Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

L’arbre, le maire et les architectes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 avril 2012 1 commentaire

Marie-Claude Lortie
La Presse

(QUÉBEC) Jean-Paul L’Allier, qui a été maire de Québec pendant 16 ans, n’a pas envie de jouer les gérants d’estrade. Vous ne l’entendrez donc pas parler du projet d’amphithéâtre de Régis Labeaume et pas plus des projets montréalais du moment, comme la transformation de Griffintown, des anciens terrains de Blue Bonnets et de la gare de triage d’Outremont. Mais de ses années à l’hôtel de ville de la capitale provinciale, il a tiré de nombreuses leçons sur le développement urbain. Et il n’hésite pas à les partager, comme il l’a fait le week-end dernier dans sa ville, dans le cadre du congrès annuel de l’Association des architectes paysagistes du Québec. (…) «La fierté, note M. L’Allier, c’est le moteur du développement d’une ville.»

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Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Nouvel urbanisme.

Un projet audacieux à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 mars 2012 Commentaires fermés sur Un projet audacieux à Québec

Lucie Lavigne
La Presse

On peut dynamiser une façade haute et étroite tout en la rendant fonctionnelle et originale. Exemple à l’appui.

Dans un secteur protégé du quartier Saint-Sacrement, à Québec, l’architecte Olivier Bourgeois a fait preuve d’imagination pour construire une maison hors du commun malgré les contraintes et la réglementation

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* Merci à un fidèle lecteur (Jeason Morin)

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou, Résidentiel.

Des rues «nues» pour freiner la vitesse

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 mars 2012 11 commentaires

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Dans la banlieue où j’ai grandi, la Sainte-Foy des années 60, les enfants occupaient la rue.

On y jouait au ballon, au baseball, à la marelle et à la corde à danser, au hockey 12 mois par année.

Il n’y avait pas encore de pistes cyclables. On apprenait à aller à vélo dans la rue, et c’est dans la rue qu’on se rassemblait, assis sur le banc banane de nos bicyclettes avec des poignées mustang.

On ne le réalisait pas, mais la rue était plus qu’une voie de circulation. C’était un espace public qu’on partageait, autos, vélos, poussettes, enfants.

Lorsqu’une voiture approchait, on n’avait pas besoin de panneaux de limite de vitesse, de police ou de radar photo. L’auto ralentissait pour laisser Yvan Cournoyer finir de scorer son but.

Où je veux en venir?

Je veux en venir qu’aujourd’hui, il n’y a presque plus d’enfants dans les rues des villes de banlieue vieillissantes.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

Inévitable densification dans les banlieues

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 mars 2012 2 commentaires

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Les données démographiques et les préférences affichées par les consommateurs eux-mêmes témoignent de l’étiolement du rêve de la maison en banlieue avec une grande cour pour garer son auto et faire courir les enfants.

L’Institut de la statistique du Québec a dévoilé cette semaine, lors d’un colloque organisé par la Société d’habitation du Québec, une étude sur l’évolution démographique et le logement au Québec qui contient des perspectives pour la période 2006-2056. Selon les calculs des statisticiens, la province recensera un million de ménages supplémentaires en 2056. Des ménages plus petits, plus vieux et de plus en plus attirés par la copropriété

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Voir aussi : Architecture urbaine, Étalement urbain.

Colloque sur l’habitation – Les gens sont «ouverts» à la densification

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er mars 2012 17 commentaires

Isabelle Porter
Le Devoir

Québec — Le modèle de la maison unifamiliale n’est pas un absolu pour tous les acheteurs, selon un nouveau sondage. Beaucoup de gens, les jeunes surtout, seraient prêts à considérer des jumelés, des maisons de ville et des habitations plus denses pour peu qu’on les leur propose.

«Si la maison unifamiliale a toujours la cote, on remarque une ouverture à différents types de maison permettant d’atteindre des densités nettes allant jusqu’à 40 logements par hectare», a fait valoir hier la professeure de l’Université Laval Carole Després à l’occasion d’un colloque de la Société d’habitation du Québec.

Le sondage a été mené auprès de 1138 internautes souhaitant déménager d’ici cinq ans. Les répondants, dont 499 étaient des étudiants, devaient fournir leurs préférences résidentielles. Ils pouvaient cocher plusieurs choix, allant des tours avec ascenseur aux maisons de banlieue avec terrain, en passant par le jumelé et la maison de ville.

Les résultats montrent aussi que les immeubles à trois étages — comme ceux qu’on retrouve en grand nombre dans Limoilou — sont très populaires. «Les immeubles collectifs de trois étages rejoignent les aspirations de quatre profils de résidants sur six», a signalé Mme Després, avant d’ajouter qu’on devrait «miser sur ce type d’immeubles».

Cette spécialiste de l’étude des banlieues souligne qu’actuellement les locataires sont «les grands oubliés» du marché. Même si le désir d’acquérir un condominium «demeure très présent», «une fraction importante désire habiter des immeubles locatifs».

Malgré les signes d’ouverture à la densification, Mme Després ajoute que l’étude portait sur les gens qui veulent déménager et qu’il ne faut pas oublier l’importance de ceux «qui veulent rester en place».

Le colloque auquel elle participait portait d’ailleurs sur les difficultés qu’éprouvent les pouvoirs publics à vendre la densification notamment aux citoyens voisins des projets. À plusieurs reprises, les conférenciers ont fait allusion à des projets controversés, comme l’îlot Irving à Québec et Griffintown à Montréal.

«Nous avons beaucoup d’efforts à faire en banlieue pour développer un autre type de quartier», a fait valoir le directeur de la Communauté métropolitaine de Montréal, Massimo Iezzoni. Selon lui, les villes gagneraient à diffuser leurs propres outils d’urbanisme, comme «Walk Score» et «Google Sketch», pour que la population « puisse visualiser les projets ».

Rare voix discordante, le représentant de l’Association des constructeurs d’habitations (APCHQ), François Bernier, a dit qu’il n’y avait pas matière à en parler «parce que du locatif et du condo, c’est tout ce qui se fait» et que «l’industrie contribue à la densification».

À son avis, les promoteurs y recourent d’autant plus qu’ils manquent de moyens. «La densité compense l’abordabilité [sic] réduite. Quand on n’est pas capable de se payer quelque chose, la solution de l’industrie, c’est d’en offrir plus sur le même terrain.»

M. Bernier estime par ailleurs «qu’en milieu dense, tout est plus cher» et que les gens payent alors plus cher en taxes et en services municipaux. Dès lors, le bénéfice de la densification serait «social» plutôt que privé.

Cette affirmation a par la suite fait bondir le président du lobby vert Vivre en ville, Alexandre Turgeon, selon qui il n’y a pas de lien entre les taxes et la densification. «Ce n’est pas la demande, le problème, c’est l’offre, a-t-il dit. Il n’y a pas assez d’options offertes au citoyen. La population ne peut pas aspirer à des choses qu’elle ne connaît pas.»

* Québec Urbain a assisté à ce colloque dont le nombre de participants était malheureusement limité. Une intervenante a souligné que peu de promoteurs étaient présents. J’en connaissais au moins deux personnellement qui étaient là parce que l’ayant découvert fortuitement. Quoiqu’il en soit, c’est une bonne initiative de la Société d’Habitation du Québec qui gagnerait à être plus largement diffusée.

Voir aussi : Architecture urbaine, Conférences / évènements.

Le projet des bulles de béton sur Dufferin s’envole définitivement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 février 2012 46 commentaires

Source : Radio-Canada

L’oeuvre d’art constituée d’énormes bulles de béton, qui devait être érigée sur les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, ne verra jamais le jour. La Commission de la capitale nationale (CCN) a décidé d’abandonner définitivement le projet controversé.

Le ministère des Transports assumait les coûts du projet estimé à 1 million de dollars, mais c’est la CCN qui avait lancé le concours pour choisir l’oeuvre qui meublerait les bretelles de l’autoroute. Éclosion a été imaginée par l’architecte Diana Cardas qui a été informée le 14 février dernier de l’abandon du projet.

La CCN et le ministère des Transports ont préféré abandonner le projet à ce stade puisque la réalisation de l’oeuvre s’avérait compliquée, explique Denis Angers de la CCN. « On avait des problèmes techniques en terme de translucidité des matériaux, on avait des problèmes techniques à la résistance au feu des matériaux choisis, on avait des problèmes techniques aussi au niveau du vieillissement et de l’entretien de la proposition », précise-t-il.

Le choix de l’oeuvre avait suscité beaucoup de critiques à l’époque. L’architecte Jacques White, qui était membre du jury lors de la sélection, est déçu de l’abandon du projet. Il aurait aimé laisser une chance au projet pour connaître l’appréciation réelle des gens.

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Les paysages suspendus de l’Autoroute Dufferin: Un an de grâce pour les bulles.

Voir aussi : Architecture urbaine, Art urbain.

Architecture urbaine

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 février 2012 1 commentaire

Arte Charpentier Architectes, présente en Chine depuis plus de quinze ans, a acquis une grande notoriété avec des réalisations emblématiques à Shanghaï telles que le Grand Théâtre de Shanghaï, la Rue de Nankin, l’Avenue du Siècle, le quartier de Luwan, la place des Célébrations (exposition universelle de 2010) et la cité de la Mode, reconversion d’un grand site industriel livrée en 2011, ou dans d’autres provinces comme le musée Ala’Er à Xinjiang. Arte Charpentier Architectes a aussi réalisé des édifices pour des entreprises françaises à l’export, comme par exemple le centre de recherche de Saint-Gobain ou celui de l’Oréal, ce dernier ayant reçu la certification Golden LEED

Le site

* Trouvé sur v2com.biz

Voir aussi : Architecture urbaine, Publications & ressources Internet.

Pouvons-nous éviter les points de rupture dans le développement de la ville?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 février 2012 63 commentaires

Cette question m’a sauté aux yeux pendant le débat autour de l’îlot Irving et différents autres projets depuis quelques années. La ville dans son ensemble est prise avec une démographie croissante et des problèmes de circulation et de disponibilité de terrains sur son territoire.

La croissance ultrarapide des nouvelles banlieues de la grande ville de Québec (Shannon, St-Gabriel, Tewksberry, Stoneham, Lac Beauport, St-Brigitte-de-Laval et la côte de Beaupré) est une démonstration du peu de solutions abordables pour les nouveaux arrivants pour vivre en ville. Historiquement, notre ville a connu un développement à l’horizontale en conquérant les terres agricoles avoisinantes au fil des ans. Vue de haut, elle est essentiellement meublée de maisons bon marché plein-pied la plupart du temps. Mais, il faut se rendre à l’évidence que ces nouveaux territoires ne seront jamais réellement bien desservis par des liens routiers rapides. Les emprises se font rares et c’est à contre-courant de paver de nouvelles routes à 6 voies de larges en 2012. La qualité de vie recherchée en périphérie deviendra nécessairement un enfer à cause des transports.

Il faut planifier inévitablement une forme de densification au centre-ville à court terme pour éviter cette problématique. Mais, pouvons-nous réellement éviter des points de rupture lorsqu’on décide de modifier un territoire déjà occupé depuis de nombreuses années?

Cette rupture est l’argument principal des opposants aux projets de densification. Ils avancent avec raison que le nouvel édifice ne s’harmonisera pas avec la trame urbaine. Mais, suivant cette logique, comment peut-on entreprendre la densification? Quelle est la première étape? Si on évite cette rupture, passe-t-on à côté de l’objectif?

La région regorge d’exemples où, à un moment précis, un projet immobilier a profondément transformé le paysage urbain. Des projets fortement contestés à l’époque qui se sont avérés des joyaux architecturaux plus tard. Nous avons qu’à penser au Château Frontenac et à l’édifice Price. Toutefois, les contre-exemples sont nombreux aussi comme l’Hôtel-Dieu et le bunker de la rue Grande-Allée.

En ce qui concerne le quartier St-Jean-Baptiste et sa trame urbaine, il faut faire un petit cours d’histoire pour la comprendre. Il faut savoir que la ville de Québec a connu une crise économique entre 1850 et 1940. Cette crise a fait ralentir les investissements immobiliers qui à gelé dans le temps cette trame urbaine. Dans un contexte normal, ce quartier aurait connu davantage de rénovation urbaine et oui la densification aurait été au rendez-vous étant donné sa proximité au centre-ville et sa position en haute-ville. Sachant ça, doit-on niveler par le bas et conformer l’ensemble des nouvelles constructions aux anciens immeubles qui ont déjoué le temps en dépassant de leur durée de vie utile? La question se pose. J’ai récemment participé à un débat à l’émission Agora à VOX sur ces questions (voir émission du 2012-02-08).

Malgré que je suis un défenseur du patrimoine bâti, je crois qu’on doit densifier considérablement le centre-ville pour soulager les transports sur le territoire. Quelle est votre opinion?

Mise à jour 22:49 : Nous avons discuté de ce billet dans notre chronique mensuelle à l’émission la Capitale Blogue. Je vous invite à écouter.

Chronique Québec Urbain à la Capitale Blogue 2012-02-12

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Étalement urbain, Qualité et milieu de vie.

Leçons d’architecture

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 janvier 2012 Commentaires fermés sur Leçons d’architecture

Renée Larochelle
Au Fil des Évènements

Tout n’est peut-être pas nouveau sur la Côte Ouest, mais on peut s’en inspirer dans une perspective de développement durable

Depuis dix ans, les dirigeants de la ville de Portland, en Oregon, travaillent à rendre leur cité encore plus verte. À cet effet, la moitié des terrains du centre-ville a été convertie en espaces piétonniers ou en jardins publics. Les boisés qui abritent des oiseaux sont intouchables, question de respecter la nature. Portland compte aussi des immeubles de bureaux et d’appartements dont le toit est équipé de miniéoliennes alimentant en énergie les ascenseurs. Ayant son tramway depuis 2001 et dotée de bornes de recharge pour les voitures électriques, la ville est aussi le paradis des cyclistes, avec 510 km de pistes cyclables jalonnées de kiosques de réparation. Les patineurs ne sont pas en reste avec de nombreuses voies qui leur sont réservées.

«Il y a beaucoup de leçons d’architecture et de mode de vie à tirer d’une ville comme Portland, dit Jérôme Laferrière, étudiant à la maîtrise en architecture qui présentait récemment les résultats d’un voyage d’études effectué l’été dernier dans le Nord-Ouest Pacifique. Récipiendaire de la bourse Innovation 2011 remise par la Ville de Québec pour la relève en architecture, Jérôme Laferrière est revenu la tête remplie d’images de ce séjour durant lequel il a visité des grandes villes comme Vancouver, et des plus petites comme Eugene, en Oregon. Il a d’ailleurs ressenti un véritable coup de cœur pour cette ville universitaire de quelque 150 000 habitants, surnommée «la cité émeraude».

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Voir aussi : Architecture urbaine, S'inspirer d'ailleurs.

Refonte de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme – La Ville de Québec avait réclamé l’abolition des référendums

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 janvier 2012 Commentaires fermés sur Refonte de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme – La Ville de Québec avait réclamé l’abolition des référendums

Isabelle Porter
Le Devoir

Québec — La Ville de Québec a demandé en mai au gouvernement l’abolition pure et simple des référendums locaux dans un mémoire présenté en commission parlementaire.

«La procédure d’approbation référendaire des règlements doit être abrogée. Elle appartient à une époque révolue, celle où les municipalités ne planifiaient pas l’aménagement du territoire», peut-on lire dans le document.

La Ville avait réclamé l’abolition des référendums devant la commission parlementaire sur la refonte de la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. L’avant-projet de loi introduisait le concept de «zones franches», secteurs où les citoyens ne pourraient pas signer de registres et forcer la tenue de référendums

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Îlot Irving – Un premier référendum «symbolique» à Québec Isabelle Porter (Le Devoir)

Le référendum du 5 février 2012 (Québec Urbain)

Voir aussi : Architecture urbaine, Nouvel urbanisme.