Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Troisième lien »

Troisième lien et péage

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 janvier 2019 5 commentaires

Michel Truchon
Économiste
Point de vue
Le Soleil

Le débat sur le troisième lien tourne beaucoup autour des problèmes de congestion, actuels et à venir. A-t-on vraiment besoin d’un troisième lien? Doit-il être à l’est ou à l’ouest et va-t-il résoudre les problèmes de congestion à long terme ou s’agira-t-il simplement d’une façon de repousser le problème à plus tard?
Curieusement, il y a un paramètre qui est absent du débat : celui du péage sur les ponts et autres voies de circulation. À part une mention par François Bourque dans l’une de ses chroniques (peut-être y en a-t-il eu d’autres), cela ne fait pas partie du discours. Pourtant, on ne pourra pas atténuer voire résoudre les problèmes de congestion sans y avoir recours. Si on avait instauré des péages sur les deux ponts actuels en 1970, année de l’ouverture du pont Pierre-Laporte, on ne parlerait peut-être pas de troisième lien en ce moment.

Je peux paraître ramer à contre-courant avec une telle suggestion. Nous n’aimons pas les tarifs sous quelque forme que ce soit. Pourtant d’autres pays ou villes y ont recours depuis belle lurette avec des résultats non-négligeables sur la circulation. Je pense, entre autres, à Londres, et à Singapour où un tel système existe depuis 1975. Stockholm a aussi un système de péage depuis 2006. Les états de la Californie, du Colorado et de l’Oregon mènent des expériences avec des systèmes de péage sur les routes en fonction des types de déplacement. Certains spécialistes pensent même que de tels systèmes pourraient un jour remplacer les taxes sur l’essence qui rapportent de moins en moins, toute proportion gardée, à mesure que l’efficacité énergétique des autos s’améliore. L’avènement des voitures électriques ne va qu’empirer les choses.

On ferait donc bien de commencer à penser à l’idée du péage et l’inclure dans le débat actuel. Il faut envisager des péages sur tous les ponts, actuels et à venir, et éventuellement sur les déplacements dans les centres-villes et là où les problèmes de congestion sont les plus criants. Avec des tarifs variables selon les heures de la journée ou selon le volume de la circulation, l’idée étant d’inciter les automobilistes à effectuer leurs déplacements aux heures de moindre affluence ou d’utiliser des moyens de transport alternatifs. La technologie actuelle, basée sur des transpondeurs, permet de réaliser cette tarification de façon transparente sans ralentir la fluidité de la circulation. Elle utilisera éventuellement le système GPS.

Ultimement, le péage pourrait être étendu à l’ensemble du réseau routier et il pourrait être conçu de sorte que, en supprimant les taxes sur l’essence, les automobilistes ne paient pas, en moyenne, davantage à l’état pour utiliser leur automobile. Évidemment, ceux qui encombreraient les routes les plus fréquentées aux heures de pointe paieraient davantage que ceux qui éviteraient de le faire. C’est l’objectif de la tarification.

Il faudrait aussi y aller graduellement, tant sur l’étendue du système que des tarifs, pour laisser le temps aux usagers de s’adapter, comme de choisir de demeurer plus près de leur lieu de travail ou d’étude.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

3e lien : les camionneurs ne veulent pas d’un tunnel

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 janvier 2019 3 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada
Québec

S’il va de soi que les camionneurs qui parcourent la région de Québec rêvent d’un troisième lien entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent, leur association souhaite que le gouvernement Legault rejette l’option du tunnel.

«On serait plus en faveur d’un pont, commente le chauffeur Francis Fournier. Aussitôt que tu as une matière dangereuse, tu ne peux pas emprunter les tunnels.»

M. Fournier travaille chez Transports Gilmyr, à Montmagny. En route pour une livraison à la baie de Beauport, à Québec, il ne pourra éviter la congestion du matin. Le client attend sa marchandise pour 8 h.

Les premières lueurs du jour apparaissent sur l’autoroute 20 lorsque le fardier arrive à la hauteur de la pointe de l’île d’Orléans, le couloir retenu par la Coalition avenir Québec pour la construction du nouveau lien.

Le troisième lien, ça adonnerait juste bien», projette M. Fournier.

(…)

Du haut de la cabine de son camion, M. Fournier remarque que la plupart des automobilistes sont seuls dans leur véhicule. Le covoiturage serait une solution à court terme pour améliorer la fluidité de la circulation, pense-t-il.

«On est dépendant de l’auto. Avec un passager, tu n’as pas la même liberté», se désole-t-il.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Pas d’affaires en or grâce au 3e lien, prévient un économiste

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 décembre 2018 24 commentaires

Louise Boisvert
Radio-Canada

Le troisième lien ne remplira pas toutes les promesses de développement économique que formulent ses promoteurs, prévient un professeur de l’Université Laval.

Il y aura un « déplacement de l’activité économique, mais pas de création nette à l’échelle de la région métropolitaine », a soutenu l’économiste Jean Dubé lors d’une conférence présentée mardi devant l’Association des économistes québécois

Pour le professeur à l’Université Laval, il ne fait aucun doute que l’argument économique défendu par le maire de Lévis exige quelques nuances. Il est vrai que Lévis va profiter de la construction d’un nouveau pont, mais probablement au détriment d’autres villes de la Rive-Sud.

« De manière rationnelle, un troisième lien ne peut pas être la manne fabuleuse qu’on peut le croire. » (Jean Dubé, professeur en développement régional, Université Laval)

Des municipalités se retrouveront avec des installations vides et des revenus en moins, souligne le professeur Dubé

L’économiste estime aussi que l’activité économique de la grande région de Québec va se maintenir, peu importe la construction ou non du troisième lien.

Quand une entreprise prend une décision de localisation, elle se pose la question : « Est-ce que je vais dans la région métropolitaine de Québec? » Pas est-ce que je vais à Québec ou à Lévis? » Jean Dubé, professeur en développement régional, Université Laval

Il n’existe pas d’études sur les coûts de la congestion dans la grande région de Québec. Difficile d’établir avec certitude si le troisième lien pourrait améliorer la productivité.

Amplifier le problème

Il existe plusieurs exemples en Amérique du Nord qui démontrent que l’ajout de nouvelles voies ne règle pas le problème de congestion.

Jean Dubé cite le Katy Freeway, à Houston, une autoroute de 26 voies inaugurée en 2008. Il n’aura fallu quelques années avant que les automobilistes renouent avec les bouchons de circulation.

Plus près de nous, l’autoroute 30 dans la région de Montréal, ouverte à la circulation en 2012, devait permettre aux automobilistes de contourner l’île. Trois ans plus tard, la congestion fait partie du quotidien des automobilistes. Les résidents de l’agglomération montréalaise perdent 50 heures par année dans la congestion.

« Québec sera l’exception à la règle, peut-être », laisse tomber le professeur sur un ton sceptique.

Jean Dubé se demande si le troisième lien est la solution pour régler les problèmes de circulation.

« On envisage une solution permanente pour de la congestion qui survient aux heures de pointe essentiellement », affirme-t-il.

Il rejette du revers de la main l’idée selon laquelle l’infrastructure permettrait de détourner le trafic des poids lourds.

« Ce ne sont pas eux qui causent la congestion. Leurs déplacements tiennent déjà compte des heures de pointe. »

Et c’est sans compter tous les autres enjeux tels que la pollution, l’émission de gaz à effet de serre ou encore l’étalement urbain qui ne sont pas pris en compte dans les coûts liés à la construction du troisième lien.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Le premier lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 décembre 2018 2 commentaires

Société historique de Québec

On parle beaucoup ces temps-ci de troisième lien entre Québec et Lévis. Toutefois, le premier lien établit en 1917 avec l’inauguration du pont de Québec a mijoté longtemps. À partir de 1850, le développement du réseau ferroviaire du nord-est américain connaît un essor incroyable, et chez nous, c’est sur la rive sud que ça se passe. En effet, une ligne en provenance de Portland dans le Maine, via Richmond dans les Cantons-de-l’Est, arrive à Pointe-Lévy à cette époque. Quant au Grand Tronc, il arrive à Lévis en 1854. Québec est isolé sur la rive d’en face et ne veut pas regarder passer le train. À partir de 1851, plusieurs projets pour la construction d’un pont entre les deux rives sont présentés et échouent. Un de ces projets aurait changer considérablement la physionomie des deux villes voisines. Il s’agit de celui du jeune ingénieur Charles Baillairgé. Il n’avait alors que 25 ans.

Son projet consistait en un pont suspendu fait de quatre piliers de pierres reposant au fond du fleuve et reliant trois travées de 1200 pieds chacune et deux demi-travées de 600 pieds pour une longueur totale de 4800 pieds, et ce, entre le secteur des actuelles terrasse Dufferin et terrasse de Lévis. L’endroit choisi était le plus étroit entre les rives, mais également le plus profond dans l’eau. Le projet était estimé à 10 millions de dollars. Plusieurs ingénieurs, tant canadiens qu’américains, avaient ridiculisé ce projet. S’il avait été réalisé, le Château Frontenac et le Vieux-Québec n’existeraient simplement pas aujourd’hui.

Photographie : Projet de Charles Baillairgé, 1851, tiré du journal l’Action du 29 novembre 1967.

Voir aussi : Histoire, Projet - Troisième lien.

Beaumont craint les impacts d’un troisième lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 décembre 2018 26 commentaires

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

Le troisième lien entraînera « énormément de pression sur les terres agricoles », affirme le maire de Beaumont.

David L. Christopher entend se doter d’un plan pour protéger son territoire, et ce même s’il appuie le projet par solidarité envers les autres élus de Chaudière-Appalaches

« On appuie [le troisième lien] parce que je dois penser à la MRC de Bellechasse, pas juste à Beaumont. […] Les autres maires ont besoin de ça pour leur développement économique », explique le maire en entrevue à Radio-Canada.

S’il supporte le maire de Lévis, qui répète sur toutes les tribunes avoir le soutien de ses collègues de la Rive-Sud, M. Christopher craint que le nouveau lien accélère l’étalement urbain et force le dézonage de terres agricoles.

Beaumont sera aux premières loges pour assister à la construction du futur lien entre Québec et Lévis qui débouchera sur les terres à proximité de la municipalité.

Le village compte présentement un peu plus de 2600 résidents et les quartiers résidentiels « poussent comme des champignons ». Le maire précise que sa municipalité peut encore accueillir 275 résidences, ce qui devrait suffire pour les 15 à 20 prochaines années.

« À 4000 résidents, on va commencer à être plein et ça va mettre énormément de pression sur les terres agricoles », soulève M. Christopher.

Il ajoute que Beaumont est « l’une des plus vieilles municipalités au Canada ». Le cœur du village est d’ailleurs considéré comme un site patrimonial par le ministère de la Culture.

Regroupant une soixantaine de bâtiments, ce site comprend notamment le premier presbytère de la paroisse construit en 1722 ainsi que l’Église Saint-Étienne-de-Beaumont érigée une dizaine d’années plus tard.

« Il y a certaines parties de Beaumont qu’il faut absolument protéger », raconte le maire passionné d’histoire.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

S’empêtrer avec le 3e lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 décembre 2018 53 commentaires

Karine Gagnon
Journal de Québec

À peine élu, François Legault peine déjà à justifier le projet sans queue ni tête qu’il a placé au cœur de ses priorités pour la région de Québec, celui d’un troisième lien.

Le premier ministre parlait beaucoup mercredi, dans son discours inaugural, d’ambition et d’audace. Pour Québec, on repassera pour ce bel élan. Il est franchement désolant de constater qu’un gouvernement qui se réclame pourtant du changement fasse d’un lien routier imaginé dans les années 1960 son grand projet pour la région.

M. Legault avait poussé le bouchon, en mai dernier devant la Chambre de commerce de Lévis, en prétendant qu’un troisième lien serait bon pour l’environnement.

Devenu premier ministre, il en a remis mercredi, dans son discours inaugural, en déclarant le plus sérieusement du monde son intention d’en faire un projet de développement durable.
On ne sait plus comment justifier un projet érigé en dogme, sans même avoir étudié le besoin ni les impacts. Après Jean-François Gosselin qui en avait fait un «attrait touristique du patrimoine», c’est le bouquet!

Ça prend du toupet pour oser prétendre à un projet de développement durable avec un lien routier qui aurait pour effet pernicieux de stimuler l’utilisation de l’automobile et d’encourager l’étalement urbain. Tout cela sans pour autant réduire la congestion routière, de l’avis unanime des experts.

M. Legault se permet cette analogie douteuse sous prétexte qu’il entend faire passer, sur le troisième lien, le système de transport structurant de Québec. Une idée saugrenue quand on sait que les trois quarts des déplacements entre les deux rives – selon les données du MTQ – partent de l’ouest et se dirigent vers l’ouest.

On ne le répétera jamais assez, il est difficile de voir ce qui pourrait convaincre ces automobilistes de parcourir, matin et soir, une trentaine de kilomètres de plus dans les deux directions, sur des autoroutes déjà bouchonnées, pour aller emprunter un troisième lien dans l’est.

Alors, imaginez les utilisateurs potentiels du transport en commun… Si l’on veut être efficace, rejoindre une majorité de gens et assurer le succès du système structurant à Québec, il faut prévoir le passage du système à l’ouest, et non à l’est.

On n’encourage pas non plus l’utilisation du transport en commun, d’une main, en ajoutant des infrastructures routières, de l’autre. Surtout qu’à Québec, les routes ne sont pas en reste, le gouvernement y injectant des centaines de millions pour les agrandir présentement.

M. Legault parle ainsi des deux côtés de la bouche. Il relève que le Québec nage en pleine noirceur en matière de gaz à effet de serre, et qu’il faut trouver des moyens pour les diminuer. Mais en contrepartie, il vend le troisième lien, qui en sera générateur, à toutes les sauces.

Il serait temps qu’on informe M. Legault des aspirations des jeunes Québécois. Ceux-ci se soucient beaucoup de l’environnement, sont nombreux à appuyer le développement durable, et ne se retrouvent plus dans le «tout à l’auto» qui avait la cote il y a 60 ans.

Le premier ministre voudrait qu’on évite de faire du troisième lien un épouvantail et un repoussoir. Il faudrait d’abord qu’il parvienne à expliquer pourquoi il s’agit d’un bon projet, défi que personne n’est parvenu à relever jusqu’à maintenant.

La suite

Québec, le 29 novembre 2018 – Accès transports viables et le Conseil régional de l’environnement (CRE) de la Capitale-Nationale estiment que le Premier Ministre François Legault a, lors de son discours inaugural, engagé son gouvernement à démontrer par la science les besoins et les impacts d’un éventuel troisième lien entre Québec et Lévis.

« En insistant sur le fait que le projet de troisième lien ne découle pas d’une décision idéologique, le gouvernement du Québec s’est clairement obligé à en démontrer les réels besoins et les impacts, études scientifiques à l’appui. La preuve est à faire et le fardeau est sur les épaules du gouvernement », analyse Etienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables.

« Nous attendons du gouvernement qu’il fasse produire une étude des besoins, qu’il analyse et priorise les optimisations à mettre en place rapidement, qu’il évalue les impacts à court et à long terme de ce projet, en n’oubliant pas l’étalement urbain et la demande induite qu’il engendrera », ajoute Alexandre Turgeon, directeur général du CRE de la Capitale-Nationale.

« Quant à l’idée d’interconnecter les réseaux de transport en commun de Québec et Lévis par un éventuel troisième lien à l’est, c’est comme si on avait voulu connecter Longueuil et le centre-ville de Montréal en passant par le pont Mercier! C’est un détour coûteux qui ne répond à aucune demande », illustre le directeur général du CRE.

Les deux organisations rappellent que plus de 75% des déplacements de Lévis vers Québec le matin ont pour origine l’Ouest de Lévis et pour destination l’Ouest de Québec. Elles rappellent également qu’avec 18 000 véhicules qui se déplacent entre 6h et 9h le matin du Sud vers le Nord, la capacité des ponts de Québec et Pierre-Laporte, qui est de 30 000 véhicules, est loin d’être atteinte.

– 30 –

Source: Accès transports viables

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Le troisième lien: Où et comment traverser le fleuve?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er décembre 2018 1 commentaire

François Bourque
Le Soleil

La meilleure nouvelle pour Québec dans le discours inaugural de François Legault fut cette volonté, réaffirmée, de connecter le projet de tramway de Québec avec Lévis.

Le gouvernement a parfaitement raison de vouloir forcer cette traversée, nonobstant les querelles politiques entre les maires Labeaume et Lehouillier.

Il faut offrir aux citoyens qui se tapent les ponts soir et matin la possibilité d’un transport collectif efficace pouvant les sortir des bouchons de circulation.

La question est de savoir où et comment traverser le fleuve.

C’est ici que les choses se compliquent et que la posture du nouveau gouvernement est difficile à suivre.

Les deux tiers des déplacements actuels en heure de pointe se font de l’ouest de Lévis vers l’ouest de Québec.

Un transport collectif intégré à un troisième lien du côté de l’île d’Orléans impliquerait un long détour qui aura un effet dissuasif. Le même argument que pour l’auto, il me semble.

La logique est d’aller chercher les voyageurs le plus près possible de leur domicile et de les mener le plus directement possible vers leur lieu d’étude ou de travail.

Le gros bon sens serait de traverser à l’ouest, par le pont de Québec par exemple, comme il était prévu dans le projet de tramway/SRB en 2010. On pourrait imaginer deux tronçons sur la Rive-Sud, un vers Lévis et l’autre vers Saint-Nicolas. Ce scénario existe déjà. Il suffirait de le réactiver.

Si le gouvernement s’entête à passer par l’île d’Orléans, le lien structurant de transport collectif avec vers la Rive-Sud perdra de son efficacité et de sa pertinence.

Il ne se sera qu’un prétexte pour essayer de faire croire que le troisième lien est un projet bon pour l’environnement.
Pareil pour cette idée (sympathique) de profiter d’un troisième lien pour enfouir les lignes de transmission d’Hydro-Québec qui traversent l’île d’Orléans.

On a vite compris que dans l’état actuel de la technologie, ce sera difficile. Hydro a déjà prouvé qu’elle pouvait innover, mais il faudra voir à quel prix et si c’est une priorité sociale. Je n’entends personne sur l’île ou sur le «continent» réclamer leur disparition.

L’idée d’enfouir les fils ressemble à une stratégie de communication : essayer d’associer le troisième lien à un gain pour l’environnement et le paysage.

Le développement futur pourrait-il un jour justifier un nouveau lien à l’est? C’est le débat de la poule et de l’œuf.

Sans nouveau lien, le développement à l’est sera moindre; sans développement à l’est, il y a moins de besoins pour un nouveau lien.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Plus du quart des Québécois n’ont pas d’opinion sur le troisième lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 novembre 2018 12 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Malgré la présence marquée du dossier du troisième lien dans la dernière campagne électorale et la promesse d’importants investissements publics par la Coalition avenir Québec, plus du quart des Québécois n’avaient pas d’opinion sur le sujet au lendemain des élections.

« Il y a près de 30 % des gens qui n’ont pas d’avis sur le sujet, ce qui peut paraître un peu étonnant parce qu’on en a parlé beaucoup », commente Charles Breton, directeur de la recherche chez Vox Pop Labs et auteur d’une vaste étude postélectorale.

C’est d’autant plus surprenant selon lui parce que la construction d’un lien routier entre Québec et Lévis coûtera plusieurs milliards de dollars en fonds publics.

« C’est un enjeu qui est régional, mais au final, c’est un enjeu où il va y avoir beaucoup d’argent investi, ce n’est pas un petit projet donc ça m’étonne. »

Dans les jours qui ont suivi les élections du 1er octobre, Vox Pop Labs a demandé à plus de 8000 personnes si elles approuvaient la construction d’un troisième lien routier, un pont ou un tunnel, dans la région de Québec.

À l’échelle du Québec, les opinions sont partagées, avec une légère tendance en faveur du projet.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien.

Le 3e lien n’entraînera pas d’étalement urbain, selon le maire de Lévis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 novembre 2018 10 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Quoi qu’en disent les experts en urbanisme et les écologistes, la construction d’un nouveau lien routier à l’est, entre Québec et Lévis, n’entraînera pas d’étalement urbain, croit le maire de Lévis.

Gilles Lehouillier s’appuie essentiellement sur le fait que sa ville va continuer à se développer de l’intérieur, grâce à son potentiel de 22 500 nouvelles unités d’habitation, ce qui est amplement suffisant, croit-il, pour répondre à la demande sur la Rive-Sud dans le prochain quart de siècle.

En résumé, tout futur développement à l’intérieur du périmètre de la municipalité, y compris aux limites de ce périmètre, ne constitue pas de l’étalement urbain à ses yeux.

« Il y a certains spécialistes qui sont dans le champ. On ne fait pas d’étalement urbain à Lévis. On est dans le cœur de notre périmètre urbain. En dehors du périmètre urbain, on n’accepte plus aucun projet de développement dans la zone rurale, dans la zone agricole. On est peut-être les seuls qui font ça au Québec », a-t-il témoigné lors d’une mêlée de presse, mercredi, à l’hôtel de ville de Lévis.

La suite

Le tramway de Québec jusqu’à Lévis, rêve Gilles Lehouillier Radio-Canada

Québec solidaire s’en mêle

Le troisième lien est comme une ligne de cocaïne selon la nouvelle députée solidaire de Taschereau : une solution à très court terme qui ne réglera rien à long terme, et sera même néfaste. Catherine Dorion a fait cette comparaison surprenante dans une vidéo qu’elle a produite et diffusée sur Facebook jeudi matin. Dans l’extrait, elle livre un réquisitoire contre ce projet cher à François Legault et qui divise la région de Québec.

Étalement urbain à Lévis : une mise au point s’impose Etienne Grandmont (Accès transports viables)

Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien.

Plusieurs centaines de personnes marchent contre le troisième lien à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 novembre 2018 18 commentaires

Raphaelle Plante
Le Soleil

Le décor hivernal de la matinée n’a pas découragé les citoyens de prendre part à la manifestation contre le troisième lien, qui s’est déroulée en début d’après-midi samedi dans les rues du centre-ville. Ils étaient plusieurs centaines, voire près d’un millier de personnes à s’être mobilisé contre le projet.

Rassemblés au parc de la Francophonie à 13h30, les participants de la manifestation — organisée par la Coalition régionale des associations étudiantes de la Capitale-Nationale — ont par la suite marché sur la Grande Allée, la rue Cartier et le boulevard René-Lévesque avant de revenir au point de départ. Le tout s’est déroulé dans la bonne humeur, alors que des gens de tous âges s’étaient déplacés. De nombreux étudiants, bien sûr, mais aussi des personnes plus âgées et plusieurs familles avec de jeunes enfants.

Tous étaient unis autour d’un même message : «le troisième lien, c’est pas le bon moyen». Au lieu de trouver un moyen éphémère à la congestion routière — qui ne fera qu’empirer après quelques années en favorisant l’étalement urbain —, les divers intervenants ayant pris part à la manifestation prônent avant tout un meilleur transport en commun, notamment sur la rive sud.

Le député de Québec solidaire (QS) dans Jean-Lesage Sol Zanetti était présent avec des militants solidaires pour faire écho à la position de son parti, qui s’oppose à tout troisième lien. Des représentants d’Accès transports viables et d’Équiterre étaient aussi de la partie, alors que la marche contre le troisième lien s’inscrivait dans un mouvement plus global de mobilisation pour l’environnement.

La suite

Voir aussi : Projet - Troisième lien, Transport en commun.