Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Tunnel et tramway: que veut-on intégrer au juste?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 août 2020 1 commentaire

François Bourque
Le Soleil

Le gouvernement Legault insiste sur la nécessité de mieux intégrer les projets de tramway de Québec et de tunnel Québec-Lévis. La ministre responsable de la capitale, Geneviève Guilbault, a réitéré mercredi qu’il s’agit d’une condition pour l’acceptation du projet de la Ville de Québec.

Le maire Labeaume dit ne pas s’y objecter, mais de quelle intégration parle-t-on, au juste?

D’une intégration physique des deux projets avec des stations communes au centre-ville, voire un même tunnel sous le Vieux-Québec?

D’une intégration administrative qui fusionnerait les deux bureaux de projets? Les deux sociétés de transport en commun? Ou encore qui créerait une agence régionale de transport, comme à Montréal?

D’une intégration «politique» de gros bon sens qui ferait que les deux projets se parlent davantage et échangent mieux les informations pouvant être utiles?

Je pencherais pour cette dernière hypothèse qui est la plus simple. Mais voyons d’abord ce qui en est.

1- L’intégration physique

Les tunnels du MTQ et du tramway traverseront le Vieux-Québec dans le même axe.

Sur cette trajectoire commune, on retrouve trois stations de tramway soit D’Youville, parc Jean-Paul-L’Allier et Pôle d’échange St-Roch, face au Parc Victoria.

Il est impératif que la ligne de transport en commun du tunnel Québec-Lévis s’arrime au tramway sur la Colline parlementaire (Station D’Youville) et ensuite en basse-ville au Pôle d’échange St-Roch. Et pourquoi pas aussi à la station Jean-Paul-L’Allier.

Peut-on imaginer des stations communes intermodales? Ce serait l’idéal mais ça risque d’être compliqué.

On y trouvera des technologies différentes pouvant difficilement s’arrêter aux mêmes quais.

Le tunnel Québec-Lévis doit sortir quelque part en basse-ville, dans St-Roch ou au nord de la rivière St-Charles pour être connecté à l’autoroute Laurentienne.

Il devra être beaucoup plus profond que celui du tramway. Imaginer un tronçon de tunnel commun n’est donc pas réaliste.

Le plus probable est qu’il faudra construire des passages souterrain et/ou ascenseurs permettant aux passagers du tunnel Québec-Lévis une correspondance vers le tramway et vice-versa.

L’intégration physique des deux projets au centre-ville se limitera donc à des «passerelles», ce qui implique que les projets devront se parler à l’étape de la conception des stations.

La connexion à l’ouest sera plus simple. Il est déjà prévu que le pôle d’échange de Sainte-Foy aura des quais pour accueillir les autobus de Lévis. C’est le ministère des Transports qui définira comment se fera la traversée jusqu’au pôle d’échange (tunnel, voie réservée, etc).

2-L’intégration administrative

L’incapacité des maires de Québec et de Lévis à se parler et à définir un projet de transport en commun intégré milite pour un changement administratif.

Fusionner les deux sociétés de transport ne serait cependant pas suffisant si les résistances politiques locales demeurent et que les villes n’ont pas la même motivation à financer le transport en commun.

Une agence régionale de transport intégrant les deux sociétés de transport et le futur lien de transport en commun dans le tunnel du MTQ?

L’idée pourrait être intéressante.

On a appris à se méfier des grandes structures qui alourdissent les choses et souvent perdent de vue les besoins locaux. Mais Québec pourrait y trouver la vision régionale de transport qui fait actuellement défaut.

Devrait-on fusionner les deux bureaux de projet? À première vue, je vois mal ce qu’il y a tant à y gagner.

Le troisième lien dont on parle est d’abord un tunnel autoroutier auquel on a ensuite greffé une composante de transport en commun.

Le dénominateur commun aux deux projets est plutôt mince. Il se résume à la connexion au tramway de Québec des autobus qui arriveront de Lévis par le pont de Québec ou par un futur tunnel du centre-ville, ce qui reste une hypothèse lointaine. Une fusion des bureaux de projets n’est pas nécessaire pour obtenir cet arrimage. Il suffira de se parler pour la conception des stations du centre-ville.

À moins que l’objectif soit de reprendre à zéro la réflexion sur le transport en commun régional pour en redéfinir les tracés, les budgets, le financement et les modes.

C’est ce qu’on avait tenté de faire lors du premier projet de tramway/SRB en 2010. Mais ce ne serait pas une bonne idée de tout recommencer au moment où Québec s’approche du but et peut enfin espérer un réseau de transport en commun plus performant, fut-il imparfait.

3- L’intégration «politique»

Ce que j’ai compris, c’est que l’intégration des projets dont parle actuellement le gouvernement est surtout «politique». Il voudrait que les bureaux de projet se parlent davantage et échangent mieux les informations qu’ils détiennent.

Notamment sur les prévisions d’achalandage dans le réseau de Québec. Au gouvernement, on a été irrité que le Bureau de projet se montre réticent à fournir une nouvelle analyse d’achalandage après l’abandon du trambus.

Puis qu’il évoque qu’il évoque un délai de «six à neuf mois» pour produire une telle analyse.

La Ville de Québec a fini par se résigner à produire l’analyse demandée, analyse qu’elle rendra publique pas plus tard que ce vendredi.

Le rapport avec le tunnel Québec-Lévis et le besoin d’intégrer les deux projets?

Très ténu, je trouve.

Cette étude d’achalandage répond cependant à la préoccupation du gouvernement Legault que les banlieues ne soient pas pénalisées par l’abandon du trambus qui devait aller jusqu’à D’Estimauville et servir de point de chute aux lignes d’autobus arrivant de l’est.

On peut penser que l’abandon du trambus n’aura pas un très grand impact mais on ne peut reprocher au gouvernement de poser la question.

Il importe cependant de rappeler ici que si le trambus a été abandonné, c’est parce que le gouvernement de la CAQ a imposé un plafond budgétaire au projet. Plafond qu’il n’exige pas des projets de transports en commun à Montréal.

Tout ça pour dire que la véritable demande du gouvernement n’est pas tant l’intégration des projets de tramway et de tunnel que l’amélioration des communications. Ça ne devrait pas être si compliqué à résoudre.

Un meilleur échange d’information devra cependant aller dans les deux sens. Pour l’heure, Québec dit ne rien savoir ou presque du projet du MTQ, qui risque de bousiller les efforts de redéveloppement urbain en basse-ville.

Dans ses réponses aux médias ces derniers jours, la ministre Guilbaut n’a pas utilisé le mot tramway pour parler du projet de Québec, lui préférant l’expression «transport structurant».

Comme si le mot portait la honte ou le malheur (c’est probablement le cas pour les partisans de la CAQ qui font pression sur leurs députés pour qu’ils larguent le projet).

En entendant ensuite la ministre insister et insister encore sur le respect du budget et l’importance de mieux desservir les banlieues, la question m’est venue : Se pourrait-il qu’elle souhaite l’abandon du tramway pour le remplacer par un trambus ou SRB (Service rapide par bus) qui permettrait pour le même budget de couvrir un plus grand territoire et aller plus loin vers les banlieues?

J’ai posé à question à son cabinet, mais n’ai pas obtenu de réponse.

Selon mes informations, ce scénario est bel et bien passé par la tête du gouvernement et on regarderait avec intérêt tout nouveau projet d’un mode de transport moins coûteux que le tramway.

Pour l’instant, il semble qu’on n’en soit pas là. On m’assure que personne au gouvernement ne travaille sur l’idée de revenir au trambus/SRB. Le tramway est toujours dans la mire, appuyé par le ministre des Transports et par le premier ministre Legault. Histoire à suivre.

Le texte

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le tramway au bout du tunnel?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 août 2020 1 commentaire

Jean Baillargeon
Gaston Déry
Opinions
Le Soleil

La ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, vient d’affirmer «la nécessaire intégration renforcée avec le projet de troisième lien et celui du réseau de transport structurant de Québec» afin, dit-elle, «de les imbriquer l’un dans l’autre». Nous espérons par cette déclaration que nous verrons enfin le tramway au bout du tunnel.

Que signifie cet engagement de la ministre en réaction aux déclarations du maire de Québec Régis Labeaume qui s’inquiète à juste titre du peu d’empressement du gouvernement du Québec à appuyer la dernière version «minimaliste» du projet de «réseau de transport structurant de Québec»? Voici notre interprétation et nos souhaits que nous avions déjà mentionnés lors du dépôt de notre mémoire aux audiences du BAPE.

Nous partageons les inquiétudes de la ministre quant à l’acceptabilité sociale de la dernière version du projet de tramway, mais à qui la faute? Pendant que la région de Montréal reçoit plus de 11 milliards $ en investissement pour l’amélioration de ses réseaux de transport collectif, Québec est contraint de couper dans son projet de tramway faute de financement adéquat. Pourquoi? Parce que depuis l’échec du projet de SRB avec Lévis, la Ville de Québec est condamnée à réaliser seule son projet de transport collectif. D’où l’importance de mettre en place un leadership régional pour la réalisation d’un véritable Réseau de transport régional (RTR) et ainsi annoncer la fin de la récréation des «chicanes stériles» entre la Rive-Nord et la Rive-Sud de Québec.

Comment réaliser ce leadership régional? En fusionnant bien sûr les deux bureaux de projet, celui du tramway de Québec et du troisième lien sous-fluvial tout en assurant le financement adéquat des deux projets, quitte à établir plusieurs phases de mise en place, et ce sur plusieurs années. La participation des citoyens via leurs élus municipaux, provinciaux et fédéraux est essentielle à la réflexion collective de ce projet de transport collectif qui doit aller au-delà du clivage régional et de la partisanerie politique.

Ce ne doit plus être le projet de tramway du maire Labeaume ou du troisième lien de la Coalition avenir Québec, mais un projet régional intégré où tous les intervenants du milieu doivent y participer de bonne foi.

Doit-on organiser un forum public? Une réflexion sur l’intégration des deux sociétés de transport régionales ou créer une nouvelle structure régionale de transport collectif qui chapeauterait les projets intégrant autant la Rive-Nord et la Rive-Sud?

Peu importe le moyen pour y parvenir, prenons le temps de tout mettre sur la table afin, comme le dit la ministre Guilbault, de réussir un projet d’intégration régionale de transport collectif «qui aura un impact pour les 50 prochaines années». Ce projet de réseau structurant doit désormais devenir une source de fierté pour les citoyens de la grande région de la capitale nationale.

Le texte

3e lien et tramway : Labeaume en faveur d’une fusion administrative des projets Jonathan Lavoie (Radio-Canada). Un extrait:

S’il juge toujours qu’une fusion des bureaux de projets serait inutile, le maire de Québec juge qu’une fusion administrative pourrait être bénéfique, à condition qu’il y ait de la transparence des deux côtés. (…) Le chef de l’opposition à l’hôtel de ville, Jean-François Gosselin, appuie le gouvernement du Québec sur toute la ligne dans son désir d’étudier davantage le projet avant d’aller de l’avant. (…) Il n’est pas prêt à dévoiler la proposition de sa formation politique en matière de transport en commun, mais il promet qu’elle respectera les conditions imposées par la CAQ, soit une desserte efficace des banlieues, une interconnexion avec Lévis et un budget maximal de 3,3 milliards de dollars.

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Journée de distribution d’arbres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 août 2020 Commentaires fermés sur Journée de distribution d’arbres

* Elle avait habituellement lieu en mai. La pandémie a fait en sorte qu’elle aura lieu en septembre cette année.

La Ville offre annuellement 2 000 arbres en cadeau aux citoyens. Cette année, la Journée de distribution d’arbres se tiendra le samedi 12 septembre prochain, entre 8 h 30 et 11 h. Un point de distribution est prévu dans chaque arrondissement :

BEAUPORT

Centre de plein-air de Beauport
95, rue de la Sérénité

CHARLESBOURG

Stationnement de l’Arpidrome
750, rue de la Sorbonne

LA CITÉ-LIMOILOU

Site d’ExpoCité – stationnement P6
Près de la place Jean-Béliveau

LA HAUTE-SAINT-CHARLES

Stationnement de l’aréna des Deux Glaces
1515, rue de l’Innovation

LES RIVIÈRES

Stationnement de l’aréna Duberger
3050, boulevard Central

SAINTE–FOY–SILLERY–CAP-ROUGE

Marché public de Sainte-Foy
920, avenue Roland-Beaudin

Choisissez parmi l’une de nos cinq essences et contribuez à verdir votre ville : amélanchier du Canada, érable rouge, févier Skyline, lilas de Preston Donal-Wyman arbustif, pommetier décoratif Prairie Fire ou encore vigne vierge Angelmannii.

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* A noter que pour l’arrondissement La Cité-Limoilou, cette distribution avait toujours eu lieu au Parc Victoria. Il y a changement cette année. Avis aux habitué.e.s

Voir aussi : Arbres, Message d'intérêt public.

Nouvelle politique de participation publique : jusqu’au 15 octobre pour déposer un mémoire

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 août 2020 Commentaires fermés sur Nouvelle politique de participation publique : jusqu’au 15 octobre pour déposer un mémoire

Québec, le 27 juillet 2020 – La Ville de Québec invite la population à contribuer à l’élaboration de sa nouvelle politique de participation publique en déposant un mémoire ou des commentaires sur sa plateforme de participation citoyenne d’ici le jeudi 15 octobre à 16 h. Il est également possible de s’inscrire pour participer aux séances de consultations prévues en octobre prochain.

« J’invite la population à nous faire part de leur commentaire et leur proposition en lien avec notre révision de politique de participation citoyenne, a déclaré Mme Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif. Nous souhaitons mettre en place des processus de consultations qui permettront aux citoyens de s’informer et de s’exprimer davantage afin de prendre part aux décisions qui les concernent. »

Rappelons que la Ville a déposé son projet de politique de participation publique en février dernier et que le calendrier des activités de consultation a dû être modifié en raison de la pandémie.

La nouvelle mouture de la politique proposée reflète des pratiques participatives émergentes qui permettront à la population de s’informer, de s’exprimer davantage et de prendre part aux décisions qui la concernent en participant à l’élaboration des projets en amont.

Les personnes intéressées peuvent en apprendre plus en consultant le projet de règlement.

Deux séances d’information ont eu lieu en février dernier. Il est possible d’écouter les fichiers audios de ces séances sur le site Internet de la Ville.

Des séances de consultation avec audition des mémoires auront lieu fin octobre, à distance ou en présentiel, selon les consignes de la Santé publique qui seront en vigueur à cette période.

La date limite pour s’inscrire aux séances de consultation ou encore pour déposer un mémoire ou des commentaires est le jeudi 15 octobre à 16 h par le biais de la plateforme de participation citoyenne de la Ville.

Il sera aussi possible d’assister aux séances de consultation sans s’être inscrit au préalable et de faire un commentaire spontané durant la période d’intervention des personnes non inscrites.

La suite

Voir aussi : Message d'intérêt public.

Projet de tramway: 2 autres questions du BAPE

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 août 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: 2 autres questions du BAPE

Le document

Voir aussi : Projet - Tramway.

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