Le comité exécutif de la Ville de Québec a récemment annoncé sa volonté de limiter la hauteur des edifices à 17 étages pour l’arrondissement Sainte-Foy-Sillery, à 12 étages pour d’Estimauville et à 10 étages dans Lebourneuf.
« Notre crainte, c’est qu’il n’y ait plus de promoteurs qui veuillent éventuellement bâtir dans Saint-Roch et dans d’Estimauville, parce que dans le fond, le boulevard Laurier aura des édifices de 20 étages partout », mentionne Régis Labeaume. (Source: Radio-Canada)
Il y a certainement une volonté de décentralisation dans le but d’éviter la même convergence qu’a connue la Colline Parlementaire dans les années 1970 alors que plusieurs édifices en hauteur (Complexe G, Hilton, Concorde, l’actuel Radisson, l’édifice de la banque nationale etc… ) y furent construits en très peu de temps générant des poblèmes de circulation, de mécontentement de la population résidante et de morphologie urbaine inadaptée.
Le débat n’est pas nouveau. Rappelons ici les rapports de Edouard Fiset (1963) et de Yves Pratte (1965) sur la hauteur des édifices à Québec. Edouard Fiset voulait limiter la hauteur des édifices à environ 10 étages dans le but de préserver la pré-éminence de la tour centrale du Parlement. Pour satisfaire des intérêts corporatifs, son rapport fut mis de côté au profit de celui d’Yves Pratte qui envisageait plutôt une solution dite “concave vers le haut� qui limitait guère la hauteur des futurs édifices au grand plaisir de plusieurs corporations qui vinrent construire de hautes tours à bureaux sur la Colline parlementaire. Yves Pratte fut plus tard nommé juge à la cour suprême et président d’Air Canada. J,ai inclus un résumé des trios options présentées dans le rapport Pratte concernant la hauteur des édifices à Québec. A l’époque, l’option B avait été retenue. C’était une solution pour les années soixante. Aujourd’hui, les autres options semblent plus intéressantes.
