Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Projet – Tramway »

Voici la carte des stations du tramway de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2019 16 commentaires

La carte des stations projetées pour le tramway

Alain Rochefort
Radio-Canada

Toutes les stations où s’arrêtera le tramway de Québec à compter de 2026 sont maintenant connues.

La carte a été complétée à la suite de la dernière consultation publique sur le projet qui s’est tenue mardi soir, dans le secteur de Sainte-Foy.

Un usager qui souhaite effectuer l’entièreté du trajet en tramway pourra embarquer à la station de la 76e Rue, sur le boulevard Henri-Bourassa, à Charlesbourg, et débarquer à la station de l’avenue Le Gendre, sur l’avenue Blaise-Pascal, à Cap-Rouge.

Évidemment, les citoyens de Québec pourront se rendre à un endroit précis en empruntant d’abord un autobus ou le trambus et prendre ensuite une correspondance pour le tramway.

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) estime que le temps de déplacement sera de beaucoup diminué grâce à son nouveau réseau de transport structurant, qui sera en place en 2026.

45 minutes de Charlesbourg à Sainte-Foy

Prenons l’exemple de Lucien, un résident de l’avenue des Platanes, dans Charlesbourg, qui souhaite se rendre travailler à Sainte-Foy à l’heure de pointe, le matin.

Lucien pourra d’abord prendre un autobus XPress au coin des Platanes-des Grizzlis, embarquer dans le tramway coin 76e Rue-Henri-Bourassa, puis débarquer à l’intersection Laurier-de l’Église.

Le temps de déplacement de Lucien sera de 45 minutes en 2026. Présentement, ce même trajet lui prend 65 minutes, selon les estimations du RTC.

Tout comme le tracé, l’emplacement des 35 stations de tramway – incluant les pôles d’échange – n’est pas définitif. Devant certains mécontents, la Ville de Québec n’a pas fermé la porte à des modifications, notamment dans le secteur ouest de la municipalité.

Il y a fort à parier, par exemple, qu’une station serait nommée « Marly » si le ministère du Revenu se retrouvait finalement sur le tracé du tramway.

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Outre les 35 stations du tramway, il y aura également 21 stationnements pour le trambus. Toutes les stations seront équipées d’un réseau Wi-Fi, de la vidéosurveillance, d’un système de billettique pour la distribution et la validation de titres, de consoles d’information aux voyageurs en temps réel et d’écrans à affichage dynamique numérique. Taïeb Moalla Journal de Québec

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport en commun.

Tramway: nouvelles munitions contre le tracé de Marly

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2019 9 commentaires

Jean-François Néron
Le Soleil

Autobus quasiment vides aux heures de pointe, importance de desservir la station Sainte-Foy–McCartney et même… un risque de déraillement. La Ville de Québec a fourbi de nouvelles armes, mardi, pour justifier son choix de tracé derrière les résidences du boulevard Pie-XII plutôt que d’emprunter du Versant-Nord jusqu’au ministère du Revenu, rue de Marly.
Plus de 350 personnes ont assisté, mardi soir, à la dernière de trois rencontres d’information sur le projet de tramway, cette fois pour les citoyens du secteur ouest, pour la portion comprise entre l’Université Laval et l’avenue Le Gendre. Sans surprise, c’est le passage du tram derrière les résidences du boulevard Pie-XII qui a retenu l’attention.

Les résidants et les travailleurs du siège social de Revenu Québec tentent de convaincre la Ville de faire passer le tracé par les boulevards de Versant-Nord et des Quatre-Bourgeois, jusqu’à de Marly.

Le président du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et porteur du projet, le conseiller Rémy Normand, avait déjà indiqué que ce détour de 1,3 kilomètre coûterait entre 100 et 120 millions $ supplémentaires, argent actuellement non disponible. De plus, il évoquait notamment un temps de parcours prolongé de quatre à six minutes et le fait qu’on ne pouvait approcher une station à moins de 500 mètres de l’édifice du Revenu.

Mardi, le directeur de conception du tramway, Benoît Carrier, en a rajouté une couche. Il est allé jusqu’à parler de risque de déraillement si le tramway devait emprunter la courbe prononcée, et en pente, du boulevard du Versant-Nord.

Autre point majeur, selon le directeur, le passage du tramway, derrière les résidences de Pie-XII, permet de relier la future station de chemin Sainte-Foy–avenue McCartney, considéré comme un pôle de desserte majeur.

Actuellement, 2000 usagers y prennent chaque jour le transport en commun. De plus, indique-t-il, le noyau Saint-Benoît et Le Campanile comprend 8000 résidants, 1300 emplois et 1500 étudiants.

Comme si ce n’était pas suffisant, le RTC a dévoilé l’achalandage des autobus aux heures de pointe qui se rendent à la station de Marly. Les chiffres démontrent, selon les circuits, que le taux d’occupation des sièges varie d’aussi peu que 3 % à 27 %.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway: l’emplacement du garage d’entretien contesté

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 juin 2019 2 commentaires

Jean-François Néron
Le Soleil

Le Conseil de quartier de Lairet se mobilise pour convaincre la Ville de construire le garage d’entretien du tramway ailleurs que sur les terrains d’Hydro-Québec de la 41e rue entre les 1re et 4e avenues. Le choix du site freine les ambitions de ses membres qui y voient la construction d’habitations ou l’aménagement d’espaces publics.

«Lorsqu’Hydro-Québec a annoncé l’enlèvement des pylônes, on espérait que les terrains servent à construire autre chose qu’un garage.» Pour le vice-président du conseil, Jean-François Vallée, c’est bien comme ça qu’il faut appeler le centre d’entretien et d’exploitation secondaire du tramway. Peu importe le nom qu’on lui donne. Peu importe la promesse de construire un bâtiment esthétique. Ça restera un immense garage à la limite du quartier.

«Au lieu de faire quelque chose qui peut améliorer le quartier, de voir ça comme une opportunité de développement, paf, on fait une coupure à un endroit stratégique», reproche-t-il à la Ville.

«Au départ, on nous disait qu’on ne pouvait pas faire d’habitation parce qu’il y a une immense conduite d’eau. On avait alors proposé d’y aménager des espaces publics mixtes comme un parc, un terrain de soccer, des jardins communautaires», poursuit celui qui trouve aujourd’hui curieux que cette même conduite ne nuise pas à la construction du garage pour le projet de tramway.

L’an passé, le conseil adoptait une résolution à l’intention des candidats aux élections provinciales, leur demandant la restitution des terrains. Pour eux, il était prioritaire d’aménager une coulée verte à usage mixte.

Julie Poisson est aussi membre du conseil de quartier. L’architecte de formation comprend mal le choix de la Ville. «Un bâtiment fermé de cette dimension, ce n’est pas l’idéal pour l’émergence d’une vie urbaine», lance-t-elle, aussi du fait que l’ensemble des installations occuperont tout l’espace d’est en ouest entre la 4e Avenue et la 1re Avenue.

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Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway: beaucoup de questions, peu de réponses

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 juin 2019 6 commentaires

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Taïeb Moalla
Journal de Québec

Déneigement des rails, expropriations, stationnements, sécurité des piétons : les questions ont fusé de toutes parts, jeudi, lors de la deuxième rencontre d’information sur le Réseau structurant de transport en commun. Les réponses n’ont pas toujours été au rendez-vous.

Vers 19 h, quelque 300 personnes remplissaient une salle de l’École secondaire Québec High School, sur l’avenue Belvédère. La séance était consacrée au secteur « centre » du Réseau, entre le quartier Saint-Roch et le campus de l’Université Laval.

Comme les premiers échanges traînaient en longueur et qu’ils portaient sur des éléments très techniques, la salle s’est vidée petit à petit. À 21 h 30, il restait à peine une cinquantaine de personnes sur place.

L’administration municipale n’a pas voulu donner de détails sur les expropriations, même si le maire lui-même les avait chiffrées à 18 au printemps 2018. Les citoyens étaient simplement invités à laisser leurs adresses. La Ville s’est engagée à les prévenir « d’ici deux semaines » si leur secteur risque ou non d’être touché par des expropriations.

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Québec Urbain était présent. Après une présentation d’une heure (trop longue), les micros ont accaparé un ex-conseiller municipal qui voulait connaître la profondeur du tunnel sur René-Lévesque, un militant de Saint-Sauveur qui voulait un tarif réduit pour les gens démunis, un intervenant inquiet pour l’effet de la neige sur le tramway, et finalement, après des longueurs, la salle s’est vidée. Ces séances sont manifestement une réponse à certains médias reprochant un manque d’informations sur le réseau de transport structurant, mais elles sont aussi incapables de satisfaire plusieurs interrogations car trop tôt dans ce très long projet à venir. La Ville est manifestement en rattrapage. On verra.

Voir aussi : Projet - Tramway.

Tramway : la Ville dévoile une douzaine de stations, dont six sur René-Lévesque

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 juin 2019 Commentaires fermés sur Tramway : la Ville dévoile une douzaine de stations, dont six sur René-Lévesque

Radio-Canada

Le Ville de Québec prévoit l’aménagement de six stations de tramway sur le boulevard René-Lévesque, selon des plans présentés lors d’une rencontre d’information tenue jeudi soir.

La Ville de Québec a tenu jeudi soir une deuxième rencontre publique d’information concernant l’avancement du projet de Réseau structurant de transport en commun. La présentation concernait le secteur centre.

Le tunnel de 2,6 km commencera au Jardin Jean-Paul-L’Allier. Le tramway circulera sous la côte d’Abraham jusqu’au boulevard René-Lévesque où il y aura quatre stations souterraines : Place D’Youville, le Centre des congrès, le Grand Théâtre et Cartier.

D’importants travaux sont donc à prévoir sur la Colline parlementaire. La Ville précise qu’une étude géologique est en cours et que le tracé final du tunnel n’a pas encore été finalisé.

Après la station souterraine Cartier, six stations sont prévues sur le boulevard René-Lévesque. Le tramway circulera au centre de la chaussée.

L’insertion du tramway dans le secteur des cimetières, entre l’avenue Painchaud et l’avenue Myrand, est à déterminer étant donné l’espace restreint. Une analyse est en cours pour explorer les possibilités de partage de la plateforme entre le tramway et la circulation.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Projet - Tramway.

En parlant de réseau de transport structurant, le tramway de Bordeaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 juin 2019 Commentaires fermés sur En parlant de réseau de transport structurant, le tramway de Bordeaux

Lors du forum sur l’habitation de la Ville de Québec, un des conférenciers fut Michel Duchène, onseiller municipal délégué auprès du maire pour la cité digitale et l’innovation, Ville de Bordeaux et vice-président de Bordeaux Métropole, responsable des grands projets d’aménagement urbain. Il fut un acteur de la mutation urbaine de Bordeaux à travers la mise en place du projet urbain du maire Alain Juppé, de la mise en œuvre du tramway à la revitalisation du centre-ville. Il est également l’auteur du livre La grande métamorphose de Bordeaux paru en novembre 2018 aux Éditions de l’Aube.

Grâce à la collaboration de la Ville de Québec, nous avons eu les images de sa présentation. Elles sont éloquentes. Particulièrement celles illustrant les avant/aprés. Les voici:

Voir aussi : Projet - Tramway, Québec La cité, S'inspirer d'ailleurs, Transport, Transport en commun.

Transport structurant: propositions de l’Institut de développement Urbain du Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 11 juin 2019 12 commentaires

L’Institut de développement Urbain a proposé des tracés pour le réseau de transport structurant. La ligne noire continue représente la proposition du RTC. La ligne pointillée est le tracé souhaité par l’IDU.

Pôle Chaudière

Pôle St-Roch/Expocité

Pôle Lebourgneuf

Pôle Ste-Foy Entrée Ouest

Le tracé du tramway doit-il être modifié? Radio-Canada

Voir aussi : Projet - Tramway.

Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 juin 2019 Commentaires fermés sur Intencité 2019. Forum sur l’habitation. Institut de développement Urbain du Québec

Québec Urbain a été invité à cette journée consacrée à un exercice de réflexion d’envergure sur la densification du territoire de la Ville et sur l’avenir de l’habitation à Québec. Plusieurs conférences au programme. Le tout dans un esprit des TOD (Transit Oriented Development).

Le communiqué de presse où vous pouvez consulter le rapport portant sur le développement des 4 pôles majeurs en cliquant ici.

Un billet précédent en 2015

La démographie, le développement urbain et immobilier : les ingrédients de l’attractivité de Québec Mario Lefebvre (économiste), Vice-président, Recherche, Marchés immobiliers mondiaux, Ivanhoé Cambridge

La présentation PowerPoint du conférencier avec des tableaux chiffrés très intéressants

L’économie va extrêmement bien à Québec depuis presqu’une décennie. Mais la population vieillit rapidement par-rapport au reste du Canada. Et il y a un problème sérieux quant à la disponibilité de la main d’oeuvre, avec 4% de chômage. Il y a une croissance réelle de la production dans le secteur de la construction, ainsi que dans ceux des finances, assurances, etc. Avec une croissance du PIB de 1.5 à 2% dans la région, il y a un essoufflement démographique, avec une croissance de population à .8%.

Les grandes villes croissent plus que la moyenne avec le phénomène de l’urbanisation. Québec en fait partie. Population et mise en chantier de logements se suivent évidemment.
3000 nouvelles unités de logements par année à venir.

Quant à la population âgée de 65 ans et plus, il y a un effet sur la construction.

La RMR de Québec a reçu 20000 immigrants de 2011 à 2016, Régina et Winnipeg étant les deux villes qui ont reçu le plus grand nombre d’immigrants entre ces deux années, Québec étant au dernier rang canadien. En 2016, la part de la population née à l’extérieur du Canada fait également en sorte que Québec est au dernier rang canadien. Toronto au premier (45% de sa population) et Calgary au 3e.

M. Lefebvre propose que Calgary devienne un modèle pour Québec. Dans l’immigration inter-provinciale de Calgary, cette dernière a mis beaucoup d’efforts sur des immigrants car ces derniers en attirent d’autres. Vu la croissance de la population de 65 ans et plus ainsi que le bas taux de chômage, il est temps d’agir maintenant selon le conférencier, ce dernier favorisant l’immigration, particulièrement inter-provinciale.

Un plan d’action réfléchi afin de s’attaquer à l’enjeu de main-d’œuvre et d’immigration Ville de Québec (communiqué publié ce jour)

Les enjeux du marché résidentiel de la Ville de Québec – Générations, densification et transport : la bonne approche Christian-Pierre Côté, ÉA, Associé, Caprea

La présentation PowerPoint du conférencier avec des illustrations éloquentes.

En moyenne, il se construit 4600 unités d’habitation par année à Québec (60% appartement 40% maison). Et plus l’âge avance, plus on se dirige vers l’appartement. 70% des unités neuves sont dans la région de Québec. A partir de 55 ans, il y a un retour vers le centre de Québec. Pour l’avenir, d’ici 2036, vu la population stagnante, il faut ajouter la construction pour le remplacement (66000 unités dans la RMR de Québec). Selon le conférencier, il faudrait doubler les seuils d’immigration à Québec.

Pour le type de construction, d’ici 2036, 21000 maisons individuelles sont prévues. Et ce qui fait l’enjeu, ce n’est plus la localisation mais un produit qui répond à leurs valeurs (sécurité, services, esprit de communauté, etc). Un exemple: Sofia Lofts (San Diego): cour intérieure, voitures partagées, séance de cinéma extérieur hebdomadaire.

Quand on arrive à Québec, il y a des contraintes pour le marché de l’habitation neuve. Le conférencier précise que le choix des endroits est lié au transport structurant, ce qui représente selon ce dernier 20000 unités neuves. Il donne en exemple le redéveloppement de Place Fleur-de-Lys.

En résumé, ce n’est plus la localisation qui est en tête mais « les gens, les gens, les gens ».

Ateliers simultanés de présentation et d’échanges – Caucus territoriaux – Les aires TOD de demain à Québec
Atelier A – Caucus Chaudière
Présidente du caucus : Nathalie Roussin, Présidente, Les Immeubles Roussin, Présidente du Conseil Régional de Québec
Atelier B – Caucus St-Roch / ExpoCité
Présidente du caucus : Geneviève Marcon, Présidente, GM Développement
Atelier C – Caucus Lebourgneuf
Président du caucus : Stéphan Landry, Directeur général, Groupe Immobilier Oxford
Atelier D – Caucus Ste-Foy entrée Ouest
Présidente du caucus : Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge

Voir aussi le cahier du forum où on explique amplement ces 4 aires TOD. Extrêmement intéressant.

David Dixon, Vice-président, Planification et design urbain, Stantec

North America is a suburban continent with an urban population. The new norm 101: demographics, knowledge, economy, disruptive changes. Canada is growing older on pace with the US. Families with kids dominated US growth for decades. For the next 2 decades 80% of net new households will be singles and couples. 62% of US households stock is single family. More affluent households are moving to cities. College-educated 26 to 49-years old move to cities. Across the US suburbs are aging faster then cities and out of single-families. And there is a shortage of workers. Income disparities are growing. Generational poverty persists. Poverty is moving to suburbs. Growth alone does not cure poverty. Dramatic changes to retail markets (internet). 60% of vehicles will be connected by 2025. 75% of vehicles will be driverless by 2040.

Aires TOD – L’expérience québécoise – Présentation de Gabriel Rioux, Directeur de projets, Groupe conseil BC2

Les TOD dans la grande région de Montréal. Objectif que 75% des nouveaux ménages soient dans les TOD. Le tracé des axes de transport en commun détermine tout. Le seuil de densité est toutefois difficile à atteindre (parc industriel, emprises du transport en commun, axes routiers). Le conférencier illustre plusieurs TOD dans la région de Montréal

Panel : Les 10 grandes idées pour intensifier Québec

Échanges animés par Normand Hudon, Architecte senior principal, OAQ, Coarchitecture, avec des grands propriétaires immobiliers de Québec
François Audet, Président-fondateur, Groupe Patrimoine
Vincent Chiara, Président, Groupe Mach
Julie Lafrenière, Vice-présidente, Développement, Centres commerciaux, Ivanhoé Cambridge Jonathan Trudel, Vice-président, Fondateur, Trudel Alliance

L’industrie de la construction doit, selon l’animateur, parler d’une seule voix quant au projet de transport structurant, par le biais des TOD (transit oriented development). Selon Vincent Chiara, la mixité verticale est essentielle. Mais il faut s’assurer que l’immeuble est capable de recevoir les divers usages. La diversité des propriétaires de l’immeuble devient un problème à long terme, dans les cas de mixité. L’usage mixte fonctionne mieux selon lui quand le propriétaire est unique. Jonathan Trudel, qui fut policier pendant 15 ans, estime que son passé lui permets de dire que Québec ne devrait pas adopter une attitude coercitive quant à la mixité sociale comme Montréal. Selon lui, à Québec, il y a une très bonne gestion des affaires sociales. Il y a encore une bonne disponibilité des logements abordables. Et il ne désire pas de ghettoïsation. Selon Vincent Chiara, les entrepreneurs de Québec sont plus responsables que ceux de Montréal quant à l’aspect social. François Audet, avec son projet dans Lebourgneuf (Humanitae), veut avoir des enfants de 60 ans avec les grands-parents de 80 ans dans le même immeuble. Pour Julie Lafrenière, dans le domaine des centres commerciaux, on apporte une nouvelle diversité (expérience culinaire sur les sites, fonctions de divertissement, etc). Le futur des centres commerciaux nécessite une complémentarité d’usages et quand les endroits le permettent, une mixité verticale est envisagée.

Un autre thème est relatif aux choix faits à Québec quant au réseau de transport structurant, selon l’animateur Hudon. François Audet est d’avis que Lebourgneuf est négligé en l’absence d’un tramway, 15000 unités de logement s’y feront dans les prochaines années. Jonathan Trudel, pour le secteur Fleur-de-Lys, est d’avis que l’autoroute Laurentienne doit être transformée en boulevard urbain. Il n’y a pas interconnexion entre St-Roch, St-Sauveur, Limoilou, à cause des obstacles comme l’autoroute. Il souhaite l’interconnectivité. Julie Lafrenière, qui vient souvent en train à Québec, préconise une approche globale quant au réseau structurant et ne pas s’attendre à tout ce que se fasse en peu de temps. Jonathan Trudel insiste sur toutes les capacités de transport actif, incluant les vélos.

Quant au stationnement, Vincent Chiara souligne l’effet du transport collectif sur le ratio des espaces de stationnement. Il est trop tôt selon lui pour connaître l’effet, par exemple, des véhicules électriques et autonomes. On commence à prévoir des stationnements recyclables i.e. du stationnement hors-sol qui pourra servir, au besoin, à un autre usage. Ce qui nécessite un zonage en conséquence. Un centre commercial avec une épicerie a un besoin d’espaces de stationnement tout à fait différent d’une rue composée de boutiques. Quant à la hauteur des stationnements, il faut que les villes réalisent que les stationnements hors-sol ne doivent pas être considérés comme de la densité. Julie Lafrenière explique que chez Ivanhoé Cambridge, des équipes ont été formées dans plusieurs villes pour qu’une vision globale soit faite et non site par site. Quant à elle, la forme de réglementation devrait aller davantage dans les notions de gabarit, de qualité du territoire, de qualité de vie.

Jonathan Trudel estime que la Ville, dans les sites de développement urbains, déjà desservis, a moins à faire que dans un nouveau milieu. Elle pourrait alors investir dans des parcs, dans des immeubles pour des fonctionnaires, dans des éléments générateurs d’achalandage, comme les services (bibliothèque, centre sportif), une approche exercée à Toronto.

Voir aussi : Architecture urbaine, Art de vivre en ville, Conférences / évènements, Projet - Tramway, Québec La cité, Transport, Transport en commun.

Le tramway pris dans le détour

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 7 juin 2019 8 commentaires

François Bourque
Le Soleil

CHRONIQUE / Québec maintient la trajectoire prévue du tramway dans Pointe-de-Sainte-Foy, soit celle d’un passage dans l’emprise d’une ligne d’Hydro-Québec, près du boulevard Pie-XII. Un des plus gros employeurs de la région, l’agence du Revenu à l’édifice Marly (3800 employés), sera donc laissé à quai, ce qui s’écarte de l’objectif de desservir les «grands générateurs de déplacement».

Des citoyens inquiets de voir passer le tramway dans leur cour ont été les plus vigoureux à plaider pour un détour par Marly. Plus vigoureux que les employés eux-mêmes.

Les explications de la Ville pour maintenir le tracé initial tiennent à la fois aux coûts, à la performance du réseau et à un enjeu d’environnement. Ces explications me semblent crédibles.

1. Un détour tout en courbes de 1.3 km pour rejoindre Marly devrait se faire à faible vitesse et devrait compter deux stations supplémentaires, pour respecter les normes de distances.

On parle de 4 à 6 minutes ajoutées au temps de parcours. «Sacrifier» une des stations aurait un impact négligeable, car le temps d’arrêt est de quelques secondes seulement.

2. Le détour par Marly coûterait 100 M$ à 120 M$.

J’ai compris qu’il n’existe pas de ventilation de cet extra. L’estimé résulte d’une règle de trois à partir des coûts globaux du tramway : 2 milliards $ pour 23.5 km, ça donne 85 M$/km. Ajouter 1.3 km coûterait 110 M$.

J’apporterais ici une nuance. La moyenne de 85 M$/km inclut les portions en souterrain qui sont plus coûteuses. Un détour en surface devrait se faire à moindre coût.

Ce détour implique cependant un «ouvrage d’art en courbe» (plus coûteux) pour franchir la voie ferrée du CN et rejoindre le terminus de la rue Mendel.

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Voir aussi : Projet - Tramway.