Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Le monorail au même coût que le tramway

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 avril 2020 6 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Le ministère de l’Environnement a demandé à la Ville de Québec d’apporter plus de précisions sur son projet de tramway, notamment sur le coût comparatif des modes de transport, la réduction des gaz à effet de serre et les gains de temps. Voici les faits saillants des réponses fournies par la Municipalité.

Le monorail tout aussi intéressant

Le monorail coûterait le même prix que le tramway, à long terme, conclut la firme Systra. « Si le tramway est le mode le moins cher pour les périodes d’évaluation de 30 et 60 ans, pour les autres périodes (40, 80 et 120 ans), le monorail devient aussi intéressant que le tramway avec des coûts très similaires », a écrit la firme. Celle-ci a évalué le coût annuel au kilomètre, du tramway, du train léger, du monorail et du métro.

Le métro toujours le plus cher

Le métro demeure le plus coûteux des modes, et ce, même à long terme, ajoute Systra. En incluant des coûts d’investissement, d’entretien, d’opération et de remplacement des équipements, sur un horizon de 120 ans, le métro arrive au sommet de la pyramide des coûts. Et ce même en tenant compte du coût de renouvellement de la machinerie, qui est moins élevé que pour les autres modes.

28 M$ de GES en moins

On estime à près de 28 millions $ la valeur de la réduction des tonnes de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050 avec la venue du tramway. En réponse au ministère, qui lui demandait de démontrer la « rentabilité sociale » du projet, la Municipalité a présenté les calculs de la firme AECOM, qui a traduit en argent les quelque 150 000 tonnes de GES qui disparaîtront de l’atmosphère grâce au transfert modal, soit le passage de la voiture au tramway.

1 G$ en gain de temps

Les gains de temps apportés par le tramway sont évalués à près de 1 milliard $ d’ici 2050. La Ville de Québec a présenté au ministère ses estimations sur la valeur que représente le temps gagné grâce au tramway. Les gains lors d’un déplacement pour le travail et les études ont plus de valeur, selon la Ville. Ainsi, les nombreuses minutes gagnées grâce à un mode efficace de transport ont une valeur de 919 millions $, selon la Ville.

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Voir aussi : Projet - Tramway, Transport, Transport en commun.

La construction est repartie

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 avril 2020 Commentaires fermés sur La construction est repartie

Et oui, la construction est enfin repartie. Après un arrêt de plusieurs semaines, les travailleurs de la construction ont repris le travail, bien sûr, avec de nouvelles mesures pour assurer leur protection afin d’atténuer la menace du COVID19. À la Cité Verte, les travailleurs s’affairent au Bloc A dont la construction est bien avancée.

Cité Verte - avril 2020

Cité Verte : une nouvelle grue dans le ciel de Québec.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Haute-ville, Projet - Cité verte.

Québec serre la vis aux «densifieurs» immobiliers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 avril 2020 2 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville de Québec entend serrer la vis aux «densifieurs» qui rasent des résidences vieillottes pour faire pousser des immeubles de plusieurs logements. De nouvelles contraintes urbanistiques seront imposées afin d’assurer l’intégration cohérente de leurs créations dans les quartiers.

Depuis quelques années, la capitale encadre les promoteurs immobiliers lorsqu’ils projettent l’érection d’un bâtiment comptant entre un et trois logements sur les gravats d’une ancienne propriété. En vertu d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), l’administration municipale peut avoir des exigences plus strictes afin d’assurer l’harmonisation des constructions.

Un document récemment remis aux élus énumère des exemples de contraintes: recul du bâtiment par rapport à la rue (marge de recul), la hauteur du rez-de-chaussée, les matériaux, les couleurs, la préservation des arbres matures et l’obligation de planter des arbustes…

Voici que la mairie veut donner un tour de vis supplémentaire. «Il appert que des bonifications pourraient être apportées [au PIIA] afin que les projets de densification dans les milieux résidentiels de faible densité s’intègrent encore mieux.»

Les nouveautés? D’abord, des projets comptant plus d’appartements seront soumis aux normes d’un PIIA, énonce Audrey Perreault, conseillère en communication. «La Ville souhaite s’assurer que la construction d’un nouvel immeuble résidentiel de huit logements ou moins, de même que l’aménagement de son terrain, s’intègrent harmonieusement au milieu construit.»

Les dossiers qui seront maintenant auscultés sous la loupe d’un PIIA ne passeront donc plus comme lettre à la poste, même si le zonage est respecté. «Cette procédure permet d’évaluer des projets selon des critères qualitatifs», précise Mme Perreault. «Les critères d’évaluation sont ainsi adaptés en fonction du milieu. Lors d’une demande de permis, en plus de suivre le processus normal, les projets soumis à un PIIA sont évalués par un comité consultatif d’urbanisme (CCU) qui effectue une recommandation au conseil d’arrondissement.»

Parmi les critères d’évaluation durcis, Mme Perreault cite les dimensions des cours, l’impact des aires de stationnement, l’espace disponible pour l’entreposage de la neige, les dimensions de l’immeuble dans son environnement, les matériaux de revêtement qui ne détonnent pas…

L’administration du maire Régis Labeaume n’a jamais caché son penchant favorable pour la densification des quartiers déjà habités de la capitale. Mais l’apparition de bâtiments au gabarit imposant a parfois secoué les propriétaires de maisons moins volumineuses. L’automne dernier, des résidents d’unifamiliales de la rue Terrasse Laurentienne, dans le secteur Sainte-Foy, avaient justement dénoncé l’apparition d’un immeuble de six logements sur trois étages dans leur environnement. Une densification qui était légale.

Les autorités n’avaient pu intervenir, mais elles avaient néanmoins resserré ensuite le zonage du quartier.

La Ville de Québec semble donc vouloir éviter de nouveaux remous, du moins les atténuer. Dans l’ébauche de sa Vision de l’habitation 2020-2030, elle évoque d’ailleurs maintenant une «densification réfléchie» qui s’adaptera «aux particularités des différents milieux».

Les nouvelles règles seront incluses dans le Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme de la Ville de Québec. Avant leur adoption définitive, il y aura toutefois une assemblée populaire afin de présenter les modifications et permettre aux citoyens et entrepreneurs de poser des questions, souligne Audrey Perreault. «La date sera connue ultérieurement.»

Soulignons que la Ville révise, en outre, plusieurs règlements d’arrondissement sur l’urbanisme «afin de favoriser une intégration plus harmonieuse des projets de densification dans les milieux résidentiels de faible densité», dixit un document municipal.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

La pandémie va-t-elle remettre en cause la densité urbaine?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 avril 2020 1 commentaire

François Grenier
Magazine 100º

À l’heure où la plupart des pays peinent à aplatir la courbe de contamination à la COVID-19, certains se demandent si cette pandémie ne va pas à jamais transformer le visage de nos villes. Au point même, parfois, de mettre au banc des accusés la densité de leur population. Or, rien n’est moins certain.

Au cours de son histoire, l’humanité a été frappée par de nombreuses épidémies et plus récemment par des pandémies. Plusieurs de ces sombres épisodes ont durablement marqué les esprits et parfois entraîné des changements majeurs dans l’aménagement des infrastructures urbaines.

Les épidémies de choléra, par exemple, qui ont frappé Londres au milieu du 19e siècle, offrent l’un des cas les plus célèbres de transformation en profondeur d’une ville. Après avoir découvert que l’agent infectieux se propageait dans l’eau, on a entrepris de colossaux travaux d’ingénierie afin de reconfigurer entièrement le réseau d’égouts, ce qui a entraîné l’élimination de la maladie.

L’une des leçons intéressantes du cas de Londres, c’est que, une fois compris le mode de propagation d’une maladie, il est ensuite possible de prendre des mesures – ici des travaux pour protéger les puits d’eau potable – afin de se prémunir contre sa menace. Si bien que, aujourd’hui, Londres n’a jamais été plus dense, ni plus populeuse.

Dans le cas qui nous occupe, et nous préoccupe, on pourra bien sûr objecter que le mode de propagation de la COVID-19 est très différent de celui du choléra. Soit. Toutefois, les mesures de distanciation sociale préconisées pour freiner la progression de la maladie ne permettent pas de conclure que la densité de population dans une ville représente fatalement un facteur d’aggravation1.

« Lorsqu’on analyse froidement la situation, explique Christian Savard, directeur général de Vivre en Ville, on constate que la densité n’est pas nécessairement responsable de la propagation du coronavirus. Si c’était le cas, Hong Kong, l’une des villes les plus densément peuplées au monde, aurait dû être durement touchée par la COVID-19. Or, même si elle a été parmi les premières à être contaminée, elle a rapidement réussi à contenir la contagion. »

Un constat qui, paradoxalement, se vérifie aussi à New York, pourtant de loin le principal foyer d’infection aux États-Unis. En effet, toutes proportions gardées, ce ne sont pas les quartiers les plus denses de la ville qui sont les plus touchés. Autrement dit, bien d’autres facteurs conditionnent la propagation du virus, parmi lesquels certains n’hésitent pas à inclure l’aménagement et la forme bâtie.

Bien plus que la densité, c’est le caractère cosmopolite de New York qui explique le nombre de cas de la COVID-19. « Au Moyen Âge, les villes portuaires, parce qu’elles étaient ouvertes sur le monde, explique Christian Savard, étaient les portes d’entrée des épidémies. Aujourd’hui, ce sont les grandes villes, avec leurs aéroports internationaux. »

La pandémie que nous vivons a clairement pris de court les autorités publiques partout à travers la planète. Pourtant, elle était attendue, voire annoncée. Les épidémiologistes ne pouvaient pas prédire quand elle surviendrait, mais ils nous avaient prévenus que toutes les conditions étaient actuellement réunies pour que cela se produise. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil sur la liste des virus émergents qui sont apparus au cours des dernières décennies, de la fièvre de Marburg (1967) jusqu’à l’Ebola (2014) en passant par le V.I.H. (1981) ou le SRAS (2002).

Tous ces virus sont d’origine animale et ont réussi, à la suite de mutations, à franchir la barrière des espèces pour infecter les humains. L’un des premiers facteurs en cause, c’est la destruction accélérée des écosystèmes, notamment celle des forêts tropicales souvent effectuée de manière clandestine. Cela occasionne la multiplication des contacts entre humains et animaux sauvages, entre autres le braconnage, et donc les chances pour un virus de se propager dans les populations humaines.

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Voir aussi : Densification.

Québec au temps du coronavirus

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 avril 2020 Commentaires fermés sur Québec au temps du coronavirus

Le Soleil

Voir aussi : Québec La cité.

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