Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives du mois « mars, 2021 »

Nouveau projet: NUVO Quartier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mars 2021 10 commentaires

Quartier NUVO est un projet d’envergure qui comprendra 426 condos locatifs. La première phase sera prête pour habitation à compter de l’été 2022.

Le Quartier NUVO sera localisé à proximité des bureaux gouvernementaux d’Estimauville, des voies d’accès principales dont le Tramway, piste cyclable, autobus, etc. À moins de 15 minutes de la Colline Parlementaire, de la Baie-de-Beauport et du Vieux-Québec, ce projet offrira une localisation sans pareil permettant un équilibre parfait entre le travail et les loisirs.

Le lancement des locations se fera à compter du printemps 2021.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Condo.

À quand des tours sur les restes de l’ancien Bâton Rouge de Sainte-Foy?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 18 mars 2021 5 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Longtemps animé par les clients du Deauville, puis du duo Bâton Rouge-Burger King, le restaurant abandonné de l’intersection de l’avenue Lavigerie et du boulevard Laurier fait saliver les promoteurs immobiliers depuis des décennies. Pourtant, les restes du bâtiment maculent toujours l’entrée ouest de la capitale. Aujourd’hui, dans le cadre de notre série, faisons un arrêt près des ponts : l’ancien resto de Sainte-Foy, ils vont en faire quoi?
PEU DE TRACES DU PASSÉ

Au 3000, boulevard Laurier, il ne subsiste plus vraiment de traces de l’effervescence passée.

Le bâtiment vide est planté dans un désert asphalté. À l’extérieur, il est bariolé de quelques graffitis. À l’intérieur, les banquettes de cuirette rouge ont disparu; tout a été cureté, même le revêtement des murs et plafonds. Seule une vieille affiche oubliée du Bâton Rouge témoigne.

Depuis le départ des restaurants, les locaux ont été peu utilisés. Des promoteurs d’un autre complexe immobilier, le Quartier QB, ont néanmoins laissé des marques après leur passage en 2015. Ils s’étaient installés ici pour vendre leurs copropriétés du chemin des Quatre-Bourgeois.

Des ouvriers semblent aussi avoir logé au 3000, boulevard Laurier pendant que poussait le Complexe Jules-Dallaire, 200 mètres à l’est. À tout le moins, une copie des plans architecturaux de l’immeuble du coin de la route de l’Église prend la poussière dans le Burger King fermé.

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EN FACE D’HUMANITI

Encore cette fois, c’est une lectrice du Soleil qui a mené le journaliste vers l’immeuble délaissé.

Au cours des dernières années, on a beaucoup entendu parler du projet de Phare qui devait culminer à 65 étages dans ce quartier convoité. Celui-ci a récemment muté en Humaniti Québec : quatre tours de 31 à 53 étages, des investissements pouvant effleurer le milliard.

Mais qu’en est-il du lot d’en face où logeait jadis un Bâton Rouge? demande Danielle Brouard.

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COMINAR SE DONNE TROIS À CINQ ANS

À l’écran depuis Montréal, Jean Laramée, vice-président exécutif développement chez Cominar. L’ingénieur a fréquenté le Bâton Rouge du 3000, boulevard Laurier avant son déménagement… mais ce n’est pas pour vanter le menu qu’il a accepté de nous parler!

Le fonds immobilier est propriétaire de l’ancien resto depuis 2016. Et cultive de grandes ambitions pour le lot. «C’est un terrain qui a une position stratégique importante à l’entrée de la ville.»

Déjà, le zonage autorise une trentaine d’étages, note M. Laramée, qui cumule 35 ans d’expérience dans le domaine. C’est à peu près la même altitude que le Complexe Jules-Dallaire, pas loin.

Cominar demandera plus à la mairie. «Il n’y a rien qui nous empêche de penser que la Ville pourrait être ouverte à nous donner plus de hauteur. C’est quelque chose qu’on va explorer.» Des échanges informels ont déjà eu lieu.

Il faut dire qu’il y a de l’espace. Le terrain fait quelque 7800 mètres carrés, près de 84 000 pieds carrés.

Sans entrer dans les détails, Jean Laramée évoque la possible construction d’un grand bloc de plusieurs étages pour loger des bureaux. «Il y aurait du commercial au rez-de-chaussée, fort probablement.» Cette structure de base pourrait être surmontée de deux tours d’habitation.

Quand?

Quand Cominar révélera-t-elle précisément son plan pour le 3000, boulevard Laurier? «Ce n’est pas dans un an, et ce n’est pas dans 10 ans, c’est quelque part entre les deux. Dans un horizon de trois à cinq ans.»

D’abord, il faudra que la Ville de Québec avance la construction de son Réseau structurant de transport en commun. Un argument de vente majeur, selon lui. Les habitants et travailleurs des tours du boulevard Laurier pourront alors vivre sans voiture.

Gros voisin

Aussi, Cominar voudra ajuster ses échéanciers avec ceux de Humaniti Québec, le nouveau Phare d’en face. Histoire de ne pas mettre trop de pieds carrés en marché en même temps.

Mais Jean Laramée est «confiant» qu’il y aura des citoyens pour acheter. Et des entreprises pour louer; après la pandémie, les travailleurs reviendront au bureau, prédit-il.

En attendant un projet plus défini, toutefois, le restaurant abandonné restera tel quel. D’abord parce qu’il est mal en point, donc difficilement utilisable. Aussi parce que, pour avoir les coudées franches, Cominar ne veut pas signer à long terme avec un locataire.

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LA VISION DE LA VILLE

La Ville de Québec voit gros et haut pour les terrains sous-occupés de l’intersection de l’avenue Lavigerie et du boulevard Laurier.

Dans le Programme particulier d’urbanisme du plateau centre de Sainte-Foy, l’administration énonce clairement son souhait de densifier l’entrée ouest de la cité. Le croisement de l’avenue Lavigerie est nommément classé parmi les terrains dont la requalification est prioritaire.

«Ce terrain a un bon potentiel de développement et a été identifié comme pouvant permettre des hauteurs accrues», remarque la conseillère en communication de la Ville, Audrey Perrault. «Une grande variété d’usages y est aussi autorisée (résidentiel, de bureaux et de commerces, public).»

Le zonage permet déjà près de 100 mètres de haut. Il exige, pour l’instant, que tout ce qui est construit au-dessus du 17e étage soit occupé par des logements.

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DES PROJETS, ENCORE DES PROJETS

Le terrain du 3000, boulevard Laurier fait rêver les développeurs depuis des décennies.

Le 27 février 1990, par exemple, Le Soleil titrait : «Le restaurant Le Deauville sera démoli». Deux tours de bureaux devaient pousser «bientôt». Il était question d’un investissement de 30 millions $.

Deux ans plus tard, votre quotidien préféré rectifiait : le projet était tombé à l’eau, le resto continuait ses activités.

En 1998, il était plutôt question d’un hôtel. Autre projet mort-né.

Par la suite, de nouveaux restaurants se sont installés en lieu et place du Deauville.

Assureurs

Nous nous retrouvons en 2010. SSQ Groupe Financier vient de payer 6 millions pour acheter le terrain où logent maintenant un Burger King et un Bâton Rouge.

La SSQ envisageait l’érection de bureaux sur 17 étages, voire 25 étages, entre autres pour y regrouper ses employés dispersés. Un plan de quelque 50 millions $.

Finalement, l’assureur a choisi de concentrer ses activités plus à l’est, dans trois bâtiments du croisement de l’autoroute Robert-Bourassa et du boulevard Laurier.

Cominar

Fin 2016, Cominar a racheté le lot pour 14,6 millions $. Michel Dallaire, qui dirigeait encore le fonds de placement, racontait au Soleil que deux immeubles de 30 étages pourraient apparaître ici. Mais ce serait après la construction du Phare sur l’autre versant de l’avenue Lavigerie.

En décembre 2016, l’entreprise avait néanmoins obtenu un permis de démolition pour éliminer le Bâton Rouge-Burger King, indique au Soleil la conseillère en communication de la Ville, Audrey Perreault. Des inspecteurs ont cependant constaté en août 2017 et janvier 2018 que Cominar n’avait pas rasé la propriété. Le permis a été annulé, mais aucune amende n’a été donnée puisque l’état des lieux inoccupés respecte la réglementation.

En février 2018, Michel Dallaire a quitté l’entreprise pour se consacrer aux affaires du Groupe Dallaire. Cominar a conservé le 3000, boulevard Laurier.

Au rôle municipal d’évaluation, le 3000, boulevard Laurier est inscrit à 8,14 millions $.

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RACONTE-MOI LE RESTO

Nous sommes en 1973. L’homme d’affaires Yves Cloutier ouvre Le Deauville au 3000, boulevard Laurier. «Pendant 20 ans, Le Deauville demeurera le plus fréquenté de Québec, surtout par les hommes d’affaires de la région», lit-on dans un article flatteur publié en 1999 dans Le Soleil.

Durant la décennie 90, M. Cloutier a vendu l’établissement situé près des ponts à un autre restaurateur. Au fil des années suivantes, quelques projets immobiliers ont été évoqués, notamment un hôtel. Mais les transactions ont échoué.

En 1999, Le Deauville ferme pour être remplacé par un Burger King.

L’année d’après, une enseigne fondée à Laval en 1992 apparaît à ses côtés. Des restaurateurs actifs surtout dans l’est du Québec (Marketex/Groupe D Resto) ouvrent ainsi leur premier Bâton Rouge de la région. En 2008, ils en ont construit un deuxième dans le secteur des Galeries de la Capitale.

Celui du boulevard Laurier a déménagé au printemps 2016 à Place Sainte-Foy.

Le groupe d’investisseurs de D Resto se targue aujourd’hui d’opérer 26 restaurants dont des Mikes, des Scores ainsi que des La Belle et La Boeuf.

Franchises

Jusqu’en 2018, la marque Bâton Rouge faisait partie du portefeuille de 252 restaurants du franchiseur montréalais Imvescor, tout comme les enseignes Ben & Florentine, Scores, Mikes et Pizza Delight. Cette année-là, le géant MTY a cependant racheté l’entreprise pour 248 millions $. Le groupe établi au Québec compterait maintenant plus de 7000 restaurants sous 80 bannières.

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LE BOULEVARD LAURIER ET LE PONT DE QUÉBEC

Boulevard Laurier comme dans sir Wilfrid Laurier, septième premier ministre du Canada, né à Saint-Lin en 1841. Avocat et journaliste, il a été le premier francophone à diriger le gouvernement post-Confédération.

«Laurier a puissamment contribué au développement du Canada, notamment par la création des provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan en 1905, par son rôle dans l’expansion du chemin de fer dans l’Ouest et par la construction de la section de la voie ferrée reliant Québec à Winnipeg», dixit la Commission de toponymie du Québec.

Dans son recueil toponymique, la Ville de Québec souligne qu’il était dans la capitale en octobre 1900, aux côtés du maire Simon-Napoléon Parent — aussi connu comme premier ministre québécois — pour poser la pierre angulaire du pont de Québec.

Battu aux élections de 1911, il est demeuré à la tête de l’opposition jusqu’à son décès en 1919, à 78 ans.

Dans le secteur des plaines d’Abraham, il «possède» également une avenue.

Allonger Grande Allée

Le boulevard Laurier a été aménagé durant les années 1940 afin de prolonger la Grande Allée vers le pont. «À Sillery, le boulevard a pris le nom de Laurier vers 1946. À Sainte-Foy, le toponyme a été adopté officiellement le 4 mai 1950», apprend-on dans cette fiche.

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AVENUE LAVIGERIE

Ici, la référence est toute religieuse. L’avenue a ainsi été baptisée puisqu’elle est située à proximité de l’ancien domaine Ravenswood que possédaient les Pères blancs sur le chemin Saint-Louis.

Charles Martial Lavigerie (1825-1892) est réputé avoir fondé la Société des missionnaires d’Afrique, ou Pères Blancs, en 1868. L’année suivante, il a mis sur pied une version féminine : les Sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique.

Français, il a été «professeur d’histoire ecclésiastique à la Sorbonne (1854-1856), directeur des œuvres des Écoles d’Orient en Syrie, est nommé évêque de Nancy (1863) puis archevêque d’Alger (1867)», résume la Commission de toponymie du Québec.

«Chef de l’Église d’Afrique, cardinal (1882), il devient également administrateur apostolique de la Tunisie (1884), après l’établissement du protectorat français dans ce pays, sans cesser de poursuivre son œuvre missionnaire et sa lutte contre l’esclavagisme.»

L’article

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Commercial, Condo, Densification, Logement locatif ou social.

Tramway: inquiétudes et questionnements sur la 3e Avenue dans Limoilou

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 mars 2021 10 commentaires

Jean-François Néron
Le Soleil

L’annonce du passage possible du tramway sur la principale artère commerciale de Limoilou force la SDC 3e Avenue à sonder ses membres pour mieux comprendre leurs inquiétudes et questionnements.
«Depuis hier soir, je ne cesse de répondre à des courriels et des téléphones de commerçants. Maintenant, notre travail est d’en savoir le plus possible.» La directrice de la Société de développement commercial (SDC) 3e Avenue, Isabelle Madrid, devait faire parvenir au plus tôt ce mardi un sondage auprès de ses membres.

Expropriations, impact sur la circulation automobile, intégration au paysage urbain, sont autant d’interrogations auxquels il est encore impossible de répondre si ce tracé devait être retenu. «Ça tombe comme une bombe parce que c’est nouveau. C’est sûr qu’il y a beaucoup de réactions et d’inquiétudes à travers tout ça. Pour l’instant, on en sait encore très peu», précise-t-elle.

« Je ne suis pas contre le tramway. Je ne veux pas être un rabat-joie. Vite, vite comme ça, à première vue, ma business va perdre de la valeur »
— Le propriétaire du restaurant Myagi

Lundi, en mêlée de presse préconseil municipal, le maire de Québec a livré des détails supplémentaires sur l’entente intervenue entre la Ville et le gouvernement du Québec, concernant le tracé retenu pour le tramway entre le terminus D’Estimauville, près du boulevard Sainte-Anne, et le pôle d’échange Saint-Roch, sur les terrains de l’ancienne Croix-Rouge le long de l’autoroute Laurentienne à la hauteur du pont Drouin.

Régis Labeaume expliquait alors que le scénario le plus plausible à l’étude faisait passer le tram tout le long du chemin de la Canardière, puis la 3e Avenue, et enfin la 3e rue.

Le propriétaire du restaurant Myagi est un de ceux qui a voit d’un mauvais oeil l’arrivée du tramway devant chez lui. «Je ne suis pas contre le tramway. Je ne veux pas être un rabat-joie. Vite, vite comme ça, à première vue, ma business va perdre de la valeur», confie-t-il au Soleil.

«Tous les rez-de-chaussée sur la 3e Avenue, c’est des commerces. Il n’y aura pas de stationnement pour ma clientèle qui ne provient pas du quartier alors qu’on sait déjà battu pour ne pas avoir de parcomètres sur la rue. Cinquante pour cent, c’est du “take-out” chez nous. C’est la même pour d’autres comme Sobab (vente et entretien de machines à café) et Juneau et frères (peinture)», soutient le restaurateur.

«On a investi 500 000 $ dans l’entreprise. Ça fait des années qu’on développe nos affaires. On vient de traverser une pandémie et on a tenu ça bout de bras. On ne veut pas perdre notre investissement», ajoute M. Lemieux-Dallaire.

La 4e Avenue plutôt

Comme plusieurs autres interrogés par Le Soleil, il verrait davantage le tramway passé sur la 4e Avenue, selon lui, plus large et résidentielle à 100 %, donc plus propice à accueillir le passage du tramway.

Pour Étienne Grandmont, directeur général d’Accès Transports Viables, la 3e Avenue est un choix qui apparaît logique dans les circonstances. «Il n’est pas rare que le tramway passe sur une artère commerciale, des endroits achalandés comme la 3e Avenue. L’important, c’est d’avoir le moins de virages possible pour ne pas le ralentir. La longue ligne droite de la Canardière devient intéressante dans ce contexte.»

L’avantage d’emprunter la 3e rue est de pouvoir insérer le tramway au sud du pont Drouin. Ainsi, la circulation automobile sur la 4e rue jusqu’à la 3e Avenue, porte d’entrée du quartier, serait moins perturbée puisque l’engin sur rail ne couperait pas la voie aux véhicules.

Rue partagé

Il imagine même la possibilité de développer un concept de rue partagé similaire à celui que la Ville veut appliquer à la rue de la Couronne dans Saint-Roch.

Le tramway y circulera au centre et la circulation de transit sera désormais impossible. Les automobiles peuvent traverser la rue de la Couronne à la hauteur de certaines rues perpendiculaires. Il sera aussi possible d’y circuler pour boucler un trajet local entre deux rues à sens unique, autant à l’est qu’à l’ouest de la Couronne.

Il reste que M. Grandmont aurait préféré dans une première phase que la Ville et le gouvernement choisisse de desservir Charlesbourg.

«Selon des chiffres de 2014, la 801 (qui passe sur la 1re Avenue) est une fois et demie plus achalandée que la 800 (Vers Beauport).

D’Estimauville, on l’imaginait plus pour une phase II. Mais si c’est que ça prend pour que le projet trouve grâce aux yeux du gouvernement, tant mieux. C’est platte, parce qu’on a créé des attentes pour les résidents des quartiers Lairet et Charlesbourg», conclut-il.

L’article

L’avenir du tramway entre les mains du premier ministre Louise Boisvert (Radio-Canada). Un extrait: Après un déblocage majeur dans les négociations la semaine dernière, la rencontre de ce matin devrait permettre de mettre la touche finale au projet, presque trois ans, jour pour jour, après avoir été dévoilé au grand public. Et cette fois-ci, Régis Labeaume pourra compter sur le caucus de Québec. Selon nos sources, les députés caquistes de la région appuient globalement le projet proposé. Il ne fait pas l’unanimité, mais ce qui est sur la table est acceptable.

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

89 nouveaux logements et maisons de ville bientôt en construction à la Pointe-aux-Lièvres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 mars 2021 3 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Un nouvel immeuble poussera bientôt dans l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres. Quelque 89 appartements et maisons de ville seront répartis sur les six étages. Un projet locatif de 26 millions $.

«La construction débutera dans trois semaines», annonce au Soleil le président de Terrain DevTerrain Dev, Patrick Bragoli. «On prévoit partir le chantier probablement le mardi de Pâques.» Et la location sera lancée en juin, un an avant la livraison annoncée en juillet 2022.

L’immeuble sera posté à l’intersection des rues Lee et de la Pointe-aux-Lièvres, sur un ancien terrain industriel nettoyé puis revendu par la Ville. «Nous sommes situés […] directement en face du parc et du nouveau pavillon d’accueil et à quelque pas de la nouvelle passerelle qui reliera le parc à la 3e Avenue», note M. Bragoli.

L’immeuble, nommé Viridi — «vert» en latin, une référence écologique —, abritera des logis de superficies fort variées : de 560 pieds carrés à 1884 pieds carrés, plus les balcons.

Les 9 maisons de ville sur deux étages, ayant entre deux et quatre chambres chacune, seront les résidences les plus spacieuses. Celles-ci auront une entrée privée sur rue ainsi qu’un accès tout aussi privé au stationnement intérieur de 65 places.

Il y aura également quelques studios, mais la majorité des autres appartements compteront une ou deux chambres.

Entre autres commodités, l’immeuble sera doté d’un salon commun, d’une salle d’entraînement, d’une terrasse avec barbecue, d’un espace pour vélo et de casiers de rangement pour tous les locataires. Plus de détails seront offerts en juin lors de la mise en marché.

Aussi, souligne Patrick Bragoli, la Ville a réservé un espace sur le coin de la rue afin d’installer un arrêt du futur réseau structurant de transport en commun.

Terrain Dev est le promoteur du Viridi. Le bâtiment sera construit par L’Intendant. Un bureau de location sera aménagé sur le site.

L’article

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Logement locatif ou social.

Le grand déblocage du projet de tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 mars 2021 24 commentaires

François Bourque
Le Soleil

Le bras de fer des derniers mois aura permis d’aboutir à un meilleur projet de tramway et de desserte des banlieues de Québec.
Je dis meilleur, pas tant parce que le tramway ira à d’Estimauville plutôt qu’à Charlesbourg et qu’on y greffera de nouvelles lignes d’autobus.

Meilleur parce que cette nouvelle mouture, pas si différente de la précédente, aura cette fois la pleine adhésion du gouvernement Legault. Cela fait que le projet a maintenant des chances d’aboutir, malgré les imperfections qu’on pourra encore lui trouver.

Le grand «déblocage» s’est produit jeudi après-midi lors de la rencontre entre le maire Régis Labeaume, le ministre des Transports François Bonnardel et la ministre de la Capitale, Geneviève Guilbault.

Dans les heures précédentes, Radio-Canada avait révélé que la Ville de Québec était disposée à abandonner la ligne Charlesbourg au profit d’une ligne vers d’Estimauville.

C’était la première fois que la ville y consentait (à d’Estimauville) autrement que dans la perspective d’une deuxième phase du projet.

Le gouvernement en avait pris acte au moment de la rencontre. Ce fut le game changer, pour reprendre l’expression de sport.

Le gouvernement arrivait pour sa part avec une proposition de terminus de tramway à Sainte-Foy plutôt qu’à Le Gendre. Bien disposé par l’ouverture et l’attitude conciliante du maire, il a pris le temps d’écouter et a mis à son tour de l’eau dans son vin.

Les ministres Bonnardel et Guilbault se sont ainsi laissés convaincre que le meilleur site pour le «garage» du tramway était à Le Gendre et pas ailleurs. Le maire a-t-il mieux plaidé sa cause ou le gouvernement y fut-il plus réceptif? Je ne saurais dire. Probablement un peu des deux.

Ce qu’on sait, c’est que le litige avec l’administration Labeaume commençait à peser au gouvernement qui avait hâte de pouvoir passer à autre chose.

Une nouvelle rencontre est prévue ces prochains jours, cette fois entre M. Labeaume et le premier ministre Legault pour sceller l’entente de principe et la bonne humeur retrouvée.

Ce déblocage ne va pas gommer d’un trait tous les doutes et oppositions qui persistent dans la population face au projet.

Mais si les pouvoirs publics se mettent à tirer tous dans le même sens et que la ministre de la Capitale arrive à prononcer le mot «tramway» sans que ça lui brûle les lèvres, il deviendra plus facile de faire valoir ce que Québec va gagner de ce projet.

Le virage du tramway vers d’Estimauville aura permis de débloquer les choses. C’est un aboutissement tout à fait raisonnable.

Dans les faits, les deux trajets (d’Estimauville et 41 ème Rue à Limoilou) se valent : même longueur à un demi kilomètre près; un achalandage comparable à court terme; des défis d’implantation similaires dans le bâti de Limoilou et au final, des coûts similaires.

Outre le virage d’Estimauville, il a été convenu de peaufiner la desserte des quartiers périphériques, notamment ceux du nord. On pense à de nouvelles lignes d’autobus et voies réservées qui pourraient aller plus loin que ce qui avait été envisagé à ce jour.

La Ville et le gouvernement ont aussi convenu de travailler ensemble à faire naître au bout du tramway, dans le secteur Chaudière, un quartier «d’innovation» attrayant pour de jeunes familles.

On pense à une nouvelle école et à des entreprises techno. La ville avait déjà pour ce secteur un projet de quartier à usages multiples pouvant accueillir 4200 logements.

Le gouvernement va pousser pour qu’on y retrouve à la fois des résidences unifamiliales détachées et des habitations de plus forte densité et qu’on y conserve un maximum de verdure.

Ce qu’on voudra éviter, c’est une concentration de tours de grande hauteur qui auraient attiré surtout des personnes âgées dont les besoins de déplacement en tramway sont moindres.

Ainsi ciblé sur les jeunes familles, ce quartier prendra le relais des terres des Soeurs de la Charité que Québec voulait développer, mais dont la vocation agricole est maintenant consacrée.

Il est rare qu’une ville ait ainsi l’occasion de partir d’une page (presque) blanche pour dessiner un nouveau quartier autour d’un lien fort de transport en commun. J’ai beau chercher, je ne vois pas d’autres exemples à Québec.

Certains y verront de l’étalement urbain. Il est vrai que ce quartier impliquera de nouvelles infrastructures et services publics.

Mais puisque cela arrive de toute façon dans les lointaines périphéries toutes à l’auto, aussi bien que ça se passe aussi près d’un bon transport en commun. Cela fera des voitures en moins sur les autoroutes à l’heure de pointe.

Il est acquis que le budget ira au-delà des 3,3 milliards $ évoqués jusqu’ici. On parle maintenant de 4 milliards $, un peu plus, un peu moins, ça reste à voir.

La hausse est significative mais dans les faits, la facture avait déjà atteint 3,5 milliards $ sans qu’on le crie sur les toits. La dernière hausse était attribuable à un coût plus élevé que prévu pour déplacer des infrastructures souterraines sous les voies du tramway.

Le premier ministre Legault avait entrouvert la porte à une hausse de budget pour la première fois le mois dernier.

On peut penser que lorsque le gouvernement s’est mis à vouloir redessiner lui-même le projet de Québec, il aura constaté à son tour qu’il était impossible d’ajouter du service dans les banlieues sans augmenter le budget.

Il aura donc fallu un long et houleux détour pour arriver à un projet pas très différent de ce que la ville avait mis sur la table au départ.

On peut le déplorer, mais ce détour n’aura pas été inutile comme je le disais d’entrée de jeu.

Tant l’administration Labeaume que le gouvernement Legault peuvent en sortir la tête haute et avec le sentiment d’avoir fait des gains importants. Tant sur la facture du projet qu’au plan politique.

Les victoires de la ville

1. La ville de Québec a réussi à «sauver» son projet sans le dénaturer. C’est en soi une grande «victoire», vu l’état des relations avec le gouvernement et les doutes de nombreux députés et ministres.

Le maire aura finalement pu convaincre qu’il fallait aller jusqu’à Le Gendre et qu’il sera possible d’y générer de l’achalandage.

La ville de Québec obtient aussi une augmentation de budget qui permettra d’améliorer les infrastructures d’autobus vers les banlieues éloignées. Cela pourra se faire à même l’enveloppe du projet tramway, plutôt que de celle du RTC. Sauf pour les opérations, qui seront à la charge de la société de transport.

Voilà qui donne raison ici encore à la Ville qui disait ne pouvoir faire plus sans augmenter le budget.

Le remodelage du trajet vers d’Estimauville ne devrait pas avoir un impact trop lourd sur les échéanciers. C’est aussi une «victoire» pour la ville. Le scénario de l’abandon du terminus Le Gendre aurait eu des conséquences plus lourdes.

Il faudra bien sûr retourner sur les planches à dessin pour refaire, avec la même «rigueur» qu’à Charlesbourg, un nouveau tracé vers d’Estimauville par le Chemin de la Canardière.

Il faudra choisir l’emplacement de nouvelles stations, préciser le nombre d’arbres à couper, les parcelles de terrain à exproprier, etc. Il faudra voir aussi si cela implique un retour devant le BAPE.

La bonne nouvelle, c’est que le bureau de projet pourra continuer à avancer et à lancer éventuellement ses appels d’offres. Quitte à procéder par addendum si la portion St-Roch/D’Estimauville n’est pas prête en même temps que l’autre.

Les victoires du gouvernement

2. Le gouvernement Legault gagne aussi sur plusieurs fronts, le plus important étant celui de la crédibilité.

Des citoyens (et des élus) s’étaient mis à douter de la volonté réelle du gouvernement de réaliser ce projet. Ils soupçonnaient la CAQ de vouloir le faire dérailler ou de le reléguer sur une voie de garage en attendant le méchant troisième lien.

Beaucoup, et pas les moindres, disaient craindre que le gouvernement dessine un projet sur un coin de table et au mépris de la «science» pour servir des intérêts bassement partisans.

Il n’en est rien. Au contraire.

Le nouveau trajet de tramway vers d’Estimauville est aussi valable que le trajet initial. Limoilou sera simplement desservi dans l’axe Est-Ouest plutôt que Nord-Sud.

Le tracé initial promettait un fort achalandage entre Saint-Roch et la 41e rue. On retrouve en effet dans ce corridor des générateurs de déplacements importants : hôpital Saint-François D’Assise, proximité de l’amphithéâtre et Expo-Cité, etc.

C’est d’ailleurs un des angles morts du nouveau projet.

La plus grosse salle de spectacles à Québec ne sera pas desservie directement par le mode de transport le plus performant de la ville. Ça reste une déception. C’était vrai du tracé initial, mais ce l’est davantage encore du nouveau.

Cela dit, la destination D’Estimauville a aussi un fort potentiel d’achalandage. Probablement meilleur, à terme, que le tracé précédent. La ligne va rejoindre le plus gros employeur à Québec, le futur méga-hôpital de l’Enfant-Jésus.

Sans parler des deux édifices administratifs fédéraux sur d’Estimauville, du futur siège de la CNESST et des entreprises qui s’installeront dans le quartier d’innovation du Littoral Est, près de Henri-Bourassa.

La destination est donc tout aussi «scientifique» que pouvait l’être la ligne vers Charlesbourg.

Au plan conceptuel, on retrouvera une «zone d’innovation» aux deux extrémités du tramway. Cela rejoint la vision de «Projet Saint-Laurent- Cap sur un Québec gagnant», ce qui plaira à son auteur, un certain François Legault.

En acceptant de hausser le budget du projet tramway, le gouvernement rétablit «l’équilibre» avec Montréal.

Il met aussi du «lousse» dans l’attitude dogmatique qu’il avait eu jusqu’ici de respecter à tout prix sa promesse électorale de contrôler les dépenses.

La rigidité envers Québec devenait intenable. Le gouvernement y gagne à se montrer ainsi plus pragmatique.

Au plan politique, le virage vers d’Estimauville est assez significatif pour que le gouvernement puisse justifier sa bataille des derniers mois.

Il aura la satisfaction d’avoir mis le projet (et le maire Labeaume) à sa main, ce qui fera sans doute plaisir à des partisans (et députés) de la CAQ.

Le message poussé depuis quelques jours par le gouvernement fut de saluer l’ouverture et l’attitude du maire Labeaume qui a enfin accepté de mettre de l’eau dans son vin.

C’est un peu vrai, mais on aura compris qu’un tel message vise moins à complimenter le maire Labeaume qu’à attirer l’attention sur son recul. Et sur la «victoire» du gouvernement.

On finira par oublier le bras de fer et les sautes d’humeur. Ce qui compte c’est le résultat. L’offre de transport en commun sera assurément meilleure que jamais pour Québec. Tant la Ville que le gouvernement pourront s’en féliciter.

Au cours des prochaines semaines, Ville et gouvernement vont préciser les corridors des nouveaux services d’autobus vers la périphérie : Charlesbourg, St-Émile, Val Bélair, etc.

La logique voudrait qu’on ramène les corridors déjà identifiés par le RTC et par le Bureau de projet du tramway. On parle ici aux grands axes nord-sud : Duplessis, Henri IV, de l’Ormière, Robert-Bourassa, Pierre-Bertrand, Laurentienne, Henri-Bourassa.

On y retrouvera une combinaison de voies réservées, de voies sur les accotements d’autoroutes et de voies dédiées (ex : celle de Robert-Bourassa).

L’objectif est d’offrir un lien rapide vers les pôles d’échange du tramway et les grands secteurs de destination pour les études, les services, les emplois et le divertissement, Concrètement, ça veut dire le centre-ville de Québec, l’Université Laval et le coeur de Sainte-Foy.

Le gouvernement va présenter sous peu son plan pour les banlieues. Il laisse couler depuis un moment déjà que ce plan va surprendre.

La dernière fois que le gouvernent de la CAQ a dit ça à Québec, il a déposé un projet de tunnel avec Lévis de centre-ville à centre-ville, plutôt que dans l’Est comme il avait toujours été envisagé jusque là.

Nous avions en effet été surpris.

L’article

Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

Les Lofts : projet terminé

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 mars 2021 2 commentaires

Les Lofts au coin Charest et Dorchester font maintenant partie du décor du quartier St-Roch

Ajout du 3 avril 2021.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Commercial.

Photo citadine : Le Cartier

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 14 mars 2021 Commentaires fermés sur Photo citadine : Le Cartier

Le Cartier sur le boulevard Charest

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Roch, Commercial, Les commerces de ma ville, Photographies citadines.

Ville de Québec: le fédéral veut réaménager la place George-V

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 mars 2021 2 commentaires

Jean-François Racine
Journal de Québec

Le gouvernement du Canada a dévoilé le concept de réaménagement de la place George-V. Les travaux devaient être terminés en 2023.

Ottawa souhaite restaurer la place George-V, située devant le Manège militaire Voltigeurs de Québec, afin de mieux concilier la vocation militaire et l’utilisation pour la tenue de grands événements. L’industrie sera appelée à participer à l’appel d’offres pour développer les plans et devis.

Au nom de la ministre Anita Anand, le président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos a présenté le futur concept du site.

Un processus a aussi été lancé pour obtenir les services d’une entreprise qui détaillera ce concept, réalisera les plans et devis, et assurera la surveillance de chantier pendant les travaux.

En 2022, un appel d’offres sera lancé afin de choisir l’entreprise qui réalisera les travaux. Le site devrait être complété en 2023.

À compter de 2023, la place George-V offrira une esplanade gazonnée et pavée. Une nouvelle allée piétonnière commémorative est également prévue. Au centre de cette allée, on retrouvera les quatre monuments commémoratifs qui sont actuellement répartis sur la place.

L’article

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Histoire, Parc, Patrimoine et lieux historiques.