Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Transport »

Quel achalandage pour un tramway sans trambus?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 juillet 2020 5 commentaires

François Bourque
Le Soleil

Le ministère des Transports veut remettre à jour les études d’achalandage du tramway de Québec pour tenir compte de l’abandon du projet de trambus sur le boulevard Charest et du troisième lien à venir.

Cela permettra d’avoir un «portrait clair», de «prendre les meilleures décisions possible» et de «bien arrimer les choses avec le tunnel Québec-Lévis», a expliqué il y a quelques jours le cabinet du ministre des Transports François Bonnardel.

Je vois mal comment on pourrait être contre. Vu les (énormes) investissements publics que ces projets commandent, il est légitime de se demander quels résultats d’achalandage on en attend.

Cela dit, je vois mal ce que le gouvernement espère vraiment apprendre de cette nouvelle étude qu’il ne sache déjà.

Le BAPE a lui aussi demandé des précisions la semaine dernière sur l’impact de l’abandon du trambus sur l’achalandage du tramway.

Comme s’il mettait en doute lui aussi les projections du Bureau de projet du tramway qui estime cette perte à 2 % si le trambus est remplacé par un Métrobus.

Je pense aussi que l’impact sera assez limité. L’ennui, c’est que l’administration Labeaume a plaidé depuis 10 ans qu’un tramway, puis un SRB et ensuite un trambus étaient justifiés sur le boulevard Charest. Sous-entendu, qu’on y trouverait un achalandage important.

La Ville soutient aujourd’hui exactement le contraire et minimise l’impact de l’abandon du trambus.

Pas étonnant que le gouvernement s’interroge et demande à avoir l’heure juste sur la portée du projet remanié.

La question sur l’impact du troisième lien est plus étonnante. Pas tant par manque de pertinence que dans le retard qu’on a mis à la poser.

Depuis l’annonce en janvier dernier d’un projet de tunnel centre-ville à centre-ville avec une composante de transport en commun, l’arrimage avec le réseau de Québec devenait incontournable. Tant sur l’enjeu de l’achalandage que sur celui des infrastructures et des stations. Pourquoi avoir attendu à aujourd’hui pour poser les questions?

Les plans préliminaires suggèrent que le tunnel du troisième lien et celui du tramway vont se dédoubler sur un demi kilomètre entre la colline Parlementaire et Saint-Roch. Les deux projets prévoient une station à D’Youville.

Ce dédoublement n’est pas un détail anodin. Le tunnel du tramway au centre-ville coûtera au bas mot 358 M$ du kilomètre, a-t-on appris aux audiences du BAPE. On n’a pas intérêt à creuser à double à moins d’y être contraint.

Le gros sens voudrait que si on compte vraiment réaliser ces deux projets, il faudra les arrimer correctement. On comprend que personne n’en avait pris encore l’initiative et que les deux bureaux de projet ont travaillé en vase clos. Cela va éventuellement changer.

L’abandon du trambus aura-t-il un impact sur l’achalandage dans le transport en commun du troisième lien?

Ici aussi j’en doute, mais je n’ai trouvé personne encore au ministère des Transport pour m’expliquer la méthodologie et la portée de l’étude à venir.

L’enquête Origine-Destination publiée en mai 2019 a confirmé que les trois quarts des déplacements inter-rives se faisaient de l’ouest de Lévis vers l’ouest et le centre de Québec.

Il y a plus de déplacements qu’avant, mais les lieux d’origine et de destination sont essentiellement les mêmes depuis des décennies.

Cela limite le nombre de clients potentiels pour le transport en commun (et pour le tunnel autoroutier) du troisième lien. Les utilisateurs ne feront pas un détour par les centres-villes juste pour le plaisir, si leur destination finale est le boulevard Laurier, Lebourgneuf ou l’Université Laval.

De ce nombre (limité) de clients potentiels, combien auraient choisi le tunnel centre-ville à centre-ville pour profiter d’une connexion directe avec le trambus du boulevard Charest? À l’œil, pas beaucoup je dirais.

Pas beaucoup, d’autant plus la Ville de Lévis a renoncé à la ligne de transport en commun rapide en site exclusif qu’elle projetait sur le boulevard Guillaume-Couture.

Ce lien aurait pu «nourrir» la ligne de transport en commun sous-fluviale et en accroître l’achalandage. L’administration Lehouillier lui a préféré quelques tronçons de voies réservées qui n’auront pas un effet attractif important.

***

Profitera-t-on de l’étude d’achalandage pour réfléchir aux effets à long terme des peurs, du télétravail et des horaires éclatés induits par la crise de la COVID?

C’est une question pertinente, mais peut-être est-il trop tôt pour tenter de le mesurer.

Osera-t-on remettre à jour les prévisions d’achalandage dans le tunnel autoroutier du troisième lien? Si on pose la question pour le transport en commun, ce serait logique de le faire aussi pour les voitures. Aurait-on peur de la réponse qu’on pourrait trouver?

***

Parlant de coûts de tunnel au kilomètre, des journaux de l’état de Washington ont rapporté que le remplacement d’un viaduc de l’autoroute 99 par un tunnel sous le centre-ville de Seattle a coûté 3.3 milliards $US pour 3.2 km. Ce tunnel a été ouvert à la circulation l’an dernier.

Il est toujours hasardeux de comparer les projets.

Le tunnel de Seattle a été livré en retard, il y a eu des bris de machinerie, des poursuites, etc.

Ce tunnel a la particularité d’avoir été creusé avec un énorme tunnelier de 57.5 pieds (Bertha), ce qui donne une ouverture assez grande pour y superposer les voies de circulation sur deux étages.

Pour le reste, je ne sais rien de la nature des sols ni de l’ampleur des ouvrages de raccordement liés à ce tunnel.

Ce qu’on sait cependant, c’est que le tunnel du troisième lien fera 9 km. Plus d’une dizaine si on le fait sortir devant ExpoCité plutôt que devant le parc Victoria. Je n’ai pas osé faire de règle de trois avec les coûts à Seattle, mais le calcul ne serait pas long à faire.

Je vous dis ça de même en attendant que le ministère des Transports nous livre ses propres estimés de coûts.

La chronique

Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.

Jean Rousseau suggère la « fusion » des projets de tramway et de 3e lien

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 juillet 2020 6 commentaires

Jonathan Lavoie
Radio-Canada

Le conseiller municipal de Québec Jean Rousseau suggère au gouvernement provincial de fusionner les bureaux de projet du réseau structurant de transport en commun (RSTC) et du troisième lien pour créer un véritable « réseau de transport régional ».

Dans une lettre envoyée au premier ministre François Legault, l’élu municipal fait valoir que la fusion des deux projets permettrait de réaliser des économies d’échelles et de cesser d’aborder le transport en commun en opposant la rive sud et la rive nord.

Pour appuyer ses arguments, Jean Rousseau a joint à se lettre une carte détaillée de ce à quoi pourrait ressembler un réseau régional de transport en commun.

La vision de Démocratie Québec comprend le tramway tel qu’imaginé actuellement par l’administration Labeaume. S’ajoutent à ce réseau la ligne de trambus récemment retirée du projet, une nouvelle ligne de trambus du côté de Lévis et une portion de métro souterrain dans un tunnel sous-fluvial qui aboutirait au centre-ville de Québec.

Le troisième serait ainsi uniquement réservé au transport en commun. Le conseiller municipal estime qu’un lien autoroutier n’est pas nécessaire parce la composante métro serait amplement suffisante pour les besoins de déplacement à l’est de la grande région de Québec.

Jean Rousseau note au passage que Québec est défavorisée relativement au financement du transport collectif par rapport à Montréal qui, selon ses calculs, peut compter sur des investissements promis de 11,7 milliards de dollars contre 3 milliards pour la capitale.

Projet réduit

Le conseiller municipal de l’opposition juge que le moment serait opportun de revoir le projet de RSTCRéseau structurant de transport en commun de Québec étant donné les nombreuses modifications annoncées récemment par l’administration Labeaume.

Jean Rousseau cite le retrait du trambus, l’abandon des remontées mécaniques pour les piétons, les pôles d’échange moins attrayants et un tunnel plus court au centre-ville pour dire que le projet sur la table n’est plus celui présenté en 2018, car sa portée est grandement réduite.

Selon lui, les usagers et les contribuables seront les premières victimes de tous ces changements qui font en sorte que le projet ne couvre pas l’ensemble du territoire .

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Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Tramway à Québec, Transport, Transport en commun.

Bonification majeure des services et des infrastructures de transport en commun dans la couronne périphérique

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 juin 2020 10 commentaires

La Ville de Québec et le RTC proposent une bonification majeure des services et des infrastructures de transport en commun dans la couronne périphérique de l’agglomération.

Ce projet s’inscrit dans le processus de révision complète du réseau du RTC en prévision du déploiement du réseau structurant de transport en commun (RSTC).

Voici les principaux éléments de bonification :

Nouveaux services haute fréquence Métrobus et eXpress
Voies réservées avec priorité aux feux de circulation
Voies réservées sur les accotements autoroutiers
Construction de deux nouveaux Parc-O-Bus
Déploiement du transport à la demande

(…)

Cette révision propose des bonifications majeures aux services haute fréquence Métrobus dans les secteurs névralgiques de la périphérie à partir des différents points de connexion, qu’ils s’agissent de Parc-O-Bus ou de terminus (Le Gendre, Henri-IV, Bastien, Saint-Émile, de la Faune, D’Estimauville, Seigneuriale, Sainte-Anne). Aujourd’hui,18 % de la population au nord de l’autoroute Félix-Leclerc est à 800 m et moins (10 minutes de marche) du réseau fréquent. Pour les mêmes paramètres, en 2026, ce sera 38 % de la population.

Grâce à l’ajout de parcours eXpress, qui desserviront, entre autres, les cinq Parc-O-Bus de la couronne nord, le service sera plus rapide et plus confortable.

Par ailleurs, pour améliorer la rapidité et la fiabilité des services, le plan propose l’ajout de près de 82 km de mesures préférentielles : voies réservées, dont certaines sur les accotements autoroutiers, et priorité aux feux. Aucune voie de circulation automobile ne sera retranchée.

Avec ces bonifications de services et de mesures préférentielles, le RTC estime une diminution de temps de parcours entre 5 et 15 minutes en pointe sur les eXpress, entre Val-Bélair et Saint-Roch par exemple. Pour les Métrobus, ce sont de 5 à 20 minutes escomptées sur les temps de parcours pour des origines de destination similaires en comparaison avec ce qui existe actuellement.

Le RTC compte également développer sa vision du transport à la demande, un service de microtransit pour effectuer de très courts déplacements à l’intérieur d’un secteur donné ou un rabattement vers les services fréquents du réseau de transport en commun régulier. Il s’agit d’une offre avantageuse pour les secteurs de plus faible densité et dans les moments où la demande est moins forte. Il s’agit d’une offre plus souple et sensible à la variabilité des besoins.

Le transport à la demande s’ajoutera à la famille de services qui seront bien arrimés les uns aux autres. Éventuellement, l’offre intégrée sera regroupée à même un guichet unique, une plateforme numérique performante pour accéder à l’information, la planification et la tarification de l’ensemble des modes de transport offerts sur le territoire.

Finalement, l’ajout de deux Parc-O-Bus, Saint-Émile et Lac-Saint-Charles, favorisera la connectivité régionale et l’intermodalité.

Un montant additionnel de 144 M$ est requis pour le plan d’infrastructures, s’ajoutant à certains investissements déjà prévus au RSTC. Le budget d’exploitation additionnel requis est de 34,1 M$ par an pour le RTC, soit 10 M$ pour le transport à la demande et 24,1 M$ pour le projet de bonification de la couronne périphérique.

Le RTC prévoit consulter la population avec une proposition de révision en 2021. Le déploiement des nouveaux services s’échelonnera de 2021 à 2027, afin de s’arrimer à la mise en service du RSTC.

Le communiqué

Voir aussi : Transport en commun.

Nouveau terminus RTC à Charlesbourg

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 juin 2020 Commentaires fermés sur Nouveau terminus RTC à Charlesbourg

Quatre photos du nouveau terminus du RTC (terminus de la Faune)qui a ouvert officiellement aujourd’hui à Charlesbourg près des terrains de l’ancien zoo.

Le RTC achète des terrains sur le site de l’ancien zoo.

Voir aussi : Arrondissement Charlesbourg, Transport en commun.

RTC Nomade paiement disponible dès le 18 juin

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 juin 2020 Commentaires fermés sur RTC Nomade paiement disponible dès le 18 juin

Source : RTC Québec

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Le site web sur la nouvelle application.

Nouvelle application RTC Nomade paiement.

Voir aussi : Message d'intérêt public, Transport en commun, Ville intelligente.

Les pistes cyclables de Québec stylisées en carte de métro

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 juin 2020 3 commentaires

Pour relever un défi lancé sur les réseaux sociaux, le designer graphique de Québec Vincent Bissonnette s’est amusé à créer une carte des pistes cyclables de la capitale, façon carte de métro montréalaise. Des couleurs au minimalisme, en passant par le réalisme, tout y est. Une initiative qui a obtenu un certain succès sur Facebook.
Québec n’a jamais eu de métro souterrain, encore moins de carte pour en décrire ses lignes. Pourtant, aujourd’hui, en regardant la carte qu’a conçue le designer Vincent Bissonnette, la ville pourrait y croire. Or il s’agit tout simplement des pistes cyclables, déjà belles et bien existantes, cartographiées fidèlement.

L’idée vient d’une mode lancée par le site, City Lab en 2017. Elle a été déterrée et relayée par le professeur en design de produit à l’Université Laval Guillaume Blum. Il a lancé au groupe Facebook «Design Québec» le défi de faire des cartes similaires pour les villes du Québec.

Adepte du style simple et minimaliste, le designer graphique Vincent Bissonnette a consacré une bonne partie de son dimanche au défi. «Le plus difficile a été de créer une structure simple à la carte dans une ville aussi déstructurée que Québec, précise Vincent Bissonnette. L’absence de structure en quadrilatère, plus marquée que dans d’autres villes, a été la plus grosse difficulté.»

La carte a été réalisée le plus réalistement possible en termes de proportions. «Je pense qu’elle peut être utilisée, précise le designer. Mais ce n’est pas une carte finale et je suis ouvert aux corrections.» Un membre du groupe Facebook lui a déjà écrit pour qu’il y rajoute les pistes cyclables de Lévis.

«Quand on voit le résultat, ça paraît simple, mais il y a un gros travail qui a été fait au niveau de l’information, des proportions et de l’esthétique derrière», poursuit Guillaume Blum.

Vincent Bissonnette a réalisé cette carte par pur plaisir et n’a pas de partenariat avec la ville. Mais c’est un habitué du travail fictif pour la capitale. Estimant que la ville de Québec avait besoin d’une nouvelle image de marque, ce jeune designer graphique a créé de toute pièce une identité visuelle plus moderne en octobre dernier. Il l’a mise en ligne sur son portfolio du site Behance.

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7,3 M$ pour 13 km de nouvelles pistes cyclables à Québec Jean-Luc Lavallée (Journal de Québec)

Voir aussi : Vélo.

Le réaménagement du «spaghetti» à la tête des ponts ne se ferait pas avant 2031

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 4 juin 2020 2 commentaires

Taïeb Moalla
Journal de Québec

Identifié par François Legault comme une de ses trois priorités pour la Capitale-Nationale, le réaménagement du «spaghetti» autoroutier à la tête de ponts ne verrait possiblement pas le jour avant 2031.

C’est ce qu’on apprend, de façon indirecte, à la lecture de centaines de pages mises en ligne par le ministère de l’Environnement, mercredi soir. Cette documentation abondante provient des nombreuses réponses du bureau de projet du réseau structurant de transport en commun au gouvernement du Québec au sujet du mégaprojet de tramway.

A la question 175, le gouvernement du Québec rappelle que «la zone d’étude considérée inclut l’échangeur Henri-IV/Laurier/Duplessis en raison de son influence sur l’écoulement de la circulation dans le secteur proposé pour le nouveau pôle d’échanges de Sainte-Foy». Il demande alors si on a «tenu compte de ce réaménagement dans (la) modélisation des impacts sur la circulation».

La réponse du bureau de projet est éloquente : «Les échanges avec le Ministère nous ont confirmé que le réaménagement de la tête des ponts est prévu pour 2031. Il ne peut donc être considéré dans la situation de référence à l’horizon 2026».

Jeudi midi, le ministère des Transports a cependant nuancé cette réplique. «L’échéancier de 2031 n’a pas été confirmé à la Ville de Québec par le ministère des Transports. À ce moment-ci, l’échéancier de réalisation du projet ne peut être précisé. Il sera précisé au dossier d’affaires», a brièvement commenté la porte-parole Émilie Lord par courriel.

1 milliard$ selon les chiffres de 2010-2011

Le mégaprojet de réaménagement de l’entrée ouest de la ville de Québec a été promis en 2010 et annoncé en 2011 par le ministre libéral Sam Hamad. À l’époque, il était évalué à 1 milliard$, mais aucun plan précis n’avait été dévoilé.

Arrivé au pouvoir à l’automne 2018, le premier ministre François Legault l’avait désigné comme l’une de ses trois priorités – après le réseau structurant et le troisième lien – pour la région de Québec.
En décembre 2019, Le Journal révélait que le ministère des Transports (MTQ) n’avait toujours pas accordé le contrat pour l’étude consacrée au réaménagement de la tête des ponts, même si l’appel d’offres était terminé six mois plus tôt.

À Québec 21, le chef Jean-François Gosselin, a rappelé que le maire Labeaume a fait de ce dossier une de ses priorités depuis sa première élection en décembre 2007.

«Quand on parle de 2031, ça veut dire que c’est remis aux calendes grecques ou à la semaine des quatre jeudis, a-t-il mentionné. J’ai hâte d’entendre le maire là-dessus parce que ça manque de cohérence de sa part. Il en a fait un cheval de bataille. Rendu à 2031, le cheval a le temps de mourir.»

M. Gosselin s’est demandé «pourquoi ça presse tant de régler de faire avancer son projet de tramway versus régler le problème de la tête des ponts dont on parle depuis plus de 10 ans?».
Le cabinet du maire de Québec n’a pas souhaité réagir jeudi.

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Voir aussi : Transport.

Tramway: densité de l’activité humaine 2036 et 2016

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 juin 2020 Commentaires fermés sur Tramway: densité de l’activité humaine 2036 et 2016

Voir aussi : Projet - Tramway, Tramway à Québec.

Le jour où le trafic reviendra

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 juin 2020 8 commentaires

François Bourque
Le Soleil

À l’heure où la peur, le télétravail et le ralentissement économique plombent les appuis au transport en commun et au projet de tramway le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, fonce à contre-courant.
Dans une lettre au premier ministre François Legault, M. Rousseau propose de bonifier l’offre en fusionnant les sociétés de transport de Québec et de Lévis et en dessinant un «nouveau» périphérique dédié au transport collectif, à savoir:

1- un métro sous-fluvial de centre-ville à centre-ville, dans l’axe du troisième lien décrit par le gouvernement de la CAQ.

2- une ligne de trambus qui relierait le pôle d’échange de Ste-Foy à une des stations du métro, dans l’est de Lévis.

On retrouve ici le tracé de tramway-SRB dont les maires de Québec et de Lévis avaient beaucoup vanté les mérites il y a quelques années, jusqu’à ce que les coûts fassent dérailler le projet. Et les relations personnelles entre les deux maires.

Ce tracé empruntait le Pont de Québec, puis le boulevard Guillaume-Couture jusqu’au campus de Desjardins. On parlait aussi d’une antenne du côté de la Route des Rivières, à St-Nicolas.

Les citoyens de Lévis, qui sont de plus en plus nombreux à se déplacer vers l’est ou l’ouest sans traverser sur la rive nord, y auraient trouvé leur compte.

Je pensais à l’époque que c’était une bonne idée.

Je le pense toujours. D’autant plus que l’administration Lehouillier a renoncé depuis à des corridors centraux de transport en commun sur Guillaume-Couture et leur préfère de petits bouts de voies réservées en «latéral». Rien pour stimuler l’attractivité du transport collectif.

La vision que propose le conseiller Rousseau rappelle celle exprimée l’an dernier par le groupe GIRAM sur la rive-sud.

Les environnementalistes proposaient un tramway-métro de centre-ville à centre-ville et une ligne de tramway sur Guillaume-Couture et le Pont de Québec.

Le scénario de M. Rousseau implique l’abandon du volet autoroutier du troisième lien pour n’en conserver que celui du transport collectif pour lequel «les gens ont tous fait wow», se souvient-il.

On voit d’ici la résistance. Cette autoroute fut la promesse phare du gouvernement dans la région de Québec.

(…)

C’est ce qui manque à la proposition de monsieur Rousseau, je trouve. Le conseiller tient par exemple à un métro sous-fluvial qui roulerait sur rail. «Ça ne peut pas être l’autobus», insiste-t-il. Question de «volume et de rapidité».

Il ne m’a pas convaincu. Ce qui donne de la rapidité à un transport public urbain, c’est de rouler dans des corridors exclusifs où il n’est pas ralenti par le trafic ou par des feux de circulation. Il importe peu alors que ce soit un train, un tram ou un autobus.

Quant au volume, il est vrai qu’un tramway (ou un métro) a une plus grande capacité, mais il faudrait ici pouvoir faire la démonstration du besoin.

La dernière enquête Origine-Destination rappelle que les trois quarts des déplacements inter-rives se font actuellement dans l’ouest du territoire. La destination de ces citoyens ne va changer du jour au lendemain, même avec un métro au centre-ville.

M. Rousseau suggère de faire émerger ce métro à Expo-Cité. Pourquoi si loin? Dans l’hypothèse d’une autoroute, on peut comprendre. C’est même une obligation pour ne pas saboter les efforts d’aménagements dans St-Roch.

Mais pour un transport en commun en provenance de Lévis, un tunnel pourrait s’arrêter au centre-ville, ce qui ferait moins de kilomètres à creuser.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Projet - Troisième lien, Transport, Transport en commun.