Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


1,2 milliard$ investi dans les autoroutes de Québec en 10 ans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 août 2019 11 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

La mise à jour des autoroutes dans l’agglomération de Québec a nécessité des investissements de 1,2 milliard $ depuis 2009, soit 5 % de l’ensemble du budget d’environ 24 milliards $ visant l’amélioration des infrastructures terrestres à travers la province.

« L’état des autoroutes est bon à Québec. Notre grand défi est maintenant de les maintenir », indique le porte-parole du MTQ Guillaume Paradis.

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de la qualité des autoroutes de la Capitale-Nationale, le ministère des Transports (MTQ) affirme que 96,7 % d’entre elles sont classées dans la catégorie en « bon état », peut-on lire dans un rapport publié au début du mois de juin.

Pour obtenir ce résultat, le MTQ utilise l’indice de rugosité international (IRI) qui permet d’évaluer le confort de roulement. Un indicateur de référence dans plusieurs pays. À titre de comparaison, au Québec, 89,4 % des autoroutes sont considérées comme étant « en bon état ».

Si on regarde seulement du côté des investissements pour la conservation des chaussées des autoroutes dans l’agglomération de Québec, ce sont 70 millions $ qui ont été injectés depuis 2014 par le ministère.

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Voir aussi : Transport.

Influences de l’architecte Frank Lloyd Wright à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 août 2019 Commentaires fermés sur Influences de l’architecte Frank Lloyd Wright à Québec

Texte de Émilie Vézina-Doré, conseillère à la mise en valeur du patrimoine à la Ville de Québec

Le 7 juillet 2019, l’architecture de Frank Lloyd Wright rejoignait la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Les œuvres architecturales du XXe siècle de Frank Lloyd Wright, regroupant huit édifices, sont désormais inscrites à la prestigieuse liste, sur laquelle figure également l’arrondissement historique du Vieux-Québec.

Né dans le Wisconsin, Frank Lloyd Wright (1867-1959) est l’auteur de plusieurs centaines de bâtiments presque exclusivement situés aux États-Unis. Wright a été reconnu au début des années 1990 par l’American Institute of Architects comme le plus grand architecte américain de l’histoire. Son influence s’est fait ressentir jusqu’à Québec!

Ses maisons style prairie

En plus du fameux musée Guggenheim de New York, Wright est renommé pour ses maisons associées au style prairie qui, par leur profil bas et leur composition horizontale, s’adaptent bien au paysage des vastes étendues des plaines américaines. Ce sont, en quelque sorte, les ancêtres de nos bungalows.

D’ici à votre prochaine excursion dans la banlieue de Chicago, à Oak Park, pour visiter sa maison-studio et ses nombreuses résidences ou la fameuse maison sur la cascade (Fallingwater) en Pennsylvanie, pourquoi ne pas faire un survol de l’architecture moderne à Québec en découvrant deux édifices de Québec clairement influencés par Wright?

Les architectes québécois Béland et Racicot inspirés par Wright

La résidence Camille-Lacroix sur l’avenue des Gouverneurs (1954), un clin d’œil de l’architecte Paul Béland à la Frederick C. Robie House (1906-1909).

L’ancienne Caisse Notre-Dame-du-Chemin (1963), une œuvre de Jacques Racicot inspirée du musée Solomon R. Guggenheim conçue par Wright en 1959.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Québec La cité.

1re Avenue à Limoilou: 40 à 50 logis projetés sur le trou d’eau

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 août 2019 Commentaires fermés sur 1re Avenue à Limoilou: 40 à 50 logis projetés sur le trou d’eau

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Voici qui devrait soulager le voisinage du pont Drouin dans Limoilou : un immeuble de plus de 40 logements pourrait pousser dès cet automne sur la rive de la Saint-Charles, au-dessus de la piscine de boue stagnante du 445, 1re Avenue.

Excavé, puis laissé en plan, le lot où l’eau s’accumule a suscité la grogne de résidents : «La Ville a reçu quelques plaintes concernant cette situation», indique une conseillère en communication municipale, Cindy Demontigny. «En juillet 2018 et mai 2019, la Ville a demandé au propriétaire du terrain de pomper l’eau stagnante dans le trou, ce qui a été fait.»

Il paraît toutefois que la performance de la fameuse pompe laisse à désirer… «[Elle] ne semble pas très efficace puisque l’eau n’a pas toute été évacuée. Un rappel sera fait au propriétaire afin d’évacuer toute l’eau.»

La mairie ne sort pas les crocs, ne donne pas de constat d’infraction parce que la construction d’un immeuble de logements serait imminente.

«Le promoteur a récemment déposé un projet auprès de la Commission d’urbanisme. Des recommandations ont été formulées et les travaux devraient débuter d’ici le 1er octobre 2019. Dans ce contexte, la Ville ne peut exiger le remplissage du terrain, mais surveille de près la situation.»

«Rassurer les résidents»

Architecte et président chez Synchro immobilier, George Blouin espère régler le problème au cours des prochains mois : «Vous pouvez rassurer les résidents autour : le projet s’en vient et on a très hâte.»

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo, Logement locatif ou social.

Les églises du Québec ont besoin d’amour

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 août 2019 Commentaires fermés sur Les églises du Québec ont besoin d’amour

Magdaline Boutros
Le Devoir

Une église ferme ses portes pratiquement chaque semaine au Québec depuis 2003. Pendant que le patrimoine religieux de la province s’étiole à petit feu, l’annonce de l’octroi par Québec d’une enveloppe de 20 millions pour la restauration et la reconversion des églises apporte un léger baume, sans toutefois répondre entièrement aux besoins grandissants.

« Ça prendrait pas mal plus si on voulait remettre les églises sur pied, mais c’est un bon commencement », souligne Steeve Guérard, directeur général de la paroisse Saint-Charles-Borromée à Québec. « On vit principalement des dons des paroissiens. Sans l’aide financière du gouvernement, on ne serait pas capable. Juste l’électricité et le chauffage nous coûtent 75 000 $ par année. »

Dans Chaudière-Appalaches, à Disraeli, l’église Sainte-Luce a besoin d’investissements de 2,5 millions sur 5 ans. « Il y a des endroits où notre doigt rentre dans le mortier comme dans du sable », rend compte Dave Morin, directeur de la campagne de financement. « C’est impossible pour une population de 2000 personnes de soutenir seule son église. »

Cette année encore, les demandes de subventions reçues par le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ) ont été deux fois plus élevées que l’enveloppe allouée. « Les besoins sont là », expose Josée Grandmont, présidente du CPRQ. « On a reçu cette année, comme les années précédentes, des demandes touchant les 40 millions de dollars. » En tout, ce sont 69 projets de restauration pour des bâtiments religieux qui ont été retenus en 2019.

En 2018, 15 millions de dollars avaient été accordés par l’ancien gouvernement libéral pour la restauration des églises. Ce montant a été reconduit dimanche par le gouvernement caquiste, en plus d’être bonifié d’un 5 millions de dollars supplémentaires entièrement consacré à la requalification des églises, afin de leur trouver de nouvelles vocations. « De voir que l’enveloppe n’est pas amputée et qu’à ce montant s’ajoute un 5 millions de plus, c’est vraiment bienvenu ; on ne régresse pas, on avance », se réjouit Mme Grandmont.

Patrimoniales ou pas

Petites ou grandes, patrimoniales ou non classées, les églises du Québec ont un grand besoin d’amour. Avec des coûts d’entretien, de chauffage et d’électricité prohibitifs, ces édifices, autrefois au centre de la vie collective, n’ont que cette subvention comme seul soutien financier du gouvernement du Québec.

Avec plus de 2000 églises au Québec, la pointe de tarte est souvent bien mince. Et toutes les églises n’ont pas la main aussi heureuse : le fonds gouvernemental pour la restauration des églises (qui couvre jusqu’à 80 % des coûts des travaux) n’est accessible qu’aux édifices qui ont une valeur patrimoniale. Les autres églises (66 %) — qu’elles soient récentes ou centenaires — n’ont pratiquement aucune chance d’obtenir cette subvention.

Mais la nouvelle enveloppe de 5 millions de dollars destinée à la reconversion des églises pourrait être accessible à l’ensemble des édifices religieux. Les critères pour obtenir ce soutien financier seront annoncés à l’automne, indique Mme Grandmont.

« C’est utopique de croire qu’on pourra sauver toutes les églises. Mais s’il y a des projets qui sont porteurs, ils auront de l’aide », soutient la présidente du CPRQ. Dans les dernières années, plusieurs projets novateurs ont vu le jour : à Neuville, la bibliothèque municipale a emménagé dans une section de l’Église Saint-François-de-Sales, une fromagerie a ouvert ses portes dans l’Église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie à Sainte-Élizabeth-de-Warwick et le Chic Resto Pop s’est établi dans l’Église Saint-Mathias-Apôtre à Montréal.

À Disraeli, c’est 8 % de la population qui fréquente l’église Sainte-Luce. « C’est loin d’être la majorité. Mais sauver le patrimoine, c’est ce qu’il y a de plus important. Ensuite, on va trouver de nouvelles façons d’utiliser l’église. On peut pas mettre 2,5 millions de dollars dans l’église pour que ça serve juste à 8 % de la population, ça tient pas la route », soutient Dave Morin, dont la tête fourmille déjà d’idées.

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La Ville ne sauvera pas l’église du Très-Saint-Sacrement

Voir aussi : Église, Histoire, Patrimoine et lieux historiques.

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