Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Types de projet »

Des artères commerciales piétonnes dès samedi

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 mai 2020 Commentaires fermés sur Des artères commerciales piétonnes dès samedi

Québec, le 15 mai 2020 – La Ville de Québec annonce qu’à compter du samedi
16 mai et jusqu’à la fin de l’été, les piétons pourront circuler les fins de semaine dans la rue Saint-Jean et l’avenue Cartier. Ces artères seront alors fermées à la circulation automobile.

« Avec l’arrivée des beaux jours et la réouverture de certains commerces, nous observons une augmentation de la fréquentation des artères commerciales, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. La piétonnisation de la rue Saint-Jean et de l’avenue Cartier facilitera la circulation des passants dans le respect des mesures de distanciation physique. Par ce geste, nous souhaitons également encourager l’achat local. »

En développant ce projet de rues piétonnes, la Ville a répondu positivement au souhait exprimé par plusieurs citoyens et par certaines sociétés de développement commercial (SDC) et regroupements de gens d’affaires.

Le projet a été présenté aux sept SDC et aux associations de gens d’affaires de l’agglomération de Québec. Après avoir consulté leurs membres, trois SDC se sont montrées favorables à la piétonnisation de leurs artères commerciales dès samedi, juste à temps pour la longue fin de semaine. D’autres rues pourraient s’ajouter au courant de l’été.

Horaire des rues piétonnes

Avenue Cartier, Les samedis et dimanches, de 9 h à 19 h, entre les rues Fraser et Saunders

Rue Saint-Jean (Faubourg Saint-Jean-Baptiste), Les samedis et dimanches, de 11 h à 18 h, entre les avenues Turnbull et Honoré-Mercier

Rue Saint-Jean, (Vieux-Québec, Les samedis et dimanches, de 10 h à 20 h, entre la rue D’Auteuil et la côte du Palais.

À noter qu’en raison du congé férié, la rue Saint-Jean et l’avenue Cartier seront également piétonnes

Le communiqué

Voir aussi : Commercial.

Les commerçants divisés sur les artères piétonnières

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 mai 2020 Commentaires fermés sur Les commerçants divisés sur les artères piétonnières

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Les associations de marchands sont divisées sur l’idée de Régis Labeaume de rendre les artères commerciales piétonnières cet été.

«Sur chaque artère, on vit tous la même réalité. On a des commerçants qui sont 100% pour les artères piétonnes. On en a d’autres qui sont mi-figue, mi-raisin. Et on en a d’autres qui sont 100% contre», résume Marie-Noëlle Bellegarde-Turgeon, directrice générale de la Société de développement commercial (SDC) du Faubourg Saint-Jean-Baptiste.

L’idée, souligne Mme Bellegarde-Turgeon, c’est de ne pas nuire aux commerçants, dans une période où ils subissent déjà beaucoup de pression.

«Oui, les rues piétonnes, mais pas à n’importe quel prix. Il faut que ce soit bénéfique pour tous», soutient-elle. La SDC sondera donc ses membres afin d’avoir le pouls de l’artère dans les prochaines semaines.

Sur la 3e Avenue, Isabelle Madrid confirme que les marchands ne demandent pas que l’artère soit fermée aux autos. Sauf peut-être à certains moments ciblés.

La veille, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’était dit prêt à aller très loin dans le concept de rues piétonnières.

«Ça dépend de jusqu’où sont prêtes à aller les associations de marchands. On pourrait fermer ça tout l’été, si elles veulent. C’est à eux autres de choisir», avait-il laissé savoir.

Corridors sanitaires

Or, la réalité sur le terrain est que les commerçants ont surtout besoin en ce moment de corridors sanitaires. Ceux-ci consistent en un élargissement temporaire des trottoirs afin de permettre aux passants de circuler sans être entravés par les clients qui doivent faire la file sur les trottoirs en raison des mesures de distanciation sociale dans les commerces.

Le maire estime cependant que cela «ne changerait pas grand-chose». «On considère que [l’idée] de corridors sanitaires pourraient être envisagée. Il semble y avoir moins d’ouverture pour cette avenue-là, mais on continue quand même de la proposer», fait valoir le directeur général de la SDC Montcalm, Jean-Pierre Bédard. L’idée est également souhaitée sur la 3e Avenue.

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Voir aussi : Commercial.

Le Phare toujours dans les plans, mais avec 20 étages de moins

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 mai 2020 7 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

La tour principale du Phare de Québec culminera à 45 étages, soit 20 de moins que prévu. Des changements majeurs, incluant l’arrivée d’un nouveau partenaire d’affaires, sont au menu du mégaprojet privé, a appris Le Journal.

Le vaste projet va compter 60 % moins de bureaux que prévu. Les unités d’habitation seront diminuées et la salle de spectacle de 1250 places ne verra tout simplement pas le jour. Aussi, le nombre total de cases de stationnement sera abaissé. Par contre, il est prévu que la capacité hôtelière soit augmentée.

La dernière mouture du Phare, sur laquelle nous avons pu mettre la main, n’a donc plus grand-chose à voir avec celle dévoilée, en grande pompe, début 2015. Il y a cinq ans, on parlait d’un nouveau «symbole» pour Québec et on vantait l’avènement du plus haut gratte-ciel à l’est de Toronto.

Certes, il est toujours question de quatre tours à bâtir à Sainte-Foy, à la tête des ponts. Mais la tour principale ne fera plus que 45 étages. Les trois autres tours devaient respectivement s’élever à 51, 30 et 18 étages, selon les derniers plans dévoilés par Groupe Dallaire en juin 2018. Or, les nouvelles esquisses consultées laissent penser que ces hauteurs seront également revues à la baisse.

Nouveau partenaire principal

Si le Groupe Dallaire demeure un partenaire financier du projet, on note l’avènement d’un nouveau partenaire principal – COGIR Immobilier – qui administre entre autres près de 20 000 logements au Québec, en Ontario et aux États-Unis, incluant un réseau de 50 résidences privées pour aînés.

Plus spécifiquement, DevMcGill, division de développement de COGIR, sera désormais aux manettes. DevMcGill est à l’origine du projet mixte luxueux Humaniti dans le Quartier international de Montréal.

Prêt pour la fin 2024?

Le souhait des promoteurs du Phare est désormais de relancer rapidement le projet pour pouvoir amorcer la construction en octobre 2021. Si tout va bien, on prévoit achever les travaux en trois ans, soit vers la fin 2024.

Des modifications réglementaires seront nécessaires. On évoque notamment le retrait de l’obligation de construire un pôle d’échange pour le tramway. Il s’agit là d’une formalité, puisque l’administration Labeaume a annoncé, début 2020, que ce pôle ne sera finalement pas situé sous le Phare.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Projet - Le Phare de Québec.

Fermeture de la dernière station-service du centre-ville

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 avril 2020 1 commentaire

Audrey Paris
Radio-Canada (Québec)

Les propriétaires du Centre de l’auto Shell Cartier annoncent, avec regret, la fermeture de leur commerce. Ce qui signifie que le centre-ville de Québec sera dépourvu de station-service entre l’avenue Belvédère et la rue Dalhousie.

C’est sur Facebook que les propriétaires en ont fait l’annonce, donnant comme explications les frais élevés pour les commerces du centre-ville, la pandémie ainsi que le manque de main-d’oeuvre.

Dorénavant, les automobilistes, quoique moins nombreux en cette période de confinement, devront se rendre vers la basse-ville sur le boulevard Charest pour regarnir d’essence leur véhicule, ou encore sur l’avenue Belvédère vers l’Ouest, et la rue Dalhousie vers l’est.

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N.B. Le terrain est la propriété d’une compagnie à numéro de la Nouvelle-Écosse dont l’actionnaire principal est Sobeys (IGA). Quelqu’un connaît le zonage pour cet endroit ?

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Le siège social de l’Organisation des villes du patrimoine mondial déménagera à Espace 400e

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 avril 2020 Commentaires fermés sur Le siège social de l’Organisation des villes du patrimoine mondial déménagera à Espace 400e

BAptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Le secrétariat général de l’Organisation des villes du patrimoine mondial déménagera à Espace 400e, tout comme l’Office du tourisme de Québec, quand la Ville aura finalement mis la main sur le bâtiment fédéral du port. Mais ce sera après une nouvelle rénovation des lieux planifiée en 2021.

La cession pour un symbolique 1$ du 100, quai Saint-André avait été célébrée par la Ville et le gouvernement libéral de Justin Trudeau durant l’été 2019. Dans les faits, l’État canadien est toujours propriétaire.

«La transaction sera officialisée dans les prochaines semaines», indique cependant au Soleil le porte-parole municipal David O’Brien.

Un document récemment rendu public donne des détails sur le dessein de la mairie pour l’immeuble de verre de 5 étages : «Les étages supérieurs seront aménagés en espaces de bureau pour accueillir le siège social de l’Office du tourisme de Québec (OTQ) et celui de l’Organisation des villes du patrimoine mondial (OVPM).»

Il faudra toutefois aménager ce legs fédéral du 400e de 2008 avant d’y loger les nouveaux occupants. «La Ville est à évaluer le projet à l’interne, note David O’Brien, plusieurs étapes doivent être franchies une fois que la transaction sera conclue : plans et devis, appels d’offres, construction.»

«Le projet est prévu être réalisé en 2021.»

L’usage du reste du vaste bâtiment de 4115,3 mètres carrés (44 300 pieds carrés) sera précisé d’ici là. Dans son document, la mairie évoque une «opportunité très intéressante» d’organiser des «événements attractifs pour les touristes», tout près des navires de croisière. «La Ville propose donc une nouvelle vocation à cet immeuble […] pour le développement de ce secteur touristique en croissance. Le projet consiste à accueillir des organismes à but non lucratif (OBNL) actifs dans l’animation événementielle et touristique, afin qu’ils puissent disposer d’une place permanente pour animer les lieux.»

Nouveau départ

Si le projet se réalise tel qu’annoncé, le secrétariat général de l’Organisation des villes du patrimoine mondial fera ses boîtes pour la deuxième fois en quelques années. Fin 2017, l’ancienne conseillère municipale Julie Lemieux s’était rendue jusqu’en Corée du Sud pour mousser un premier déménagement. La Ville suggérait alors à l’OVPM de quitter son local de l’avenue Wilfrid-Laurier, près des plaines d’Abraham. La proposition acceptée : l’achat du 5, rue du Cul-de-Sac dans le Petit Champlain.

Voici que la mairie mentionne un nouveau départ vers les quais du port.

Du bureau de l’arrondissement

La soixantaine d’employés de l’Office du tourisme de Québec arriveront quant à eux du 399, Saint-Joseph Est. Cet immeuble de l’arrondissement La Cité-Limoilou, situé devant la bibliothèque Gabrielle-Roy, est vidé par la Ville. La majorité des quelque 250 fonctionnaires et élus qui y bossent doivent s’installer au YMCA Saint-Roch de la rue du Pont. Mais pas l’OTQ qui habitera Espace 400e.

Deux processus de vente

Rappelons que les tentatives d’animer le 100, quai Saint-André après les festivités de 2008 n’avaient pas été couronnées du succès escompté. Le gouvernement fédéral avait donc essayé de vendre à deux reprises Espace 400e. Des tentatives infructueuses, même s’il était offert à prix d’ami. D’abord évalué à 10,64 millions $, il pouvait être acquis pour 5,5 millions $. En 2019, le fédéral a finalement décidé de le donner la Ville de Québec.

Construit en 1984, le bâtiment a subi des rénovations de 9 millions $ en 2007, juste à temps pour le 400e anniversaire de la fondation d’un établissement français permanent par Samuel de Champlain et son équipage.

Le terrain d’Espace 400e fait 4204 mètres carrés et compte 35 places de stationnement.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel, Québec La cité, Tourisme.

Nouveau règlement sur la conversion de logements locatifs en copropriété divise

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 mars 2020 Commentaires fermés sur Nouveau règlement sur la conversion de logements locatifs en copropriété divise

Québec, le 30 mars 2020 – La Ville de Québec met en place un nouveau règlement (R.V.Q. 2860) interdisant la conversion de logements locatifs en copropriété divise sur le territoire d’un arrondissement lorsque le taux d’inoccupation des logements locatifs y est inférieur à 3 %. Ce nouveau règlement remplace le R.V.Q. 2029 qui s’appliquait jusqu’en mars 2015 sur l’ensemble du territoire de la ville lorsque le taux d’inoccupation était inférieur à 2,5 %. L’adoption de ce règlement fait suite au lancement de la Vision de l’habitation 2020-2030 qui a notamment pour objectif de préserver le parc de logements locatifs abordables.

« Le taux d’inoccupation varie considérablement d’un arrondissement à l’autre. En augmentant le taux à 3 %, comparativement à 2,5 % dans l’ancien règlement, et en évaluant par arrondissement, on s’assure d’avoir un impact précis et durable sur l’ensemble du territoire de la ville », a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume.

Le taux d’inoccupation sur le territoire de la ville de Québec a diminué pour une troisième année consécutive pour atteindre 2,2 %, selon les résultats de la plus récente enquête réalisée par la SCHL en octobre 2019. Le taux d’équilibre permettant un fonctionnement harmonieux du marché locatif se situe à 3 %. La diminution du taux d’inoccupation à Québec se traduit notamment par une rareté de logements locatifs, particulièrement dans les quartiers centraux.

Les arrondissements de La Cité-Limoilou (1,8 %), Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge (1,9 %), Charlesbourg (1,4 %) et la Haute-Saint-Charles (1,7 %) ont des taux nettement inférieurs à 3 %. Tandis que les arrondissements de Beauport (3,3 %) et des Rivières (3,7 %) ont des taux plus élevés.

Le nouveau projet de règlement :

Interdit la conversion de logements locatifs en copropriété divise sur le territoire d’un arrondissement lorsque le taux d’inoccupation est inférieur à 3 %;
Prévoit qu’un certificat autorisant la conversion en copropriété divise peut être délivré pour la conversion d’un immeuble de logements locatifs de cinq unités ou moins lorsque le propriétaire y habite depuis plus de deux ans;
Permet de convertir un immeuble dont au moins 75 % des baux en vigueur indiquent un loyer égal ou supérieur au loyer médian le plus récent établi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, multiplié par 1,5.

Il est à noter que sont exemptés du nouveau règlement les propriétaires ayant reçu une autorisation de la Régie du logement à convertir en copropriété divise un immeuble de logements locatifs avant l’adoption du présent règlement.

Le R.V.Q. 2860 sera en vigueur aussi longtemps que le taux d’inoccupation d’au moins un arrondissement de la Ville de Québec sera inférieur à 3 %. Il cessera d’avoir effet sur le territoire d’un arrondissement lorsque le taux d’inoccupation de celui-ci deviendra égal ou supérieur à 3 %. Enfin, il recommencera à avoir effet si le taux descend à nouveau en bas de 3 %.

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Voir aussi : Logement locatif ou social.

Un toit pour tout le monde

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 mars 2020 Commentaires fermés sur Un toit pour tout le monde

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / La Ville de Québec souhaite 5000 nouveaux logements d’ici cinq ans, dont 2600 logements sociaux et 2000 places en résidences privées pour personnes âgées.

Les cibles de la «Vision de l’habitation» de l’administration Labeaume pour la prochaine décennie ont été présentées mercredi midi aux gens d’affaires de l’Institut de développement urbain (IDU).

Contrairement à Montréal qui force les promoteurs à inclure un quota de logements sociaux dans les grands projets, Québec a choisi de laisser aller les lois du marché.

Elle pense pouvoir maintenir un parc de logements abordables par une «augmentation de l’offre» plutôt que par des quotas. J’y reviens dans un moment.

Le plan de l’administration Labeaume sera soumis à la consultation publique en avril et sera ajusté au besoin.

Les nouvelles résidences pour personnes âgées pourraient être érigées dans les stationnements et sur les toits des petits centres commerciaux.

Québec donne en exemple le Mail Cap-Rouge où une résidence de 360 logements a été greffée au complexe commercial.

Cela permet à des personnes âgées de rester dans leur quartier et d’avoir sous la main des services de proximité. On récupère ainsi des espaces perdus et des centres commerciaux en déclin y trouvent une occasion de revenus et de nouveaux clients.

Le modèle pourrait servir aussi pour les grandes surfaces (power centers). Seuls les quatre centres régionaux (Laurier, Place Ste-Foy, Galeries de la Capitale, Fleur de Lys) sont pour l’instant exclus.

On comprend que la Ville a d’autres projets pour toits et les stationnements de ces grandes «galettes» (l’expression est celle du maire). Dans le cas de Fleur de Lys, c’est déjà connu.

Transformer les centres commerciaux en «milieux de vie» est une excellente idée.

On peut se demander cependant pourquoi les réserver uniquement à des résidences pour personnes âgées.

Il y a certes des besoins spécifiques, surtout pour les personnes âgées démunies. Mais la vitalité des quartiers gagne à une mixité sociale plutôt qu’à l’aménagement de «ghettos».

J’ai été surpris d’apprendre que près de 20 % des citoyens de 75 ans et plus du Québec vivent en résidences. C’est plus du double de la moyenne canadienne.

À l’autre bout du spectre, la Nouvelle-Écosse (2 %) et le Nouveau-Brunswick (2.7 %). Quelqu’un a une explication?

Québec vise par ailleurs à ajouter 400 «logements accessoires» à même les maisons actuelles, ou dans les cours arrière, les ruelles ou garages des quartiers résidentiels.

Les règles de zonage et de stationnement sur rue seront assouplies en conséquence.

La formule permettrait d’ajouter des logements à prix abordables, de densifier de façon «réfléchie» et d’accroître la valeur des propriétés lors de la revente.

Cela impliquera cependant des précautions particulières pour éviter que les voisins perçoivent ces maisonnettes ou agrandissements comme des intrusions dans leur intimité.

On voit déjà venir le débat. «Ça va hurler quelque part», pressent aussi le maire. Il dit avoir appris des erreurs des villes qui y ont recouru.

(…)

L’administration Labeaume devrait-elle forcer davantage la main aux promoteurs privés pour qu’ils incluent du logement social et/ou abordable dans leurs projets?

Il y a ici deux écoles.

(…)

Si les quotas posent problème, pourquoi pas des mesures incitatives? Tu inclus du logement social dans ton projet et je te permets un ou deux étages de plus. Ces choses-là se négocient.

À condition que le projet ne soit pas ensuite bloqué en référendum, comme à l’îlot Irving dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Mais ça reste une piste à explorer.

***

J’ai trouvé le maire Labeaume particulièrement inspiré lors de la présentation de sa vision d’habitation. On voyait vibrer le sociologue.

Intéressant de sentir qu’une administration qu’on avait perçue par moment à court d’inspiration ou d’énergie peut encore mettre sur la table des idées stimulantes.

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Voir aussi : Commercial, Condo, Logement locatif ou social, Résidentiel.

Branle-bas immobilier au port de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 mars 2020 Commentaires fermés sur Branle-bas immobilier au port de Québec

Illustration: Le Soleil

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Les trois bâtiments occupés par la marine canadienne dans la rue Dalhousie, au port de Québec, devront recevoir des soins. Un s’enfonce et craque; il faudra le requinquer. Un autre, trop mal en point, sera vendu. Le dernier sera en partie vidé pour être rénové.

Situons-nous. «Le ministère de la Défense nationale (MDN) possède deux bâtiments à la Pointe-à-Carcy, soit l’édifice Achille-Pettigrew (170, rue Dalhousie) et l’édifice Résidences (144, rue Dalhousie)», nous apprend Andrée-Anne Poulin, conseillère en communications de l’armée. Il s’agit des deux édifices plantés près du pont-levis et de l’écluse du bassin Louise, dont l’un abrite entre autres le Musée naval de Québec et une école militaire.

En plus, les forces armées occupent des locaux de l’édifice John-Munn du 112, rue Dalhousie. «Ce bâtiment, qui est la propriété de Services publics et Approvisionnement Canada, héberge 156 membres du MDN».

Maintenant que nous savons où se déroule l’intrigue, expliquons quels maux affectent ces propriétés fédérales.

1. Édifice John-Munn

Les 156 membres des forces maritimes travaillant à l’intersection des rues Dalhousie et Quai Saint-André devront déménager. «Services publics et Approvisionnement Canada a informé [la Défense nationale] que son bail de location ne serait pas renouvelé et que l’édifice John-Munn devrait être libéré au plus tard le 1er juin 2022», relate Andrée-Anne Poulin.

Pourquoi? «Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) a effectué des analyses quant aux investissements requis pour maintenir l’édifice à long terme», nous éclaire une porte-parole de ce ministère, Sonia Tengelsen. «Ces analyses ont démontré que la meilleure solution pour la saine gestion des fonds publics était de se départir de l’immeuble.»

Sa collègue Lamya Benachour ajoute : «L’édifice n’a fait l’objet d’aucune intervention majeure depuis sa rénovation et son agrandissement en 1984. Des investissements de l’ordre de 11 millions $ sur un horizon de cinq ans sont requis».

Selon le rôle d’évaluation municipal, le 112, rue Dalhousie vaut environ 4,15 millions $.

Après avoir fait ses calculs, le fédéral a donc déclaré la propriété «excédentaire».

La Défense nationale videra donc les lieux. Pêches et Océans y perdra également ses locaux d’entreposage et une salle de réunion aménagés dans l’immeuble.

«Une fois que les occupants auront quitté, ce qui est prévu en 2022, SPAC ira de l’avant avec la vente de l’édifice», dixit Lamya Benachour. Les autres ministères canadiens, le gouvernement québécois et la Ville de Québec auront la priorité pour l’acquisition. Les promoteurs privés suivront.

Quoi qu’il en soit, la marine doit reloger 156 travailleurs. Ils n’iront pas loin : la Défense nationale entend leur trouver de la place dans ses propriétés de la Pointe-à-Carcy, annonce Andrée-Anne Poulin. «Toutefois, afin de les accueillir, des travaux de réaménagement et d’optimisation des espaces bureaux dans ces deux bâtiments (édifices Achille-Pettigrew et Résidences) devront être effectués. Nous procéderons donc à la préparation des plans et des devis au cours de l’année 2020. […] Il est encore trop tôt pour fournir des détails à propos de l’échéancier ou des sommes d’argent impliquées.»

2. Édifice Achille-Pettigrew

Attardons-nous à l’édifice Achille-Pettigrew maintenant. Vous voyez la longue structure grise s’étirant entre l’eau et l’agora du port de Québec? C’est là que seront installés bon nombre des expulsés du John-Munn. Sauf que la fondation de cet édifice bouge, ce qui occasionne des bris structuraux.

«Au cours des cinq dernières années, des tassements de sol ont été observés en sous-œuvre», précise Andrée-Anne Poulin. «Les tassements ont généré du cisaillement dans certaines composantes de la structure du bâtiment.»

Que se passe-t-il? «Des tassements de ce genre ne sont pas inhabituels lorsque des sols meubles sont utilisés comme matériel de remplissage, comme ce fut le cas lors de la construction des ouvrages portuaires à la Pointe-à-Carcy.»

Déjà, l’ossature d’Achille-Pettigrew a dû être ressoudée : «Afin de corriger la situation, nous avons effectué divers travaux correctifs structuraux».

La sécurité ne serait donc pas compromise, selon Mme Poulin. «Nous effectuons également des suivis sur une base régulière afin de nous assurer que l’édifice demeure en bon état pour répondre aux besoins quotidiens et à long terme des occupants.»

Il faudra cependant une investigation plus poussée, et des rénovations d’une plus grande ampleur, afin de corriger définitivement le problème. «Dans le but d’élaborer une solution ciblée, nous menons actuellement une étude qui nous permettra de mieux comprendre l’évolution des tassements. Une fois l’étude complétée, nous prévoyons effectuer des travaux ciblés afin de stabiliser la structure de façon permanente.»

Le chantier sera majeur. Les occupants seront installés ailleurs pour laisser le champ libre aux ouvriers.

3. Édifice Résidences

Faisons maintenant un court arrêt au 144, rue Dalhousie : l’édifice Résidences. Lui aussi sera revampé, transformé, afin d’accueillir des exilés du John-Munn.

Pour l’heure, quelques centaines de chambres s’y trouvent, sur cinq étages. Les étudiants de l’école navale de la Défense nationale, entre autres, y sont hébergés pendant leur passage dans la capitale.

Vers Pierre-Bertrand

Un bon nombre d’employés de la marine travaillant dans le Vieux-Port et les militaires en formation devront donc être déplacés pendant les travaux… Disons que leur futur environnement sera un peu moins bucolique. Plus éloigné de l’eau aussi.

«Pendant les travaux de réaménagement des édifices Achille-Pettigrew et Résidences, les 156 membres du ministère de la Défense qui sont actuellement logés à l’édifice John-Munn seront relocalisés au Complexe militaire Pierre-Bertrand (CMPB)», indique Andrée-Anne Poulin, du bureau des relations avec les médias.

Ce manège militaire situé au 835, boulevard Pierre-Bertrand «possède à la fois de vastes espaces bureaux, des salles d’instruction, ainsi que plusieurs zones d’entreposage, vante-t-elle. Comme le CMPB a la capacité d’accueillir ces nouveaux occupants, aucuns travaux d’agrandissement ne sont requis.»

Un petit mot en terminant pour les fonctionnaires qui se rendent quotidiennement au 94 et au 104, rue Dalhousie. On y trouve notamment la direction générale pour le Québec de Pêches et Océans Canada. Martin Bourget, conseiller en communication dont le bureau s’y trouve justement, est catégorique : il n’y a pas de plan de rénovations majeures ni de vente des bâtiments à l’horizon. «Nous, il n’y a rien.» Ces possessions du fédéral, voisines des immeubles occupés par la Défense nationale, ne feraient donc pas partie du grand chambardement en cours.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Institutionnel.

Rapport mensuel (février) sur le marché immobilier à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 mars 2020 Commentaires fermés sur Rapport mensuel (février) sur le marché immobilier à Québec

Source: JLR Solutions foncières

Voir aussi : Condo, Publications & ressources Internet, Québec La cité, Résidentiel.