Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le trafic à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 février 2020 8 commentaires

Niveau de congestion: 22%
Journée où le trafic a été le plus intense (2019): 15 février
Quels sont les moments de la journée où le trafic est le plus intense ? Matin et soir
Temps perdu en 2019 à attendre dans le trafic ? 119 heures

Et plein d’autres informations sur ce site

Voir aussi : Transport.

Défense du patrimoine immobilier: critiquée, la Ville de Québec lance une offensive

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 février 2020 Commentaires fermés sur Défense du patrimoine immobilier: critiquée, la Ville de Québec lance une offensive

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La conseillère municipale Marie-Josée Savard a récemment reçu une lettre de la Ville de Québec à son domicile. Un avertissement. Elle ne pourra plus rénover l’extérieur de sa maison, surtout pas la démolir, sans obtenir l’autorisation de la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ). Un expert en patrimoine devra la visiter avant d’autoriser des travaux majeurs. Pas de passe-droit pour la vice-présidente du comité exécutif, justement responsable du dossier du patrimoine!

Comme plus de 500 de ses concitoyens, Mme Savard vient donc de constater par la poste que la mairie révise ses dossiers. Des centaines d’habitations de la capitale qui n’étaient pas classées comme ayant une valeur patrimoniale «supérieure» ou «exceptionnelle» pourraient prendre du galon. Ce qui les placera de facto sous l’autorité de la CUCQ, le bras de la municipalité chargé de préserver les bâtiments les plus signifiants.

«J’ai une vieille maison d’à peu près 200 ans», révèle Mme Savard durant une entrevue avec Le Soleil, à l’hôtel de ville. Une ancienne expertise n’avait toutefois pas conclu que la demeure méritait de se retrouver sous la chape municipale, malgré son âge. La politicienne aurait donc pu, par exemple, obtenir facilement un permis de démolition sans qu’on puisse s’interposer.

Elle devra maintenant se soumettre à un nouvel examen patrimonial.

Et, en attendant que le dossier de Mme Savard soit analysé — comme les 500 autres de la pile —, la Ville a décidé de jouer de prudence. Ces propriétés, qui ont «un fort potentiel», sont assujetties temporairement à la CUCQ.

Pourquoi cette soudaine offensive d’envergure de la Ville de Québec pour défendre le patrimoine immobilier? La réponse se trouve peut-être dans… les médias.

La maison Pasquier rasée. La maison Déry effacée. L’église Saint-Cœur-de-Marie disparue. La maison Pollack en décrépitude. La maison Jobin-Bédard sauvée in extremis par la ministre de la Culture…

Les assauts contre le patrimoine ont fait la manchette au cours des dernières années, ont soulevé les passions populaires. Et la municipalité n’a pas toujours joué le beau rôle.

«Ça a un peu ébranlé la Ville», évalue Martin Dubois, consultant de la firme Patri-Arch. «Il a fallu en perdre quelques-unes pour réveiller un peu les gens, pour aller de l’avant.»

Fin 2018, un premier lot de 90 adresses a été placé sous les auspices de la CUCQ. Un groupe de 42 a suivi en 2019. Puis, il y a peu, la Ville a frappé un grand coup avec les 500 habitations.

«Il fallait que ça se fasse», commente Martin Dubois. «Ça aurait dû être fait avant.»

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Voir aussi : Patrimoine et lieux historiques.

Québec Urbain vous dit merci !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 février 2020 1 commentaire

En 2011, Québec Urbain fêtait ses 10 ans. Plusieurs années plus tard, le site a eu 150 000 visiteurs uniques en 2019, et 358 000 visites. Merci !

Voir aussi : Conférences / évènements, Québec La cité.

Nouveau projet: Opale condominiums

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 février 2020 4 commentaires

Première phase de condominiums de Quartier Mosaïque : Opale Condominiums.

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Condo.

Troisième lien: Impacts «dramatiques» redoutés

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 février 2020 17 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

L’idée d’un tunnel reliant les centres-villes de Québec et Lévis a systématiquement été évacuée par les autorités et les ingénieurs, dans les dernières décennies, en raison des effets « dramatiques » anticipés sur la congestion à Québec. C’est le terme employé dans l’une des plus récentes études réalisées sur le troisième lien, au tournant des années 2000, par la firme de génie-conseil Tecsult (fusionnée aujourd’hui à Aecom).

Elle avait été commandée, à l’époque, par le Comité du lien sous-fluvial à l’est de Lévis-Québec et visait à mettre à jour l’ensemble des études antérieures effectuées depuis les années cinquante sur un troisième lien.

Au fil du temps, le projet d’un tunnel ou d’un pont-tunnel à l’est, entre les deux rives, jumelé à l’île d’Orléans, a toujours été celui qui a été mis de l’avant. « Il n’est pas étonnant que l’axe Orléans ait été choisi », peut-on lire dans le document transmis au ministère des Transports il y a 20 ans. « Un lien direct aurait des conséquences trop graves sur les centres-villes pour être retenu, comme l’ont estimé divers organismes de planification régionale, telle la Commission d’aménagement de la communauté urbaine de Québec. »

« Non seulement ce lien serait difficilement intégrable à un réseau routier adéquat, mais tout lien routier direct augmenterait de façon dramatique la congestion du centre-ville par l’automobile », ajoute-t-on.

Le Journal a retracé l’un des nombreux coauteurs de cette étude, qui a accepté de commenter les plus récents rebondissements dans le dossier du troisième lien, sous le couvert de l’anonymat.
Vingt ans plus tard, il demeure un partisan d’un pont-tunnel à l’est, via l’île d’Orléans, la « solution la plus pratique et la moins coûteuse », selon lui. Il ne croit pas au tracé privilégié par le gouvernement Legault entre les deux centres-villes.

« Ç’a été regardé, mais ça n’a jamais été étudié de façon approfondie. Tout le flot de circulation qu’on va déverser, qu’est-ce qu’on fait avec ? Ceux qui faisaient l’étude de circulation disaient : “Je ne vois pas comment on peut résoudre ce problème-là.” Peut-être qu’ils ont trouvé la solution aujourd’hui, mais personnellement, j’en doute… Je ne trouve pas que c’est une bonne solution. »

« Le gros problème, c’est la longueur du tunnel et l’arrivée sur Laurentienne. Le chenal du fleuve est plus profond aussi à cet endroit que par le tracé à l’île d’Orléans. À mon avis, les coûts sont faramineux. Ils n’auront pas le budget pour se payer ça. De la façon dont ils sont partis là, je vous le dis, il n’y en aura pas de projet. Ils sont en train de le tuer », prédit l’ingénieur à la retraite.

Le préfet de la MRC de Bellechasse, Clément Fillion, a siégé au Comité du lien sous-fluvial avec d’autres élus et le défunt maire de Lévis, Jean Garon, à la fin des années 90. Il se souvient très bien, lui aussi, du scepticisme du MTQ, à l’époque, quant à la possibilité d’un troisième lien reliant les deux centres-villes.

« Le ministère était très sceptique. Le tracé de l’île d’Orléans avait été retenu parce que même au ministère des Transports, la difficulté de raccorder ça au réseau nous avait amenés à l’est plutôt que d’arriver au centre-ville. »

Aujourd’hui, malgré l’ampleur du défi technique, Clément Fillion se dit « très favorable » au nouveau tracé qui permettrait aux Lévisiens et aux gens de Bellechasse de se rendre au centre-ville de Québec et à de nombreux lieux d’emploi plus rapidement. Il a confiance que le MTQ sera en mesure de trouver des solutions pour « raccorder tout ça au réseau routier du centre-ville ».

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Voir aussi : Projet - Troisième lien.

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