Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

RTC: nouveau site web en version bêta

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 octobre 2019 Commentaires fermés sur RTC: nouveau site web en version bêta

Le site internet

Voir aussi : Transport en commun.

Est-ce le début de la fin du Phare?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 octobre 2019 8 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Le nouveau délai de deux années pour une mise en chantier annoncé par le promoteur Michel Dallaire et le licenciement de 71 employés affectés au projet rendent la question inévitable : est-ce le début de la fin pour le projet du Phare et de sa tour de 65 étages?

Le conseiller exécutif de la Ville de Québec, Rémy Normand, parle d’un simple «pas de côté», mais les signaux s’additionnent sur les difficultés du projet.

L’argument voulant qu’il faut mettre Le Phare sur pause le temps de revoir les plans du pôle d’échanges d’autobus est incontournable.

Un promoteur ne peut pas continuer à planifier une construction s’il sait que les plans, les volumes à prévoir et les accès au sous-sol sont appelés à changer.

On note ici que ce n’est pas le promoteur qui a demandé à revoir les plans et qu’il est en cela une victime des circonstances.

Cette pause forcée arrive cependant à un moment presque providentiel pour le promoteur Dallaire qui peinait à rassembler les conditions lui permettant de mettre son projet en chantier.

Non seulement n’aura-t-il plus à expliquer pourquoi son projet tarde tant, mais la Ville vient de lui donner un excellent motif pour réclamer un dédommagement pour le retard.

Je ne suis pas l’avocat de la Ville ni celui du Groupe Dallaire, mais un projet qui retarde coûte plus cher et quelqu’un finit par devoir payer.

Et si le projet devait être abandonné, le promoteur pourra maintenant en rejeter une part de responsabilités sur la Ville.

Depuis la rupture avec Cominar, Michel Dallaire pilote seul le projet du Phare. Il n’a pas fait de cachette de ses difficultés à trouver assez de locataires pour lancer le projet.

Ni de ses difficultés de financement pour un projet initialement évalué à 755 millions $, mais dont le coût risque de grimper avec les retards. Des locataires pourraient se lasser d’attendre une date de livraison qui devient de plus en plus hypothétique.

Il n’y a par ailleurs toujours pas d’entente sur le partage des factures d’infrastructure municipales liées au Phare.

(…)

Relocaliser le pôle d’échanges permettrait un tracé de tramway plus direct vers le marché public et d’éviter un détour de 600 mètres par Le Phare dans un tunnel en «U» compliqué et coûteux.

Et si le projet de Phare devait s’éteindre, on éviterait de se retrouver avec un pôle d’échanges avec rien au-dessus, dans le voisinage ingrat des bretelles d’autoroutes.

Si la Ville a de bonnes raisons de maintenir quand même le site du Phare, elle devrait expliquer pourquoi, plutôt que de servir des réponses arrogantes (et parfois mensongères) qui desservent le projet et l’intérêt public.

La suite

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Projet - Le Phare de Québec, Projet - Tramway, Transport en commun.

Industrielle Alliance avait un projet de pôle d’échanges

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 octobre 2019 3 commentaires

Jean-Michel Genois-Gagnon
Journal de Québec

Le Groupe Dallaire n’était pas la seule entreprise en lice pour accueillir un pôle d’échanges sur le boulevard Laurier. Industrielle Alliance a aussi présenté à la Ville un projet qui prévoyait la construction de quatre nouveaux immeubles.

La présentation a été effectuée il y a environ «deux ans et demi», confirme la direction. Le site en question est situé à l’angle du boulevard Laurier et la route de l’Église, sur les terrains adjacents à l’édifice hébergeant les travailleurs du ministère de la Justice.

«À ce moment, notre proposition ne tenait pas compte du tramway. Il y avait une portion souterraine et une externe dans notre projet», explique au Journal le vice-président aux placements immobiliers chez Industrielle Alliance, Mario Bédard.

Pour le moment, aucune nouvelle discussion n’a eu lieu avec des représentants de la municipalité. Et la Ville a assuré, jeudi, qu’il n’était pas question de revoir le site pour le pôle d’échanges du réseau structurant de transport en commun, et ce, même si de nouvelles analyses seront effectuées au cours des prochains mois.

Quatre immeubles

Le plan d’Industrielle Alliance prévoyait la sortie de terre de deux immeubles d’environ neuf étages sur le terrain entre le bâtiment du ministère de la Justice et la route de l’Église. Deux autres édifices d’une même hauteur étaient aussi prévus dans le stationnement à l’arrière du magasin Canadian Tire.

Industrielle Alliance n’était pas en mesure de fournir, jeudi, les coûts entourant ce projet. La société se dit toutefois prête à refaire ses devoirs pour y intégrer le tramway à son développement présenté en 2017. Cette année-là, il était question de l’aménagement d’un service rapide par bus.

La suite

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway, Transport en commun.

Un nouveau partenariat entre le RTC et Communauto pour la mobilité intégrée

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 octobre 2019 Commentaires fermés sur Un nouveau partenariat entre le RTC et Communauto pour la mobilité intégrée

En conférence de presse le 10 octobre, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et CommunautoCommunauto, pionnière en Amérique, en tant que gestionnaire du plus ancien et de l’un des plus importants services d’autopartage, ont annoncé un nouveau partenariat. Des espaces réservés dans certains Parc-O-Bus (POB), la localisation de stations et des voitures libre-service en temps réel, la réservation à même l’application RTC Nomade temps réel et la création d’un « forfait intégré » seront déployés graduellement jusqu’au printemps 2020 au bénéfice des clients. Il s’agit d’un jalon important de la mobilité intégrée.

La mobilité intégrée permettra à chacun de choisir son mode de transport adapté au secteur où il se trouve, aux conditions du moment et aux types de déplacement, le tout sur une même plateforme numérique. Ce partenariat avec Communauto est donc marquant pour la mobilité urbaine, que ce soit pour l’offre de services, les infrastructures, la tarification et l’information à la clientèle.

(…)

Désormais, des espaces de stationnement seront réservés à ces véhicules commun dans huit (8) POB locaux et régionaux. Il s’agit d’un pas de plus vers la mobilité intégrée, objectif précisément défini dans le Plan stratégique 2018-2027 du RTC.

Dès cet automne, le premier volet du partenariat consacrera deux espaces de stationnement identifiés pour les voitures en autopartage de Communauto dans cinq POB locaux et un régional. Il s’agit des POB 41e Rue / 1re Avenue, Carrefour Les Saules, Jardin zoologique, Promenades Beauport, Pie-XII (coin Quatre-Bourgeois) et Le Gendre. Ensuite, dès leur ouverture, les futurs POB Bastien et Sainte-Anne comprendront également ces deux espaces.

Le point majeur de l’entente vise l’intégration des données de Communauto dans l’application RTC Nomade temps réel, l’application mobile du RTC qui permet notamment la consultation d’horaires en temps réel et la création d’itinéraires. Dès cet automne, l’utilisateur pourra donc localiser les stations Communauto ainsi que les voitures en libre-service (voitures FLEX) sur la carte de l’application mobile. La réservation sera également possible à même l’interface de l’application à l’hiver 2020.

Pour appuyer ce nouveau partenariat, le RTC offrira aux intéressés un « forfait intégré » qui inclura le titre de transport mensuel général du RTC pour un mois donné, et 10 courses FLEX Communauto de 30 minutes ou moins. Il sera disponible dès le printemps 2020 à 99 $.

Finalement, Communauto bonifie le Duo Auto+Bus en ajoutant le retour tardif gratuit. Le Duo Auto+Bus permet déjà à l’abonné d’avoir L’abonne BUS du RTC et l’abonnement à un forfait avantageux Communauto en autopartage. Afin de faciliter certains déplacements pour les abonnés, le retour tardif gratuit leur permettra de conserver la voiture la nuit sans frais additionnels (23 h à 7 h).

La suite

Voir aussi : Transport, Transport en commun.

Projet Le Phare: Construction reportée dans 2 ans

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 octobre 2019 12 commentaires

Jean-François Nadeau
Radio-Canada

La construction du Phare sera reportée deux ans en raison des délais provoqués par le projet de réseau de transport structurant, ce qui force la mise à pied de 71 employés du Groupe Dallaire.

Plus précisément, c’est la conception du pôle d’échange du réseau de transport en commun qui accuse du retard.

Selon Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, les plans sont plus compliqués que prévu à dessiner parce que le ministère des Transports exige maintenant que l’interconnexion avec la Rive-Sud soit intégrée à ce pôle.

« Imaginez qu’il y a des bus de la Rive-Sud qui vont entrer, que le tramway va être là avec un corridor de connexion au pôle, que les bus du RTC vont rentrer, les express, le métrobus et tout ça alors il faut vraiment le penser comme il faut », justifie l’élu de l’administration Labeaume.

La suite

Plus de 70 employés perdent leur emploi chez Groupe Dallaire (Journal de Québec)

Le communiqué du Groupe Dallaire

Le maire de Lévis blâme la Ville de Québec Le Soleil

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Le Phare de Québec, Tramway à Québec, Transport, Transport en commun.

La population invitée à se prononcer sur la nouvelle Stratégie de sécurité routière

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 octobre 2019 6 commentaires

* Carte des 140 endroits accidentogènes de la Ville de Québec. Source: Ville

Québec, le 7 octobre 2019 – La Ville de Québec lance aujourd’hui une démarche de consultation publique pour inviter la population à se prononcer sur le contenu et les grands axes de la nouvelle Stratégie de sécurité routière 2020-2024.

« La Ville de Québec s’inscrit parmi les grandes villes les plus sécuritaires en Amérique du Nord, a souligné avec fierté M. Régis Labeaume, maire de Québec. Même si nous pouvons nous réjouir de ce bilan positif, nous devons poursuivre nos efforts et nous engager collectivement à rendre notre réseau routier encore plus sécuritaire. Dans cette nouvelle Stratégie, nous lançons un appel fort à la population : il faut ralentir et être courtois envers les autres usagers. En agissant tous ensemble, nous parviendrons à rendre Québec encore plus sécuritaire pour tout le monde. »

« Nous lançons aujourd’hui une dernière phase de consultation publique qui mènera, au printemps 2020, au dépôt de la nouvelle Stratégie de sécurité routière, mentionne M. Patrick Voyer, membre du comité exécutif responsable de la sécurité routière. Les citoyens de Québec ont été nombreux à prendre part à la discussion au cours des derniers mois et les prochaines étapes de consultations seront déterminantes avant de passer à l’action. J’invite donc tous les citoyens, qu’ils soient piétons, cyclistes ou automobilistes, à participer en grand nombre aux différentes activités qui leur sont proposées. »

Démarche de consultation publique

Les citoyens sont invités, jusqu’au 31 janvier 2020, à s’exprimer sur le projet de Stratégie de sécurité routière 2020-2024. Voici d’ailleurs la liste sommaire des activités offertes au public. Les dates précises ainsi que les lieux où se dérouleront ces événements sont présentés dans un calendrier.

Consultation publique en ligne

Du 7 octobre 2019 au 31 janvier 2020

Soirées d’information grand public dans chacun des arrondissements
Octobre et novembre 2019

Consultation auprès des conseils de quartier
Octobre à décembre 2019

Séances d’audition des opinions sur le projet de Stratégie de sécurité routière avec possibilité de déposer un mémoire
Janvier 2020

(…)

Ainsi, de 2009 à 2013, sur le territoire de l’agglomération de Québec, on observe :

Une diminution de 13,2 % du nombre d’accidents corporels[1];
Une diminution de 12,9 % du nombre de victimes[2];
Une diminution de 35,4 % du nombre d’accidents avec dommages matériels seulement[3].
Plusieurs campagnes ont été menées afin de sensibiliser les citoyens à plusieurs réalités : vitesse dans les quartiers résidentiels, courtoisie sur la route, etc. Ces campagnes multiplateformes ont été réalisées en complémentarité avec celles mises en place par la Société de l’assurance automobile du Québec, notamment.

En proposant d’encourager le transport en commun et les transports actifs, l’adoption du Plan de mobilité durable, en 2011, a ajouté une dimension importante pour une meilleure cohabitation entre les automobilistes, les cyclistes, les piétons et les usagers du transport en commun.

Le communiqué

Les séances de consultation (lieux et dates)

Stratégie de sécurité routière 2020-2024. Synthèse

Le texte intégral de la stratégie de sécurité routière 2020-2024

La consultation par internet

La Ville de Québec baissera la vitesse de 30 ou 40km/h dans les rues résidentielles Stéphanie Martin (Journal de Québec)

Voir aussi : Message d'intérêt public, Transport.

«Partenaires» recherchés pour 16 sites liés au futur tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er octobre 2019 1 commentaire

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

La Ville de Québec veut s’associer au privé pour développer 16 sites stratégiques liés au futur réseau structurant de transport collectif.

Le Service du développement économique et des grands projets cherche des «partenaires» pour les quatre stations de tramway souterraines du centre-ville, les deux terminus en fin de ligne, les pôles d’échanges Saint-Roch et D’Estimauville, les Parc-O-Bus Bastien et Legendre puis sept autres stations extérieures du futur tramway dans Limoilou, à Sainte-Foy et en haute-ville.

«La construction de ces infrastructures générera un achalandage élevé et représente un potentiel de développement intéressant pour d’éventuels partenaires», peut-on lire dans un appel d’offres lancé hier.
La Ville cherche d’abord et avant tout à recruter une firme qui l’accompagnera dans l’évaluation du potentiel de développement immobilier des 16 sites ciblés ainsi que l’évaluation de leurs valeurs commerciales et foncières.

Chacun des sites devra faire l’objet d’une analyse poussée pour déterminer les usages (commercial, résidentiel, bureau, hôtellerie, etc.) qui seront priorisés.

Plusieurs formes de partenariat

Divers modèles de partenariat avec le secteur privé sont envisagés par la Ville en fonction de l’intérêt du marché pour chaque site (propriété des actifs, rente, location, etc.).

Le fournisseur qui sera sélectionné pour « accompagner » la Ville devra la conseiller sur les stratégies de développement, de démarchage et de sélection des partenaires.

«Les sites très variés attireront des partenariats tout aussi uniques. À titre d’exemple, pour le pôle d’échange D’Estimauville, le RTC détient un terrain d’une superficie approximative de 18 000 mètres carrés : un ou plusieurs partenaires pourraient manifester leur intérêt à développer ce site en partenariat avec le RTC, afin d’en faire une destination et un lieu prisé pour la communauté», expose-t-on dans la documentation.

Jusqu’à 20 000 clients par jour

Les pôles d’échanges seront les infrastructures les plus achalandées du réseau avec 10 000 à 20 000 clients par jour, selon les estimations de la Ville.

La suite

Voir aussi : Projet - Tramway, Québec La cité, Transport en commun.

Réseau de transport structurant: l’autre scénario pour le pôle d’échanges de l’ouest

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 septembre 2019 Commentaires fermés sur Réseau de transport structurant: l’autre scénario pour le pôle d’échanges de l’ouest

François Bourque
Le Soleil

Québec a choisi d’installer un pôle d’échanges d’autobus au Phare avant de savoir qu’un tramway viendrait ajouter à un défi technique déjà considérable.

Le choix de ce pôle d’échanges a été fait à l’automne 2017. Le scénario était alors de le raccorder à un service rapide par bus (SRB) ou un autre mode de transport de forte capacité sur le boulevard Laurier.

Lorsque le projet de tramway est arrivé, au printemps 2018, ce choix n’a pas été remis en question.

Québec s’étant déjà commis pour un pôle d’échanges au Phare, on a dessiné un tracé de tramway qui allait pouvoir le desservir.

À vue de nez, cela impliquait de parcourir environ 600 mètres supplémentaires et de faire plusieurs virages, ce qui n’est pas anodin étant donné que tout cela va se faire en tunnel.

Ce «détour» impliquait de revenir sur ses pas pour aller rejoindre l’axe du marché public de Sainte-Foy et de la rue Roland-Beaudin par où passe la ligne de tramway à destination de la rue Legendre, près du IKEA.

On se souvient que la Ville a refusé un détour qui aurait été nécessaire pour desservir l’immeuble de l’Agence du Revenu afin de ne pas ajouter aux coûts et au temps de parcours du tramway.

Qu’à cela ne tienne, la Ville de Québec assure que la «localisation du futur pôle d’échanges … aurait été la même considérant l’axe du tramway».

«Le choix de cet emplacement, comme celui des autres pôles, a été fait avec attention, en fonction des principales destinations de la clientèle actuelle et future, et d’une analyse fine de l’enquête origine-destination», explique la ville en réponse à mes questions.

«Le processus de sélection est parti d’un grand quadrilatère et s’est raffiné avec tous les critères exigés», dit-elle.

«L’emplacement choisi demeure stratégique, hautement fonctionnel et répond aux grands flux de déplacement régionaux», ajoute la Ville.

C’est possible, mais il est intéressant de savoir qu’il y avait sur la table un autre emplacement possible que le Phare lorsque la ville a fait son choix de pôle d’échanges. Un emplacement qui aurait permis une ligne de tramway plus directe et moins sinueuse entre le boulevard Laurier et l’axe de la rue Roland-Beaudin.

Des documents obtenus par la Loi sur l’accès à l’information indiquent que deux propriétaires du secteur Laurier avaient été invités en juin 2017 à soumettre des propositions pour le pôle d’échanges : Groupe Dallaire et l’Industrielle Alliance.

La proposition de l’Industrielle Alliance visait un vaste terrain de plus de 300 000 pieds carrés près de l’intersection de la route de l’Église et du boulevard Laurier.

On retrouve sur ce terrain le ministère de la Justice, un espace vert inoccupé donnant sur Laurier et surtout, de grands stationnements de surface courant jusqu’au boulevard Hochelaga.

Un détail pertinent sachant que les autobus qui viendront finir leur route au pôle d’échanges arriveront par Hochelaga.

Il y avait là un grand potentiel pour un terminus et du développement immobilier loin des contraintes des bretelles d’autoroutes et des accès aux ponts que l’on retrouve au Phare.

Selon mes informations, la proposition de l’Industrielle Alliance aurait permis de construire un pôle d’échanges en surface ou en souterrain.

Un processus de sélection a été tenu à l’automne 2017. Les deux soumissionnaires ont été rencontrés le 14 novembre par le comité de sélection qui s’est réuni le lendemain pour trancher.

Il y a eu des «échanges riches et vigoureux», rapporte le professeur d’éthique Yves Boisvert de l’École national d’administration publique (ENAP), qui avait mandat de veiller au respect des règles d’équité.

«Force fut d’admettre que l’un des deux projets s’est démarqué dans l’évaluation du comité et un écart de notes très significatif a permis aux membres du comité de confirmer facilement le consensus du choix», écrit aussi M. Boisvert dans son rapport du 20 novembre 2017.

(…)

ÇA COINCE DANS LE SOUS-SOL DU PHARE

La Ville de Québec assure que «l’emplacement du pôle d’échanges au Phare n’est pas du tout complexe». Je vieux bien la croire, mais ce n’est pas ce que j’entends.

Il est vrai, comme le plaide la Ville, que construire un terminus d’autobus sous un complexe immobilier n’a rien en soi d’exceptionnel. C’est une pratique courante dans les centres-ville où passent des lignes de transport structurant.

Ce qui complique ici les choses, c’est l’exiguïté de l’espace dans le sous-sol du Phare et la proximité des autoroutes et accès aux ponts.

Il faut tenir compte aussi que les appuis souterrains des quatre immeubles du projet le Phare, dont ceux de la tour principale de 65 étages, «grugent» dans l’espace disponible.

Cela pose un défi de conception et d’ingénierie pour loger les rampes d’accès des autobus en provenance de Hochelaga au nord et de Lévis au sud, les quais de terminus, les infrastructures publiques requises (aqueduc, égout, etc.), la connexion avec la station de tramway souterraine de la rue Lavigerie, etc.

Les ingénieurs vous diront que rien n’est impossible en ingénierie, pour peu qu’on y mette le prix. Et le temps.

La suite

Le projet de réseau structurant de transport en commun

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Le covoiturage pour lutter contre «l’auto solo»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 septembre 2019 1 commentaire

Gabriel Béland
La Presse

(Lévis) Le siège social de Desjardins à Lévis est entouré d’immenses stationnements. Certains des quelque 7000 employés habitent en Beauce ou dans les confins de la région de Chaudière-Appalaches, et l’auto est pour eux une nécessité.

« Si t’arrives à 9 h 30 le matin, tu peux être stationné à 10 minutes de marche facile de l’édifice principal », dit Alexandre Thibault, un employé. Lui n’a pas ce problème : il peut se garer dans les meilleures places, celles que Desjardins réserve aux covoitureurs.

Le Mouvement Desjardins a mis en place dans les dernières années une panoplie de mesures pour favoriser la mobilité alternative. L’employeur rembourse par exemple 20 % du coût des titres de transports en commun, a aménagé des douches pour les cyclistes et les coureurs…

(…)

Pourtant, les statistiques les plus récentes montrent que l’« auto solo » continue de gagner du terrain. La dernière enquête origine-destination pour la région de Québec note que le nombre de véhicules augmente plus rapidement que la population, et que le nombre de personnes qui se rendent au travail dans le siège passager a baissé entre 2001 et 2017. Mais l’expérience de Desjardins montre qu’avec quelques mesures assez simples, le covoiturage peut fonctionner.

(…)

Selon un récent sondage réalisé par plusieurs organismes – dont Polytechnique Montréal, Équiterre et la Fondation David Suzuki –, la principale raison évoquée par les répondants pour ne pas covoiturer est le manque de flexibilité.

Que faire en cas d’urgence ? Que faire si mon enfant est malade à la garderie et que, subito presto, je dois le récupérer ? Pour remédier à ça, Desjardins, comme d’autres employeurs au Québec, garantit au covoitureur de pouvoir rentrer chez lui en cas d’urgence. L’entreprise va payer le taxi. L’employeur offre aussi des horaires flexibles, des stationnements réservés et un site internet qui permet aux équipes de se former, en partenariat avec covoiturage.ca.

La suite

Voir aussi : S'inspirer d'ailleurs, Transport.

Transformer le quartier en parc de stationnement?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 septembre 2019 Commentaires fermés sur Transformer le quartier en parc de stationnement?

Ève Cayer
Monmontcalm.com

Hier, la Ville de Québec présentait, en consultation publique, son projet de relocalisation de 90 stationnements dans les rues de la zone 31 du quartier Saint-Sacrement.

Suivant la fermeture de l’église du Très-Saint-Sacrement, le 22 juillet dernier, des travailleuses et travailleurs doivent trouver une solution à la perte de leur stationnement locatif.

La paroisse du Très-Saint-Sacrement louait 90 stationnements adjacents au bâtiment sacré. Celui-ci étant devenu inaccessible pour des raisons de sécurité – puisque des pierres se détachent de la structure – les espaces réservés aux voitures subissent la même restriction d’accès.

La proposition en bref

Le directeur du service des transports de la Ville de Québec, Marc des Rivières, accompagné de Jason Fournier, conseiller en consultations publiques, et du conseiller municipal Yvon Bussières, a présenté aux résidents de la zone 31 quatre solutions pour la relocalisation des automobiles.

La solution privilégiée par la Ville de Québec consiste à former 16 ilots de cinq voitures de chaque côté des rues transversales situées dans le quadrilatère formé par le chemin Sainte-Foy au nord, la rue René-Lévesque au sud, la rue Holland à l’est et la rue Eymard à l’ouest. Deux autres ilots se trouveraient sur l’avenue Ernest-Gagnon.

« Chaque véhicule serait attitré à une zone et ne pourrait pas être stationné dans une autre zone », précise Yvon Bussières.

Des permis mensuels seraient émis pour permettre aux employés le stationnement sur rue.
« L’avantage de cette solution, c’est que ça nous permet de contrôler le nombre de permis émis et de faire une répartition contrôlée des voitures sur les différentes rues, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impact sur le stationnement des résidents et des commerçants », a expliqué Marc des Rivières lors de la présentation.

Sans écho chez les citoyens

Si avantages il y a, les résidentes et résidents étaient majoritairement en désaccord avec la solution proposée. Certaines personnes estiment qu’elle va à l’encontre de la politique de mobilité durable de la ville. D’autres s’inquiètent de voir les rues du quartier se transformer en parc de stationnement et évoquent les problèmes de déneigement que provoquerait l’ajout de voitures.

« Vous avez manqué une sacrée belle occasion d’envoyer 90 nouveaux usagers du système de transport en commun sur une des lignes les plus importantes de la ville », a dit un citoyen du quartier.
Impact sur les commerçants

La Ville de Québec cherche à accommoder celles et ceux qui travaillent dans le quartier, car la rétention de la main-d’oeuvre est un enjeu pour les commerces. « L’artère commerciale connait des difficultés et les travailleurs viennent parfois de l’extérieur, comme Pont-Rouge ou Lévis, et n’ont pas nécessairement le choix de prendre leur voiture », a ajouté Yvon Bussières.

Un rapport de consultation sera produit, et la décision reviendra au conseil de ville. Suivant la présentation et les interventions du public, le conseil de quartier n’a pas émis de recommandation, comme il est appelé à le faire lors de consultations sur des demandes de dérogations de zonage, par exemple. Dans le cas présent, la Ville de Québec n’était pas tenue d’organiser une consultation.

La suite

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport.