Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

Bilan des récents projets de densification à la Ville de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 1 commentaire

Les dernières années ont vu apparaître dans les quartiers construits de la ville de Québec, des projets de densification résidentielle. Un groupe de citoyens s’est créé en 2014 autour du Comité pour une densification respectueuse(CDR). Son objectif est:

« Préserver et améliorer la qualité de vie des citoyens de la ville en favorisant une densification en harmonie avec le patrimoine arboricole et bâti existant. »

Le CDR a accompli depuis 2014 plusieurs actions (pétitions de 3000 noms, site Internet, communiqués de presse, présences et questions aux séances du Conseil de ville et d’arrondissement, rapports d’évaluation des projets de densifications, activité d’échanges, etc.) pour dénoncer les problèmes générés par ces projets et revendiqués des améliorations réglementaires.

Le présent document fait état d’une nouvelle évaluation des projets de densification, ceux dont les permis de construction ont été accordés par la Ville de Québec en vertu du règlement 2378, adopté en novembre 2016 par le Conseil de ville. Cette évaluation opération, nommée «Opération peigne fin », s’est réalisée en octobre 2018. Il s’agissait de la troisième opération du genre depuis la création du comité. Des recommandations sont également présentées pour alimenter la réflexion entourant la nouvelle vision de l’habitation de la Ville de Québec.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Québec La cité.

Ville de Québec: Forum sur l’habitation 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 juin 2019 Commentaires fermés sur Ville de Québec: Forum sur l’habitation 2019

Québec, le 11 juin 2019 – La Ville de Québec invite la population à regarder la webdiffusion en direct du Forum sur l’habitation qui aura lieu du 12 au 14 juin au Centre de foires. Les présentations des conférenciers et panélistes locaux et internationaux pourront être visionnées sur la chaîne YouTube de la Ville de Québec.

Les trois journées du Forum s’orienteront autour des axes de la Vision de l’habitation : Québec, ville attractive, inclusive et innovante. Animé par Stéphan Bureau, le Forum sera composé de conférences, de panels et d’ateliers qui alimenteront la discussion autour du thème de la journée.

Date : du 12 au 14 juin 2019

Horaire de la webdiffusion : de 8 h 45 à 12 h et de 16 h 15 à 16 h 30

Lieu : Sur la chaîne YouTube de la Ville de Québec

Des conférenciers de grande qualité
Des conférenciers et panélistes d’ici et d’ailleurs prendront la parole au cours de ces trois journées :

Mercredi 12 juin – Ville attractive

M. Brent Toderian, firme Toderian UrbanWorks, Vancouver
M. Michel Duchène, conseiller municipal, Ville de Bordeaux
M. Nicolas Bernatchez, SCHL
Mme Carole Després, École d’architecture de l’Université Laval
Mme Nathalie Roussin, Les Immeubles Roussin et Institut de développement urbain du Québec
Mme Catherine Boisclair, Vivre en ville

Jeudi 13 juin – Ville inclusive

M. Lance Freeman, Université Columbia, New York
M. Bernard Blanc, Aquitanis, Office public de l’habitat, Bordeaux
M. Ken Greenberg, Greenberg Consultants, Toronto
M. Bernard Blanc, Aquitanis, Office public de l’habitat, Bordeaux Métropole
M. Claude Foster, OMHQ
M. Jean Morency, Société de développement Eximm
M. Benoît Côté, PECH
Shelley-Rose Hyppolite, CIUSSS de la Capitale-Nationale

Vendredi 14 juin – Ville innovante

M. Jean-Pascal Bernier, SHQ
Mme Marie-France Stendahl, White Arkitekter, Suède
M. Matthias Schuster, firme LEHEN DREI, Stuttgart, Allemagne
M. Jean-Pierre Racette, Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal
M. Étienne Pinel (SCHL)
M. Damien Voinot (SHQ)
M. Normand Hudon (Coarchitecture)
Mme Karine St-Pierre (Construction St-Pierre Roseberry)

Team Montréal, Universités McGill et Concordia et Hydro-Québec:
Mme Linda Otis (Hydro-Québec)
M. Alexandre Gareau (gérant de projet)

Le Forum sur l’habitation constitue une des étapes importantes de l’élaboration de la nouvelle Vision de l’habitation qui sera dévoilée à l’automne. Cet important rassemblement des acteurs du milieu de l’habitation à Québec et de la population servira à nourrir la réflexion et à proposer des pistes d’action pour l’élaboration de ce grand projet pour la Ville de Québec.

Le forum sur l’habitation

Voir aussi : Architecture urbaine, Conférences / évènements, Densification, Environnement, Nouvel urbanisme, Québec La cité, Transport.

Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Québec Urbain a été invité à cette journée consacrée à un exercice de réflexion d’envergure sur la densification du territoire de la Ville et sur l’avenir de l’habitation à Québec. Plusieurs conférences au programme. Le tout dans un esprit des TOD (Transit Oriented Development).

Le communiqué de presse où vous pouvez consulter le rapport portant sur le développement des 4 pôles majeurs en cliquant ici.

Un billet précédent en 2015

La démographie, le développement urbain et immobilier : les ingrédients de l’attractivité de Québec Mario Lefebvre (économiste), Vice-président, Recherche, Marchés immobiliers mondiaux, Ivanhoé Cambridge

La présentation PowerPoint du conférencier avec des tableaux chiffrés très intéressants

L’économie va extrêmement bien à Québec depuis presqu’une décennie. Mais la population vieillit rapidement par-rapport au reste du Canada. Et il y a un problème sérieux quant à la disponibilité de la main d’oeuvre, avec 4% de chômage. Il y a une croissance réelle de la production dans le secteur de la construction, ainsi que dans ceux des finances, assurances, etc. Avec une croissance du PIB de 1.5 à 2% dans la région, il y a un essoufflement démographique, avec une croissance de population à .8%.

Les grandes villes croissent plus que la moyenne avec le phénomène de l’urbanisation. Québec en fait partie. Population et mise en chantier de logements se suivent évidemment.
3000 nouvelles unités de logements par année à venir.

Quant à la population âgée de 65 ans et plus, il y a un effet sur la construction.

La RMR de Québec a reçu 20000 immigrants de 2011 à 2016, Régina et Winnipeg étant les deux villes qui ont reçu le plus grand nombre d’immigrants entre ces deux années, Québec étant au dernier rang canadien. En 2016, la part de la population née à l’extérieur du Canada fait également en sorte que Québec est au dernier rang canadien. Toronto au premier (45% de sa population) et Calgary au 3e.

M. Lefebvre propose que Calgary devienne un modèle pour Québec. Dans l’immigration inter-provinciale de Calgary, cette dernière a mis beaucoup d’efforts sur des immigrants car ces derniers en attirent d’autres. Vu la croissance de la population de 65 ans et plus ainsi que le bas taux de chômage, il est temps d’agir maintenant selon le conférencier, ce dernier favorisant l’immigration, particulièrement inter-provinciale.

Un plan d’action réfléchi afin de s’attaquer à l’enjeu de main-d’œuvre et d’immigration Ville de Québec (communiqué publié ce jour)

Les enjeux du marché résidentiel de la Ville de Québec – Générations, densification et transport : la bonne approche Christian-Pierre Côté, ÉA, Associé, Caprea

La présentation PowerPoint du conférencier avec des illustrations éloquentes.

En moyenne, il se construit 4600 unités d’habitation par année à Québec (60% appartement 40% maison). Et plus l’âge avance, plus on se dirige vers l’appartement. 70% des unités neuves sont dans la région de Québec. A partir de 55 ans, il y a un retour vers le centre de Québec. Pour l’avenir, d’ici 2036, vu la population stagnante, il faut ajouter la construction pour le remplacement (66000 unités dans la RMR de Québec). Selon le conférencier, il faudrait doubler les seuils d’immigration à Québec.

Pour le type de construction, d’ici 2036, 21000 maisons individuelles sont prévues. Et ce qui fait l’enjeu, ce n’est plus la localisation mais un produit qui répond à leurs valeurs (sécurité, services, esprit de communauté, etc). Un exemple: Sofia Lofts (San Diego): cour intérieure, voitures partagées, séance de cinéma extérieur hebdomadaire.

Quand on arrive à Québec, il y a des contraintes pour le marché de l’habitation neuve. Le conférencier précise que le choix des endroits est lié au transport structurant, ce qui représente selon ce dernier 20000 unités neuves. Il donne en exemple le redéveloppement de Place Fleur-de-Lys.

En résumé, ce n’est plus la localisation qui est en tête mais « les gens, les gens, les gens ».

Ateliers simultanés de présentation et d’échanges – Caucus territoriaux – Les aires TOD de demain à Québec
Atelier A – Caucus Chaudière
Présidente du caucus : Nathalie Roussin, Présidente, Les Immeubles Roussin, Présidente du Conseil Régional de Québec
Atelier B – Caucus St-Roch / ExpoCité
Présidente du caucus : Geneviève Marcon, Présidente, GM Développement
Atelier C – Caucus Lebourgneuf
Président du caucus : Stéphan Landry, Directeur général, Groupe Immobilier Oxford
Atelier D – Caucus Ste-Foy entrée Ouest
Présidente du caucus : Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge

Voir aussi le cahier du forum où on explique amplement ces 4 aires TOD. Extrêmement intéressant.

David Dixon, Vice-président, Planification et design urbain, Stantec

North America is a suburban continent with an urban population. The new norm 101: demographics, knowledge, economy, disruptive changes. Canada is growing older on pace with the US. Families with kids dominated US growth for decades. For the next 2 decades 80% of net new households will be singles and couples. 62% of US households stock is single family. More affluent households are moving to cities. College-educated 26 to 49-years old move to cities. Across the US suburbs are aging faster then cities and out of single-families. And there is a shortage of workers. Income disparities are growing. Generational poverty persists. Poverty is moving to suburbs. Growth alone does not cure poverty. Dramatic changes to retail markets (internet). 60% of vehicles will be connected by 2025. 75% of vehicles will be driverless by 2040.

Aires TOD – L’expérience québécoise – Présentation de Gabriel Rioux, Directeur de projets, Groupe conseil BC2

Les TOD dans la grande région de Montréal. Objectif que 75% des nouveaux ménages soient dans les TOD. Le tracé des axes de transport en commun détermine tout. Le seuil de densité est toutefois difficile à atteindre (parc industriel, emprises du transport en commun, axes routiers). Le conférencier illustre plusieurs TOD dans la région de Montréal

Panel : Les 10 grandes idées pour intensifier Québec

Échanges animés par Normand Hudon, Architecte senior principal, OAQ, Coarchitecture, avec des grands propriétaires immobiliers de Québec
François Audet, Président-fondateur, Groupe Patrimoine
Vincent Chiara, Président, Groupe Mach
Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge Jonathan Trudel, Vice-président, Fondateur, Trudel Alliance

L’industrie de la construction doit, selon l’animateur, parler d’une seule voix quant au projet de transport structurant, par le biais des TOD (transit oriented development). Selon Vincent Chiara, la mixité verticale est essentielle. Mais il faut s’assurer que l’immeuble est capable de recevoir les divers usages. La diversité des propriétaires de l’immeuble devient un problème à long terme, dans les cas de mixité. L’usage mixte fonctionne mieux selon lui quand le propriétaire est unique. Jonathan Trudel, qui fut policier pendant 15 ans, estime que son passé lui permets de dire que Québec ne devrait pas adopter une attitude coercitive quant à la mixité sociale comme Montréal. Selon lui, à Québec, il y a une très bonne gestion des affaires sociales. Il y a encore une bonne disponibilité des logements abordables. Et il ne désire pas de ghettoïsation. Selon Vincent Chiara, les entrepreneurs de Québec sont plus responsables que ceux de Montréal quant à l’aspect social. François Audet, avec son projet dans Lebourgneuf (Humanitae), veut avoir des enfants de 60 ans avec les grands-parents de 80 ans dans le même immeuble. Pour Julie Lafrenière, dans le domaine des centres commerciaux, on apporte une nouvelle diversité (expérience culinaire sur les sites, fonctions de divertissement, etc). Le futur des centres commerciaux nécessite une complémentarité d’usages et quand les endroits le permettent, une mixité verticale est envisagée.

Un autre thème est relatif aux choix faits à Québec quant au réseau de transport structurant, selon l’animateur Hudon. François Audet est d’avis que Lebourgneuf est négligé en l’absence d’un tramway, 15000 unités de logement s’y feront dans les prochaines années. Jonathan Trudel, pour le secteur Fleur-de-Lys, est d’avis que l’autoroute Laurentienne doit être transformée en boulevard urbain. Il n’y a pas interconnexion entre St-Roch, St-Sauveur, Limoilou, à cause des obstacles comme l’autoroute. Il souhaite l’interconnectivité. Julie Lafrenière, qui vient souvent en train à Québec, préconise une approche globale quant au réseau structurant et ne pas s’attendre à tout ce que se fasse en peu de temps. Jonathan Trudel insiste sur toutes les capacités de transport actif, incluant les vélos.

Quant au stationnement, Vincent Chiara souligne l’effet du transport collectif sur le ratio des espaces de stationnement. Il est trop tôt selon lui pour connaître l’effet, par exemple, des véhicules électriques et autonomes. On commence à prévoir des stationnements recyclables i.e. du stationnement hors-sol qui pourra servir, au besoin, à un autre usage. Ce qui nécessite un zonage en conséquence. Un centre commercial avec une épicerie a un besoin d’espaces de stationnement tout à fait différent d’une rue composée de boutiques. Quant à la hauteur des stationnements, il faut que les villes réalisent que les stationnements hors-sol ne doivent pas être considérés comme de la densité. Julie Lafrenière explique que chez Ivanhoé Cambridge, des équipes ont été formées dans plusieurs villes pour qu’une vision globale soit faite et non site par site. Quant à elle, la forme de réglementation devrait aller davantage dans les notions de gabarit, de qualité du territoire, de qualité de vie.

Jonathan Trudel estime que la Ville, dans les sites de développement urbains, déjà desservis, a moins à faire que dans un nouveau milieu. Elle pourrait alors investir dans des parcs, dans des immeubles pour des fonctionnaires, dans des éléments générateurs d’achalandage, comme les services (bibliothèque, centre sportif), une approche exercée à Toronto.

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements, Projet - Tramway, Québec La cité, Transport, Transport en commun.

Développement urbain: le modèle TOD, comme au temps du modèle T

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Développement urbain: le modèle TOD, comme au temps du modèle T

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Les quartiers se bâtissaient à l’époque de façon intuitive pour qu’il soit possible d’aller partout à pied. À l’église, à école, au parc, aux commerces et services de proximité et à la station de train ou de tram menant à l’usine si celle-ci n’était à portée de marche. Ce fut le modèle des vieux quartiers de Québec et d’autres villes d’Amérique du Nord jusqu’au milieu du dernier siècle.

Jusqu’à ce que la démocratisation de l’auto combinée au boom démographique de l’après-guerre mène à un nouveau modèle d’urbanisme. Celui de banlieues où il n’était désormais plus nécessaire que les résidences et services d’utilité soient à distance de marche raisonnable.

Il en a résulté des villes de plus en plus éclatées et dépendantes de l’auto.

On aura mis une trentaine d’années avant de commencer à remettre en question cette nouvelle façon de faire.

L’urbaniste californien Peter Calthrope (né à Londres) fut un de ceux qui ont contribué de façon décisive à la réflexion avec son concept de Transit Oriented Development (TOD), élaboré au début des années 1990.

Il entendait par là un quartier mixte (résidences, bureaux, commerces, services) de forte densité construit autour d’un parc et à distance de marche du transport en commun. On parle de cinq minutes, un peu plus peut-être, ce qui fait un rayon de 400 à 800 mètres, selon la vitesse à laquelle on marche.

Le concept de TOD a peu à peu fait son chemin dans les plans d’urbanisme des villes nord-américaines, même si le nom et l’intensité d’un TOD n’y sont pas toujours.

On en reconnaît plusieurs des orientations dans les programmes particuliers d’Urbanisme (PPU) de la Ville de Québec et le concept des TOD revient régulièrement dans les mémoires lors des consultations publiques.

On ne le retrouve pas (encore) dans les documents officiels de la Ville, ce qui pourrait s’expliquer peut-être par l’absence d’un véritable réseau de transport en commun structurant sur lequel s’appuyer.

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Forum de l’Institut de développement urbain

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements.

Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 30 avril 2019 Commentaires fermés sur Lettre & Mémoire à la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale

Photo: Archives de Québec Urbain

Monsieur Jean-François Simard
Président, Commission des finances publiques
Assemblée nationale du Québec

Monsieur le président,

Vous trouverez ci-joint une Lettre ainsi qu’un Mémoire soumis à votre attention ainsi qu’à celle des membres de la Commission des finances publiques.

Je demeure à votre disposition pour tous renseignements.

Bien à vous,

Léonce Naud
Géographe

Lettre & Mémoire � la Commission des finances publiques – Assemblée nationale

Un extrait: Il me fait plaisir de vous transmettre ainsi qu’aux membres de la Commission des finances publiques le Mémoire ci-après, déjà confié à la Commission de l’aménagement du territoire. Il concerne les crédits budgétaires 2019-2020 de la Commission de la capitale nationale (CCNQ), plus précisément des projets immobiliers à l’Anse-au-Foulon, à Québec. Leur coût s’élèverait à plus de $ 150 millions de dollars. Hormis un « miroir d’eau » apparu subitement suite à une visite du maire Labeaume à Bordeaux, personne dans la population ne les a suggérés et ils n’ont fait l’objet d’absolument aucun débat public. Bien que le contenu du Mémoire parle de lui-même, il me fera plaisir de fournir au besoin toutes précisions.

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement Beauport, Arrondissement La Cité-Limoilou, Environnement, Message d'intérêt public, Québec La cité, Témoignage.

L’histoire architecturale de Québec racontée par Pierre Thibault

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 avril 2019 3 commentaires

Radio-Canada
Aujourd’hui l’histoire

« Le plaisir de la déambulation à Québec, c’est moins les bâtiments que la présence de la nature », affirme l’architecte Pierre Thibault. Celui qui privilégie des constructions en symbiose avec les paysages propose une promenade architecturale dans la ville afin d’examiner comment la Vieille Capitale s’est transformée au fil du temps.

Le Vieux-Québec constitue le premier arrêt de Pierre Thibault. Si ce quartier est souvent associé à la colonisation française, il serait plus juste selon l’architecte de le rapprocher de la colonisation anglaise. Les principaux bâtiments ont en effet été construits au 19e siècle, à une époque où les échanges entre la ville portuaire et l’Empire britannique étaient nombreux. « Autour de 1850, il y avait jusqu’à 1500 navires [par année dans le port de Québec]. La Ville, qui avait alors 50 000 habitants, accueillait jusqu’à 25 000 marins par année », explique-t-il.

La reconstruction de la place Royale sous une esthétique française a été une erreur, selon lui, puisqu’elle renvoie « à une image idéalisée, donc romancée » du Vieux-Québec.

Le visage architectural bigarré de Québec

Le quartier industriel St-Roch a eu jusqu’à la fin des années 1960 une artère commerciale effervescente avec la rue Saint-Joseph. L’arrivée des centres commerciaux est toutefois venue mettre un terme à ce bouillonnement, et plusieurs bâtiments sont demeurés abandonnés pendant des années. Pierre Thibault, qui a lui-même occupé un bâtiment de Saint-Roch abandonné pendant 20 ans, vante l’éclectisme architectural du quartier, qui est le fruit des transformations économiques.

L’entrevue et la suite

Place Royale sur le site internet de la Ville de Québec

Voir aussi : Architecture urbaine, Québec La cité.

683 000 $ pour plus de places éphémères à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 mars 2019 9 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville de Québec poursuit l’expansion de ses places éphémères estivales. Au moins quatre nouveaux espaces publics colorés seront aménagés cet été et trois déjà existants seront requinqués.

Ce projet de quelque 683 000 $ permettra donc à la capitale de franchir la barre des 30 placettes populaires dispersées un peu partout sur le territoire, quoique la majorité se trouve dans les quartiers centraux. Et il y aura quelques nouveautés qui risquent d’attirer l’attention des citoyens.

À commencer par les trois campings flottants qui seront offerts au Centre de plein air de Beauport. Oui, sur des quais. Trois plateformes seront installées sur le lac du Délaissé.

(…)

Outre ces toutes nouvelles places éphémères, la Ville entend en améliorer trois déjà implantées au centre-ville.

À la Pointe-aux-Lièvres, la place éphémère qui a poussé l’été dernier sera plus verdoyante, plus étendue en favorisant un lien avec la rivière, munie de plus de jeux pour les petits…

La Marina Saint-Roch et sa piscine très achalandée connaîtront aussi une transformation. L’objectif : «Faire de la Marina Saint-Roch une oasis de fraîcheur dans le centre-ville.» Il y aura donc beaucoup plus de plantes. Et des installations créant des zones ombragées, du mobilier de détente, des balançoires, un espace propice au yoga…

Reste le pont Dorchester faisant le lien entre les quartiers Saint-Roch et Limoilou. Le concept «Pont d’Art’chester», et son exposition de grandes photographies, sera renouvelé. Du mobilier de détente permettra d’y faire une pause au-dessus de la rivière Saint-Charles. De la peinture au sol, un éclairage spécifique et de la verdure rendront le site plus accueillant.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Art urbain.

L’Ordre des architectes du Québec dévoile les projets finalistes de ses Prix d’excellence en architecture 2019

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 mars 2019 1 commentaire

MONTRÉAL, le 13 mars 2019 /CNW Telbec/ – L’Ordre des architectes du Québec dévoile les projets finalistes de ses Prix d’excellence en architecture. Sur les 104 dossiers soumis par les architectes, 45 se sont démarqués aux yeux du jury.

Ces 45 finalistes sont automatiquement en lice pour l’obtention du Prix du public. Le grand public est invité à voter pour son projet préféré du 12 au 31 mars. Le projet ayant récolté le plus de voix lors du vote en ligne sera dévoilé lors de la remise des prix, le vendredi 5 avril 2019, à la Société des arts technologiques, à Montréal.

Les projets finalistes

Voir aussi : Architecture urbaine.

Ville à échelle humaine et «vivre-ensemble»

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 février 2019 12 commentaires

Anne Guérette
Citoyenne engagée, architecte et ex-politicienne
Point de vue
Le Soleil

OPINION / Le pouvoir encore insoupçonné de l’aménagement du territoire sur le «vivre-ensemble».

Combien touchant de voir émerger tous les bons sentiments exprimés à la suite de l’atroce fusillade qui a tué six pères de famille de confession musulmane le 29 janvier 2017. Combien rassurant de voir émerger la solidarité et la mise en œuvre d’actions concrètes visant à soutenir, commémorer et indemniser la communauté musulmane de Québec qui vit un deuil immense et qui se mobilise pour faire naitre le positif de cette tragédie et nous guider vers un meilleur «vivre-ensemble». Mais concrètement, comment allons-nous collectivement poursuivre cette collaboration ouverte et constructive vers une communauté qui inspire en matière de «vivre-ensemble»?

Au-delà d’un cimetière ou d’une œuvre d’art, certes importants et hautement significatifs, quelle doit être la prochaine action à favoriser pour ce meilleur «vivre-ensemble» que nous réclamons? Quel est le prochain pas à initier par notre collectivité et par nos autorités politiques pour encadrer et soutenir les initiatives qui vont faire le poids pour un «vivre-ensemble» durable?

Mon point de vue

À mon point de vue, le prochain pas qui s’impose touche l’aménagement du territoire, ce pilier qui façonne notre environnement bâti, naturel ainsi que notre économie. Nous avons assez de ces «boites à humains» toujours plus haut, toujours plus gros qui semblent «fabriquées en série». Ce dont notre territoire a besoin pour plus de «vivre-ensemble», c’est la création de milieux de vie de qualité, à échelle humaine et accessibles pour les familles de toutes les classes sociales et de toutes les origines.

De nombreuses familles dans le monde se déplacent à la recherche de ce que nous, «Québécois de souche» tenons pour acquis, c’est-à-dire un environnement sécuritaire où on peut gagner dignement sa vie, avoir un toit pour abriter sa famille et être libre d’être soi. Parallèlement à cela, nous savons que le manque de main d’œuvre affecte de manière de plus en plus tangible notre développement, notre économie et notre compétitivité. Pour se positionner comme leader en matière de «vivre-ensemble» et mieux attirer, retenir, intégrer et développer le sentiment d’appartenance chez les nouveaux arrivants, il faut «rénover» les lois, les règlements et les façons de faire conventionnelles en matière d’aménagement du territoire. Les architectes, les urbanistes et les aménagistes le réclament d’ailleurs en vain depuis plusieurs campagnes électorales…

À la ville de Québec, plusieurs «morceaux de territoire» qui nous appartiennent collectivement sont disponibles pour exécuter ce prochain pas vers un meilleur «vivre-ensemble». L’îlot Saint-Louis-de-Gonzagues dans le Vieux-Québec qui appartient à notre gouvernement provincial et le grand terrain de la Défense nationale à Ste-Foy qui appartient à notre gouvernement fédéral représentent à mon point de vue, deux cibles de choix. J’interpelle aujourd’hui nos autorités politiques à se positionner au-dessus des intérêts particuliers et des conflits de territoire pour soutenir, sur ces deux terrains stratégiques, la réalisation de projets qui seront le reflet de notre volonté réelle de bâtir plus de «vivre ensemble», des milieux de vie accessibles où nos enfants pourront jouer dehors après l’école en toutes saisons et en toute sécurité, où les parents pourront aller au travail à proximité, en transport actifs ou publics et où les aménagements permettront aux aînés de vivre une vie saine et de participer à la vie de la communauté. Voilà ce que peut créer le pouvoir insoupçonné de l’aménagement du territoire, voilà comment nous pourrions prendre ensemble la route d’un «vivre-ensemble» toujours meilleur en soutenant la qualité de la vie et l’enrichissement durable de notre communauté!

Un peu de volonté politique et le tour sera joué!

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Voir aussi : Architecture urbaine, Nouvel urbanisme.

Université Laval : repenser le campus avec l’arrivée du tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 février 2019 2 commentaires

Radio-Canada

Des étudiants à la maîtrise en architecture proposent de profiter de l’arrivée du Réseau de transport structurant pour redynamiser la vie sur le campus de l’Université Laval.

En tout, une quinzaine d’étudiants ont été mandatés par l’Université pour repenser le campus puisque l’arrivée du tramway risque de changer le décor du secteur. Ils veulent rendre le campus plus urbain, plus attractif et plus vivant puisqu’il s’agit du seul endroit de la ville où le tramway et le trambus se rencontreront.

« C’est un morceau de territoire en plein milieu de la ville. L’arrivée du réseau de transport structurant est une opportunité d’intensifier les activités sur le campus et d’amener une mixité sur le campus », explique Érick Rivard, qui dirige l’atelier de design urbain du programme d’architecture à l’Université Laval.

L’initiative du département d’architecture s’appuie sur le projet de Réseau structurant de la Ville de Québec. Les étudiants sont convaincus qu’avec les nouvelles stations de tramway sur le campus, une nouvelle clientèle sera déjà favorable à expérimenter le secteur de manière différente.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Projet - Tramway.