Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Tramway de Québec : précisions concernant les coûts, l’alimentation électrique et l’insertion de la plateforme

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 janvier 2022 2 commentaires

Québec, le 25 janvier 2022 – La Ville de Québec a effectué aujourd’hui une mise à jour technique au sujet de trois aspects du projet de tramway soulevant fréquemment des questions chez les citoyens : les coûts, l’alimentation électrique du tramway et l’insertion de la plateforme.

Un suivi rigoureux des coûts du projet

D’avril 2021 à aujourd’hui, le coût de projet estimé à 3,365 M$ est passé à 3,965 M$. Cette hausse de 600 M$ s’explique par différents facteurs, dont plus de 50 % des écarts sont des répercussions du contexte dans lequel le projet évolue. La volatilité du marché immobilier impacte la valeur des acquisitions nécessaires à la réalisation du projet, l’inflation est en hausse et les frais de 100 M$ imputables à l’année supplémentaire avant la mise en service du tramway due à la reprise du processus d’approvisionnement représentent les principaux facteurs.

Avec l’objectif de contrecarrer la hausse estimée du coût du projet, dans ce contexte, le maire a demandé qu’un exercice de rationalisation soit mené au cours des prochains mois afin de réaliser des économies d’un montant de 70 millions de dollars dans le budget de réalisation du tramway.

Rappelons que sur le plan budgétaire, un processus de suivi et de contrôle rigoureux est en place. La Directive sur la gestion des projets majeurs d’infrastructure publique du gouvernement du Québec encadre le projet, la Ville bénéficie des conseils stratégiques de la Société québécoise des infrastructures et elle fait l’objet de vigies annuelles de la part du Vérificateur général de la Ville de Québec.

« Le gouvernement du Québec et la Ville de Québec ont dorénavant une compréhension commune du budget et ont convenu de poursuivre leur discussion au cours des prochains mois afin d’en compléter le financement avec la contribution souhaitée du gouvernement fédéral », s’est réjoui le maire de Québec, M. Bruno Marchand.

Choisir une technologie adaptée aux pentes et au climat hivernal de Québec

En raison de sa robustesse, de sa fiabilité et de son efficacité éprouvées, l’alimentation électrique par ligne aérienne de contact (LAC) est la technologie qui est actuellement retenue parce qu’elle apparaît être la mieux adaptée aux pentes et au climat hivernal de Québec. Ces deux conditions essentielles au bon fonctionnement du tramway font partie des exigences formulées par le gouvernement du Québec.

Des discussions restent toutefois possibles avec les fournisseurs de matériel roulant pour des technologies de remplacement qui permettraient d’offrir les mêmes garanties de fiabilité pendant la période de l’appel de propositions en 2022.

Améliorer le paysage urbain

Aucune dégradation du paysage urbain n’est à prévoir lors de l’arrivée du tramway. Au contraire, la construction du tramway représente une occasion unique de remettre à neuf les réseaux souterrains et de retirer de l’espace visuel de nombreux fils d’électricité et de télécommunications parallèles au tramway et le traversant à de multiples intersections.

Quant à l’installation de la ligne aérienne de contact, une attention toute particulière sera portée à son intégration urbaine. C’est pourquoi la quasi-totalité (88 %) des poteaux du tramway sera mutualisée avec les poteaux d’éclairage. Enfin, une série d’exigences très strictes est prévue pour que le design des équipements d’alimentation électrique s’harmonise avec les quartiers traversés. On peut donc prévoir une amélioration du paysage urbain sur 19 km.

Plateforme du tramway : maintenir l’équilibre entre la perméabilité des quartiers et l’attractivité du service

Pour être efficace et sécuritaire, le tramway doit rouler dans une voie exclusive. La plateforme est la solution optimale et privilégiée dans les projets de tramway à l’international. Rappelons qu’un service fiable et fréquent aura un fort impact sur le nombre d’utilisateurs qui adopteront le tramway dans leurs déplacements quotidiens.

Il est maintenant prévu que sur 75 % du tracé, la plateforme sera intégrée aux aménagements surélevés existants. C’est le cas lorsque le tramway circule près d’un trottoir, d’une voie partagée ou lorsqu’il circule en dehors de la rue, par exemple. Quant au 25 % restant du tracé, la plateforme requerra un nouvel aménagement. C’est le cas des boulevards René-Lévesque et Sainte-Anne. À ces endroits, la plateforme sera surélevée de 15 cm, soit l’équivalent de la hauteur d’un trottoir.

Dans tous les quartiers traversés par le tramway, de nombreux carrefours et traversées à niveau seront aménagés pour que les citoyens puissent continuer à accéder facilement à leur lieu de résidence, d’études, de travail ou de loisir.

Une hausse de 57 % des traversées piétonnes et cyclables signalisées dès la mise en service

La plateforme du tramway encouragera la mobilité active. Son insertion sera une occasion d’augmenter de 57 % le nombre de traversées signalisées et leur niveau de sécurité dans les quartiers traversés.

Ces traversées piétonnes et cyclables seront implantées près des stations du tramway, des rues générant beaucoup de déplacements piétons, des liens cyclables actuels et projetés ainsi que des rues commerciales.

Les automobilistes pourront traverser 100 % des artères principales croisant le tramway

La plateforme ne sera pas un obstacle pour accéder aux différents secteurs de la ville de Québec. Les boulevards permettant la majorité des déplacements dans la ville, les rues secondaires offrant un accès facile aux quartiers et les lieux générant beaucoup de déplacements bénéficieront de nombreux carrefours traversants.

L’insertion du tramway entraînera de nouvelles habitudes de circulation et modifiera les itinéraires, mais tous les quartiers et leurs rues locales demeureront accessibles (par exemple, en effectuant des virages à droite ou en utilisant des axes parallèles). Quant aux virages à gauche pour les automobilistes circulant dans l’axe du tramway, ils seront interdits pour des raisons de fluidité et de sécurité : un véhicule à l’arrêt pour tourner à gauche crée une file d’attente derrière lui. De plus, si le véhicule s’engageait sur la plateforme, le tramway pourrait être dans son angle mort accroissant le risque de collision.

Les itinéraires locaux de circulation seront présentés sous peu et de façon détaillée aux citoyens. Ce sera l’occasion pour eux de s’exprimer sur leurs préoccupations et de contribuer à bonifier la conception actuelle.

Le communiqué

Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Le tramway de Québec : Sondage Léger : le projet de tramway gagnera à être plus connu de la population et mieux vulgarisé par l’administration

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 janvier 2022 Commentaires fermés sur Le tramway de Québec : Sondage Léger : le projet de tramway gagnera à être plus connu de la population et mieux vulgarisé par l’administration

Québec, le 24 janvier 2022 – La Ville de Québec a dévoilé aujourd’hui les résultats d’un sondage mené récemment dans lequel 41 % des citoyens de Québec se sont dits favorables au projet de tramway. Dans les quartiers desservis directement par celui-ci, les gens sont favorables à 47 % dans le centre-ville et à 46 % dans Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Un constat intéressant se dégage aussi de ce coup de sonde, le projet du tramway demeure mal connu pour près de 43 % de la population.

« À la lumière des résultats obtenus, nous sommes à même de constater que les derniers mois, et même les dernières années, ont fait mal au projet, a souligné M. Bruno Marchand, maire de Québec. Il s’agit pour nous d’une bonne donnée de départ et nous sommes convaincus que des efforts de communication accrus et une plus grande transparence aideront à mieux faire connaître le projet et à faire remonter le taux d’adhésion. Je me réjouis que plus de la moitié de la population connaisse le projet du tramway, toutefois nous devons être meilleurs pour que tous les citoyens puissent découvrir et s’approprier celui-ci. Nous voulons que la population rêve ce projet avec nous. »

Plus que jamais, la Ville de Québec offrira un maximum d’occasions pour engager le citoyen afin de créer un environnement favorable au dialogue avec la population dans le but d’aider le développement optimal du projet de tramway notamment sur le plan de l’acceptabilité sociale.

« Il est capital pour la suite des choses de remettre le citoyen au cœur du projet, a soutenu Mme Maude Mercier Larouche, membre du comité exécutif responsable de la relation avec le citoyen pour le projet de tramway. Pour nous, l’orientation est claire : nos efforts de communications seront très importants et fréquents. Nous allons multiplier les rencontres afin que le citoyen puisse bien comprendre et contribuer au projet, que ce soit sur le long du tracé, mais aussi pour tous les autres secteurs de la ville. Nous avons la ferme conviction qu’en faisant participer davantage les citoyens, ils pourront se réapproprier le projet. »

Ce sondage a été mené par la firme Léger pour la Ville de Québec. Il s’est déroulé du 15 au 18 janvier 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 500 répondants. Ce sondage Omniweb a une marge d’erreur de ± 4,4 %, 19 fois sur 20.

Le communiqué

Le rapport détaillé avec des données très intéressantes de la firme de sondage Léger

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Îlot Dorchester: retour à la case départ

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 janvier 2022 4 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Pendant des années, l’entreprise Kevlar a annoncé l’imminence d’un chantier d’envergure sur un stationnement à ciel ouvert de Saint-Roch : l’îlot Dorchester. Un petit quartier allait naître dans la Basse-Ville de Québec : immeuble de bureaux, près de 200 logements dans trois bâtiments, des espaces verts, des commerces… Oubliez ça!

Nous sommes le 22 septembre 2016. Dans Le Soleil, la collègue Valérie Gaudreau — aujourd’hui patronne de la rédaction — nous apprend que Kevlar et la Ville sont sur la même longueur d’onde. La plaie d’asphalte sera éliminée.

Le lot qui s’étire entre les rues Dorchester, Sainte-Hélène, Caron et Saint-Vallier Est sera transformé, promet-on. «Kevlar, dans un horizon à court terme, est déterminée à développer le site de l’îlot Dorchester afin de faire disparaître le stationnement de surface», annonce l’entreprise.

Exactement un an plus tard, Le Soleil révèle que les plans se précisent et que le budget de construction oscillera autour de 150 millions $. «On veut vraiment développer l’endroit», assure René Bellerive, président de Kevlar.

Puis les années ont passé…

Nous avons donc voulu savoir ce qu’il advient du rêve. Nous avons contacté le siège montréalais de Kevlar à plusieurs reprises, pour finalement apprendre que l’entreprise s’est presque complètement retirée du marché de la capitale.

L’îlot Dorchester n’est plus dans son portefeuille. «Kevlar n’a pas été de l’avant, car le terrain a été vendu», nous a expliqué Sarah Viau, commise comptable et adjointe administrative. «Ça ne nous appartient plus.»

En fait, la compagnie n’a plus qu’un projet immobilier dans la capitale. «Nous avons seulement les Appartements Bacc situés au 2400, chemin Sainte-Foy.»

Quartier Mozaïque

Ceux qui suivent la scène immobilière pourraient nous interpeler : «Mais Kevlar n’était-elle pas partenaire dans le gros “développement” en réalisation dans Lebourgneuf, le Quartier Mozaïque, ce chantier de plusieurs centaines de millions de dollars ?»

Vous avez raison ! Kevlar devait ériger les copropriétés Opale, un des immeubles du complexe. Vérification faite, Constrobourg est maintenant seul maître des destinées de Mozaïque.

L’îlot Dorchester couvre 9014,60 mètres carrés, soit près de 100 000 pieds carrés.

Depuis un petit bout de temps, le journaliste avait remarqué la présence de nouveaux agents de sécurité sur l’îlot Dorchester. L’un d’eux nous avait confirmé pour qui il travaille : Trudel Sécurité. Trudel comme dans William et Jonathan, les frères, anciens policiers devenus investisseurs en immobilier.

Voilà pourquoi nous avons appelé avec une insistance certaine chez Kevlar. Nous voulions savoir quels liens y a-t-il entre les deux groupes…

Après de nombreux échanges, on nous a confirmé la vente de l’îlot Dorchester. À qui ? Un nom est récemment apparu dans les registres publics: Pierre Pomerleau, à la fois président de l’entreprise de construction Pomerleau et du fonds immobilier familial Espacium.

C’est d’ailleurs Espacium qui a raflé l’îlot Dorchester.

Mariage

Rappelons que le fonds privé Espacium et les frères Trudel se sont mariés en 2017. Ils sont partenaires dans de nombreux projets au sein de Trudel Alliance — l’entreprise pilote notamment la transformation du centre commercial Fleur de Lys.

L’article

Un billet précédent en 2017

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Commercial.

Trente-cinq acquisitions de terrain de fait en vue de l’implantation du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 janvier 2022 Commentaires fermés sur Trente-cinq acquisitions de terrain de fait en vue de l’implantation du tramway

Source : Jean-Luc Lavallée, Journal de Québec, le 22 janvier 2022

La Ville de Québec a fait l’acquisition de 35 terrains ou bandes de terrain jusqu’à présent, au coût de 21 M$, en prévision du chantier du futur tramway, révèle un nouveau bilan obtenu par Le Journal. Chaque semaine ou presque, les élus du comité exécutif de la Ville de Québec entérinent de nouvelles transactions avec des propriétaires qui résident le long du tracé de 19,3 km, afin de planifier l’insertion du tramway. L’emprise actuelle est souvent insuffisante dans plusieurs secteurs de la ville, particulièrement sur le boulevard René-Lévesque Ouest, où 16 lots ont déjà été acquis par la Ville, à la suite de négociations avec les propriétaires concernés. Dans le secteur Sainte-Foy, 11 transactions ont eu lieu, principalement sur le chemin des Quatre-Bourgeois.

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Voir aussi : Tramway à Québec, Transport en commun.

Projet immobilier controversé: des citoyens ont gain de cause contre la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 21 janvier 2022 1 commentaire

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Les citoyens ont eu gain de cause contre la Ville de Québec dans le dossier d’un futur immeuble de sept étages qu’ils jugeaient trop volumineux, mais l’administration municipale porte la cause en appel. Les citoyens de la rue Boivin, près de Myrand, s’inquiètent du projet immobilier qui abritera des logements sociaux et la coopérative de services Les Entreprises de Cœur. En novembre, ils avaient exprimé leurs craintes.

Les voisins n’en ont pas contre la mission communautaire, mais bien contre le gabarit du futur édifice, qui selon eux ne s’harmonise pas au bâti du quartier, composé de maisons unifamiliales et d’édifices plus bas.

Cadre bâti

Les citoyens se sont adressés à la Commission municipale du Québec, qui leur a donné raison, le 29 novembre dernier. La Commission a en effet jugé que le règlement qui permettait la construction d’un édifice de sept étages ne respecte pas les caractéristiques du cadre bâti.

Le service juridique de la Ville considère quant à lui que la Commission a «excédé sa compétence et que sa décision est déraisonnable à plusieurs égards», en se basant sur des prémisses «erronées et inopportunes». Comme on ne peut porter en appel des décisions de la Commission, la Ville s’adressera donc à la Cour supérieure, a tranché le comité exécutif.

Décision de la Ville «mal reçue»

L’une des personnes à l’origine de la démarche auprès de la Commission, Louis-César Pasquier, a affirmé que les citoyens s’étaient «réjouis» de la décision en défaveur du projet. Par contre, le choix de la Ville de porter la cause plus haut a été «plutôt mal» reçu. «On a été surpris. C’est de l’argent des contribuables» qui sert à contrecarrer un verdict en faveur des citoyens, dit-il. Les citoyens doivent rencontrer leur nouvelle conseillère, Maude Mercier Larouche, à la fin janvier.

L’article

La décision de la Cour Municipale

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Initiatives citoyennes, Logement locatif ou social.

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