Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Tramway: la CAQ refuse de préciser publiquement ce qu’elle demande au maire Labeaume

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 février 2021 23 commentaires

Marc-André Gagnon
Journal de Québec

Le gouvernement Legault refuse de préciser publiquement ce qu’il exige au maire Labeaume pour améliorer la desserte des banlieues avec le projet du tramway et son réseau à Québec.

Questionnée au lendemain de la présentation effectuée par le maire de Québec Régis Labeaume pour démonter l’argumentaire du premier ministre François Legault, la ministre responsable de la Capitale-Nationale a été peu loquace.

En réponse à une journaliste qui lui demandait d’expliquer ce qu’ils entendent par «meilleure desserte des banlieues», Geneviève Guilbault a rétorqué que «c’est un projet qui va être véritablement structurant, efficace et moderne».

«Justement, moi, j’habite en banlieue, comme plusieurs personnes», a souligné la députée caquiste de Louis-Hébert, qui réside à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Mais pour ce qui est de définir les attentes du gouvernement concernant la desserte des banlieues, «ce sont des discussions qu’on a avec la Ville», s’est limitée à dire la vice-première ministre, «par souci de préserver l’intégrité et l’efficacité» des pourparlers.

(…)

Les autres députés caquistes de Québec ont tous décliné nos demandes d’entrevue, mercredi. Idem pour le ministre Éric Caire, qui, en novembre dernier, dans une entrevue accordée à notre Bureau parlementaire, disait ne pas voir «d’urgence» avec le projet de tramway.

«À date, la seule urgence que j’entends, c’est qu’il ne faut pas que les citoyens de Québec puissent se prononcer sur ce projet-là à travers une élection. Ça, pour moi, ce n’est pas une urgence», avait laissé tomber le député de La Peltrie.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Un nouveau complexe immobilier de 35 millions $ à Sainte-Foy: Le Wow

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 février 2021 7 commentaires

Jean-Michel Genois Gagnon
Journal de Québec

Un nouveau complexe immobilier de 35 millions $ verra le jour sur le chemin des Quatre-Bourgeois, à Sainte-Foy. Le promoteur Douville, Moffet & Associés prévoit construire un édifice de 240 unités résidentielles.
Les travaux pour l’immeuble de six étages sont entamés depuis l’été dernier. Les premiers locataires devraient pouvoir y aménager en juillet 2022.

En raison des impacts de la COVID-19, le directeur de projets chez Douville, Moffet & Associés, François Moffet, concède que certains ajustements ont été effectués dans les plans de l’immeuble afin de les adapter au nouveau mode de vie des gens ainsi qu’aux nouveaux standards sanitaires.

« Les gens sont plus à la maison. Nous avons prévu des appartements un peu plus grands et plus conviviaux. Il y a aussi plus d’espaces isolés pour des bulles familiales », avance au Journal M. Moffet. « Je ne pensais jamais faire cela dans ma vie, mais nous allons également installer un lavabo dans l’entrée pour que les personnes puissent se laver les mains », poursuit-il.

50 ans et plus

Les prix varieront de 1000 $ par mois pour un studio à 2500 $ pour un appartement avec trois chambres. L’électricité et le chauffage seront inclus. Certaines unités occuperont une superficie sur deux étages, indique le promoteur, qui parle « d’appartements spacieux avec finis haut de gamme ».

« On vise les gens qui vont vendre leur bungalow, soit une clientèle un petit peu plus âgée, d’environ 50 ans et plus. Notre objectif n’est toutefois pas de venir concurrencer les résidences pour personnes âgées », note M. Moffet, précisant que les plus jeunes seront aussi les bienvenus.

Le projet immobilier baptisé Le Wow inclura des salles de séjour, un stationnement souterrain, un boudoir, une piscine, un gymnase et des cours intérieures. Les animaux de moins de 20 livres seront permis.
Ce nouveau complexe verra le jour au 2595 chemin des Quatre-Bourgeois où se situait l’ancienne maison de retraite des Frères des Écoles chrétiennes.

Douville, Moffet & Associés avait déboursé 5,5 millions $ pour acheter l’immeuble, aujourd’hui détruit, et le terrain en 2018.

La firme Douville, Moffet & Associés, qui possède 1200 appartements dans la région, affirme avoir d’autres projets immobiliers dans les plans pour cette année à Québec ainsi que du côté d’Ottawa. Mais motus et bouche cousue sur les prochains chantiers pour le moment.

Par le passé, le promoteur immobilier de Québec a notamment piloté les projets résidentiels La Suite ainsi que le Quartier QB, à Sainte-Foy.

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Le Wow

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Logement locatif ou social.

Transport en commun: où est le centre-ville ? que sont les banlieues ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 février 2021 70 commentaires

Québec, le 9 février 2021 – La Ville de Québec a expliqué aujourd’hui dans quelles proportions les projets de réseau structurant et de couronne périphérique se déploieront dans le centre-ville et les banlieues. Les données présentées démontrent que :

44 % du tracé du tramway se situe au centre-ville, donc 56 % traverse directement les banlieues;
72 % du tracé du trambus se retrouvait au centre-ville; rappelons que le trambus, qui reliait le Pôle D’Estimauville au Pôle de l’Université Laval, a été remplacé par un parcours à haut niveau de service avec voies réservées sur le même tracé;
En termes d’investissement, le projet de référence de 2019 prévoyait 1,5 milliard de dollars pour la desserte des banlieues. Cet investissement grimpe à 1,68 milliard de dollars avec le projet proposé en juin 2020.

« En se basant principalement sur les limites de l’arrondissement de la Cité-Limoilou pour définir le centre-ville, on constate, qu’avec le tramway et son réseau, les secteurs en périphérie du centre-ville de Québec seront mieux desservis que jamais, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Avec les projets de réseau structurant et de couronne périphérique, on y accroît l’investissement qui était prévu en 2019. Si on ajoute le nouveau service de transport à la demande annoncé dernièrement, plus de 80 % des nouveaux services de transport en commun desserviront directement les banlieues et offriront une meilleure interconnexion avec la Rive-Sud et les municipalités voisines de Québec. »

Ces conclusions s’appliquent aux deux scénarios déposés par la Ville de Québec
où, aux fins d’exercices de comparaison, la limite ouest du centre-ville a été étendue afin d’inclure l’Université Laval et le pôle urbain de Sainte-Foy.

Scénario 1 : des quartiers centraux et animé

Pour la Ville de Québec, le centre-ville correspond principalement aux limites de l’arrondissement de La Cité-Limoilou, incluant une portion de Sillery jusqu’à la limite de l’Université Laval.
On constate que 56 % du tracé du tramway se situe dans la desserte des banlieues. Par ailleurs, la proportion des coûts pour la desserte des banlieues du projet, incluant les composantes des voies réservées dans les axes nord et est, la ligne à haute fréquence reliant D’Estimauville à l’Université Laval ainsi que le projet de couronne périphérique, a augmenté de 2 % par rapport à l’offre d’origine qui incluait le trambus et des infrastructures dédiées, passant de 46 % à 48 % des investissements totaux. Tandis que le trambus se situait en banlieue sur seulement 28 % de son tracé selon le scénario de 2019, les voies réservées Est-Ouest et du Nord et de l’Est ont une répartition respective de 31 % et 77 % en banlieue. Les investissements et la desserte du nouveau service de transport à la demande s’ajoutent à tout ceci.

Scénario 2 : un centre-ville incluant l’Université Laval et le pôle urbain
de Sainte-Foy

En incluant le pôle d’activités de Sainte-Foy dans sa définition du centre-ville, on constate toujours que le tramway n’est pas un service de transport en commun exclusif au centre-ville de Québec : 36 % de son tracé se situe physiquement dans les banlieues. On s’aperçoit d’ailleurs que selon une définition d’un centre-ville plus étendu, la totalité du tracé du trambus, désormais remplacé par les voies réservées Est-Ouest, est associée complètement à la desserte « centre-ville ». La proportion des coûts répartis pour les services et les infrastructures de transport en commun pour les banlieues fait d’ailleurs un bond de 5 % comparativement au projet d’origine, passant de 27 % à 32 % des investissements totaux. Dans ce scénario, le service de transport à la demande, qui débutera en 2021, viendra également bonifier la desserte de banlieue.

La suite du communiqué de la Ville de Québec

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Voir aussi : Projet - Tramway, Tramway à Québec, Transport, Transport en commun.

Deux tours d’une vingtaine d’étages sur le boulevard Laurier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 février 2021 3 commentaires

Source : Jean Michel Genois Gagnon, Journal de Québec, le 9 février 2021

Le Phare n’étant plus dans ses plans, le Groupe Dallaire prévoit maintenant entamer la construction de deux nouvelles tours d’une vingtaine d’étages sur le boulevard Laurier d’ici la fin 2022. Un projet d’environ 200 millions $.

Ces nouvelles constructions seront réalisées sur les anciens terrains de l’Ozone Hôtel Bar et du restaurant Batifol. Le groupe immobilier avait déboursé 11 M$ pour acheter ce site de 100 000 pieds carrés en 2014.

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Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge.

Tramway: Michel Dallaire presse le gouvernement de donner l’heure juste

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 février 2021 8 commentaires

Jean-Michel Genois Gagnon
Journal de Québec

Le promoteur Michel Dallaire demande à son tour au gouvernement Legault de donner rapidement l’heure juste sur le projet de tramway. Un chantier qui agirait comme un «boost» pour l’économie de la région.

«S’il n’y a pas de tramway qui s’installe à Québec, c’est clair qu’il va y avoir des projets immobiliers qui vont être remis en question ou revus», prévient M. Dallaire, président du Groupe Dallaire, qui a justement dans ses cartons un nouveau chantier de deux tours d’une vingtaine d’étages sur le boulevard Laurier, à Sainte-Foy.

Selon l’homme d’affaires, plusieurs entrepreneurs sont actuellement dans l’attente du feu vert du gouvernement avant d’entamer leurs projets situés à proximité du futur réseau structurant de transport en commun.

À l’automne, le groupe COGIR, qui pilote le projet de près d’un milliard de dollars baptisé HUMANITI, sur l’ancien site du Phare, a dit publiquement que son complexe de quatre tours ne sortira pas de terre sans le tramway.

«C’est une condition sine qua non d’avoir le projet de tramway et la gare intermodale à proximité», a noté en novembre le président, Mathieu Duguay. «On espère aussi que cela se fasse vite. Nous n’avons pas des ressources illimitées. Nous ne pouvons pas attendre plusieurs années.»

«Important qu’on Bouge vite»

Michel Dallaire est aussi d’avis que ce chantier de 3,3 milliards $ permettrait de soutenir et de relancer l’économie de la région de Québec, frappée ces derniers mois par la pandémie.

«Dans le contexte actuel où tu veux relancer l’économie, c’est encore plus important qu’on bouge vite. C’est un projet qui est prêt. C’est important que le gouvernement se positionne», souligne-t-il.
«Aujourd’hui, l’économie du Québec comme l’économie planétaire a besoin d’un ‘‘boost’’. La pandémie a eu des impacts majeurs pour plusieurs organisations. C’est un projet structurant pour la région de Québec qui va mobiliser des gens et qui va entraîner des investissements», poursuit-il.

Bien desservir toutes les banlieues

Le président du Groupe Dallaire juge également nécessaire que le réseau structurant de transport en commun desserve bien toutes les banlieues.

Il possède plusieurs terrains dans le secteur Le Gendre, à Cap-Rouge, soit à l’extrémité ouest du tracé du tramway.

«Il faut capter les gens en dehors. Ce n’est pas vrai que tous les gens qui arrivent de l’ouest vont venir sur le boulevard Laurier et qu’ils vont se stationner quelque part. Il n’y aura pas de place», avance M. Dallaire, qui plaide pour un tracé jusqu’au secteur Le Gendre.

«Le réseau structurant doit aller chercher le monde. C’est pareil dans l’est et au nord», poursuit-il, ne croyant pas que l’augmentation du télétravail ces derniers mois mine la viabilité de ce projet.

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

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