Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Arrivée des Midibus

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 mars 2019 1 commentaire

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a officiellement entamé l’intégration graduelle des midibus à son parc de véhicules.

Ces autobus hybrides compacts d’une longueur de 9,6 mètres (31,6 pieds), en comparaison avec les autobus standards qui sont d’environ 12 mètres, ont été acquis pour mieux répondre aux besoins de la clientèle. Cette solution s’inscrit dans la vision liée au déploiement du Plan stratégique 2018-2027 et au nouveau réseau, soit celle d’affecter « le bon véhicule au bon endroit », afin de rendre le transport en commun encore plus performant.

À ce jour, 8 midibus sillonnent l’ensemble du réseau sur des parcours dont la charge à bord le permet. Pour l’instant, les parcours 4, 34, 39, 54, 61, 82 et 86 ont notamment été priorisés afin d’évaluer différents scénarios d’affectations, tout en recueillant les commentaires des clients et des chauffeurs.

« La diversification de notre parc vise à répondre de façon mieux ciblée aux besoins évolutifs des clients. Cette classe de véhicule que nous introduisons permet d’ajuster notre service à la réalité du réseau, à la configuration de la ville et à la demande sur certains parcours. Les nombreuses qualités de ce véhicule sauront plaire à nos clients puisqu’elles augmentent le confort à bord de façon significative », mentionne Rémy Normand, président du Réseau de transport de la Capitale.

Caractéristiques du véhicule

Le RTC a lancé le 7 mars dernier une campagne d’information à la clientèle visant à faire connaître les caractéristiques et les bénéfices de ce nouveau véhicule. Tous les détails, ainsi que deux vidéos de présentation se trouvent à l’adresse www.rtcquebec.ca/midibus.

Faits saillants : confortable, plus silencieux et plus écologique!

> Confort accru grâce à la suspension avant indépendante (moins de vibrations)

> Plus silencieux grâce à la propulsion hybride et ses composantes électriques

> Plus lumineux grâce aux fenêtres panoramiques

> 16 prises USB (8 prises doubles) pour recharger vos appareils électroniques

> Éclairage au DEL

> Système de climatisation favorisant le confort en toutes saisons

> Équipement Nomade à bord (horaire en temps réel, écrans d’information et annonces sonores à l’intérieur et à l’extérieur)

> Économie de carburant de 10 à 15 % supérieure à nos autobus hybrides standards

> Véhicule hybride, motorisation diesel-électrique, contribue à la réduction des gaz à effet de serre

Voir aussi : Transport en commun.

Interconnexion : les autobus de Lévis iront à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 mars 2019 1 commentaire

Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

On ne verra jamais d’autobus du Réseau de transports de la Capitale (RTC) s’aventurer à Lévis, confirme Gilles Lehouillier. Le maire affirme que deux solutions sont à l’étude pour assurer l’interconnexion entre les deux rives et que ce sont les véhicules de Lévis « qui vont traverser à Québec, peu importe le scénario ».

Les autobus de la Société de transport de Lévis (STLévis) s’arrêteront donc près d’un pôle d’échange au nord des ponts Pierre-Laporte et de Québec.

Sans préciser l’endroit exact où les passagers passeront de réseau de transport à l’autre, le maire de Lévis indique que le ministère des Transports du Québec (MTQ) a « déposé deux scénarios pour assurer l’interconnexion dans l’ouest ».

Les deux scénarios déposés par le MTQ ne seraient pas les mêmes que ceux qui ont été présentés dans le cadre de l’ancien projet de Service rapide par bus (SRB).

L’interconnexion sur la rive nord était alors prévue à proximité de l’Aquarium du Québec ou du futur Phare du Groupe Dallaire, près de l’avenue Lavigerie.

« Dévoilé en temps et lieu »

Même si Lévis avait obtenu 4,4 millions de dollars pour réaliser les études sur l’interconnexion entre les deux rives, c’est le MTQ qui a repris le contrôle du dossier depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition Avenir Québec.

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Voir aussi : Transport en commun.

Hébergement touristique: le plan de la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mars 2019 Commentaires fermés sur Hébergement touristique: le plan de la Ville de Québec

(…)

Parmi les principales actions, la Ville autorisera partout sur le territoire, dès le 1er juin 2019, l’hébergement touristique collaboratif dans la résidence principale de l’occupant (propriétaire ou locataire). Quant à toute offre de location à court terme dans un lieu autre que la résidence principale, elle sera considérée comme étant de l’hébergement touristique commercial. Les demandeurs, quel que soit le type d’hébergement touristique offert, devront respecter les normes en vigueur. Une série de mesures inscrites au plan d’action visent également l’hébergement touristique de type commercial.

Hébergement touristique collaboratif : nouvelle réglementation dès juin (Les informations utiles)

Dès le 1er juin 2019, les citoyens qui désirent offrir de l’hébergement en location à court terme (31 jours consécutifs ou moins) à des touristes, dans leur lieu de résidence principale, seront tenus de se conformer à la nouvelle réglementation municipale. Ainsi, ils devront demander un permis annuel au coût de 50 $ auprès de la Ville en remplissant un court formulaire, en plus de fournir une preuve de résidence principale. Ils s’engageront aussi à publier le numéro de permis avec l’offre d’hébergement, quel que soit le média utilisé pour en faire la promotion (plateforme de réservation en ligne, média social, affiche, etc.). L’hébergement pourra être offert en location pour un maximum de 90 jours par année.

Hébergement touristique commercial : une seule catégorie d’usage et évaluation du potentiel de croissance de l’offre touristique

Les citoyens qui désirent offrir de l’hébergement à des touristes en location à court terme (31 jours consécutifs ou moins), dans un lieu qui n’est pas leur résidence principale, sont soumis à l’ensemble des obligations réglementaires et fiscales (attestation de classification provinciale, permis municipal, taxe provinciale sur l’hébergement, etc.).

La Ville a décidé de redéfinir les usages autorisés (zonage) afin d’assurer un traitement équitable de tous les établissements d’hébergement touristique commercial et de simplifier l’application des définitions du gouvernement provincial.

Ainsi, l’usage C10 sera le seul inscrit au zonage sous l’appellation établissement d’hébergement touristique général : les établissements hôteliers (usage C10) et les résidences de tourisme (usage C11) se retrouveront prochainement dans la même catégorie d’usages. D’ici à ce que les modifications réglementaires soient effectuées, le moratoire sur les résidences de tourisme (règlement de contrôle intérimaire, R.V.Q. 2587) est maintenu.

De plus, une démarche est en cours afin d’évaluer le potentiel de croissance de l’industrie de l’hébergement touristique sur le territoire. Pour ce faire, la Ville réalisera une étude de marché et évaluera ensuite les possibilités de développement de l’offre d’hébergement touristique : nouveaux secteurs, contingentements et mesures pour la protection des logements.

Les personnes intéressées à en savoir plus sur les différentes actions en cours en matière d’hébergement touristique commercial peuvent consulter le site internet dans sa section qui traite de l’hébergement touristique commercial.

(…)

Séances de consultation publique

La population est invitée à participer à l’une des séances de consultation publique concernant les modifications réglementaires à effectuer à propos de l’hébergement touristique collaboratif et commercial.

Séances de consultation publique:

Le mercredi 10 avril 19 h

Club social Victoria
170, rue du Cardinal-Maurice-Roy

Le vendredi 12 avril 14 h

Hôtel de ville de Québec
2, rue des Jardins
Salle de réception

Toutes les informations

Voir aussi : Condo, Logement locatif ou social, Québec La cité, Résidentiel, Tourisme.

Congestion dans Lebourgneuf : un pont d’étagement serait « contre-productif »

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mars 2019 12 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Construire un pont d’étagement à l’intersection du boulevard Lebourgneuf et de l’autoroute Robert-Bourassa serait une mauvaise idée, selon l’urbaniste Serge Fillion, qui a travaillé pendant plus de 30 ans à la Ville de Québec.

Le projet, déjà évoqué dans les années 2000, a été ramené à l’avant-scène par l’administration Labeaume pendant l’élection partielle de l’automne dans Neufchâtel-Est–Lebourgneuf pour alléger la circulation de plus en plus dense aux heures de pointe.

Un pont d’étagement permettrait d’éliminer le feu de circulation en faisant passer, par exemple, la circulation de Robert-Bourassa au-dessus du boulevard Lebourgneuf.

« Si on a une artère qui est bouchonnée le matin sur 5 à 10 km, ce n’est pas en débouchonnant un petit bout de 500 m que ça va aller mieux », lance Serge Fillion.

Aujourd’hui à la retraite, l’urbaniste a contribué dans les années 1970 à l’élaboration d’une vision pour le quartier Lebourgneuf. L’objectif principal était de faire de ce quartier un nouveau centre-ville autosuffisant, à échelle humaine et bien desservi en transport en commun.

« Il ne faut pas ici mettre un pont d’étagement qui est à caractère autoroutier et qui va venir faire une espèce de barrière quasiment infranchissable pour un certain nombre de piétons », recommande l’ancien président de l’Ordre des urbanistes du Québec.

(…)

Même si le tramway ne passera pas dans Lebourgneuf, plusieurs améliorations sont prévues pour le secteur dans le projet de réseau de transport structurant.

Des voies réservées aux autobus doivent notamment être ajoutées à la section nord de Robert-Bourassa et sur le boulevard Pierre-Bertrand.

« Dans les études de modélisation qu’on a faites, Lebourgneuf ne se qualifiait pas, entre guillemets, à un mode lourd [tramway]. On pense qu’on peut répondre encore pour de multiples années, pour ne pas dire décennies, avec le réseau actuel et en bonifiant le service », analyse Rémy Normand.

Malgré la congestion qui augmente, le secteur Lebourgneuf demeure relativement facile d’accès en voiture et les stationnements abondent. Selon l’élu municipal, c’est en bonne partie ce qui explique la faible popularité du transport en commun dans le secteur.

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Voir aussi : Arrondissement Les Rivières.

Lebourgneuf : le rêve inachevé des années 1970

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 mars 2019 4 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Des passerelles pour piétons, des immeubles en hauteur entourés de végétation et même un monorail suspendu pour se rendre au centre-ville de Québec; dans les années 1970, les décideurs avaient des idées de grandeur pour le secteur Lebourgneuf. Aujourd’hui, force est de constater que le secteur ne ressemble que très peu à la vision originale.

Il y a 40 ans à peine, le secteur Lebourgneuf « était un trou au centre de l’agglomération où il y avait des cultivateurs, mais qui ne cultivaient plus leurs terres », rappelle l’historien Réjean Lemoine.

En déclin économique et démographique, la Ville de Québec voit dans ce secteur l’occasion de s’agrandir et surtout de faire concurrence à la ville voisine, Sainte-Foy, qui accapare les nouveaux développements.

Dans une première vague de fusion en 1973, la Ville de Québec annexe les villes de Duberger, Les Saules, Charlesbourg-Ouest et Neufchâtel.

Le nom Lebourgneuf provient d’ailleurs de la contraction des noms Charlesbourg et Neufchâtel.

« Lebourgneuf va devenir la solution pour créer un pôle suffisamment fort de bureaux et de résidentiel, résume Réjean Lemoine. En fait Lebourgneuf, c’était une collectivité nouvelle, c’était une mode à l’époque, comme une cité jardins au début du 20e siècle. »

Une « ville nouvelle » à l’européenne

La vision de Lebourgneuf présentée en 1974 par l’administration du maire Gilles Lamontagne est inspirée des villes nouvelles européennes, popularisées dans la période d’après-guerre.

(…)

Le développement se poursuit encore aujourd’hui, mais il semble aux antipodes de ce qui avait été imaginé dans les années 70.

Selon le regroupement des gens d’affaires, c’est justement la facilité d’accès en voiture et les stationnements abondants qui ont attiré les employeurs.

« Le secteur Lebourgneuf, une de ses forces, c’est la capacité de se stationner sans frais. Ç’a été un attrait important pour le secteur depuis son développement impressionnant qu’on a connu », souligne Daniel Giguère, membre du conseil d’administration d’Axe Lebourgneuf.

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Voir aussi : Arrondissement Les Rivières.

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