Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Architecture urbaine »

Oui dans ma cour !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 juin 2020 Commentaires fermés sur Oui dans ma cour !

Vivre en ville

La densification est une solution incontournable et les promoteurs sont des acteurs clés pour y parvenir. Pour faciliter la mise en œuvre de pratiques de bon voisinage et stimuler un dialogue constructif sur la densification, Vivre en Ville propose une nouvelle publication gratuite : Relever les défis de la densification grâce à la collaboration.

Présentée en 4 fiches pratiques, cette trousse vise à intégrer les pratiques de bon voisinages à tous les aspects de la promotion immobilière, du premier jour du projet jusqu’au chantier :

Fiche 01 : Planifier les pratiques de bon voisinage dès le premier jour
Fiche 02 : Entrer en relation avec le milieu : les conditions pour une démarche réussie
Fiche 03 : Concevoir un projet de densification bien intégré
Fiche 04 : Veiller au bon voisinage durant le chantier

Trousse de bon voisinage

Vivre en Ville présente son initiative Oui dans ma cour! S’allier pour des milieux de vie de qualité dans le cadre d’une entrevue offerte à Philippe Bourke, chargé de cours à l’Université de Sherbrooke. Dans cette entrevue en deux parties, Catherine Boisclair, urbaniste à Vivre en Ville, explique d’abord la démarche et le processus proposé par cette initiative. La deuxième vidéo porte sur les apprentissages, défis et perspectives.

Cette vidéo a été réalisée à l’intention des étudiants du cours Les conflits environnementaux et leurs enjeux dans le cadre du programme de 2e cycle en médiation environnementale du Centre de formation en environnement et développement durable (CUFE) de l’Université de Sherbrooke. Vivre en Ville remercie le CUFE pour l’enregistrement des vidéos.

Voir aussi : Architecture urbaine, Publications & ressources Internet, Qualité et milieu de vie.

Mérites d’architecture 2019-2020 : c’est le temps de soumettre un projet

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 mai 2020 Commentaires fermés sur Mérites d’architecture 2019-2020 : c’est le temps de soumettre un projet

Québec, le 19 mai 2020 – La Ville de Québec et le gouvernement du Québec invitent les architectes, entrepreneurs et propriétaires de bâtiments à soumettre leur projet dans le cadre des Mérites d’architecture 2019-2020.

Dix-sept catégories sont possibles :

Habitation ou construction neuve – basse densité
Habitation ou construction neuve – moyenne et haute densité?
Habitation – rénovation ou agrandissement?
Patrimoine dans un site patrimonial?
Patrimoine hors d’un site patrimonial?
Édifice commercial et industriel – construction neuve?
Édifice commercial et industriel – rénovation ou agrandissement?
Édifice public et institutionnel
Recyclage? (changement majeur de vocation) ?
Affichage?
Bâtiment municipal
Accessibilité universelle
Œuvre d’art – secteur privé?
Œuvre d’art – secteur public?
Entretien – préservation?
Prix du public ?
Prix spécial du jury?

Les projets doivent avoir été complétés entre le 30 juillet 2018 et le 1er juillet 2020. Les participants ont jusqu’au 21 août 2020 pour faire parvenir leur dossier. Détails, règlements du concours et formulaire d’inscription ici.

Le communiqué

Voir aussi : Architecture urbaine.

Québec serre la vis aux «densifieurs» immobiliers

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 27 avril 2020 2 commentaires

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

La Ville de Québec entend serrer la vis aux «densifieurs» qui rasent des résidences vieillottes pour faire pousser des immeubles de plusieurs logements. De nouvelles contraintes urbanistiques seront imposées afin d’assurer l’intégration cohérente de leurs créations dans les quartiers.

Depuis quelques années, la capitale encadre les promoteurs immobiliers lorsqu’ils projettent l’érection d’un bâtiment comptant entre un et trois logements sur les gravats d’une ancienne propriété. En vertu d’un plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA), l’administration municipale peut avoir des exigences plus strictes afin d’assurer l’harmonisation des constructions.

Un document récemment remis aux élus énumère des exemples de contraintes: recul du bâtiment par rapport à la rue (marge de recul), la hauteur du rez-de-chaussée, les matériaux, les couleurs, la préservation des arbres matures et l’obligation de planter des arbustes…

Voici que la mairie veut donner un tour de vis supplémentaire. «Il appert que des bonifications pourraient être apportées [au PIIA] afin que les projets de densification dans les milieux résidentiels de faible densité s’intègrent encore mieux.»

Les nouveautés? D’abord, des projets comptant plus d’appartements seront soumis aux normes d’un PIIA, énonce Audrey Perreault, conseillère en communication. «La Ville souhaite s’assurer que la construction d’un nouvel immeuble résidentiel de huit logements ou moins, de même que l’aménagement de son terrain, s’intègrent harmonieusement au milieu construit.»

Les dossiers qui seront maintenant auscultés sous la loupe d’un PIIA ne passeront donc plus comme lettre à la poste, même si le zonage est respecté. «Cette procédure permet d’évaluer des projets selon des critères qualitatifs», précise Mme Perreault. «Les critères d’évaluation sont ainsi adaptés en fonction du milieu. Lors d’une demande de permis, en plus de suivre le processus normal, les projets soumis à un PIIA sont évalués par un comité consultatif d’urbanisme (CCU) qui effectue une recommandation au conseil d’arrondissement.»

Parmi les critères d’évaluation durcis, Mme Perreault cite les dimensions des cours, l’impact des aires de stationnement, l’espace disponible pour l’entreposage de la neige, les dimensions de l’immeuble dans son environnement, les matériaux de revêtement qui ne détonnent pas…

L’administration du maire Régis Labeaume n’a jamais caché son penchant favorable pour la densification des quartiers déjà habités de la capitale. Mais l’apparition de bâtiments au gabarit imposant a parfois secoué les propriétaires de maisons moins volumineuses. L’automne dernier, des résidents d’unifamiliales de la rue Terrasse Laurentienne, dans le secteur Sainte-Foy, avaient justement dénoncé l’apparition d’un immeuble de six logements sur trois étages dans leur environnement. Une densification qui était légale.

Les autorités n’avaient pu intervenir, mais elles avaient néanmoins resserré ensuite le zonage du quartier.

La Ville de Québec semble donc vouloir éviter de nouveaux remous, du moins les atténuer. Dans l’ébauche de sa Vision de l’habitation 2020-2030, elle évoque d’ailleurs maintenant une «densification réfléchie» qui s’adaptera «aux particularités des différents milieux».

Les nouvelles règles seront incluses dans le Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme de la Ville de Québec. Avant leur adoption définitive, il y aura toutefois une assemblée populaire afin de présenter les modifications et permettre aux citoyens et entrepreneurs de poser des questions, souligne Audrey Perreault. «La date sera connue ultérieurement.»

Soulignons que la Ville révise, en outre, plusieurs règlements d’arrondissement sur l’urbanisme «afin de favoriser une intégration plus harmonieuse des projets de densification dans les milieux résidentiels de faible densité», dixit un document municipal.

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Voir aussi : Architecture urbaine.

Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: appel de candidatures (6)

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 avril 2020 Commentaires fermés sur Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: appel de candidatures (6)

La Ville de Québec est à la recherche de candidats pour combler six postes de commissaires à la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ).

La Commission d’urbanisme et de conservation de Québec est une instance décisionnelle qui a le mandat de contrôler l’implantation et l’architecture des constructions, l’aménagement des terrains et les travaux qui y sont reliés lorsqu’ils sont effectués sur la propriété dans certains secteurs de la ville.

Les membres de la Commission prennent leur décision en fonction des objectifs, des critères et des guides édictés par le Règlement sur la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec R.V.Q.1324, selon les différents territoires soumis à la compétence de la Commission.

Le mandat des commissaires est de deux ans et ne peut être renouvelé consécutivement qu’une seule fois.

Les commissaires sont rémunérés selon les règles établies par l’article 14 du Règlement sur la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec R.V.Q.1324.

La Commission siège généralement une fois par semaine.

Profil recherché

Être résidant de la Ville de Québec;
Avoir de l’expérience dans l’un des domaines suivants : architecture, urbanisme, génie, évaluation, construction, histoire de l’art et de l’architecture, architecture de paysage, environnement et immobilier;
Faire preuve de jugement et être orienté en mode solution;
Être disponibles tous les mardis après-midi (avec possibilité de prolongement en soirée).

La maîtrise des compétences suivantes est un atout :

Connaître le vocabulaire propre à l’architecture, au patrimoine et à l’urbanisme;
Lire des plans, des cartes, des élévations, des coupes et des esquisses;
Être familier avec les grands courants en architecture, en patrimoine, en urbanisme et en construction.
Les personnes intéressées ont jusqu’au 11 mai 2020 pour soumettre leur curriculum vitae accompagné d’une lettre de présentation à l’adresse suivante : cucq@ville.quebec.qc.ca

Un comité de sélection analysera les candidatures reçues et rencontrera les personnes répondant le plus aux critères recherchés. Les candidats qui n’auront pas été sélectionnés pour les postes disponibles, mais qui répondent aux compétences demandées, pourraient être retenus dans une banque de candidatures de membres substituts.

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Voir aussi : Architecture urbaine, Message d'intérêt public, Québec La cité.

Centrale de police: adjudication d’un contrat de services professionnels en architecture

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 3 avril 2020 1 commentaire

Cette demande provient du Service de la gestion des immeubles qui désire obtenir des services professionnels en architecture consistant à effectuer les études préparatoires, réviser le concept, réaliser les plans et devis et fournir les services durant la construction dans le cadre du projet de construction de la nouvelle centrale de police située dans l’Arrondissement des Rivières.

L’analyse démontre que la firme CCM2 architectes inc. située au 9285, boulevard de L’Ormière, Québec (Québec) G2B 4H4 (à l’attention de monsieur Mathieu Morel) est conforme et a obtenu le pointage final le plus élevé.

Recommandation: D’adjuger à la firme « CCM2 architectes inc. » le contrat de services professionnels en architecture – Centrale de police – Nouvelle construction (BAT 2016-101) pour une somme de 1 019 000 $ (plus TPS et TVQ applicables), conformément à la demande publique de soumissions 64820 et à sa soumission du 31 janvier 2020.

(…)

Estimation du service demandeur : 3 126 240 $ (avant taxes)

CCM2 Architectes: 1 019 000 $
ABCP Architecture et Urbanisme: 1 896 507 $
St-Gelais Monminy + Associés: 3 200 000 $

Toutes les informations

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement Les Rivières, Message d'intérêt public.

Un prix de l’Institut Royal d’architecture pour une firme d’architectes de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 mars 2020 Commentaires fermés sur Un prix de l’Institut Royal d’architecture pour une firme d’architectes de Québec

Québec, Canada, 09-03-2020 –

Groupe A/ Annexe U s’est vu décerner un prix d’excellence en design urbain par l’Institut Royal d’architecture du Canada (IRAC) dans la catégorie Plan de design urbain pour son Plan d’intervention pour le confort et la sécurité des piétons et cyclistes dans le Vieux-Québec.

Grâce à l’élaboration de familles de rues selon les constats découlant d’une analyse multicritère, ce plan d’intervention sert d’outil d’aide à la décision et à la conception pour les travaux de réaménagements dans le secteur. Basé sur l’approche des rues conviviales (complete streets), il intègre notamment des propositions de réaménagements de ces groupes de rues, un plan de mise en œuvre sur un horizon de 15 ans, et une approche multidisciplinaire et participative, dans le but ultime d’améliorer la sécurité et le confort des piétons et des cyclistes dans le Vieux-Québec.

Au sujet du projet, le jury a tenu à souligner cet ambitieux plan :

« En partie étude et en partie plan directeur, il s’agit d’un projet bien documenté, exhaustif, innovant et bien présenté. Le plan reflète l’histoire, la topographie, le climat et la forme bâtie uniques du Vieux-Québec et le considère du point de vue du cycliste. Bien qu’il ne s’agisse certainement pas d’un modèle normalisé, le plan fournit un exemple de la manière dont d’autres villes et municipalités pourraient planifier avec succès pour les piétons et les cyclistes.

Il s’agit d’une étude de planification des infrastructures extrêmement complète dont la nouveauté réside en partie dans l’inclusion de considérations non traditionnelles ayant trait notamment à la topographie, aux vues et au caractère panoramiques, à l’exposition solaire et à l’interprétation du patrimoine. L’analyse est exhaustive et la justification des différentes stratégies et politiques proposées est clairement articulée et communiquée. Les interventions proposées sur le site, comme le traitement des intersections, sont simples mais efficaces et elles répondent de manière rafraîchissante aux conditions contextualisées. Le recours à un groupe de travail permanent composé de diverses parties prenantes tout au long du projet est louable. Un cadre exceptionnel pour orienter l’amélioration des infrastructures pour piétons et cyclistes à l’échelle d’un grand quartier urbain – surtout en tenant compte de la complexité et de l’importance historique de son contexte. »

Pour ANNEXE U, il s’agit d’une belle réussite, après avoir été lauréat d’un certificat de mérite des Prix nationaux de design urbain de l’IRAC en 2016 pour son projet de « stationnement pour piétons » Limoilou dans la rue. Depuis plusieurs années, la firme participe activement à l’amélioration des milieux vies par des interventions en architecture et en design urbain partout au Québec. Ce plan a été réalisé en collaboration avec la ville de Québec et avec le support de CIMA+ (circulation/transport) et Lemay (paysage).

Fiche technique
Client : Ville de Québec
Lieu : Vieux-Québec
Date d’achèvement : 2018

Architectes et designers urbains : Groupe A / Annexe U
Chargé de projet : Erick Rivard
Équipe de projet : Keven Ross, Maxime Rochette, Alexandre Laprise et Rémi Morency
Collaborateurs : CIMA+ (circulation/transport) et Lemay (paysage)

À propos de GROUPE A / ANNEXE U

Fondé en 1955, Groupe A est un pilier de longévité parmi les firmes d’architectes au Québec. Cette firme réunit cinq associés ; Patrice Beauchemin, Rémi Morency, Érick Rivard, Élisa Bell-Nadeau et Anne-Marie Blais, ainsi qu’une quarantaine d’employés permanents. Elle intervient principalement sur des projets institutionnels et urbains. Avec sa division en design urbain et en urbanisme nommée Annexe U, Groupe A est solidement reconnue au Québec comme l’une des firmes les plus novatrices en ce qui concerne l’aménagement du territoire et plus particulièrement les espaces publics. Son approche unique est orientée sur une équipe multidisciplinaire comprenant des architectes, designers urbains, architectes paysagistes, urbanistes, spécialistes du patrimoine bâti et chercheurs.

Voir aussi : Architecture urbaine.

Ordre des architectes du Québec: Prix du public 2020

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 9 mars 2020 Commentaires fermés sur Ordre des architectes du Québec: Prix du public 2020

Quelques projets à Québec, dont celui du théâtre Le Diamant. Fin du vote ? 27 mars 2020

Voir aussi : Architecture urbaine, Art urbain, Conférences / évènements, Institutionnel.

L’ancienne maison du maire Labeaume détruite sans permis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 13 février 2020 4 commentaires

Isabelle Porter
Le Devoir

L’ancienne résidence du maire de Québec, un bâtiment à valeur patrimoniale, a été démolie par ses nouveaux propriétaires sans permis pour le faire. La Ville envisage d’intenter des recours judiciaires.

En octobre, l’actuel propriétaire Yves Laperrière a obtenu un permis de la Ville pour agrandir la résidence sur la rue du Cap-au-Diable, sur le flanc des falaises de Sillery. Le plan qui avait été soumis permettait aux yeux de la Ville de préserver l’intérêt architectural de la maison érigée en 1966.

Or le 22 janvier, des inspecteurs ont découvert que la maison avait été détruite. La Résidence Paul-H. Bilodeau figure pourtant au répertoire du patrimoine urbain de la municipalité. Elle ne fait pas l’objet d’un classement en tant que tel, mais sa valeur est jugée d’intérêt.

Résidence Paul-H.-Bilodeau

Elle a été dessinée par un architecte réputé et est considérée comme représentative du courant moderne en architecture de l’époque. Sur sa fiche, on précise que « sa forme générale doit être préservée ».

L’architecte qui a dessiné ses plans, André Robitaille (1922-2009) a aussi dessiné le pavillon principal de la Forêt Montmorency et les résidences de l’Université Laval (pavillon Parent), entre autres.

À la Ville, on a confirmé cette semaine qu’elle avait été détruite sans autorisation. « Compte tenu de cet état de fait, la Ville a demandé l’arrêt des travaux et évalue présentement ses recours en lien avec la réglementation d’urbanisme », a commenté son porte-parole David O’Brien.

Sur place, une clôture bloque l’accès au terrain mais on peut voir au travers du treillis qu’il ne reste plus rien de l’imposante maison face au fleuve. À l’avant, une pancarte rappelle les plans originaux d’agrandissement prévus à l’origine pour la « Villa Cap-au-Diable ». On y souligne qu’elle constitue « une pièce importante du mouvement moderne de l’architecture résidentielle à Québec. »

Joint mercredi, le propriétaire Yves Laperrière n’a pas voulu faire de commentaires. M. Laperrière a acquis la maison de la famille Labeaume en mai 2019 au coût de 1 215 000 $.

Selon nos informations, il ne pourra pas construire de nouveau bâtiment sur le terrain, le règlement de contrôle intérimaire interdisant les nouvelles constructions dans les secteurs en forte pente.

Par ailleurs, la Ville est en train de resserrer ses règles pour mieux protéger les bâtiments d’intérêt patrimonial. Plus tôt cette semaine, Le Soleil révélait que pas moins de 500 immeubles pourraient s’ajouter à la liste des maisons de valeur jugée « supérieure » ou « exceptionnelle » protégées par la Commission d’urbanisme.

Ces derniers mois, les menaces pesant sur plusieurs bâtiments d’intérêt ont fait les manchettes à Québec : maison Pasquier, maison Jolin-Bédard, maison Déry, église Saint-Coeur-de-Marie et plus récemment, l’église Saint-Sacrement.

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Un billet précédent: Défense du patrimoine immobilier: critiquée, la Ville de Québec lance une offensive

Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Patrimoine et lieux historiques.

Le Diamant et le Grand Théâtre : mises en scène audacieuses

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 novembre 2019 3 commentaires

Marie Gagnon
Portail Constructo

Avec l’inauguration récente du théâtre Le Diamant et la réhabilitation du Grand Théâtre, la ville de Québec se positionne aujourd’hui comme une capitale culturelle et une destination incontournable dans l’univers du spectacle québécois. Mais avant que le rideau ne se lève sur ces scènes emblématiques, il aura d’abord fallu déployer des trésors d’ingéniosité pour en faire des lieux de diffusion inspirés et inspirants.

À commencer par Le Diamant, où le concept architectural imaginé par le consortium Coarchitecture, Atelier in situ et Jacques Plante architecte s’inspire de la mémoire du lieu tout en rendant hommage à l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy, à qui l’on doit l’ancien YMCA, dont la façade a été conservée. Jouant avec la théâtralité, la lumière et la transparence, les concepteurs ont en outre coiffé l’édifice de 8 000 mètres carrés d’un atrium de verre dont la forme biscornue évoque celle d’un diamant.

Le projet, qui a nécessité un investissement de 57 millions de dollars, comportait plusieurs enjeux. En plus de conserver certains éléments patrimoniaux, les concepteurs devaient superposer deux salles, soit une salle de diffusion de 650 places et une salle de création, toutes deux pouvant être utilisées simultanément. Et, par conséquent, ne devant pas se gêner mutuellement.

Coup de théâtre

« Même si on avait voulu tout conserver de l’ancien YMCA, ç’aurait été impossible puisque les théâtres sont des établissements classés A-1 selon le Code, mentionne d’entrée de jeu Marie-Chantal Croft, architecte principale pour Coarchitecture. On ne pouvait donc pas conserver la structure de bois mais, en référence au passé, on a mis en valeur au premier étage les arches de bois qui encadraient auparavant les fenêtres de l’édifice, qui a entièrement été démoli. »

La vocation particulière du théâtre Le Diamant a nécessité des prouesses techniques et architecturales.

À l’exception toutefois de la façade d’origine, qui a été étayée avant la démolition puis consolidée au moyen d’une croute de béton coulé de 40 centimètres. Pour faire disparaitre les outrages du temps, certaines pierres trop abimées ont été remplacées, les autres ayant retrouvé leur air de jeunesse grâce à un nettoyage en règle.

La toiture, qui avait été recouverte de bardeaux d’asphalte à une certaine époque, a également repris son look d’origine avec des tuiles d’ardoise et des garnitures de cuivre étamé.

Voltige structurale

Mais les principaux défis découlaient de la vocation et de l’aménagement mêmes de l’édifice. Le volume de diffusion principal, qui partait du rez-de-chaussée et s’élevait jusqu’au quatrième niveau, devait être parfaitement insonorisé afin de ne pas interférer avec la salle de création, aménagée aux sixième et septième niveaux. « Compte tenu de la vocation du lieu, on a opté pour une structure de béton pour des raisons acoustiques, signale Pierre Laliberté, chargé de projet pour Tetra Tech. Si ce n’avait pas été un théâtre, on l’aurait fait tout en acier, un matériau plus facile à travailler. »

Pour les mêmes raisons, un étage tampon a été aménagé entre les deux salles. Cet étage joue par ailleurs un rôle structural dans l’aménagement de la salle de diffusion de 25 mètres sur 25 mètres, conçue sans colonne. « Les dalles des niveaux 4 et 5 sont jointes par des murs-poutres en béton pour ne former qu’une seule structure », précise l’ingénieur, qui ajoute que le projet comptait trois grilles techniques, soit les équipements de levage, d’éclairage et de sonorisation, retenues aux fermes d’acier de la toiture au moyen d’un jeu de suspensions, tout comme les dalles des deux derniers niveaux.

Rideau de verre

La réhabilitation de l’enveloppe du Grand Théâtre a donné lieu à une solution encore plus spectaculaire. Et pour cause : le bâtiment construit à la fin des années 1960, qui abrite la Maison du Trident, l’Opéra et l’Orchestre symphonique de Québec, a été entièrement revêtu d’un écrin de verre afin de stopper la dégradation des panneaux de béton préfabriqué qui composent ses murs extérieurs.

« Le problème a commencé à se manifester sur les têtes des colonnes de béton préfabriqué qui ceinturent le bâtiment avant de se propager à l’ensemble de l’enveloppe, relate Albani Boudreau, chef du service de l’immeuble. Des morceaux de béton, parfois de la taille d’une rondelle de hockey, s’en détachaient et menaçaient les passants. On a d’abord embauché des cordistes qui, au moyen de leurs piolets, faisaient tomber les morceaux sur le point de se détacher. »

Mais la dégradation, loin de s’arrêter, prend de l’ampleur. Des sondages ont mis en évidence la présence de condensation et de glace dans les murs ainsi qu’une isolation quasi inexistante. « Les études thermographiques ont montré que les murs étaient de vraies passoires », souligne le gestionnaire. Il faut donc agir, et vite, car la corrosion attaque les ancrages de métal qui retiennent les panneaux de béton. Mais comment ?

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Voir aussi : Architecture urbaine, Arrondissement La Cité-Limoilou.