Jean-François Néron
Le Soleil
Autobus quasiment vides aux heures de pointe, importance de desservir la station Sainte-Foy–McCartney et même… un risque de déraillement. La Ville de Québec a fourbi de nouvelles armes, mardi, pour justifier son choix de tracé derrière les résidences du boulevard Pie-XII plutôt que d’emprunter du Versant-Nord jusqu’au ministère du Revenu, rue de Marly.
Plus de 350 personnes ont assisté, mardi soir, à la dernière de trois rencontres d’information sur le projet de tramway, cette fois pour les citoyens du secteur ouest, pour la portion comprise entre l’Université Laval et l’avenue Le Gendre. Sans surprise, c’est le passage du tram derrière les résidences du boulevard Pie-XII qui a retenu l’attention.
Les résidants et les travailleurs du siège social de Revenu Québec tentent de convaincre la Ville de faire passer le tracé par les boulevards de Versant-Nord et des Quatre-Bourgeois, jusqu’à de Marly.
Le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et porteur du projet, le conseiller Rémy Normand, avait déjà indiqué que ce détour de 1,3 kilomètre coûterait entre 100 et 120 millions $ supplémentaires, argent actuellement non disponible. De plus, il évoquait notamment un temps de parcours prolongé de quatre à six minutes et le fait qu’on ne pouvait approcher une station à moins de 500 mètres de l’édifice du Revenu.
Mardi, le directeur de conception du tramway, Benoît Carrier, en a rajouté une couche. Il est allé jusqu’à parler de risque de déraillement si le tramway devait emprunter la courbe prononcée, et en pente, du boulevard du Versant-Nord.
Autre point majeur, selon le directeur, le passage du tramway, derrière les résidences de Pie-XII, permet de relier la future station de chemin Sainte-Foy–avenue McCartney, considéré comme un pôle de desserte majeur.
Actuellement, 2000 usagers y prennent chaque jour le transport en commun. De plus, indique-t-il, le noyau Saint-Benoît et Le Campanile comprend 8000 résidants, 1300 emplois et 1500 étudiants.
Comme si ce n’était pas suffisant, le RTC a dévoilé l’achalandage des autobus aux heures de pointe qui se rendent à la station de Marly. Les chiffres démontrent, selon les circuits, que le taux d’occupation des sièges varie d’aussi peu que 3 % à 27 %.
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