Annie Morin
Le Soleil
(Québec) Attendre l’autobus à – 20 °C sans souffrir le nordet ou se geler le bout des doigts, c’est possible grâce aux abribus tempérés du Réseau de transport de la Capitale (RTC). Il y en a une quinzaine actuellement dans la ville de Québec et ce nombre est appelé à augmenter, pour le plus grand confort des usagers. (…) Le modèle de base – quatre vitres sur une ossature de métal, comme il y en a le long des rues passantes – coûte 7000 $ pour une durée de vie de 20 ans. Une station tempérée – avec une base de béton bien campée dans le sol pour neutraliser les effets du gel, un vitrage hermétique, des caméras et un système de verrouillage automatique – commande plutôt un déboursé moyen de 600 000 $ pour une durée de vie de 40 ans.
Quand il s’agit d’un projet du RTC, le ministère des Transports absorbe 75 % de la facture. Des entreprises privées peuvent aussi agir comme partenaires.
Le RTC a calculé le coût moyen par usager, en soustrayant les subventions, et arrive à 1,8 ¢ pour un abribus régulier, contre 2,1 ¢ pour une station tempérée. «On dit que c’est cher, mais ce n’est pas si cher que ça. Les gens n’y pensent pas, mais un espace de stationnement, ça coûte 3500 $ [à aménager] en surface et 25 000 $ quand c’est souterrain», fait remarquer Mme Brousseau




