Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Arrondissement La Cité-Limoilou »

Pas de sauvetage à l’horizon pour l’Église Saint-Jean-Baptiste

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 avril 2019 1 commentaire

Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil

Mine de rien, voilà presque quatre ans que les portes de l’église Saint-Jean-Baptiste, dans le quartier éponyme de la capitale, sont closes. Cela même si les autorités s’entendent sur sa «valeur patrimoniale exceptionnelle». Et il n’y a pas de sauvetage à l’horizon.

«Pour l’instant, il ne se passe rien», remarque l’abbé Pierre Gingras, curé de la paroisse. «On est en attente.»

En fait, il y a eu des travaux urgents à la suite du «problème majeur de chauffage» de décembre 2017, quand la tuyauterie a gelé et éclaté. Au cours de la dernière année, les conduites ont été refaites et les gicleurs contre les incendies ont été installés grâce à une subvention de 180 000 $ de la Ville et du gouvernement. Mais, évalue le prêtre, il faudrait 14 millions $ seulement pour restaurer le bâtiment érigé de 1881 à 1886.

«Ça n’avance pas trop», constate également Louis Dumoulin, président du Conseil de quartier Saint-Jean-Baptiste. Aucune des idées soumises par les citoyens n’a reçu d’appui des autorités, regrette-t-il.

Si bien que les comités bénévoles qui s’activaient pour l’église abandonnée ont mis leur ferveur sur la glace. «On a quand même travaillé 10 ans sans résultats», observe M. Dumoulin. «Il n’y a rien de mort, mais on ne sait pas du tout vers quoi on va.»

(…)

L’abbé Pierre Gingras repousse la critique. Le Diocèse de Québec a dépensé des millions pour préserver ses églises, affirme-t-il. Seulement à Saint-Jean-Baptiste, les comptes s’accumuleraient : «Elle est fermée et elle nous coûte 110 000 $ par année.»

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L’église Saint-Jean-Baptiste sur le site de la ville de Québec

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«Échec total» pour une traverse sur l’avenue de Salaberry

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 avril 2019 16 commentaires

Stéphanie Martin
Le Soleil

La traverse piétonnière installée par la Ville de Québec au coût de 40 000 $ près d’une résidence pour personnes âgées est inefficace et mal aménagée, déplorent les usagers.

«C’est un échec total», lance le directeur général de la résidence Saint-Patrick, Luc Desbiens.
Le Journal a rencontré sur les lieux un groupe de résidents qui fondaient beaucoup d’espoirs en cette installation qui devait leur permettre de traverser de façon plus sécuritaire l’avenue de Salaberry pour accéder aux Halles du Petit-Cartier. Avec ses feux clignotants, elle devait rendre plus visible la traverse et freiner les ardeurs des automobilistes.

Or, l’expérience a prouvé au cours des derniers mois que le système ne répond pas aux attentes et les résidents du Saint-Patrick ont vite déchanté. D’abord, les automobilistes ne ralentissent pas, même quand les feux sont activés, regrettent-ils.

«J’ai dû faire signe plusieurs fois aux automobilistes. Je traversais et ils s’en venaient vers moi. Ils n’arrêtent pas», lance Jacqueline Richard.

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La rue De Buade où défilent les gens et les siècles

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 avril 2019 Commentaires fermés sur La rue De Buade où défilent les gens et les siècles

Jean-Marie Lebel, historien
Magazine Prestige

Longeant le côté sud de la basilique-cathédrale de Notre-Dame de Québec, la rue De Buade, toujours grouillante de passants aux pas pressés, a pris son allure actuelle il y a une centaine d’années. Mais son histoire est bien plus ancienne que cela. Elle est presque aussi vieille que la ville de Québec.

Le fantôme du sieur de Champlain

Aux origines de notre rue De Buade, il y a le sentier qui longeait la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance que fit construire Samuel de Champlain en 1633 sur le site de la basilique-cathédrale. Le fondateur de Québec fréquenta cette chapelle jusqu’en 1635, l’année de sa mort. Pour inhumer convenablement la tombe de Champlain, le gouverneur Montmagny fit construire une chapelle funéraire en 1636 à quelques pas au sud de notre actuelle rue De Buade, possiblement à proximité du magasin Darlington et du bureau de poste. La chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance fut la proie des flammes en 1640. Et la chapelle funéraire de Champlain disparut à son tour. Depuis lors, des archéologues l’ont en vain cherchée.

Il ne faut point oublier Frontenac

Sur le site de la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance fut inaugurée en 1650 l’église Notre-Dame de la Paix que desservaient les Jésuites et qui devint la cathédrale de Mgr de Laval après son arrivée en 1659. Considérablement agrandie à la fin du Régime français, la cathédrale fut reconstruite après les incendies de 1759 et de 1922.

Voici comment, dans un contrat daté du 5 avril 1668, on fait mention de ce qui allait devenir la rue De Buade : « le chemin tendant du fort des sauvages au Collège des Pères Jésuites ». Le « fort des sauvages », érigé pour abriter les Hurons-Wendats, occupait le site de notre bureau de poste et s’étendait jusqu’à la place d’Armes. Quant au Collège des Jésuites, il occupait le site de notre hôtel de ville.
Durant un certain temps, notre artère longeant la cathédrale de Notre-Dame-de-Québec prit naturellement le nom de « rue Notre-Dame ». C‘est ce que révèle un acte du notaire Romain Becquet daté du 3 septembre 1673. Toutefois, dès 1674, le nom de « rue Notre-Dame » faisait déjà place à celui de « rue Buade ». On aperçoit bel et bien l’inscription « rue Buade » sur le plan de la Censive Notre-Dame de Québec réalisé cette année-là.

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Lancement de la programmation Printemps Saint-Sacrement

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 2 avril 2019 Commentaires fermés sur Lancement de la programmation Printemps Saint-Sacrement

Les informations

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Le 155 Grande Allée Est: état des travaux

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 31 mars 2019 Commentaires fermés sur Le 155 Grande Allée Est: état des travaux

Le projet exécuté par ce promoteur

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La 3e avenue dans le rétroviseur

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 mars 2019 Commentaires fermés sur La 3e avenue dans le rétroviseur

Pascale Guéricolas
Le Fil

Un étudiant à la maîtrise en histoire a offert un retour sur le passé de la célèbre artère commerciale de Limoilou.

À l’invitation de la Société historique de Limoilou, René Laliberté a fait renaître la réalité de la 3e avenue des années 1950, dans une salle comble du Centre communautaire Jean-Guy Drolet. C’était l’occasion pour cet étudiant en histoire de partager avec le public ses recherches effectuées dans le cadre d’un cours sur la ville de Québec. La diversité des 110 commerces qui avaient pignon sur rue à l’époque a frappé le chercheur. «On retrouvait dans le secteur pas moins d’une vingtaine de commerces d’alimentation, des boutiques de vêtements, des quincailleries, dont certaines comme Juneau et Frères existent encore. Sans oublier un cinéma de 800 places, où se trouve aujourd’hui Demers bicyclettes et skis de fond, et une église baptiste devenue une habitation», raconte le conférencier lui-même natif de Limoilou.

La lecture du journal local le Courrier de Limoilou ainsi que celle des annuaires téléphoniques Marcotte, qui recensaient les habitants rue par rue, lui ont permis de reconstituer une tranche de vie de cette artère. Une artère où demeuraient aussi bien des ouvriers des usines des alentours que des membres de professions libérales ou de petits entrepreneurs. Déjà à l’époque, les commerçants lançaient régulièrement des concours et des promotions pour inciter la population du quartier à magasiner sur la 3e avenue, tout comme le fait aujourd’hui la Société de développement commercial.

Il faut dire que Limoilou, annexé à la ville de Québec en 1909, connaît une progression fulgurante dans la première moitié du vingtième siècle. De 1901 à 1927, le nombre d’habitants est multiplié par sept, passant à 30 000 personnes en 1930. Un groupe de promoteurs se lance dans la construction de bâtiments d’au moins deux étages, avec un dégagement de trois mètres entre la façade et le trottoir. En trois décennies, ils font surgir de terre le quartier tel qu’on le connaît, en se dotant de normes communes qui donnent une unité architecturale à cet ensemble immobilier. Pour bâtir des rues rectilignes, à partir d’un plan géométrique qu’on compare souvent à celui de New York, ils utilisent les terrains d’un immense domaine agricole acheté aux héritiers Anderson. Le chantier-école de l’Université Laval y a d’ailleurs fait des fouilles l’été dernier.

Comme le rappelle René Laliberté, Anthony Anderson profite, au milieu du 19e siècle, de l’engouement des Britanniques pour le bois provenant du Québec. Son fils, Hedley, développe un hameau autour de la 3e rue, alors appelé Hedleyville, avant qu’un grave incendie ne ravage quelques dizaines de bâtiments dans ce nouveau secteur en 1892. Très rapidement, la construction reprend cependant. Les quartiers adjacents de Québec manquent d’espace et il faut loger les ouvriers qui travaillent pour le chemin de fer ou l’usine de pâtes et papier. Voilà comment Limoilou se greffe aux autres quartiers centraux de Québec, pour devenir aujourd’hui un lieu de résidence de choix pour les citoyens, qui apprécient ses rues ombragées et sa riche vie locale.

L’article et La suite Vivre à Limoilou au 19e siècle

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Gros travaux sur Henri-IV et le boulevard Champlain cet été

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 26 mars 2019 1 commentaire

Patricia Cloutier
Le Soleil

Deux chantiers majeurs perturberont la circulation à Québec cet été, soit l’élargissement de l’autoroute Henri-IV et la reconstruction du boulevard Champlain, entre la côte de Sillery et la côte Gilmour.

En tout, le ministère des Transports prévoit dépenser 442 millions $ en travaux routiers et maritimes dans la région de la Capitale-Nationale d’ici 2021. Une somme similaire à celle des dernières années et qui représente 9 % des investissements routiers de la province.

Démarrée l’an dernier, la phase II de l’élargissement de l’autoroute Henri-IV prévoit l’ajout d’une troisième voie dans chaque direction, entre l’autoroute Charest et l’avenue Chauveau d’ici 2023. Cette année, les points chauds du chantier seront situés dans le secteur de l’échangeur de l’autoroute Félix-Leclerc (40) et près de la rue Einstein.

Notons que les ponts d’étagement de l’autoroute 40, qui passent au-dessus du boulevard Pierre-Bertrand, seront également réparés au cours de la belle saison, afin de prolonger leur durée de vie.

Phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain

L’autre chantier important de Québec se situe tout près du fleuve. La phase 3 de la promenade Samuel-de-Champlain se mettra en branle, dans la continuité de la promenade actuelle. En plus de reconstruire le boulevard Champlain sur une distance de 2,5 kilomètres, le gouvernement aménagera ses abords pour le plaisir des promeneurs et des cyclistes. Une plage urbaine et un miroir d’eau avec jets seront notamment construits.

Lundi, la ministre responsable de la Capitale-Nationale Geneviève Guilbault a indiqué que les négociations avec le CN sont toujours en cours pour déplacer la voie ferrée. Malgré les délais serrés, elle ne s’inquiète pas pour le début des travaux ce printemps.

Le ministre des Transports François Bonnardel s’est quant à lui voulu rassurant quant aux entraves à la circulation. «Il y aura des cônes orange oui, mais on essaie de faire des travaux quand on peut la nuit.»

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Les pires rues de Québec: des poteaux en plein milieu des trottoirs

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 mars 2019 5 commentaires

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Sur certaines rues, mieux vaut marcher la tête haute pour ne pas entrer en collision avec un poteau électrique.

On en a des exemples dans Saint-Sauveur, Saint-Jean-Baptiste et Vanier, et cela devient particulièrement problématique lors des opérations de déneigement, dénoncent en chœur les conseils de quartier.
« Les trottoirs sont peu accessibles l’hiver et encombrés de poteaux, de bornes-fontaines, et deviennent peu sécuritaires aux intersections », note Sylvain Simoneau, président du conseil de quartier de Saint-Sauveur.

Son conseil a identifié la rue Saint-Vallier comme la pire du secteur. Pour ses trottoirs inadéquats ou inexistants par endroit, mais aussi pour ses courbes, sa mauvaise visibilité aux intersections et le trafic qui y transite.

Obstacles nombreux

Dans Saint-Jean-Baptiste, « nous avons sans aucun doute les rues parmi les plus étroites de Québec et les trottoirs à l’avenant, avec plein d’obstacles entravant la marche et l’entretien hivernal », souligne Louis Dumoulin, président du conseil de quartier, qui estime que plusieurs rues ont « besoin d’amour ».
Sainte-Marie en est un bon exemple, souligne le conseil. Elle rend la tâche difficile pour les piétons avec sa pente abrupte et ses trottoirs étroits encombrés de poteaux.

Quand c’est jour de collecte des déchets, les bacs et sacs de tout acabit ajoutent des obstacles et rendent la circulation difficile.

C’est sans compter, l’hiver, que plusieurs gouttières se déversent sur les trottoirs, les rendant glissants comme des patinoires.

Plaintes

Dans Vanier, la rue Chabot subit le même sort, raconte Nicole Laveau, présidente du conseil, qui ajoute que le déneigement des trottoirs occasionne souvent des plaintes. Il arrive, à certains coins de rue, que le poteau soit carrément planté dans l’asphalte de la voie de circulation automobile, à quelques pouces du trottoir.

Avec la proximité d’écoles, cela ne facilite pas les déplacements des élèves, surtout en période hivernale, indique Mme Laveau.

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Arrondissement Les Rivières.

Les pires rues de Québec: des rues et trottoirs mal en point dans le Vieux-Port

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 23 mars 2019 1 commentaire

Stéphanie Martin
Journal de Québec

Le Vieux-Port est apprécié pour son cachet, mais dans certaines rues, cela se gâte quand on regarde au sol.
Le conseil de quartier du Vieux-Québec–Cap-Blanc–colline Parlementaire n’est pas très fier de l’allure de deux de ses artères principales situées dans le Vieux-Port : Saint-Paul et Saint-Pierre.

Nids-de-poule.

Cette dernière est reconnue pour ses trous, insiste le président du conseil de quartier, Alain Samson. «Il y a un mauvais entretien, un mauvais pavage et plusieurs nids-de-poule», regrette-t-il.

Loin d’être une rue conviviale, l’artère sert énormément pour le transit des automobilistes qui veulent contourner les bouchons sur Dalhousie. «Elle manque d’amour.»

«Patchs» d’asphalte

Quant à Saint-Paul, elle est peu enviable en raison du piètre état de ses trottoirs, affirme M. Samson. «C’est désastreux», résume-t-il.

«Ils ont été faits il y a 15-20 ans. Les dalles de granite qu’on a utilisées sont glissantes et dangereuses quand c’est mouillé ou glacé.»

Et la cerise sur le gâteau : pour réparer les dalles abîmées, «la Ville “patche”. On fait des panneaux d’asphalte pour remplacer le granite. C’est tout croche.»

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Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Transport.