Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Urbanisme »

Secteur Chaudière : développement résidentiel et commercial, TOD et conservation de milieux naturels

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 29 octobre 2020 13 commentaires

Québec, le 29 octobre 2020 – La Ville de Québec a présenté aujourd’hui la version préliminaire de sa Vision d’aménagement pour le secteur Chaudière. Ce territoire est appelé à se développer rapidement et la Ville souhaite encadrer la construction d’habitations, de commerces et d’entreprises de haute technologie, en plus de conserver des milieux naturels et d’améliorer les déplacements actifs dans le secteur et vers les quartiers voisins.

En juin 2020, la Ville a lancé une démarche de participation publique afin de soutenir le développement de ce secteur d’importance bénéficiant de grands espaces où tout est à définir, en plus de profiter de l’arrivée du réseau structurant de transport en commun.

Réponse à un besoin de logements

La Ville veut favoriser le développement résidentiel dans le secteur Chaudière afin de répondre à la demande associée à la croissance démographique anticipée. Entre 2021 et 2031, le nombre de logements à construire pour répondre à l’arrivée des nouveaux ménages attendus sur le territoire de la ville de Québec est estimé
à 11 850.

Durant cette période, en comptant sur les lotissements autorisés, la construction sur les terrains vacants et l’insertion de logements dans les quartiers déjà construits, 8 510 logements pourront être construits sur l’ensemble du territoire. Il manquerait donc 3 340 logements pour répondre à la demande.

« La construction de 4 210 logements additionnels dans le secteur Chaudière permettra de venir combler les manques à gagner en matière d’habitation d’ici les dix prochaines années, a annoncé M. Régis Labeaume, maire de Québec. Les terrains étant vacants sur cette partie du territoire, la construction peut donc se faire à court terme. En priorisant l’élaboration de cette vision, nous souhaitons concevoir un environnement réfléchi et cohérent, qui tient compte du développement du transport en commun. »

Un milieu de vie axé sur le transport en commun

Dans ce secteur, la Ville souhaite créer des environnements de type Transit Oriented Development (TOD) qui peut être traduit par « développement orienté vers le transport en commun ». Un TOD vise à créer un milieu de vie dynamique entièrement pensé autour d’une station de transport en commun, ce qui est particulièrement souhaité aux abords du futur terminus Le Gendre et de la station Chaudière, à l’extrémité ouest du tracé du tramway.

Déjà implanté dans plusieurs grandes villes, on y trouve généralement une concentration de logements, de services, de commerces, de bureaux et de places publiques, tous accessibles à pied et qui s’organisent autour d’une station de transport en commun.

(…)

Démarche consultative : activités à venir

Les personnes intéressées à s’exprimer sur la version préliminaire de la Vision d’aménagement pour le secteur Chaudière sont invitées à participer aux activités suivantes :

Séance d’information en ligne. (Zoom). Jeudi 19 novembre 2020, à 19 h

Consultation écrite : commentaires ou dépôt de mémoires. (Plateforme de participation publique). Du 19 novembre 2020 au 8 janvier 2021

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Autour du terminus du tramway: le pôle Chaudière pour combler le manque de terrains Stéphanie Martin (Journal de Québec). Un extrait: « Puisque les terres des Sœurs de la Charité ne peuvent accueillir des maisons, la Ville de Québec a besoin du développement autour du terminus du tramway, près du IKEA, pour accueillir ses futurs résidents sans causer d’étalement urbain. La Ville de Québec compte énormément sur cette «petite ville» où 9000 résidents et employés vivront et travailleront quotidiennement. «Si on ne fait pas le développement, on va manquer de place», laisse tomber le maire de Québec, Régis Labeaume. »

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Écoquartier, Étalement urbain, Commercial, Densification, Environnement, Qualité et milieu de vie, Résidentiel, Urbanisme.

Le tramway dans la mire de la Commission d’urbanisme

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 octobre 2020 Commentaires fermés sur Le tramway dans la mire de la Commission d’urbanisme

François Bourque
Le Soleil

Les projets dans le corridor de 22 km du tramway seront assujettis à la Commission d’urbanisme et de conservation de Québec (CUCQ).
Celle-ci a le mandat de veiller sur l’architecture, les choix de matériaux et l’intégration des nouveaux immeubles à leur voisinage.

L’administration Labeaume consacre ainsi l’importance des enjeux «urbains» dans le projet de transport collectif.

L’objectif est de redessiner (ou construire) de façade à façade sur le trajet du tramway. En impliquant la Commission, Québec élève les standards de qualité au-delà des obligations de base du zonage.

Cela deviendra particulièrement utile dans le secteur «nouveau» des rues Mendel et Blaise-Pascal où les premières implantations (IKEA et Décathlon pour ne pas les nommer) ont été des catastrophes urbaines.

L’administration Labeaume porte la responsabilité d’y avoir perpétué ce modèle de développement dépassé.

On peut se réjouir qu’elle souhaite désormais une occupation plus sensée du sol et se donne un outil supplémentaire pour relever la barre et éviter de poursuivre le gâchis.

La CUCQ est formée de trois élus et de sept professionnels indépendants (architectes, urbanistes, spécialistes du paysage, de l’art ou du patrimoine).

Elle se réunit tous les mardis après-midi pour statuer sur une centaine de dossiers, dont une trentaine offrent matière à discussions ou débats.

Au fil des ans, j’ai souvent «confessé» des membres et ex-membres de la Commission qui sont normalement tenus au secret sur leurs délibérations.

Je n’en ai entendu aucun se plaindre d’interventions politiques indues, même quand de l’extérieur, on aurait pu soupçonner le contraire.

Le problème, si c’en est un, est ailleurs. Il est dans ce que la Commission n’a pas le pouvoir de décider de l’opportunité d’un projet ni de faire de suggestions sur ce qu’il serait opportun de construire (ou pas) sur un terrain.

Ces choix appartiennent aux élus et s’exercent à travers les règles de zonage.

La CUCQ doit donc se limiter à moduler les formes et l’apparence des immeubles et à en faciliter l’intégration. Cela explique que des projets étonnants (pour ne pas dire aberrants) aient pu obtenir le feu vert.

On peut regretter que l’expertise de ces professionnels ne soit pas davantage mise à profit.

Mais on ne voudrait pas non plus que le développement soit décidé par des non-élus (aussi compétents soient-ils) qui ne rendent pas de comptes et imposeraient une vision «élitiste» de l’architecture.

Pas plus qu’on ne voudrait que la ville se construise selon les humeurs (ou amitiés) du moment des élus.

C’est pourquoi il faut des critères «objectifs», des regards indépendants et de la rigueur dans l’application des règles.

Pour obtenir un permis, les promoteurs et citoyens doivent se conformer aux avis de la Commission. Cela donne parfois lieu à des échanges et négociations serrées.

Une approche trop tatillonne sera perçue comme un emmerdement de plus pour ceux qui trouvent que la machine administrative est déjà trop lourde.

Cela pose la question de la part de liberté qu’il convient de laisser à un propriétaire de construire sur son terrain la maison (ou l’immeuble) dont il a envie.

L’information est passée sous les radars *, mais il vient d’y avoir un «changement de garde» significatif à la Commission d’urbanisme. Six nouveaux membres d’un coup, dont plusieurs «jeunes» architectes. De l’inédit dans l’histoire récente.

«On voulait ouvrir plus large. C’était très fermé pour la représentativité des groupes d’âge», explique la conseillère Suzanne Verreault, qui préside la Commission.

Plutôt que de renommer automatiquement les membres qui voulaient rester, la Ville met désormais tous les postes en jeu. Résultat : 98 candidatures reçues cette année, là où il n’y en avait eu que 6 la dernière fois.

Trop tôt pour dire quel effet cela pourrait avoir sur l’émergence de nouveaux courants ou sur le niveau de permissivité (ou de resserrement) face aux projets.

Les nouvelles générations sont plus sensibles que jadis à l’environnement et au développement durable. Le seront-elles autant à la protection du vieux patrimoine?

Une partie de la réponse viendra des réflexions que mène actuellement la Ville sur le mandat et les territoires de la Commission. Le résultat est attendu dans 18 mois.

La CUCQ fut créée en 1928 pour veiller sur le Vieux-Québec et éviter «l’erreur» d’y construire d’autres immeubles comme le Price, alors jugé trop haut pour le quartier.

Même les meilleures intentions peuvent parfois se tromper. Le Price fait aujourd’hui la fierté de cette ville.

Le rôle de la CUCQ s’est élargi depuis pour inclure les trois autres arrondissements historiques, les PPU (programmes particuliers d’urbanisme) et bientôt le tramway.

Aux préoccupations sur le bâti, le patrimoine et les voisinages se sont ajoutées la protection des arbres et boisés, des points de vue, des milieux humides, etc.

Cela soulève des enjeux politiques et logistiques.

Dans un monde idéal, on voudrait pouvoir veiller sur l’ensemble du territoire avec le regard le plus large possible. Mais est-ce réaliste et raisonnable compte tenu des efforts et coûts que cela implique?

La CUCQ a le mandat d’appliquer les normes du gouvernement pour les travaux dans les arrondissements historiques (couleurs, type de fenêtres, matériaux, etc.).

Cela va rester, mais est-il encore nécessaire de la faire statuer sur la moindre réfection de galerie dans la cour d’une résidence de Saint-Roch?

Montcalm mériterait l’attention à cause de la qualité de son bâti. Mais Vanier n’a-t-il pas lui aussi sa personnalité propre et sa place dans le patrimoine à protéger?

La Commission d’urbanisme se réunit à huis clos, ne produit pas de rapport annuel, n’explique pas ses décisions et impose à ses membres le silence.

Elle s’apprête à rendre accessibles ses procès-verbaux, mais sans les argumentaires à l’appui des décisions. Ce n’est pas très utile.

Il n’est pas normal qu’un organisme public qui a autant d’influence sur le paysage et la vie de la ville rende si peu de comptes. Je ne dis pas que la CUCQ rend de mauvaises décisions. Mais son secret est un irritant démocratique et une occasion perdue de faire de l’éducation et d’améliorer les pratiques.

Si les citoyens et entrepreneurs étaient davantage informés de ce qui fait la qualité et l’acceptabilité d’un projet, peut-être construiraient-ils de meilleurs projets.

L’article

* Sauf sur Québec Urbain

Voir aussi : Urbanisme.

Nouvelle Vision de l’habitation 2020-2030

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 octobre 2020 1 commentaire

Québec, le 19 octobre 2020 – La Ville de Québec dévoile aujourd’hui la version finale de la Vision de l’habitation 2020-2030. Mettant de l’avant de nouvelles stratégies d’intervention en habitation, la Vision mobilise les parties prenantes pour créer des milieux de vie attractifs, inclusifs et innovants afin de faire face aux réalités de la prochaine décennie.

Depuis le lancement de la version préliminaire de la Vision de l’habitation le 11 mars 2020, de nombreuses démarches ont été entreprises.

« La Ville a été proactive ces derniers mois pour enclencher la réalisation de cette Vision, a déclaré le maire de Québec, M. Régis Labeaume. Déjà, 582 logements sociaux sont attribués ou sur le point de l’être. De ces derniers, 80 seront réservés à des jeunes bénéficiant des services des programmes jeunesse qui atteignent la majorité et 40 logements seront destinés aux personnes en itinérance ou à risque de le devenir. En plus, nous sommes en discussion pour d’autres projets totalisant 385 unités. Comme nous avions 817 logements en réserve, vous comprendrez que si tous les projets se réalisent, nous serons en déficit potentiel de 150 unités au printemps 2021. »

La Vision en action

Pour accélérer la construction et contrebalancer un ralentissement prévisible dans le secteur privé, la Ville annonçait, le 15 mai dernier, des investissements de 24 M$ pour le logement social, l’habitation et la bonification du Programme Rénovation Québec.

Elle octroyait aussi un premier 15 M$ à la réserve foncière dédiée à l’acquisition de terrains à des fins de logement social et accordait 3 M$ pour la mise en place de projets pilotes en habitation, la réalisation d’études socioéconomiques et le développement d’outils numériques destinés aux citoyens. Les actions réalisées ou en cours de réalisation depuis le printemps comprennent aussi :

Le lancement de la première phase d’un projet mixte de 148 logements sociaux dans le quartier Saint-Roch, incluant 40 logements pour les jeunes issus des services de protection de la jeunesse et aux familles à revenu modeste;

La décision de réserver deux terrains municipaux situés sur le boulevard Pie-XII et à l’intersection du boulevard Charest et de la rue Montmagny, au développement de projets de logement social pour 125 unités;
L’avancement de deux projets de logements sociaux dans les secteurs de Charlesbourg et de Beauport prévoit la construction de 309 unités;

La création d’un groupe de travail pour l’élaboration d’une stratégie sur les maisons de chambres et l’adoption d’un règlement de contrôle intérimaire (RCI) visant à interdire le changement d’usage des bâtiments existants;

La requalification de centres commerciaux par l’ajout d’espaces résidentiels (logements ou résidences privées pour aînés) aux étages supérieurs et dans les stationnements;

L’adoption d’un nouveau règlement interdisant la conversion de logements locatifs en copropriété divise;

Des prises de contact auprès de constructeurs de mini-maisons et de logements accessoires, en plus de l’analyse des modifications réglementaires requises pour la réalisation de logements accessoires;

Le lancement des démarches d’élaboration des visions d’aménagement du secteur Chaudière et du pôle urbain Wilfrid-Hamel–Laurentienne, en plus d’une consultation sur la modification du plan d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) de densification;

L’identification de terrains et la collaboration avec les groupes de ressources techniques pour initier des projets de logements sociaux.

Anticiper les défis des prochaines années

Le ralentissement économique causé par la pandémie, la proportion croissante de personnes aînées, les nombreux ménages à la recherche d’un logement correspondant à leur capacité financière, l’itinérance, l’intégration des jeunes issus des services de protection de la jeunesse et la rétention des familles à Québec requièrent une offre variée et innovante de logements dans des environnements sains, sécuritaires et durables.

La Ville souhaite offrir une variété de logements pensée en fonction du réseau structurant de transport en commun, des services de proximité et des équipements collectifs. En utilisant la lutte aux changements climatiques comme un levier d’innovation, la Vision de l’habitation 2020-2030 encourage la réalisation de projets résidentiels novateurs sur les plans de l’architecture, du financement, de la mixité et du verdissement.

« La Vision de l’habitation s’inscrit en symbiose avec les outils de planification existants de la Ville de Québec, a annoncé Mme Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Elle guidera les projets d’aménagement afin d’optimiser l’occupation du sol, de densifier de façon réfléchie, de mettre en valeur le cadre bâti et de favoriser une architecture de qualité dans tous les quartiers de la ville. »

Réel outil de planification urbaine, la Vision met de l’avant le concept de milieu de vie durable en répondant aux besoins actuels des citoyens sans compromettre ceux des générations futures.

« Pour une personne logée convenablement, l’habitation représente un socle, la base de son épanouissement personnel et social et de son sentiment d’appartenance à une communauté, a ajouté Mme Émilie Villeneuve, membre du comité exécutif responsable du développement social et de l’habitation. Cependant, l’habitation peut devenir un lieu d’instabilité, d’insécurité, d’isolement et d’exclusion pour quiconque éprouve des difficultés à se loger. Les actions mises de l’avant dans la Vision de l’habitation constitueront de puissants leviers pour bâtir une ville inclusive et accessible qui prend en compte les besoins diversifiés des citoyens et leurs parcours résidentiels. »

Plan quinquennal 2020-2025

Afin de mettre en œuvre la Vision de l’habitation, la Ville de Québec a défini les actions des cinq prochaines années. Elle prévoit notamment la création de 5 000 nouveaux logements. Pour y arriver, elle compte :

Réaliser 2 600 nouveaux logements sociaux et abordables

En créant une réserve foncière par la mise en place d’un fonds de 20 M$ sur 5 ans dédié au logement social qui, par un effet de levier, générera des acquisitions de terrains d’une valeur de 50 M$;

En développant des stratégies avec les promoteurs pour inclure des logements sociaux dans certains projets résidentiels privés; En collaborant avec le CIUSSS de la Capitale-Nationale et des organismes du milieu pour soutenir les personnes ayant des besoins particuliers, comme les itinérants et les personnes vivant avec un handicap ou éprouvant des enjeux de santé mentale.

Encourager la création de 2 000 places en résidences privées pour aînés

En exploitant encore mieux le potentiel résidentiel de certains sites, notamment les centres commerciaux par l’ajout d’espaces résidentiels aux étages supérieurs.

Soutenir la réalisation de 400 logements accessoires

En procédant à des modifications réglementaires afin de permettre la construction de mini-maisons et d’annexes résidentielles partout sur le territoire.

Aménager des lieux de rencontre dans tous les quartiers

En dédiant 20 M$ à l’aménagement de 42 places publiques dans les différents quartiers de la ville.

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D’autres informations

Voir aussi : Message d'intérêt public, Urbanisme.

Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: nouveaux membres

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 octobre 2020 Commentaires fermés sur Commission d’urbanisme et de conservation de Québec: nouveaux membres

Le texte intégral du sommaire décisionnel

monsieur Gino Gariépy, historien de l’art.

Les membres suivants seront renouvelés à titre de membres substituts pour un prochain mandat de deux ans :

– madame Marie-Chantale Croft, architecte;
– monsieur Étienne Binette, architecte-paysagiste et urbaniste.

Les membres suivants seront nommés pour un premier mandat de deux ans à titre de membres réguliers :

– madame Anne Vallières, architecte;
– madame Élisa Gouin, architecte;
– monsieur Alexis Ruelland, architecte;
– monsieur Guillaume Fafard, architecte;
– monsieur Robert Verret, architecte.

Le membre suivant est nommé pour un premier mandat à titre de membre régulier, pour siéger à compter du 1er novembre 2021. Ce membre pourra recevoir la formation dédiée aux nouveaux membres et siéger à 5 reprises d’ici le 1er novembre 2021 :

– madame Véronique Cadoret-Plamondon, urbaniste et designer urbain.

La Commission

Voir aussi : Urbanisme.

En parlant de densification

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juillet 2020 Commentaires fermés sur En parlant de densification

Québec, le 6 juillet 2020 – Le Comité pour une densification respectueuse (CDR) rend public aujourd’hui sa position concernant l’intention de la Ville de Québec de modifier les exigences du Règlement d’harmonisation sur l’urbanisme (adoption prévue ce soir, 6 juillet, au Conseil de Ville). Ces modifications touchent les projets de densification résidentielle, un sujet cher au CDR et qui prend finalement une tournure favorable.

Cette série de modifications correspond à plusieurs des revendications historiques du CDR, exprimées à maintes reprises, notamment à l’occassion de la publication de notre bilan de juin 2019, portant sur les projets de densification résidentielle. Elles sont donc accueillies avec une grande satisfaction.

Les nouvelles exigences déterminent enfin des règles du jeu favorables à la densification respectueuse. Les promoteurs et les entrepreneurs auront ainsi l’occasion de partir sur la même ligne de départ pour offrir à leur clientèle des constructions dont ils sont fiers et qui ont le potentiel de susciter l’adhésion du voisinage.

Il reste maintenant à voir si ces exigences seront appliquées uniformément par les intervenants de l’émission d’un permis de construction résidentiel, soit les analystes de la Ville, les comités consultatifs d’urbanisme et les conseils d’arrondissement. La vigilance sera également de mise pour accompagner en amont autant les promoteurs, leurs clients que les futurs voisins afin, de non seulement limiter les délais d’émission de permis, mais en garantir la double finalité : une densification respectueuse.

Si oui, des avancées majeures sont observées, il y a encore place à l’amélioration. Nous demeurons donc à l’affut et particulièrement sur les sujets suivants :

• l’abattage des arbres matures demeure trop facile sur les sites des nouvelles maisons, au détriment de la canopée. Le patrimoine végétal est sous valorisé par la réglementation et pourtant il donne l’identité et la plus-value à des quartiers qui ont du vécu, de l’intimité, de la qualité de vie. Les évaluations des projets proposés par les promoteurs dans leur demande de permis doivent s’appuyer sur des exigences qui font de l’abattage des arbres matures une réelle exception;

• absence de mécanisme pour supporter l’adhésion sociale des projets : la Vision de l’habitation en développement à la Ville de Québec se promet d’en traiter mais il y a lieu d’être inquiet. Encore aujourd’hui, les citoyens apprennent la teneur brutale d’un projet de densification en voyant débarquer les démolisseurs. Ils découvrent ensuite ce qui prendra progressivement place. Pour le CDR, une adhésion sociale à un projet signifie que l’information circule dans le voisinage bien avant le début des travaux, une fois le permis accordé;

• bilan de la densification respectueuse à Québec : le CDR a fait connaître au public et ce à trois reprises depuis 2014, son propre bilan sur la question. Il n’est pas normal que cette tâche soit assumée par un groupe de citoyens. La Ville devrait faire connaître le sien et en dédier une partie de son site Internet;

• charte de la densification respectueuse : le CDR a soumis un projet de Charte et suggère de le faire adopter par l’ensemble des parties prenantes. « Ce geste unirait toutes les parties concernées autour d’une vision commune, des plus productive en matière de densification», a conclu Michel Fournier, porte-parole du CDR.

Rappelons que le Comité pour une densification respectueuse (CDR) désire préserver et améliorer la qualité de vie des citoyens de la Ville en favorisant une densification en harmonie avec le patrimoine arboricole et bâti existants.

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Voir aussi : Environnement, Initiatives citoyennes, Nouvel urbanisme, Québec La cité, Urbanisme.