Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Piétons »

Pour rendre plus conviviales et plus vertes les rues de St-Jean-Baptiste, il faudra tasser des autos

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 juin 2022 2 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Afin de verdir plusieurs rues du quartier Saint-Jean-Baptiste, pauvre en arbres, tout en permettant aux piétons et cyclistes de prendre leurs aises, il faudra éliminer des stationnements. Pas le choix. Reste à voir jusqu’où les habitants du Faubourg, ainsi que la clientèle des commerces et restaurants, sont prêts à rouler afin de garer leur bolide.

La Ville a récemment présenté des scénarios pour le réaménagement annoncé des rues Lockwell, Saint-Gabriel, des Zouaves et Claire-Fontaine. L’administration municipale entend profiter de travaux de pavage et du chantier du tramway pour repenser la configuration de ces axes routiers résidentiels.

Voilà une belle occasion de bonifier la très faible canopée du vieux quartier en sacrifiant des trottoirs et voies de circulation au profit de verdure, juge-t-on. Mais pour qu’il y ait assez d’espace pour que des arbres poussent, une soixante de stationnements sur les 130 actuels devrait être sacrifiée. Voilà qui mettrait beaucoup de pression dans les autres rues du secteur…

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PRESQUE 100 % DES STATIONNEMENTS OCCUPÉS

«On est bien conscients que le stationnement sur rue est un besoin pour un grand nombre de résidents et d’usagers du secteur», a convenu Pauline Guyomard, conseillère en urbanisme de la Ville de Québec, au cours d’une récente rencontre publique.

Les quelque 130 cases des rues visées sont occupées en moyenne à 71 %. En soirée, le taux monte à 82 %. Majoritairement, ce sont les voitures des habitants du coin qui s’y trouvent, mais aussi un 20 % de clients de la rue Saint-Jean.

Dans les autres rues du secteur, il y a environ 170 stationnements de plus ; leur taux d’occupation est à peu près le même.

Mais si plusieurs stationnements des rues Lockwell, Saint-Gabriel, des Zouaves et Claire-Fontaine disparaissent, il deviendra ardu de loger toutes les autos dans les espaces restants.

«Dans le scénario plus drastique, […] on a estimé une perte maximale d’à peu près 58 cases. Et là, on se rend compte qu’on étire l’élastique jusqu’à son maximum dans l’utilisation actuelle des stationnements parce qu’on viendrait avec un taux d’occupation, en soirée, près du 100 %.»

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TRANSPORTS ACTIFS

Certes l’auto perdrait de la place si le scénario du verdissement maximal est adopté. Mais l’administration municipale veut pousser les citoyens vers des modes de déplacement plus sains, soit la marche et le vélo : «La Ville de Québec souhaite encourager un nombre grandissant de citoyens à troquer leur véhicule motorisé pour les transports actifs dans leurs déplacements quotidiens.»

QUELS TRONÇONS ?

Les tronçons visés sont les suivants :

• Rue de Claire-Fontaine (entre la rue Lockwell et le boulevard René-Lévesque)

• Rue Lockwell (entre l’avenue Turnbull et la rue de Claire-Fontaine)

• Rue Saint-Gabriel

• Rue des Zouaves

228

Le printemps dernier, 228 citoyens ont répondu en ligne à un questionnaire sur ce projet. Ils ont majoritairement demandé plus de verdissement dans les rues ainsi que plus d’espace pour les piétons. La sécurité des cyclistes et l’amélioration du déneigement des trottoirs étaient aussi de grandes préoccupations. Pas tous, mais beaucoup, étaient favorables à l’élimination de stationnements.

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LES FILS ÉLECTRIQUES SERONT-ILS ENFOUIS ?

La Ville profitera-t-elle du chantier pour enterrer les fils électriques ?

«Dans ce projet-là, malheureusement il n’est pas question d’enfouir les fils», indique Jean-François Martel, conseiller en planification du transport à la Ville de Québec.

Pourquoi ? Les programmes de subvention d’Hydro-Québec ne s’appliqueraient qu’à des chantiers de plus grande envergure. En plus, les travaux prévus ne nécessiteraient pas de creuser assez creux.

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D’AUTRES RUES DU QUARTIER DANS LA MIRE

Des segments des rues Saint-Olivier, de la Tourelle, Philippe-Dorval et Sutherland, au nord de la rue Saint-Jean, seront également transformés en rues conviviales. Le dévoilement des concepts d’aménagement a cependant été repoussé à l’automne.

QUAND ?

Au cours des prochains mois, la Ville peaufinera ses concepts d’aménagement en tenant compte des commentaires reçus des citoyens. Elle espère réaliser les travaux de construction entre mai et novembre 2023.

L’article

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Consultation publique, Piétons, Transport, Urbanisme.

Vers un Vieux-Québec piétonnier ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 janvier 2022 4 commentaires

Gabriel Béland
La Presse

(Québec) La Société de développement commercial (SDC) du Vieux-Québec demandera au maire Bruno Marchand des mesures fortes en faveur de la piétonnisation dès l’été prochain pour répondre aux défis de la pandémie.

Son directeur rêve même à terme d’une piétonnisation quasi complète du quartier historique et cite la ville de Dubrovnik en exemple. « Si je pousse ma vision au bout, le Vieux-Québec devient piétonnier au complet », lance sans détour le directeur de la SDC, Donald Gilbert, en entrevue avec La Presse.

Le site du patrimoine mondial de l’UNESCO a été frappé de plein fouet par la pandémie. Les fonctionnaires et les touristes ont en partie délaissé le Vieux-Québec. Le nombre de locaux vacants est élevé.

Les commerçants cherchent des solutions, et les rues piétonnes en sont une. La SDC rencontrera bientôt le maire Bruno Marchand. Elle proposera notamment que la rue Saint-Louis soit réservée aux piétons dès l’été prochain.

Mais Donald Gilbert veut aussi réfléchir plus largement à l’avenir du quartier historique. L’homme entend relancer l’idée d’une large piétonnisation, pour ramener clients, touristes et résidants entre les vieux murs.

« J’ai eu une rencontre au mois d’août avec des gens de développement économique. J’avais parlé de fermer le Vieux-Québec. Évidemment, il y a eu des réactions, il y a eu beaucoup d’objections », raconte M. Gilbert.

« Quand je dis “fermer”, je parle de rendre le Vieux-Québec entièrement piétonnier, en gardant bien sûr un accès pour les véhicules d’urgence. Pourquoi pas ? Dubrovnik le fait », dit-il, faisant référence à cette ville croate qui interdit les voitures dans son cœur historique.

« Copenhague a une rue commerciale de 1,6 km complètement piétonnière. Pourquoi pas ? », relance-t-il. Le directeur de la SDC n’a pas soumis de plan précis à la Ville. Mais il dit vouloir susciter la discussion.
La pandémie, une occasion

La pandémie a durement frappé de nombreux commerçants du Vieux. Les restaurateurs ont perdu de nombreux clients d’affaires avec le télétravail. Leurs salles à manger ont été fréquemment fermées.
Le nombre de touristes a aussi radicalement baissé, notamment en provenance des bateaux de croisière.

La piétonnisation de la rue Saint-Jean – en place depuis de nombreuses années – a toutefois été une bouée de sauvetage pour beaucoup. Des restaurateurs ont pu ajouter des places à l’extérieur et sauver la belle saison, fait remarquer M. Gilbert. Sur chemin Saint-Louis, plusieurs regardent Saint-Jean et se disent : “Pourquoi eux et pas nous ?” Donald Gilbert, directeur de la SDC

M. Gilbert a réfléchi à une manière de piétonniser le Vieux. Il soumet par exemple l’idée de garder quelques rues ouvertes aux voitures pour accéder au cœur du quartier.

Le télétravail des fonctionnaires a libéré de nombreuses places dans de grands stationnements du Vieux, note-t-il. Celles-ci pourraient être offertes aux résidants et aux touristes à prix préférentiel.
Il pense que cette idée pourrait plaire aux commerçants, mais aussi aux résidants du quartier.
« Ce qui est particulier dans le Vieux-Québec, c’est qu’il n’y a pas de lieux de rassemblement pour les résidants, pour jouer à la pétanque ou au baseball. Il faut peut-être créer ces lieux pour repeupler le Vieux », estime-t-il.

« L’autre avantage en matière de développement durable, c’est que ça permettrait de développer la canopée dans le Vieux-Québec, d’ajouter des arbres, qu’il y ait plus d’ombre, moins de chaleur. Il y a moyen de monter quelque chose. »

Une idée qui ne date pas d’hier

L’ancien conseiller du district Cap-aux-Diamants Jean Rousseau, qui habite le Vieux-Québec, voit d’un bon œil ces idées. Il rappelle que « ça fait des décennies que des propositions sont lancées pour piétonniser davantage le Vieux-Québec », sans jamais aboutir.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Patrimoine et lieux historiques, Piétons, Transport, Vélo.

Vision de la mobilité active : la parole aux citoyens de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 octobre 2020 Commentaires fermés sur Vision de la mobilité active : la parole aux citoyens de Québec

Québec, le 28 octobre 2020 – La Ville de Québec lance aujourd’hui une importante démarche de consultation publique dans le but de mettre sur pied sa Vision de la mobilité active en 2022. En continuité avec la Vision des déplacements à vélo, dont la mise en œuvre se termine cette année, la Ville réitère sa volonté de positionner les déplacements actifs au cœur de son développement.

Les citoyens de Québec pourront ainsi, par l’entremise d’un questionnaire en ligne, d’une boîte à idées et d’un forum de discussion, partager sur chacun des trois principaux modes de transports actifs que sont la marche, le vélo et les déplacements intermodaux (combinaison de deux ou plusieurs modes dans un même déplacement).

(…)

Consultation publique en ligne: Le questionnaire
Du 28 octobre au 23 décembre 2020

Groupes de discussion (sur invitation). Novembre et décembre 2020

Consultation auprès des conseils de quartier. Du 4 janvier au 31 mars 2021

Dépôt du projet de Vision de la mobilité active. Été 2021

Consultation par le biais de l’application Mon Trajet Québec. Septembre 2021

Consultation sur le projet de Vision de la mobilité active. Automne 2021

Dépôt du rapport de consultation et adoption de la Vision de la mobilité active

Le commmuniqué

Voir aussi : Message d'intérêt public, Piétons, Qualité et milieu de vie, Vélo.

Traverses piétonnières: les piétons plus punis que les automobilistes à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 juillet 2019 1 commentaire

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Autour des traverses piétonnières, les piétons sont deux fois et demie plus pénalisés par les policiers de Québec que les automobilistes.

Le Code de la sécurité routière (CSR) est très clair sur les comportements attendus de chaque utilisateur de la route aux traverses piétonnières. L’article 410 statue que les conducteurs doivent accorder la priorité aux marcheurs qui traversent aux passages identifiés.

En contrepartie, quand un tel passage existe, l’article 450 prévoit qu’«un piéton ne peut traverser un chemin public qu’à l’un de ces endroits».

Données

Selon des données que Le Journal a obtenues par l’accès à l’information, les policiers sont beaucoup plus portés à émettre des contraventions aux piétons qui ne traversent pas au bon endroit qu’aux automobilistes qui passent sans s’arrêter devant un piéton engagé sur son passage prioritaire.

Entre 2007 et 2012, les piétons délinquants ont reçu en moyenne 98 contraventions par année pour une infraction à l’article 450 du CSR. C’est plus du double des contraventions décernées aux conducteurs de véhicules.

Il y a quelques semaines, Le Journal publiait en effet un reportage également tiré de données obtenues par l’accès à l’information. Il démontrait que le Service de police de la Ville de Québec, dans la même période, a distribué 38 constats en moyenne par année aux automobilistes qui avaient contrevenu à l’article 410.

Écart marqué à Lévis

À Lévis, l’écart est encore plus marqué. Le Service de police de la Ville de Lévis. Il faut dire que les contraventions émises aux automobilistes qui ne respectaient pas les traverses piétonnières étaient rarissimes : seulement quatre en 12 ans. En revanche, les constats donnés aux piétons sont huit fois plus élevés.

Les chiffres que la Ville a fournis par l’accès à l’information montrent que depuis 2011, soit une période un peu moins longue, 32 constats ont été émis à des piétons délinquants.

Le SPVL avait expliqué que les traverses qui sont situées hors intersections sont peu nombreuses à Lévis, sans toutefois pouvoir donner de chiffre exact. Quand il planifie ses opérations de sécurité routière, le SPVL choisit les secteurs qui sont les plus problématiques. Et les passages piétonniers n’en font pas partie, avait expliqué le porte-parole.

«On ne fait jamais vraiment d’opérations aux passages piétonniers, ce qui explique aussi le peu de constats qui ont été donnés.»

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Voir aussi : Piétons.

La rage ordinaire au volant à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2019 4 commentaires

Louis-Pierre Beaudry, piéton, cycliste et automobiliste
Point de vue
Le Soleil

POINT DE VUE / Avec l’arrivée de l’été et le retour des déplacements actifs, la rage ordinaire sévit de plus belle dans les rues de Québec. Libre des troubles hivernaux, le trafic de l’heure de pointe semble devenir d’autant plus absurde et intolérable pour les automobilistes. Les mettant en lutte féroce, le trafic arrache le meilleur des gens. Selon le regard de haine reçu cette semaine d’une femme dans son VUS sur le boulevard Charest, ce ne serait même plus légitime de critiquer quelqu’un d’avoir traversé sur un feu rouge alors que des piétons s’étaient engagés, supposément protégés par leur feu exclusif. Frustrée par le trafic, cette automobiliste a mis tout le monde à risque pour 50 pieds. Et pour mieux terminer sa course au feu suivant.

Il est de bon ton de souligner que les voitures ne sont pas les seules fautives et que de nombreux cyclistes et piétons ne respecteraient pas systématiquement le code de la route. C’est vrai et cela doit être critiqué… mais à la hauteur de la gravité que cela représente. Parce qu’il ne fait aucun doute que le principal problème reste que de nombreux automobilistes de Québec se sentent comme les seuls usagers légitimes du réseau routier et que trop d’entre eux adoptent des comportements dangereux envers les autres.

Le maire Labeaume en a même fait grand cas cette semaine, affirmant que la Ville devra éduquer ses automobilistes et changer leur culture au volant en investissant «des millions de dollars dans l’affichage». Si on ne peut qu’applaudir cette prise de conscience de l’administration, force est de constater que la profondeur du problème exigera des solutions qui dépassent une bonne signalisation et des publicités ciblées.

Du côté de la Ville et de ses infrastructures, malgré le bon vouloir de plusieurs fonctionnaires, l’automobile reste toujours bien centrale. Notamment, la rapidité et la fluidité du trafic continuent d’être les principales préoccupations pour la gestion du réseau routier, comme en témoignent l’aménagement des boulevards, la durée des cycles des feux de circulation et, surtout, leur synchronisation qui assure de pouvoir traverser la ville avec le moins d’obstacles possible.

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Voir aussi : Piétons.

La Ville de Québec investira des millions pour mieux protéger les piétons

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 juin 2019 11 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

CRACOVIE | Québec investira «des millions de dollars» en affichages et en campagnes de communication pour mieux protéger les piétons, a révélé Régis Labeaume, qui veut «changer la culture» des automobilistes.

Le maire de Québec a dévoilé au Journal une partie du plan d’action qui viendra avec la future politique de sécurité routière, particulièrement en ce qui concerne les piétons. «On va investir des millions de dollars dans l’affichage», a-t-il annoncé, sans vouloir pour le moment donner de chiffres précis.

«Il y aura beaucoup plus d’affichage et de mobilier en ville pour les distraits. Il faut que les distraits, on capte leur attention.»

La stratégie vise en effet à réduire la vitesse et les distractions des automobilistes, qui sont les premières causes d’accidents mortels ou avec blessés graves chez les piétons. «On sait où sont les endroits accidentogènes et c’est là où on va intervenir le plus lourdement.»

Le maire de Québec estime que la répression est importante, mais elle n’est pas la solution à tout. «On ne peut pas mettre un policier à chaque coin de rue.» On ne fait pas de miracles non plus avec la diminution des limites de vitesse, ajoute-t-il.

Il mise d’abord sur les changements de comportement, lui qui a passé la semaine à Cracovie, en Pologne. Comme dans la plupart des villes d’Europe, les piétons ont leurs passages réservés et la circulation automobile s’arrête systématiquement dès que l’un d’eux pose le pied sur les bandes blanches peintes sur la chaussée.

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Voir aussi : Piétons.