Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport Â»

Et pourquoi pas Choupette?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 août 2008 14 commentaires

Louise Bilodeau, collaboration spéciale.

Exceptionnellement, voici l’article au complet, non disponible sur la Toile.

Source: Antoine Robitaille, Le Devoir, 9 et 10 août 2008.

Québec – Parfois, on a l’impression qu’il a tout le monde contre lui, l’Écolobus, touchant petit véhicule tout électrique, en fonction depuis la mi-juin à Québec. À commencer par les chauffeurs de taxis, ces sympathiques maîtres râleurs, qui le trouvent trop… gratuit. Il y a aussi les amoureux des moteurs virils qui font vroum vroum. Narquois, ils s’amusent de ses ratés. Et ce journaliste ex-«lockouté» de Beauport, le collègue et ami Michel Hébert, star du défunt MédiaMatin Québec, de retour prochainement au Journal de Québec. Michel trouve que ça ne sert à rien, «un Écolobus dans le Disneyland-à-t-shirts du Vieux-Québec quand, à trois ou quatre kilomètres de là, la même ville, les mêmes gestionnaires du territoire, les mêmes forts en thème désorganisent la circulation et provoquent des embouteillages!», a-t-il écrit, pamphlétaire, sur son blogue (hbertenfeu.blogspot.com).

«Et pourtant», chanterait Aznavour. Il est tellement sympathique, l’Écolobus. Et d’ailleurs, il remporte un vif succès. «Tout le monde veut ‘la’ prendre!» (un autobus, c’est féminin dans la Vieille Capitale) lançait jeudi son incroyable chauffeur Jocelyn Gauvin. L’Écolobus est court, on pourrait dire trapu; 23 personnes au maximum peuvent y pénétrer. «Quel surnom on peut lui donner?, demande Jocelyn Gauvin. Je les collectionne. Parfois je l’appelle la papemobile», dit-il en rigolant affectueusement.

Lent, l’Écolobus ne dépasse pas les 33 kilomètres-heure. À cette vitesse, les mouches ne s’écrasent pas sur le pare-brise, mais nous doublent sans doute. Dans le Vieux-Québec, il faut le dire, il y a pire tortue: les calèches, que l’Écolobus contourne allègrement. Et pourquoi irait-on plus vite dans ces vieilles pierres, surtout à cette époque d’insécurité routière?

Les fluctuations du prix de l’essence? L’Écolobus s’en fout. Il consomme un gros 3,25 $ d’électricité par jour, accumulés pendant huit heures, nuitamment. Tout ce qu’il émet? Un bzzzzzzz futuriste. Aucun gaz à effet de serre, évidemment. À lui seul, il donne un avant-goût de ce que seraient les villes si, un jour, les maudits moteurs à explosion étaient mis en minorité. Que des bzzzzzzz discrets. Plus de tuyau d’échappement et de métaux lourds dans notre sang. Bon, à l’intérieur, c’est un peu bruyant quand se déclenche le ventilateur servant à refroidir le moteur (il démarre quand le celui-ci atteint les 62 degrés). «Il y aurait un petit travail d’isolation acoustique à faire», faisait d’ailleurs remarquer Yvan Dutil, candidat Vert dans Jean-Talon, sur le site de QuébecUrbain.qc.ca.

«Elle» est belle!

N’empêche, Jocelyn Gauvin, chauffeur au Réseau de transport de la Capitale (RTC) depuis «25 ans minimum», semble s’être carrément épris de ce véhicule de marque italienne, tant il s’anime lorsqu’il en parle. « »Elle » est belle! Regarde comme ‘elle’ a un beau klaxon!» Et le voilà qui multiplie les «pouet, pouet» en envoyant la main aux passants sous la pluie de cet été 2008. «On dirait le klaxon de Choupette», en référence à la célèbre Coccinelle Volkswagen des films de Disney.

Quand les gens lui demandent s’ils risquent de tomber en panne, M. Gauvin sort son carton de piles alcalines AA et répond à la blague «J’ai ma batterie de rechange!» Il est vrai que lorsque le moteur atteint une température donnée, 65 degrés, «tout arrête». C’est même survenu à quelques reprises depuis le début de l’été, dans les côtes abruptes du Vieux-Québec, alors que plus de 23 personnes s’étaient entassées dans le petit bus. La solution: faire descendre quelques volontaires et laisser refroidir le moteur. Et on redémarre! «C’est pas compliqué, quand ça risque d’arriver, je fais descendre les femmes et je les reprends en haut, ha ha ha», s’amuse Jocelyn Gauvin. «On est victimes de notre succès, dit-il plus sérieusement, je dois refuser du monde tout le temps.» Dans le petit bus pas comme les autres se sont entassés jeudi des touristes français en imperméable, un lecteur de L’Archipel du goulag plutôt revêche, des visiteurs du 400e cherchant le Musée des Beaux-Arts et une bénévole du Musée de la civilisation. On en vient souvent à fraterniser. «D’où venez-vous? – De Magog. Et vous? – D’Ontario.» Ça suscite la bonne humeur du chauffeur, qui avoue parfois faire des petits détours pour satisfaire ses clients. «C’est le bus du bonheur!», s’écrie Louise Bilodeau, photographe et amie qui m’accompagne.

Jocelyn Gauvin adore qu’on le questionne sur son «électrolux» ou «électrobus», autres surnoms. Il dit qu’il «commence à « la » connaître» et qu’il a même mis fin à «une panne l’autre jour». «Regarde, tout est contrôlé par ordinateur. Soixante-deux dégrés : la « fan » va partir, regarde ben!» En descendant la Côte du Palais, il met le pied sur le frein: «Ça, ça recharge la pile. C’est bien fait pareil, non?» À la fin de la journée, celle-ci – conçue en Suisse – a souvent 50 % de sa charge. Jocelyn Gauvin remarque que ses clients sont «très conscientisés». Et se prend à rêver: «Avec des bus de même, à l’électricité, on va finir par les avoir, les pétrolières!», clame-t-il en montant la Côte Dinan à 18, puis 20 kilomètres-heure.

En attendant ce grand soir, il reste quelques mises au point à effectuer. Le RTC a acquis huit de ces autobus dans le cadre d’un projet pilote lié au 400e (tout est lié au 400e à Québec cet été…). Budget: 12 millions, fournis et administrés par les gouvernements municipal, québécois et fédéral, avec les conseils du Centre d’expérimentation des véhicules électriques du Québec (CEVEQ), la mecque du genre au Québec, sise à Saint-Jérôme. Depuis un mois, des pièces brisées et manquantes liées au groupe électrique sont en commande. Pour l’instant, quelques-uns des Écolobus font donc le circuit, des ruines du Manège militaire jusqu’au Vieux-Port. Si bien que le service, au lieu d’être aux 10 minutes, est aux 20 minutes. Mais ça vaut la peine d’attendre. Surtout si c’est Jocelyn Gauvin qui tient le volant!

À consulter, entre autres billets: L’Écolobus ne nuira pas aux taxis, juge le maire. Merci à Antoine Robitaille pour sa précieuse collaboration.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Transport en commun.

L’autobus du 400e anniversaire de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 août 2008 8 commentaires

(…) La navette du 400e connaît un succès monstre. Jusqu’à maintenant, deux fois plus de personnes que prévu l’ont utilisée et l’été est loin d’être terminé. (…) Visiblement, la formule plaît. Au printemps, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) prévoyait qu’environ 50 000 personnes utiliseraient ce service cet été, alors que la fréquentation s’élève maintenant à plus de 108 000 usagers. «On a eu le plus grand nombre de félicitations jamais enregistrées pour un de nos services», indique Mélanie Pageau, conseillère en communication pour le RTC. (…)

La suite

Source: Le Soleil Daphnée Dion-Viens 2 août 2008

Voir aussi : Québec La cité, Transport en commun.

Réfection de la Pente-Douce

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 juillet 2008 7 commentaires

Ces travaux ont été rendus nécessaires en vue de l’implantation du nouveau service de Métrobus 802 qui reliera le terminus Beauport et ce jusqu’au boulevard René-Lévesque coin Belvédère. À noter qu’aucun signe de dévellopement n’est visible pour les nouveaux abribus au terminus Belvédère.
À consulter aussi cet article qui annonçait le début des travaux.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Sauveur, Transport en commun.

Traverse du pont de Québec : «hasardeuse» pour les cyclistes

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 juillet 2008 5 commentaires

Richard Bousquet n’est pas le seul à siganler les inconvénients de la voie réservée. Le Soleil, Laetitia Deconinck

Source: Jean-Frédéric Légaré, Le Soleil, 30 juillet 2008.

Pour les cyclistes qui doivent franchir le fleuve, le pont de Québec est un passage obligé… et hasardeux. Selon Richard Bousquet, qui le traverse chaque jour pour se rendre au travail, la voie réservée que partagent cyclistes et piétons comporte sa part d’inconvénients et de risques.

«J’ai pris une débarque le premier été au cours duquel j’ai roulé à vélo sur le pont de Québec, se souvient-il. J’ai été poussé par le vent, et mon guidon s’est pris dans le grillage. Je suis passé par-dessus mon vélo.» (…)

À Transports Québec, qui a juridiction sur les voies routières et piétonne du pont du Québec, on reconnaît que les installations ne sont pas adaptées aux cyclistes. «Nous sommes conscients que la cohabitation entre piétons et cyclistes est ardue», avoue Audrey Gauvin, agente d’information à la direction Chaudière-Appalaches du ministère.

Mais les amateurs de vélo pourront jouir de meilleures conditions à partir de 2011. Le ministère prévoit en effet reconstruire les voies routières sur le pont et profiter de l’occasion pour aménager une voie cyclable plus adéquate. (…)

La suite.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Vélo.

Vélo, boulot, dodo

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 juillet 2008 7 commentaires

(…) Rouler à vélo dans les rues de Québec est un sport extrême. Beaucoup trop d’automobilistes considèrent les cyclistes comme une nuisance. La Ville doit cesser de tergiverser et doter la capitale d’un véritable réseau — utilitaire — de pistes cyclables.

Même si les accidents sont en baisse constante depuis 10 ans, on a recensé, en 2006, un décès, six accidents avec blessures graves et 175 avec blessures légères. (…)

La suite et et article de MédiaMatinQuébec

Source: Le Soleil Éric Moreault 23 juillet 2008

Voir aussi : Québec La cité, Vélo.

Plus on économise, plus on dépense…

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 juillet 2008 Commentaires fermés sur Plus on économise, plus on dépense…

Source: Michel Corbeil, Le Soleil, 13 juillet 2007.

C’est le paradoxe des économies d’énergie. Plus on s’y met, plus on en dépense.

Un peu comme les éoliennes, les économies d’énergie sont la mode du jour. Mais après des années d’efforts et d’annonces de program­mes d’économies, un fait demeure : nous consommons encore et toujours plus d’énergie. (…)

Grosses maisons, VUS à la porte, spas dans la cour, écrans plasma de télé dans le salon font dire à Philippe Bourke, du Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement, que «les gens font des économies sur leur facture d’énergie pour acheter des équipements qui en consomment davantage».

À quelques reprises, Jean Charest a repris à son compte une opinion que prônent les environnementalistes : la meilleure énergie, c’est encore celle que nous ne consommons pas.(…)

«Nous vivons comme si la croissance (économique) était infinie», commente Philippe Bourke. À ceux qui parlent de s’affranchir du pétrole, l’environnementaliste rappelle que cela ne peut se réaliser «sans une véritable économie d’énergie, sans diminuer globalement notre consommation.»

La suite. À consulter, entre autres billets: Le prix de l’essence: les automobilistes sur un baril de poudre?.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie, Transport en commun.

Le fléau des cyclistes olympiques

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 juillet 2008 15 commentaires

Source: Jean-Paul Bernier (Québec), Le Soleil (Opinion), 5 juillet 2007.

Avec l’inauguration récente de la magnifique promenade Samuel-De-Champlain, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) a brillamment tenu sa promesse de redonner le fleuve aux Québécois. Toutefois, j’ai remarqué comme nombre de visiteurs le fléau des « cyclistes olympiques » qui, au mépris des nombreux enfants, retraités et jeunes familles qui s’y aventurent, forcent leur passage, dépassent en trombe et se comportent comme de véritables matamores du vélo.

Le jour de la Fête du Canada, à la hauteur des installations portuaires de Transports Canada, alors que je devançais lentement un couple d’un certain âge, dans ce secteur où les voies piétonnes et cyclables se confondent en se rétrécissant, j’ai soudainement entendu derrière moi les hurlements: « Woah! Woah! » et vivement a surgi sur ma gauche l’ombre fuyante d’un cycliste de haute stature, en pleine accélération, qui m’a renversé avec mon vélo sur la chaîne du trottoir, fonçant à toutes jambes vers le Vieux-Port. En m’aidant, un piéton a ragé: « Quel sauvage, il ne s’est même pas arrêté! »

Quand les fantassins du cyclisme s’autorisent d’une priorité de passage agressive dans cet endroit de détente, il vaut mieux oublier les paisibles balades en famille. Car il a été conçu pour eux! Des accidents graves vont survenir si la CCNQ ne ramène pas cette meute au respect et à la raison.

À consulter, entre autres billets: Rouler en paix et Promenade Samuel-De Champlain: une oasis urbaine à prolonger.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Champlain / Vieux-port, Art de vivre en ville, Qualité et milieu de vie, Québec La cité, Vélo.

Jeu du chat et de la souris dans les voies réservées

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juillet 2008 1 commentaire

Source: Anne-Sophie Pratte, Le Soleil, 10 juillet 2007.

Mardi, 16h35. Heure de pointe. Dans la file de voitures qui s’étire sur René-Lévesque entre Turnbull et Cartier, 26 véhicules en 15 minutes font fi des panneaux de signalisation et des doubles lignes blanches pour imposer leurs quatre roues dans la voie réservée aux taxis et aux autobus. (…)

«Elles ne sont nullement respectées!» déclare spontanément M. Paradis, fort de 13 ans d’expérience comme chauffeur pour le Réseau de transport de la Capitale (RTC). Le chauffeur du RTC Jean Flamand, 42 ans, souligne que les automobilistes sont beaucoup plus disciplinés lorsque des cônes leur entravent la route. (…)

La suite. À consulter, entre autres billets: Métrobus 802 : problème de circulation en vue.

Voir aussi : Art de vivre en ville, Québec La cité, Transport en commun.

Rouler en paix

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juillet 2008 12 commentaires

Outre les « ti-casses pas d’casque ou avec casque » qui me frôlent quand je me marche paisiblement sur les trottoirs de la 3e Avenue, j’avoue que j’ai une dent, ces temps-ci, envers les « matamores en… lycra » qui me dépassent à toutes vitesse quand je roule à 15 km/h sur les pistes cyclables: « Awaye, tasse-toé mononc' »!

Oui, il est temps que la police sévisse…

Source: Nathalie Collard, La Presse (éditorial), 9 juillet 2007.

Chaque été c’est la même chose. Il faut un accident malheureux pour se rappeler que la cohabitation auto-vélo ne va pas de soi. Ce n’est pas de la mauvaise volonté, du moins pas toujours. Il y a aussi la distraction, l’impression que la route nous appartient, une certaine désinvolture ainsi qu’une absence de respect des règles de base du Code de la sécurité routière. (…)

Commençons par les cyclistes. Ils n’ont pas le choix : ils doivent être hyper-prudents, plus prudents encore que les automobilistes. Leur vulnérabilité les y oblige. Or on compte beaucoup de fous du volant chez les cyclistes. Il faut circuler sur une des pistes bondées du Plateau pour comprendre à quel point les imprudents ne sont pas tous derrière un volant. Est-ce le sentiment d’être vertueux parce qu’on circule à deux roues qui nous donne tous les droits sur la route?

Cette attitude doit changer. Si les voitures sont interdites sur les trottoirs et doivent absolument arrêter aux arrêts à l’intersection, les vélos aussi. De la même façon, les vélos qui roulent à une vitesse excessive en faisant fi de la sécurité d’autrui (cyclistes, automobilistes ou piétons) devraient être punis. Le Code de la sécurité routière doit s’appliquer à tout le monde. (…)

Au cours des prochaines années, le vélo risque de prendre encore plus de place dans la vie de la ville. Il faut donc développer des réflexes qui s’imposent. Le vélo n’est pas une mode, c’est un moyen de transport aussi légitime que la voiture. (…)

La suite. À consulter, entre autres billets: “Cyclistes� VS trottoirs, édition 2008 (1).

Voir aussi : Art de vivre en ville, Qualité et milieu de vie, S'inspirer d'ailleurs, Vélo.

Vélo: 337 kilomètres de plus

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juillet 2008 Commentaires fermés sur Vélo: 337 kilomètres de plus

La Ville de Québec projette d’investir 40 millions de dollars au cours des 10 prochaines années pour améliorer et prolonger son réseau cyclable.

L’administration Labeaume veut augmenter l’usage du vélo en ville en ajoutant 337 kilomètres à un réseau déjà long de 271 kilomètres et proposer le vélo comme moyen de transport alternatif à l’automobile, au même titre que le transport en commun. (…)

La suite

Source: MédiaMatinQuébec

En passant, le quotidien gratuit MédiaMatinQuébec va disparaître puique le conflit de travail au Journal de Québec serait terminé. Mais il serait remplacé par un autre quotidien gratuit

Voir aussi : Vélo.