66 pages. Un. numéro remarquable. Société historique de Québec
66 pages. Un. numéro remarquable. Société historique de Québec
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Patrimoine et lieux historiques, Publications & ressources Internet.
Félix Morrissette-Beaulieu
Radio-Canada
Un projet immobilier prévu sur Grande Allée, à quelques pas d’un quartier résidentiel, suscite la grogne chez les résidents du secteur.
Le promoteur Immeubles Simard a récemment obtenu un changement de zonage pour le terrain de l’ancien siège social de Loto-Québec situé au 955, Grande Allée Ouest.
Selon une présentation du projet de la Ville de Québec, l’entreprise compte conserver le bâtiment actuel, qui fait partie du patrimoine moderne de la Ville, mais prévoit aussi la construction d’un immeuble de 3 à 7 étages composés de 180 unités destinées à la location.
De plus, 200 places de stationnement souterrain sont également prévues dans le projet d’environ 40 millions de dollars.
Or, le projet risque de changer complètement la dynamique du quartier, selon François Cloutier, qui réside sur l’avenue de Mérici, située juste derrière le 955, Grande Allée Ouest.
On a été déçus d’apprendre qu’il allait avoir beaucoup de logements et peu de stationnements [extérieurs]. Encore plus déçus de savoir que ce serait du locatif, laisse entendre le père de famille.
La future clientèle risque de détonner avec la vocation actuelle du quartier, selon lui. On est une rue uniquement unifamiliale. La densité urbaine c’est bien si ça l’amène le même type de bâtiment, qui est en cohérence avec ce qui est déjà construit. Ça va être en totale incohérence avec le milieu actuel, croit-il.
Selon des esquisses, le bâtiment viendra diminuer considérablement les espaces verts disponibles sur le terrain, croit M. Cloutier.
Dans le nouveau zonage, la Ville autorise une diminution de la marge avant du terrain de 30 m à 6 m de même que l’ajout d’une marge à l’axe de 40 m à partir de la Grande Allée Ouest. La hauteur maximale permise du bâtiment est augmentée à 22 m sur 75 % de la projection au sol d’une construction.
En vertu de ce règlement, les arbres et l’imposante haie de cèdres situés le long d’une rue résidentielle ont peu de chance de résister au projet, ajoute le résident.
Rencontre virtuelle entre la Ville, le promoteur et des citoyens. Mercredi soir (12 mai 2021). 19:00. Inscription obligatoire
Des illustrations du prjet dans un document en .pdf
* Illustrations de la consultation du mercredi 12 mai 2021.
Projet immobilier sur Grande Allée : la rencontre ne rassure pas les opposants Kassandra Nadeau-Lamarche (Radio-Canada). Un extrait: «Plus d’une centaine de personnes ont pris part à la séance de consultation publique, qui a débuté par une présentation des experts de la Ville de Québec et des promoteurs. L’opinion défavorable à l’égard de la version actuelle du projet s’est rapidement fait sentir dès le début de la période de questions. Les résidents avaient bien des interrogations, et ne semblent pas avoir été rassurés par la rencontre ».
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.
Un billet précédent en 2019
Mise à jour: Les travaux sont interrompus pour cause de recherches archéologiques: La nouvelle sur Radio-Canada
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.
Catherine Lachaussée
Radio-Canada
Bien juchée sur son cap, Québec ne manque pas de côtes pour lier sa haute et sa basse-ville. Plusieurs ont un passé étonnant. L’une d’elles a failli être transformée en centre de ski. Une autre a été construite de toutes pièces pour faire passer le tramway. Curieux d’en savoir plus?
Un cimetière en plein milieu de la côte de la Montagne
De toutes les côtes de Québec, la côte de la Montagne est de loin la plus ancienne.
Lors de la fondation de la Ville en 1608, alors que Québec n’est guère plus qu’un village, ce n’est encore qu’un sentier qui serpente entre l’Habitation de Champlain, construite près du fleuve, et le sommet de la montagne. Il permet ensuite de rallier le fort Saint-Louis, érigé sur le cap en 1620.
C’est aussi là qu’on a créé le tout premier cimetière de la ville. En 1609, on a commencé à enterrer les morts dans un petit replat, juste au milieu de la côte.
.Le cimetière a été transféré plusieurs fois, d’abord sur la rue Buade, en 1691, puis près du Séminaire. Mettons qu’il s’est pas mal promené », constate l’historien Jean-François Caron.
Mais apparemment, le cimetière de la côte de la Montagne n’avait pas été complètement vidé.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire.
Des citoyennes et citoyens qui habitent le quartier Limoilou ou y sont attachés se sont mobilisés pour exprimer leur appui au tracé qui amènerait le tramway à emprunter la 3e Avenue. Ils ont rédigé et signé la lettre ouverte qui suit.
Le projet de tramway de Québec n’en est plus un : il s’agit désormais d’une réalité qui se déploiera sous nos yeux et qui permettra à Québec de disposer, enfin, d’un réseau de transport collectif du XXIe siècle. Si le changement de tracé forcé par les négociations avec la CAQ a pu prendre de court les commerçants et les citoyennes et citoyens, nous pouvons nous réjouir que le nouveau tracé traverse le cœur du quartier Vieux-Limoilou. Or, nous sommes aujourd’hui devant deux propositions de tracés qui, même s’ils présentent chacun certains avantages, n’ont pas valeur égale si l’on se donne la peine de réfléchir à l’impact de cette bonification de l’offre de transport en commun dans le quartier sur le long terme.
Selon nous, la 3e Avenue est le meilleur choix pour notre quartier.
Une des grandes forces du tramway réside dans l’opportunité qu’il offre de bonifier en profondeur les aménagements urbains là où il circule. Plusieurs villes dans le monde l’ont compris et ont créé des milieux de vie de plus grande qualité, au bénéfice de tous, autant commerçants que citoyens et citoyennes de tout âge et de toute condition. Cacher le tramway sur une rue résidentielle priverait le quartier en entier de ce potentiel extraordinaire. Voici pourquoi.
Tout d’abord, le tramway sur la 3e Avenue sera l’occasion de requalifier notre milieu de vie en révisant la place de la voiture et en bonifiant les transports actifs et collectifs. La Ville de Québec a récemment proposé une « nouvelle » rue de la Couronne pour Saint-Roch avec l’arrivée du tramway, une vision qui privilégie les transports collectifs et actifs, et qui a été accueillie avec enthousiasme par la population riveraine. Or, c’est exactement ce que nous souhaitons pour la 3e Avenue : une rue commerciale apaisée où l’automobile n’occupe pas plus de la moitié de l’espace public, de larges trottoirs et une sécurité accrue pour les cyclistes. Le tramway offre l’occasion de « rêver mieux » pour le quartier.
C’est d’ailleurs le contraire qui risque de se produire en choisissant la 4e Avenue pour y faire circuler le tramway : une partie du trafic automobile pourrait se déplacer vers la 3e Avenue, diminuant d’autant le confort des cyclistes et des piétonnes et piétons qui y circulent ou y déambulent.
Aussi, l’arrivée du tramway sur la 3e Avenue générera des bénéfices pour les commerces du quartier. Bien que certains aient évoqué des craintes à propos de l’achalandage, les exemples d’implantation de tramways un peu partout dans le monde démontrent que cela bénéficie aux commerces présents tout le long du tracé. C’est bien ce que nous voulons pour nos commerces de quartier et de destination qui sont sur le segment visé. Nous faisons par ailleurs confiance au bureau de projet du tramway de Québec qui saura trouver des solutions efficaces pour faciliter les livraisons dans les commerces. Il est finalement évident que la phase de construction risque d’être désagréable, mais la Ville prévoit déjà des compensations financières qui sauront aider à la préservation de la diversité commerciale locale présente sur notre rue commerciale.
Enfin, certaines personnes, et nous en sommes, ont souligné l’importance que revêt la Place Limouloise pour les résidentes et résidents du quartier. Il va sans dire que nous nous attendons à ce que le passage du tramway devienne une occasion de bonifier et consolider la vocation permanente de cet espace qui est en quelque sorte le cœur social et culturel du quartier.
Il existe de nombreux exemples de places publiques dans le monde qui sont bordées ou traversées par le passage d’un tram (Place de la Comédie à Bordeaux, Place Sainte-Croix à Orléans, Place Kléber à Strasbourg, etc.) et cela n’empêche en rien la tenue d’événements en tous genres (spectacles, marché public, etc.). Nous le répétons : cette Place est importante pour le quartier et elle doit le demeurer, en plus d’avoir un effet attractif encore plus important pour les personnes limouloises et celles provenant des quartiers avoisinants.
Plus concrètement, nous croyons que des solutions peuvent être trouvées pour garantir le maintien des événements qui ont eu lieu sur la 3e Avenue. Dans le pire des cas, et nous pensons à Limoilou en musique, il est possible que cet événement n’échappe pas à une relocalisation (potentiellement au même endroit que Limoilove entre les 10e et 12e Rue) ce qui, dans la balance des avantages et des inconvénients, est loin d’imposer le passage du tramway sur un autre axe que la 3e Avenue. Les autres événements ayant tous lieu au nord de la 6e Rue, ils pourraient tous avoir lieu sans problème. On pourrait aussi espérer, à terme, que ces événements profiteraient d’une fréquentation accrue en raison de la nouvelle desserte bonifiée de transport collectif à deux pas de leurs événements.
Nous, signataires de cette lettre, habitons Limoilou ou avons simplement un attachement particulier pour ce quartier, un des plus beaux et exemplaires en termes de développement durable. Ainsi, parce que nous souhaitons voir ce caractère unique se renforcer dans les décennies à venir et devenir source d’inspiration pour les autres quartiers de la ville, nous appelons à ce que le tracé du tramway privilégie l’axe de la 3e Avenue.
Le tramway de Québec doit être envisagé sur une perspective de très long terme. Il faut réfléchir à ce qu’on souhaite pour le quartier pour les 50 prochaines années, pas seulement pour les 3 prochaines. À ce titre, l’option de la 3e Avenue nous semble la plus judicieuse pour Limoilou et pour les générations futures.
La suite sur Monlimoilou
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Faisons un petit accroc au thème de cette série. Plutôt que de nous attarder au chevet d’un bâtiment négligé, portons notre attention sur un terrain. Malpropre, ayant des fréquentations troubles, le lot en question a longtemps été réservé pour un mégaprojet immobilier qui s’est échoué.
Aujourd’hui, un promoteur veut donner de l’oxygène au site délaissé, le ranimer avec un investissement résidentiel de taille. La Ville, elle, est favorable. Mais le plan proposé ne convient pas au ministère de la Culture qui le trouve trop ambitieux. Il y a blocage.
Tandis que les années s’égrainent, les détritus s’accumulent sur la parcelle à l’abandon qui a vu pousser puis s’effondrer de nombreux bâtiments depuis les années 1700.
Et, la nuit, des âmes égarées y jettent l’ancre… au grand dam de voisins qui voudraient que, enfin, des résidents permanents s’installent.
Alors, ce terrain longiligne de la rue De Saint-Vallier Est, à l’ombre de la côte Dinan et de l’Hôtel-Dieu du Vieux-Québec, combien de temps encore restera-t-il couvert de béton, de gravier et de poubelles?
Almincar Rodriguez est lecteur du Soleil. Récemment, un article de notre série «Ces bâtiments négligés» a attiré son attention : «Un entrepreneur promet d’éliminer les “verrues” de la rue Saint-Paul».
«Après en avoir pris connaissance, j’ai décidé de vous écrire pour vous suggérer d’écrire un article dont le titre pourrait bien être : «La plus grosse verrue du Vieux-Québec».
M. Rodriguez est chargé d’enseignement à la Faculté des sciences de l’administration à l’Université Laval. Voilà 17 ans qu’il habite une copropriété du 281, rue Saint-Paul. On dénombre 4 commerces et 42 logements dans le bâtiment dont une des façades s’élève sur la rue De Saint-Vallier Est.
M. Rodriguez est président du conseil d’administration de la copropriété. Lui et ses voisins n’en peuvent plus de vivre à côté d’un terrain jonché de sacs, de matelas, de bouteilles. Terrain peuplé par la faune urbaine.
À l’occasion de notre visite sur place, il a tenu à nous guider pour un grand tour du lot. Vous apercevez un ancien campement au bout, des graffitis sur votre droite, une clôture percée par ceux qui dorment sous la côte Dinan, des sacs accrochés aux branches… «Des cochonneries qui sont là, qui traînent. Personne ne ramasse ça. […] Les gens viennent s’installer là pendant l’été. Les policiers ne peuvent pas faire de miracles.»
«Ça, c’est en plein dans le Vieux-Québec. Une verrue comme ça ici, ça n’a pas d’allure.»
Le citoyen demande à la Ville et au propriétaire privé du terrain de bouger, d’entreprendre la revitalisation. Au moins de verdir : «Pourquoi on ne construit pas un parc?»
(…)
Le propriétaire dit qu’il est prêt construire. Il a dessiné un bâtiment de 50 copropriétés réparties sur 4 étages pour le lot de la rue De Saint-Vallier Est.
Ce propriétaire, c’est Synchro Immobilier. Au téléphone, le président de l’entreprise familiale, George Blouin : «Nous, on est près a aller de l’avant avec un projet que la Ville et la Commission d’urbanisme ont accepté.»
Sauf qu’il lui faut obtenir l’accord du gouvernement, le terrain se trouvant dans le Site patrimonial du Vieux-Québec reconnu par l’UNESCO.
«Une demande d’autorisation a été déposée au ministère de la Culture pour la construction d’un immeuble à condominium sur ce site en juillet 2017», indique au Soleil Émilie Mercier, de l’équipe des relations médias. «À la suite de nombreux échanges avec le requérant, le Ministère a refusé la demande en novembre 2020.»
Qu’est-ce qui accroche? La vue. Le ministère ne veut pas que le futur immeuble change la vue que les marcheurs du port ont en regardant vers l’Hôtel-Dieu, vers les fortifications du Vieux-Québec. Ni la vue dans l’autre sens, à partir de la côte du Palais vers le port.
«Le Ministère considère que la nouvelle construction ne devrait pas avoir de répercussions négatives sur les perspectives visuelles en direction de la Basse-Ville et de la Haute-Ville.»
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo, Patrimoine et lieux historiques.
Bonjour M. Gobeil,
Le matin du 12 mai 2020, un violent incendie ravageait 3 triplex de la 10 rue à Limoilou. L’événement avait fait grand bruit dans le quartier. Images de l’événement.
Un an plus tard, le premier des trois immeubles disparus a été reconstruit et ce fidèlement à l’immeuble original.
En PJ des photos pendant l’incendie et l’avancement des travaux ce matin.
Bon dimanche.
Pierre-Paul
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Avez-vous remarqué que beaucoup d’excavatrices et d’ouvriers s’activent à la Pointe-aux-Lièvres ? Un troisième chantier immobilier vient d’être mis en branle : un peu plus de 200 logements dans 2 bâtiments de 6 étages seront plantés sur la rive de la rue du Cardinal-Maurice-Roy. Un investissement d’environ 50 millions $.
«C’est le projet le plus important situé près du centre-ville de Québec», évalue le promoteur Gilles Pelletier en entrevue avec Le Soleil. «L’excavation est commencée, les fondations aussi.»
Quelques ajustements devront encore être faits sur les plans, notamment sur le parement extérieur. Mais le permis de construction est dans la poche.
«Ça va s’appeler l’Îlot Saint-Charles», annonce le patron de l’entreprise Pellimo (aussi connue en tant que ImDevCo). «Il va y avoir un bâtiment de 102 appartements et une deuxième de 105 logements».
Livré en 2022
Le chantier sera réalisé en deux phases. L’immeuble B, de 105 portes, s’élèvera le premier ; il devrait accueillir ses premiers habitants en juillet 2022. Quelques mois plus tard, en octobre 2022, le bâtiment A situé en bordure de la rivière Saint-Charles devrait ouvrir officiellement ses portes.
Concept
Gilles Pelletier vante son concept : «Ça va être un projet qui va être offert en formule tout inclus.» Le prix de location mensuel englobera donc les électroménagers, le chauffage, l’électricité, le câble, l’accès à Internet. Ceux qui voudront un stationnement souterrain ou un espace de rangement au sous-sol devront cependant débourser un supplément.
Quoi d’autre ? «Tout le monde a un balcon et ceux qui sont au rez-de-chaussée ont une terrasse.» Il y aura également une salle d’entraînement et des espaces communautaires dans chacun des blocs. Une cour intérieure, aussi. Tout comme un local où attacher les vélos, tel qu’exigé par la Ville.
«Il y a une très très grande multitude d’habitations», poursuit M. Pelletier. Dans le bas, il y aura des logis sur deux étages ayant une entrée sur la rue ; ils auront deux chambres et un boudoir, deux salles de bain.
Aux étages supérieurs, les appartements auront entre 3 et 5 pièces.
Télétravail
Particularité de l’Îlot Saint-Charles : «Plus de 60% des logements seront adaptés pour le travail à la maison pour tenir compte de la nouvelle tendance», note Gilles Pelletier. «La plupart vont avoir une alcôve ou un bureau fermé.»
Après la pandémie, plusieurs voudront retrouver l’environnement social du bureau, entrevoit-il. «[Mais] il va rester quelque chose. Ça se peut que les gens travaillent une journée ou deux chez eux.»
+
TROP DE LOGEMENTS EN CONSTRUCTION ?
Les 200 «tout inclus» du promoteur Gilles Pelletier s’ajouteront à quelque 150 autres logements en construction à la Pointe-aux-Lièvres. Sans compter les 94 de la tour Origine, les maisons de ville Habitus et l’immeuble communautaire Un Toit en réserve de 59 unités. Y a-t-il trop d’appartements en chantier dans l’écoquartier ?
Le président et directeur du développement chez Pellimo est convaincu que non. Gilles Pelletier estime que les astres sont alignés pour la renaissance de l’ancien quartier industriel bordé par l’autoroute Laurentienne. «On a la tempête parfaite.»
Plusieurs fois au cours de notre échange, M. Pelletier a souligné que le pôle d’échange Saint-Roch du tramway sera à quelques minutes de marche. Un avantage majeur, selon lui. «Ça explose dans ce coin-là, ce n’est pas pour rien.»
«Voilà 10 ans, je n’aurais pas investi dans ce coin-là», affirme-t-il. Mais la Ville a dépensé gros pour rénover, rendre le quartier plus attrayant.
Les besoins de la clientèle auraient, en outre, évolué. Des baby-boomers reviennent au centre-ville. Des millénariaux veulent vivre dans un certain luxe, près des services. Des employés veulent habiter à proximité de leur travail. «L’immobilier on s’adapte aux besoins des gens.»
«Oui, il y a de la construction [à la Pointe-aux-Lièvres], mais ce n’est pas pour rien», insiste Gilles Pelletier. «S’il y a beaucoup de développements dans un secteur, et que les promoteurs ont investi, c’est que le développement est rendu là.»
Attraits
L’investisseur se lance dans une énumération des attraits de ce quartier en mutation qu’il perçoit :
En bordure de la rivière Saint-Charles, de la piste cyclable et du sentier ;
Espace vert voisin et accès aux parcs Victoria et Cartier-Brébeuf ;
Pont pour piétons et vélos vers le «quartier hot» de Limoilou ;
Place Jean-Béliveau et amphithéâtre à proximité ;
Accès aux routes facile pour les automobilistes ;
Port à quelques coups de pédales ;
Proximité de la colline Parlementaire ;
etc.
Autoroute
Mais, la présence de l’autoroute Laurentienne en bordure de ses immeubles ne risque-t-elle pas de déplaire ? Gilles Pelletier pense qu’il serait «logique» que le ministère des Transports convertisse ce tronçon en boulevard urbain. Il juge néanmoins que la proximité d’axes routiers plaît à plusieurs. Et plaide que la circulation est limitée hors des pointes du matin et du soir, la semaine. Ajoutant que le dégagement offert par la route offrira un ensoleillement important aux L’Îlot Saint-Charles sera un bâtiment certifié LEED réalisé en collaboration avec l’entreprise Axces Trigone selon les plans des architectes de Beaudet Faille Normand.
La location débutera à la fin de l’été, quand la grille tarifaire aura été établie. En attendant un site Web, il y a un numéro de téléphone 1 866 411-0949 pour poser des questions.
+
ACCÉLÉRATION DE LA TRANSFORMATION
La transformation de l’ancien secteur industriel de la Pointe-aux-Lièvres s’accélère donc avec ce nouveau chantier.
Nous évoquions récemment le lancement d’un autre chantier dans le même quartier : le Viridi. Quelque 89 appartements et maisons de ville seront répartis sur les six étages de l’intersection des rues Lee et de la Pointe-aux-Lièvres. Un projet locatif de 26 millions $. Patrick Bragoli, de la firme Terrain Dev, collabore avec L’Intendant pour livrer son projet en juillet 2022.
Dans le même quadrilatère, Synchro Immobilier complète sa deuxième réalisation de la Pointe-aux-Lièvres. À côté de son emblématique tour Origine — dont l’ossature est faite de bois — est apparu Le Lièvre. L’édifice de 6 étages abrite 67 logements dont la location pour juillet est en cours.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo, Histoire, Logement locatif ou social.
Stéphanie Martin
Journal de Québec
La Ville de Québec rencontre ces jours-ci les citoyens de Saint-Roch et D’Estimauville pour leur parler des «choix qu’il y aura à faire» le long du futur tracé du tramway.
Dans une mêlée de presse, mardi matin, le maire de Québec, Régis Labeaume, a indiqué que les responsables du bureau de projet du réseau de transport structurant avaient commencé à rencontrer les citoyens qui vivent dans les quartiers Saint-Roch et D’Estimauville.
«Ça a bien été. Évidemment, il y a des choix à faire. Les choix vont se faire avec eux», a indiqué le maire, qui assure que le choix de son administration sur le tracé «n’est pas définitif».
Le tramway doit circuler dans Saint-Roch, à partir de la sortie du tunnel prévue dans le secteur du parc Jean-Paul-L’Allier. Ensuite, il doit bifurquer vers le quartier D’Estimauville. Il y a quelques semaines, alors que des discussions étaient en cours avec le gouvernement sur le tracé final, le maire avait indiqué que l’option de la Canardière était privilégiée.
Il reste cependant la question de savoir si l’on emprunterait la 3e Avenue ou la 4e Avenue pour atteindre de la Canardière, ce qui cause bien des discussions dans Limoilou. «Il y a bien des choses à discuter avec les gens de Limoilou», a dit le maire.
Des citoyens de la rue des Chalutiers avaient aussi dénoncé, dans les derniers mois, les intentions de la Ville, de faire circuler le tramway dans Saint-Roch.
La participation aux rencontres est positive, selon le maire. «Les gens comprennent la situation et on va tenter de faire les meilleurs choix avec eux autres.» M. Labeaume répète que ce projet est une «opportunité». «Moi, je sais une chose, c’est qu’un tramway qui passe dans Limoilou, c’est bon pour tout le monde. C’est un bénéfice extraordinaire.»
Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.