Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Record de ventes et sommet historique du prix des maisons à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 décembre 2020 Commentaires fermés sur Record de ventes et sommet historique du prix des maisons à Québec

Alain Rochefort
Radio-Canada

Jamais les maisons ne se sont vendues aussi cher qu’en novembre 2020 à Québec. Et c’est loin d’être terminé : les prix vont monter au même rythme où les records de transactions tomberont ces prochains mois, selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

279 000$. C’est le coût moyen de l’acquisition d’une maison unifamiliale au tournant du mois de décembre dans la grande région de Québec. Pour un plex, c’est 335 000 $. En novembre, l’accélération des prix était de 18 % pour les plex, 8 % pour la copropriété et 7 % pour l’unifamiliale.

Ces sommets historiques ne font pourtant pas peur aux acheteurs.

En fait, ils furent plus nombreux que jamais à se porter acquéreurs d’une propriété le mois dernier. Un record pour un mois de novembre a été établi avec 1019 transactions dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec.

La couronne nord de Québec a particulièrement la cote chez les acheteurs. La progression est spectaculaire avec une hausse de 127 % des transactions par rapport à novembre 2019.

Il y a beaucoup d’achats de résidences secondaires dans les régions de villégiature, comme la couronne nord de Québec, souligne Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché à l’APCIQ, pour qui il ne s’agit toutefois pas de la seule explication.

C’est que la hausse des transactions est exceptionnelle partout dans la région: la Rive-Sud (+45 %) et l’agglomération de Québec (+41 %) tirent aussi leur épingle du jeu.

La hausse est aussi observable dans tous les types de propriétés : les plex de 2 à 5 logements (+91 % des ventes), les copropriétés (+82 %) et l’unifamiliale (+36 %).

Unifamiliales ( variation entre novembre 2020 et 2019)

Périphérie nord de Québec : + 105 % ventes, +19 % prix médian
MRC la Jacques-Cartier: +85 % ventes, +11 % prix médian
Charlesbourg: +64 % ventes, +9 % prix médian
Rive-Sud de Québec : +42 % ventes, +10 % prix médian
Beauport: +38 % ventes, +15 % prix médian
RMR Québec : 36 % ventes, +7 % prix médian
Ste-Foy-Sillery: +23 % ventes, +28 % prix médian

*** Source : Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

La pandémie et le télétravail jouent un rôle majeur de cette ruée vers les maisons de Québec, selon Charles Brand.

L’analyste constate que plusieurs Montréalais quittent l’île pour s’établir ailleurs dans la province, dont notamment la région de Québec.

On a constaté dans nos dernières analyses que beaucoup de gens de Montréal viennent s’installer dans la région de Québec depuis l’année dernière. La pandémie joue un rôle assez majeur : Montréal perd du monde, les régions récupèrent une partie des ménages et Québec en fait partie.

La hausse va se poursuivre

La boule de cristal de Charles Brand prédit d’ailleurs que les records continueront de tomber au cours des prochains mois à Québec, tant au niveau des transactions qu’au niveau des prix de vente.

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Voir aussi : Condo, Logement locatif ou social.

Terrain fin prêt pour la construction de la nouvelle centrale de police

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 décembre 2020 9 commentaires

Source : Taïeb Moalla, Le Journal de Québec, le 3 décembre 2020

Signe de l’avancement du projet de la nouvelle centrale de police, à Charlesbourg, la Ville de Québec a confirmé mercredi avoir achevé, en novembre, la décontamination du terrain et la démolition de trois bâtiments qui s’y trouvaient.

Les travaux de construction doivent toujours débuter au printemps 2021 pour s’achever à la fin de 2023. Le Journal a mis la main sur une toute nouvelle esquisse du bâtiment.« Le projet de nouvelle centrale de police sur le boulevard Louis-XIV avance selon l’échéancier prévu : la décontamination du terrain a été complétée et les trois résidences sur le site ont été démolies en novembre », a affirmé le porte-parole de la Municipalité David O’Brien.

Selon lui, « la Ville est présentement à la conception des plans et devis finaux. Les prochaines étapes visent l’élaboration des appels d’offres des premières phases de construction ».

Appelée à commenter, Martine Fortier, présidente de la Fraternité des policiers, a mentionné que « nous nous réjouissons de la concrétisation de ce projet, attendu depuis plus de 10 ans. Espérons que le processus ne se verra pas entravé et que les objectifs seront atteints en temps voulu ».

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Nouveau projet: centrale de police. 98 000 000 $.

Le terrain visé pour la construction sur Google Maps.

Voir aussi : Arrondissement Charlesbourg.

Projet de tramway: les dépenses au 31 octobre 2020

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er décembre 2020 Commentaires fermés sur Projet de tramway: les dépenses au 31 octobre 2020

Voir aussi : Projet - Tramway.

Troisième lien: L’utopie du projet parfait

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 novembre 2020 23 commentaires

François Bourque
Le Soleil

L’image est stimulante et donne à réfléchir sur le genre de ville qu’on souhaite et nos façons d’y arriver.
On y voit une sortie d’un tunnel Québec-Lévis devant ExpoCité, entre le boulevard Hamel et la rue Soumande.

Par-dessus ce tunnel, une autoroute Laurentienne transformée en un boulevard urbain verdoyant en direction de Saint-Roch et du centre-ville.

Les volumes blancs du côté gauche représentent le Centre de foires. Ceux à droite, des immeubles potentiels sur les terrains du centre commercial Fleur de Lys.

Cette image a été vue en haut lieu à la Ville et au gouvernement.

L’hypothèse qu’on y décrit permettrait une sortie de tunnel sans heurts du côté de Québec.

Elle a le mérite de proposer une vision qui intègre les trois grands projets qui vont transformer le paysage de Saint-Roch et de Limoilou au cours de la prochaine décennie et peut-être au-delà : transport structurant, transformation de l’autoroute Laurentienne et sortie de tunnel Québec-Lévis.

Ces trois projets publics sont actuellement traités isolément (ou presque) alors qu’ils visent le même territoire. C’est une aberration.

Le scénario décrit dans notre image est de prolonger le tunnel Québec-Lévis en le faisant passer sous la rivière Saint-Charles et remonter en surface au nord du boulevard Hamel.

Si tunnel Québec-Lévis il doit y avoir et si la sortie doit être dans l’axe de l’autoroute Laurentienne, comme le veut le gouvernement, c’est le seul scénario acceptable.

Toute sortie de tunnel dans Saint-Roch, comme il fut d’abord envisagé par le gouvernement, viendrait saboter les projets de revitalisation autour du parc Victoria ainsi que l’idée d’un boulevard urbain.

Le gouvernement devra se résoudre à prolonger son tunnel jusqu’au nord de Hamel, s’il espère un minimum d’acceptabilité sociale.

La vision de réaménagement du secteur Hamel/Laurentienne, présentée plus tôt cet automne par la Ville de Québec, fait aussi l’hypothèse d’une sortie de tunnel au nord de Hamel.

On utiliserait une même trémie (pente donnant accès à un tunnel) pour la sortie du tunnel de Lévis et pour la sortie de l’autoroute Laurentienne que la Ville prévoit faire passer sous le boulevard Hamel.

Là s’arrête la comparaison.

La Ville prévoit que Laurentienne restera une autoroute jusqu’au sud de la rivière Saint-Charles. On souhaite en embellir les abords par de la végétation, un peu sur le modèle de la promenade Samuel-De Champlain. Mais ça va rester une autoroute.

L’image ci-jointe (que je préfère) évoque un véritable boulevard urbain entre ExpoCité et le centre-ville. Cela permettrait de mieux raccommoder les quartiers Vanier, Limoilou et Saint-Roch.

Un vrai boulevard ferait disparaître les bretelles d’autoroutes et libérerait des espaces à construire, ce qui présente un intérêt urbain et fiscal.

On ne le voit pas sur l’image, mais le scénario d’un tunnel jusqu’à ExpoCité donnerait aux citoyens de Lévis un accès direct à l’amphithéâtre par transport en commun (ou en auto, s’ils tiennent à leur dose de trafic et à un ticket de stationnement).

Ce qu’on ne voit pas non plus sur l’image, c’est que le boulevard urbain permettrait aussi de loger une nouvelle ligne de transport en commun vers ExpoCité, Fleur de Lys, Vanier et éventuellement Lebourgneuf.

Cette vision du centre-ville est stimulante, car elle offre de grandes qualités urbaines.

Elle exigerait cependant beaucoup d’audace et de courage politique, car elle va se buter à de multiples contraintes et objections techniques:

1. Un tunnel plus long de 1,5 km par rapport au scénario initial implique des difficultés techniques et des coûts supplémentaires.

2. Pour les automobilistes qui arriveraient de Lévis, le retour vers le centre-ville de Québec deviendrait très compliqué. Il leur faudrait revenir sur leur pas dans le trafic. Cela réduira l’attrait du tunnel et le nombre d’utilisateurs potentiels.

Ce tunnel, «en as-tu vraiment besoin?» pourrait ici demander le comptable Pierre-Yves McSween.

3. Le boulevard urbain esquissé sur l’image ci-jointe n’aurait pas la capacité d’absorber le volume de trafic de Laurentienne en direction sud. Actuellement, les voitures qui arrivent du nord peuvent sortir à Hamel Est, à Hamel Ouest et à Bourdages, ce qui distribue le trafic.

Concentrer tout ce volume à une seule intersection (Hamel/Laurentienne) ne pourrait pas fonctionner, me dit-on. Sans parler du risque de refoulement des voitures jusque dans les bretelles de l’autoroute Félix-Leclerc. Le ministère des Transports ne voudra pas prendre ce risque.

4. Le gouvernement voudra-t-il payer un tunnel «surdimensionné» aux fins du transport en commun jusqu’à ExpoCité pour servir quelques dizaines de spectacles par année à l’amphithéâtre?

On peut penser que la plupart des utilisateurs du transport en commun sous-fluvial descendront au centre-ville et prendront l’ascenseur (ou escalier roulant) pour atteindre les sorties des stations D’Youville, Jean-Paul-L’Allier ou pôle d’échanges Saint-Roch.

5. Lier le projet embryonnaire et hypothétique de tunnel Québec-Lévis à des projets plus avancés (tramway) ou plus faciles à réaliser (transformation de l’autoroute en boulevard urbain) risque de retarder épouvantablement les deux autres.

Combien de temps faudrait-il se priver des deux autres pour attendre le tunnel?

***

On peut tous jouer à Sim City et redessiner la ville et le projet de transport structurant. On finirait tous par trouver des idées intéressantes et viables pour bonifier le projet.

Espérer un projet parfait est cependant utopique

L’article

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Tramway: remboursement des frais d’évaluation en cas d’expropriation

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 novembre 2020 Commentaires fermés sur Tramway: remboursement des frais d’évaluation en cas d’expropriation

Adoption des Exigences pour l’obtention d’un montant remboursable pour les honoraires professionnels des évaluateurs agréés engagés par les propriétaires, dans le cadre d’une entente d’acquisition relative au Réseau structurant de transport en commun de la Ville de Québec.

Expropriation.Frais

* Maximum: 15 000$ mais un excédent peut être quand même soumis à la Ville.

Voir aussi : Projet - Tramway.

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