Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: nouveaux membres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 octobre 2020 Commentaires fermés sur Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: nouveaux membres

Le texte intégral du sommaire décisionnel

monsieur Gino Gariépy, historien de l’art.

Les membres suivants seront renouvelés à titre de membres substituts pour un prochain mandat de deux ans :

– madame Marie-Chantale Croft, architecte;
– monsieur Étienne Binette, architecte-paysagiste et urbaniste.

Les membres suivants seront nommés pour un premier mandat de deux ans à titre de membres réguliers :

– madame Anne Vallières, architecte;
– madame Élisa Gouin, architecte;
– monsieur Alexis Ruelland, architecte;
– monsieur Guillaume Fafard, architecte;
– monsieur Robert Verret, architecte.

Le membre suivant est nommé pour un premier mandat à titre de membre régulier, pour siéger à compter du 1er novembre 2021. Ce membre pourra recevoir la formation dédiée aux nouveaux membres et siéger à 5 reprises d’ici le 1er novembre 2021 :

– madame Véronique Cadoret-Plamondon, urbaniste et designer urbain.

La Commission

Voir aussi : Urbanisme.

L’insouciance historique pour les paysages du fleuve

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 octobre 2020 Commentaires fermés sur L’insouciance historique pour les paysages du fleuve

François Bourque
Le Soleil

Échaudés par le saccage passé des paysages du fleuve, des citoyens se mobilisent contre un projet résidentiel aux portes de l’arrondissement historique de Beauport.

Le promoteur Bild propose 67 logements locatifs dans deux immeubles de quatre étages (14 mètres) sur le terrain de l’ancien garage Beauport Auto, boulevard des Chutes.

Un changement de zonage est requis, la limite actuelle étant de deux étages. La clientèle visée est celle de résidents de maisons unifamiliales qui souhaitent continuer à habiter le quartier.

Le conseiller du district et président de l’arrondissement Beauport, Stevens Melançon, voit le projet d’un bon œil. Une «densification intelligente» qui répond à un besoin de logements «moyenne gamme», dit-il.

«Je ne suis pas un enfant d’école», insiste-t-il. «Je ne me fais pas avoir souvent. C’est un bon projet» avec un «constructeur très sérieux qui a une approche exceptionnelle».

Des citoyens du voisinage voient cependant les choses autrement. L’histoire les a rendus méfiants. Ils craignent que le quatrième étage du projet Le Laurent ampute davantage leur vue sur le fleuve mise à mal par des projets immobiliers précédents.

Et par les arbres qu’ils ont laissé pousser sur leurs terrains, me permettrais-je d’ajouter.

Ils craignent aussi l’effet d’entraînement d’un zonage à 14 mètres sur l’ensemble du boulevard des Chutes.

Le conseil d’arrondissement devait statuer sur le changement de zonage mardi dernier, ce qui aurait enclenché le processus menant à un référendum.

L’ancien «prof de math» a fait ses calculs. Sentant la soupe chaude, il a préféré retirer le projet. «Ça va se régler en jouant sur les hauteurs», croit-il.

«On planche sur la possibilité d’atteindre la cible de 11 mètres» proposée par des citoyens, confie Léonie Lemay, associée chez Bild.

D’autres sur le boulevard des Chutes préféreraient le statu quo (deux étages) par crainte de la circulation et d’une perte d’ensoleillement.

Avec un étage en moins, les résidences de l’avenue Royale conserveraient les vues qui restent sur le fleuve (et la valeur immobilière qui y est associée).

«Le bon voisinage est important», plaide Mme Lemay, dont la jeune entreprise veut demeurer propriétaire du futur immeuble.

Le projet initial a déjà été revu à la baisse et les phases ultérieures sur des terrains voisins ont été abandonnées.

Un projet «vert» dans «le respect du cadre bâti», décrit Mme Lemay, qui croyait être arrivée à un bon compromis.

Erreur. «On voit bien que ça ne passe pas», dit-elle. «On a vu que les citoyens sont irrités par le projet. On avait sous-estimé l’amertume par rapport à d’autres projets».

On a en effet tendance à sous-estimer les conséquences durables des projets enfoncés dans la gorge des citoyens.

Bild pense aussi avoir sous-estimé l’intérêt des citoyens pour l’histoire. Il a redessiné le hall pour qu’il l’évoque l’ancien moulin à eau du terrain voisin.

Le conseiller Mélançon a essayé de convaincre des citoyens du bien-fondé du projet Le Laurent.

Un rôle qui a étonné (et déçu) ceux qui croyaient leur conseiller «à l’écoute des citoyens». «On le sent du côté des promoteurs», déplore Marie-Ève Côté.

M. Mélançon a constaté lui aussi que les citoyens «ont été échaudés».

On peut les comprendre.

Une dame de l’avenue Royale m’a fait parvenir des photos avant-après de sa cour arrière.

Sur la première, lors de l’achat, la vue sur le fleuve et la pointe de l’île était complètement dégagée, hormis une cheminée et une tour de béton de l’ancienne cimenterie Saint-Laurent.

Sur la seconde, un paysage refermé par les arbres et les condos des Façades de l’Île.

À la fin des années 2000, des citoyens s’étaient mobilisés pour essayer de sauver leur vue sur le fleuve menacée par de nouveaux projets.

Ils avaient obtenu que les bâtiments soient réduits d’un étage et orientés nord-sud pour en limiter l’impact. On leur a aussi promis des décrochés architecturaux aux étages supérieurs.

Cette promesse n’a pas été tenue. Ni celle sur l’uniformité des cinq immeubles à construire. La Ville avait oublié (volontairement ou pas) de les inclure dans les fiches techniques du zonage.

«On s’est fait avoir», jette André Bureau, qui habite l’avenue Royale. Une partie de sa vue sur le fleuve est depuis obstruée par les condos locatifs Les Belvédères sur le Fleuve.

M.Buteau, qui avait participé aux discussions, en a tiré une leçon : «On ne veut plus négocier avec la Ville».

Le propriétaire de la Maison Félix-Laberge (construite entre 1760 et 1830), en retrait de l’avenue Royale, se réjouit de la démolition de l’ancien garage en contrebas de son terrain. Il se méfie cependant de la suite.

Le promoteur l’a rencontré pour l’assurer qu’il ne perdrait rien de sa vue sur le fleuve depuis sa galerie. Il a perçu qu’on lui a menti. «Ça va faire un mur», redoute-t-il.

Un mur? Je ne sauvais dire, mais certainement une vue amputée. Le promoteur a fait des simulations visuelles sur cinq sites de l’avenue Royale. Une seule vue était touchée, dit-il.

Peut-être, mais les plus belles vues du secteur ne sont pas celles depuis la rue, mais celles depuis les résidences et balcons pour lesquels il n’y a pas eu de simulation.

Le promoteur dit l’avoir proposé, mais rapporte que les propriétaires concernés ont décliné. Auraient-ils accepté qu’ils n’auraient sans doute pas cru à des résultats qui auraient montré un faible impact visuel.

Les « voeux pieux » des pouvoirs publics

Il y a quelque chose de troublant à ce que les citoyens doivent mener seuls la bataille de la protection des vues patrimoniales de l’arrondissement historique de Beauport.

Comme si ces vues n’étaient qu’un caprice ou un plaisir privé.

Tous les documents publics de la Ville et des gouvernements disent pourtant l’importance des vues sur le fleuve depuis l’avenue Royale :

Plan directeur d’aménagement et de développement (PDAD) de la Ville; Schéma de la communauté métropolitaine; Plan de conservation de l’arrondissement historique; Charte du paysage; Chaire de tourisme UQAM sur les routes touristiques; Répertoire des lieux patrimoniaux du Canada, etc.

Le paysage de cette descente en paliers vers le fleuve était même une des caractéristiques décrite dans l’acte fondateur de l’arrondissement historique en 1965.

Tous ces documents réitèrent l’importance du paysage en général et de celui, particulier, de l’avenue Royale et de ses terrasses offrant des panoramas sur le fleuve et l’île d’Orléans.

«Des vœux pieux», commente le conseiller Mélançon à propos du PDAD de la Ville. J’ai sursauté. Son lapsus (ou aveu) résume bien l’attitude des pouvoirs publics.

«Aucun règlement de la Ville n’accorde de privilège de protection des percées visuelles», rappelle-t-il. «Ce n’est pas un droit. C’est plate, mais c’est ça.»

«On fait attention aux vues dans la mesure du possible, mais il faut aussi loger les gens de façon convenable, plaide M. Mélançon.

Bien sûr qu’il faut permettre aux citoyens de se loger décemment et en restant dans leur voisinage, si c’est ce qu’ils désirent.

Mais pourquoi inscrire partout l’importance du paysage si c’est pour céder ensuite à toutes les tentations fiscales?

L’insouciance historique pour les paysages du fleuve à Beauport est à l’image du traitement réservé à son arrondissement historique. Celui-ci court sur 6 km le long de l’avenue Royale, de la rivière Beauport au Manoir Montmorency.

Un site patrimonial «mal-aimé», décrit M.Robert Bergeron, qui habite depuis 45 ans l’avenue Royale où on recense environ 500 maisons classées ou d’intérêt.

M.Bergeron était à vider ses gouttières lorsque je l’ai interrompu. Nous avons conservé dans le vacarme et les vibrations des camions et gros Métrobus qui passent à sa porte.

«Une rue sacrificielle», dit-il, en montrant l’ancien chemin Royal, étroit et sinueux, transformé contre nature en une grande artère de circulation impossible à traverser à pied aux heures de pointe.

Mobilier urbain dépareillé, trottoirs raboutés et absents du côté sud; fils aériens disgracieux, bâti parfois incongru et négligé, etc.

L’arrondissement historique ne reçoit rien (ou trop peu) des attentions publiques auxquelles on pourrait s’attendre. À part des subventions aux rénovations, dont la facture est souvent gonflée par des entrepreneurs qui veulent en profiter.

Les pouvoirs publics exigent des citoyens qu’ils demandent (et payent) un permis pour repeindre leur maison de la même couleur ou changer la moindre poignée de porte.

Mais ils ferment les yeux sur des projets immobiliers qui défigurent le paysage ou obstruent à jamais les vues «patrimoniales». Triste constat.

L’article

Voir aussi : Arrondissement Beauport, Environnement.

Projet Laurentia: une revue de presse

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 octobre 2020 1 commentaire

Bonjour M. Gobeil,

Compte tenu que le projet de terminal de conteneurs sur la péninsule de Beauport engagera la Ville et le Port pour plusieurs décennies avec la compagnie Chinoise Hutchison Ports, je suggère que Québec Urbain rende accessible à la population une Revue de Presse qui permet d’y voir un peu plus clair dans cette affaire.

Bien à vous,

Léonce Naud, géographe
Québec

PROJET LAURENTIA-Revue de presse

Voir aussi : Projet - Agrandissement du Port de Québec.

La valeur des propriétés augmente encore dans la région de Québec: un marché de vendeur

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 octobre 2020 Commentaires fermés sur La valeur des propriétés augmente encore dans la région de Québec: un marché de vendeur

Jean-François Tardif
Le Soleil

La valeur des propriétés a encore augmenté dans la région de Québec lors du troisième trimestre de 2020. Selon l’Étude sur le prix des maisons de Royal LePage publiée mercredi, le prix de l’agrégat était de 7,3 % supérieur à ce qu’il était à la même période en 2019 et il atteignait 320 981 $. Des chiffres comparables à ceux compilés dans d’autres régions du Québec.

«C’est la rareté des propriétés qui provoque ce phénomène», a expliqué Mme Michèle Fournier, vice-présidente Royal LePage Inter-Québec. «On est en manque d’inventaires partout dans la région, mais aussi partout dans les grandes villes du Québec. Alors que dès qu’une maison est mise sur le marché à un prix correct, un prix bien établi, ce n’est pas rare que l’on tombe pratiquement aussitôt dans les offres multiples. C’est un beau problème pour les vendeurs qui peuvent obtenir plus pour leur propriété et un moins beau pour les acheteurs.»

Selon les chiffres présentés dans l’étude de la firme Royal LePage, le prix médian pour une maison à deux étages dans la région de la vieille capitale avait augmenté de 7,5 % depuis un an pour atteindre 383 548 $. Le prix des maisons de plain-pied avait progressé de 8,6 % pour se situer à 298 521 $. Quand au prix appartements en copropriété, il avait diminué de 3,4 % et il était de 233 231 $.

«Il y avait un surplus d’inventaire à ce niveau. Et il faut prévoir un certain temps avant qu’il ne se résorbe. À cela, il faut peut-être ajouter le fait que les gens désertent présentement les centres-ville pour aller en banlieue.»

La suite

Voir aussi : Condo, Résidentiel.

Autres billets récents