanier: de l’indigence à l’indépendance

Éditions GID

LE COMBAT POUR ENRAYER LA PROSTITUTION .

Extrait du chapitre La naissance de Québec-Ouest/Vanier 1916.

L’aménagement en mars 1912 d’un champ de tir à proximité de l’Hôpital des immigrants et l’ouverture du camp militaire à Valcartier au début de la guerre de 1914 viennent aggraver les problèmes de prostitution à Petite-rivière. Durant l’été 1914, Petite-rivière fait appel à la police de Québec pour faire condamner six maîtresses de maison et une quarantaine de femmes. En 1915, la municipalité décide d’engager un agent de la firme Pinkerton John Ferguson pour un montant de 250$ s’il réussit à fermer les maisons et lui promet 25$ pour chaque arrestation. Plusieurs prostituées délogées de Petite-rivière vont alors se réfugier à Saint-Gérard Magella, près du camp de Valcartier.

La municipalité de Québec-Ouest va hériter lors de sa création en 1916 du problème de la prostitution sur son territoire. Petite-rivière se débarrasse de ce problème en le remettant entre les mains des compagnies de spéculation immobilière qui dirigent à distance la municipalité. Ainsi à l’été 1917, Québec-Ouest demande à la cour du Recorder de venir siéger dans une maison louée de William Elliot sur le Chemin de la petite-rivière à Québec-Ouest La ville loue également de l’Hôpital des immigrants deux chambres pour les transformer en prison municipale pour enrayer le fléau de la prostitution.

Le conseil municipal de Québec-Ouest discutent à quelques reprises de légaliser les maisons de prostitution et d’imposer une taxe spéciale aux tenancières de ces maisons. Cette taxe tiendrait compte du nombre de prostituées présentes dans une maison. Mais ces propositions ne seront pas retenues. Les autorités militaires sont aussi favorables à une politique de tolérance. Ils déclarent : `Il faut laisser les soldats s’amuser…il serait cruel de les priver de quelques jouissances qu’ils peuvent se procurer pendant qu’ils sont encore en santé de ce côté de l’Atlantique`. Le clergé demande plutôt aux militaires que cesse à Petite-rivière le spectacle nauséabond de leurs saturnales. L’ampleur du phénomène augmente constamment avec la présence des militaires durant la guerre. Le journal L’Action Catholique se plaint que le vice se répand dans la banlieue de Québec et dénonce le 9 octobre 1915 le fait que la ville de Québec de cité paisible et calme soit devenue une ville de garnison.

Entre 1914 et 1921, la prostitution constitue la principale activité économique de la municipalité de Québec-Ouest. Les maisons de débauche ont pignon sur rue sur la route Sainte-claire, à proximité du champ de tir fédéral et de l’Hôpital des immigrants. D’autres maisons exercent ses activités sur le chemin de la Petite-rivière. Le rôle d’évaluation de la municipalité de 1917-1918 nous apprend que sur une population de 164 résidents, plus de 40% de ceux-ci ont des liens avec cette activité. 62 résidents de la municipalité, dont 43 prostituées sont en activité durant la guerre. La municipalité compte six maisons de prostitution qui emploient entre quatre et dix filles chacune.

Les plus souvent mentionnées dans les archives sont celles de madame Émilie Pelletier qui dirigent entre cinq et dix filles, madame Mercédes Roy avec une dizaine de filles et madame Eugène Bélanger avec huit filles. Derrière les noms de ces tenancières, inscrites au rôle d’évaluation comme propriétaire se cachent des propriétaires masculins dont les noms ne sont jamais connus. On peut juste constater que quelques-unes de ses maisons sont situées sur des lots appartenant initialement à Elzéar Savard.

La fin de la Première guerre mondiale, la fermeture du camp Valcartier et fin des activités au champ de tir de Québec-Ouest provoquent un ralentissement marqué des activités de prostitution. La population de Québec-Ouest qui comptaient 164 résidents en 1917 n’en comptera plus que 62 au rôle d’évaluation de de 1920. Ce recul s’explique par le départ de nombreuses prostituées et la fermeture de quelques maisons, en l’absence de clients.

L’histoire de Vanier sous la loupe d’un ancien conseiller municipal Taïeb Moalla (Journal de Québec)

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Conférences / évènements, Histoire.