Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Environnement »

La ville nous rend-elle gros et malades ?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 5 mai 2012 Aucun commentaire

Isabelle Paré
Le Devoir

Ce printemps, plusieurs enfourcheront leur vélo, histoire de faire un geste pour la planète. Or, en plus d’être toxique pour la Terre, notre mode de vie au sein de villes mal pensées menace aujourd’hui la santé même du genre humain. Le design urbain et l’architecture, nouveaux remèdes contre le mal du siècle?

La ville nous rend-elle gros et malades ? Alors que l’Amérique étouffe sous le poids d’une épidémie d’obésité, doublée d’une flambée des taux de diabète et d’autres maladies chroniques, la cause du mal du millénaire ne se trouverait pas que dans nos assiettes, mais plutôt dans le piètre design des villes, des quartiers et même des édifices que nous habitons.

« La réponse à plusieurs de nos problèmes de santé se trouve dans nos quartiers, pas dans les cabinets de docteurs », affirme d’emblée le Dr Richard Jackson, un éminent spécialiste de la santé publique, ex-directeur du Centre national de santé environnementale au Center for Disease Control (CDC), l’agence américaine de santé. En 20 ans, ce pédiatre a vu bondir le nombre d’enfants atteints de maladies d’adultes liées à l’obésité (diabète, hypertension, insuffisance rénale) pris en charge dans sa clinique. Las de multiplier les prescriptions pour colmater une épidémie hors de contrôle, le Dr Jackson en est venu à la conclusion qu’il fallait prendre le mal par la racine.

Au fameux « We are what we eat », il rétorque plutôt : « Ne sommes-nous pas aussi ce que nous construisons ? » « C’est manifestement l’environnement autocentrique qui transforme la santé des gens et nourrit les épidémies actuelles », dit-il.

L’Homo sapiens, ce fameux bipède qui doit depuis quatre millions d’années à la déambulation sur deux pattes sa formidable évolution, trébuche aujourd’hui sur un obstacle de taille, celui créé par sa propre habileté à façonner un environnement moderne, hyperefficace, mais à ce point trafiqué qu’il a lentement exclu de la vie quotidienne l’usage du muscle, cet organe de l’effort.

Après des années de vaines luttes contre les mauvaises habitudes alimentaires, plusieurs chercheurs croient désormais que, pour stopper la courbe exponentielle de l’obésité (tueur numéro un après la maladie coronarienne aux États-Unis), il faut repenser l’environnement bâti. Les banlieues nées de l’étalement urbain font caracoler les taux d’obésité, répètent-ils. Centres-villes désertés, banlieues faiblement peuplées, enclavées et dépendantes de l’auto, quartiers centraux hostiles à la marche et au vélo : les villes construites pour la voiture ont des effets pathogènes pour l’humain.

« Si on veut moins de maladies chroniques, c’est simple, il faut que les gens marchent ! Il est plus rapide de poser de petits gestes pour augmenter le nombre de transports actifs en sécurisant les trottoirs et les pistes cyclables qu’en dépensant des millions dans les trains de banlieue », tranche le Dr Louis Drouin, responsable de la santé environnementale à la Direction de la santé publique (DSP) de Montréal.

Quartiers denses, services de proximité, rues piétonnières dotées d’aires de repos et de bancs, pistes cyclables, transports en commun et bâtiments intelligents munis d’escaliers invitants et spacieux sont les nouvelles armes brandies contre la menace adipeuse qui nous pend au bout du nez.

Les épidémiologistes prédisent déjà aux enfants nés après 1980 une espérance de vie plus courte que leurs parents. Après le « Rust Belt » et le « Bible Belt », le sud-est des États-Unis, avec plus de 30 % d’obèses, fait presque figure de « Fat Belt ». Les campagnes de saines habitudes alimentaires martelées jusqu’à plus soif ne suffisent pas à renverser cette tendance lourde. C’est la ville qu’il faut transformer, affirme le Dr Drouin.

Des chiffres qui parlent

Partout dans le monde, le pourcentage du nombre de marcheurs et de cyclistes réguliers est inversement proportionnel au taux d’obésité. Les Suisses, parmi les plus sveltes de l’Occident, effectuent près de 44 % de leurs déplacements à pied.

Chaque heure passée dans une voiture augmente de 6 % les risques d’une personne de souffrir d’obésité, d’où le lien tracé entre le fait de vivre en banlieue et le tour de taille. En revanche, habiter un quartier urbain propice à la marche fait chuter ce même risque de 7 %. Dans les banlieues où 95 % des résidants prennent le volant pour se rendre au boulot, 54 % des gens traînent des kilos en trop. À l’inverse, les usagers du transport en commun marchent en moyenne 23 minutes par jour et, de ce seul fait, affichent 23 % moins de poids en trop que les automobilistes.

Somme toute, l’hégémonie de la voiture a muté le rêve américain de l’idyllique cocon de banlieue et de sa piscine azur en un cauchemar pour la santé publique. Paradoxe suprême, les villes de banlieue, zonées pour la construction de résidences unifamiliales qui devaient servir de havre aux familles, sont habitées à 65 % par des ménages sans enfant, du moins aux États-Unis. Un non-sens.

« Il y a 100 ans, les villes étaient insalubres. Les gens ont fui les villes, et les urbanistes ont pensé que loger tout le monde en banlieue réglerait le problème. En 60 ans, l’Amérique a été complètement redessinée pour répondre aux besoins des voitures. Cette réingénierie majeure a éliminé l’activité physique de nos vies. Au point où aujourd’hui, des personnes prennent le volant pour aller chercher du lait à 500 mètres », déplore le Dr Jackson.

Au pays d’Obama, résider en périphérie d’une ville engendre invariablement des problèmes de tour de taille. Les résidants des banlieues nord-américaines pèsent en moyenne trois kilos de plus que les habitants des quartiers urbains mixtes et plus denses, nonobstant le niveau d’éducation ou le revenu. Ce portrait en vue, l’agence de la santé américaine a placé le réaménagement de l’environnement urbain en haut de sa liste de stratégies pour lutter contre l’obésité. Avec raison.

Progrès et gadgets

De chasseur et cueilleur, le bon vieil Homo sapiens aux gènes conçus pour marcher des kilomètres est passé au régime moteur-ordinateur. Escaliers roulants, ascenseurs, portes tournantes, fenêtres électriques, stores automatisés, télécommandes à distance : le progrès a multiplié les gadgets rendant le muscle paresseux.

Pendant 80 000 générations, la survie de l’homme préhistorique s’est faite au prix de dépenses énergétiques de trois à cinq fois plus élevées qu’aujourd’hui. En sept générations – deux depuis la révolution numérique qui nous visse aux écrans -, les besoins en calories ont énormément chuté, mais pas l’appétit de notre ADN gourmand, indique une étude publiée en 2010 dans l’American Journal of Medecine.

Entre la machine à café et l’écran de son ordinateur, l’employé de bureau moyen n’alloue plus que 13 % de son énergie à l’activité physique, contre 40 % chez nos ancêtres. « Notre mode de vie est obésogène. Continuer à construire des centres commerciaux en périphérie tout en aménageant de jolis quartiers centraux, ça va en sens contraire. La santé ne fait pas partie des grandes décisions de planification urbaine, et les ingénieurs continuent d’appliquer des normes destinées aux voitures, pas aux humains. La santé est encore perçue comme une responsabilité individuelle et pas collective », affirme Marcos Weil, un urbaniste suisse de la firme Urbaplan, qui travaille à doter les villes de son pays de plans piétonniers.

Bouger plus !

Comment changer la donne ? Aux États-Unis, des villes comme New York tentent de renverser la tendance en changeant radicalement les lois, le zonage, et même les codes de construction, pour faire bouger leurs concitoyens. La Suisse a eu recours à la loi pour faciliter la vie des marcheurs, alors qu’à Montréal, on dispose encore de très peu de données sur le potentiel piétonnier de chaque quartier.

La carte interactive de l’obésité aux États-Unis

Voir aussi : Environnement, Vélo.

Une ville verte, Québec?

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 24 avril 2012 13 commentaires

Source : Samuel Auger, Le Soleil (23 avril 2012)

Intéressante analyse qui vous propose de comparer Québec aux autres grandes villes canadiennes sur des thèmes environnementaux incontournables. Transports collectifs et actifs, occupation du territoire, gestion des déchets : voici un bref survol des dossiers verts de la capitale.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie.

Dessine-moi une poubelle !

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 1er avril 2012 8 commentaires

Source : Stéphanie Martin, Le Soleil, le 31 mars 2012

(Bordeaux) Exaspéré par les tergiversations du ministère de la Culture autour des poubelles du Vieux-Québec, le maire Régis Labeaume lance un concours : Dessinez-moi une poubelle.

«Je ne sais plus ce qu’ils veulent. Que le Ministère en dessine une et qu’il nous l’envoie!» a d’abord réagi le maire de Québec, hier en point de presse, faisant une sortie en règle contre les fonctionnaires du ministère de la Culture, qui ont rejeté récemment le dernier modèle proposé par la Ville pour être installé dans l’arrondissement historique. Celui-ci était inspiré des poubelles de Toronto et a deux voies, qui permettent de disposer à la fois des déchets et des matières recyclables. Le Ministère était insatisfait des matériaux utilisés et disait préférer «un matériau noble».

Le dossier des poubelles incompatibles avec l’environnement patrimonial du Vieux-Québec traîne depuis 2008. Le nouveau mobilier urbain devait à l’origine être livré pour les fêtes du 400e anniversaire de Québec. «Ça fait quatre ans !» s’est exclamé le maire.

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Poubelle urbaine

Des poubelles « intelligentes ».

Voir aussi : Arrondissement La Cité - Vieux-Québec, Environnement, Qualité et milieu de vie.

Québec toujours à la recherche d’un emplacement pour le centre de compostage

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 28 mars 2012 Aucun commentaire

Source : Valérie Gaudreau, Le Soleil, le 28 mars 2012

(Québec) Val-Bélair n’est pas le seul «plan B» envisagé par la Ville de Québec pour un centre de compostage, selon le conseiller responsable de l’environnement, Steve Verret.

«Ça peut être Val-Bélair comme ça peut être un autre. Ce sera à SNC-Lavalin de nous le dire. Ils m’ont dit qu’ils avaient d’autres solutions à amener au projet», a indiqué M. Verret hier.

SNC-Lavalin a été mandatée en septembre pour mener des études préparatoires et environnementales afin de déterminer le meilleur emplacement pour le futur centre de compostage. Au départ, la Ville de Québec avait choisi un grand terrain entre Saint-Augustin et l’aéroport pour établir son centre de compostage à ciel ouvert, qui recevra les résidus de l’usine de biométhanisation prévue en 2014.

Or, l’administration de l’aéroport, les villes voisines de Saint-Augustin et de L’Ancienne-Lorette, des citoyens et l’Union des producteurs agricoles (UPA) ont sévèrement critiqué le projet.

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Usine de compostage : le maire réagit à la levée de boucliers.

Voir aussi : Environnement, Qualité et milieu de vie.

Baignade à la baie de Beauport : pas avant 2016

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 mars 2012 3 commentaires

Source : Radio-Canada, le 15 mars 2012

La baignade dans le fleuve à la baie de Beauport ne sera pas possible avant plusieurs années. Des tests de la qualité de l’eau effectués récemment ne permettent pas d’espérer la levée de l’interdiction avant 2016.

Les responsables de la baie de Beauport prévoyaient que les baigneurs puissent nager dans le fleuve dès cet été. Les résultats d’analyses de l’eau viennent toutefois retarder ce projet comme l’explique le directeur général de la baie de Beauport, Daniel Robitaille. « C’est sûr que ça vient un peu contrecarrer nos plans parce qu’on comptait là-dessus pour une affluence supplémentaire. On va attendre, on n’a pas vraiment le choix. »

La direction de la baie de Beauport croyait au départ que le fleuve était uniquement contaminé par les eaux de pluie qui laissaient des coliformes dans l’eau. Les responsables étaient donc convaincus que la baignade serait envisageable une fois le bassin de rétention construit à l’angle du boulevard Henri-Bourassa et de l’autoroute Dufferin.

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Le dossier de la baignade dans le fleuve.

Dépolluer le fleuve grâce à des réservoirs.

Serrez vos maillots…

Voir aussi : Arrondissement Beauport, Environnement.

La CMQ adopte son plan de développement jusqu’en 2031

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 décembre 2011 Commentaires fermés

Stéphanie Morin
Le Soleil

(Québec) Les maires et les préfets de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) ont scellé jeudi le sort du développement urbain dans la région pour les 20 prochaines années. «L’oeuvre majeure de la CMQ depuis que l’instance existe», s’est félicité le maire Régis Labeaume.(…) Celui-ci établit des cibles de densification pour les villes : chacune d’entre elles a accepté d’augmenter de 25 % sa densité. On s’engage à concentrer à 60 % le développement autour des pôles métropolitains. On définit également un périmètre urbain au-delà duquel les municipalités ne pourront pas s’étendre, un plan de gestion de la congestion routière, des mesures de protection des huit bassins versants où se trouvent des prises d’eau municipales et des stratégies pour assurer la mise en valeur du fleuve Saint-Laurent.

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Voir aussi : Étalement urbain, Environnement, Message d'intérêt public.

Un nouveau quartier «vert»… à Lac-Beauport

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 15 décembre 2011 15 commentaires

Même si ce n’est pas sur le territoire de la ville de Québec, ça se passe en périphérie assez proche, le projet est assez important et ça ramène dans l’actualité le concept d’«étalement urbain».

Source : Pierre Couture, Le Soleil (14 décembre 2011)

Un projet immobilier de 120 millions$ verra le jour l’an prochain dans le secteur de Lac-Beauport, où 360 nouvelles résidences seront construites. «On parle d’un véritable quartier vert», a indiqué mardi au Soleil le promoteur Sébastien Leboeuf, de la société immobilière Leboeuf.

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AJOUT : Page du constructeur

Voir aussi : Étalement urbain, Environnement, Maison, Nouvel urbanisme.

Amélioration du niveau de pollution à l’incinérateur de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 12 décembre 2011 Commentaires fermés

Source : Radio-Canada

L’incinérateur de Québec pollue beaucoup moins qu’il y a trois ans, mais il reste encore du chemin à faire pour diminuer les émissions polluantes.

La Ville de Québec complète cette année son projet de modernisation de 60 millions de dollars entrepris en 2005 pour réduire la pollution venant de l’incinérateur.

Il y a trois ans, les émanations de dioxines et de furannes, deux substances cancérigènes provenant de l’incinérateur, étaient de trois fois la norme du gouvernement du Québec. Or, selon le dernier échantillonnage réalisé au mois de septembre, ces substances sont maintenant tout juste sous la norme.

Selon Steve Verret, conseiller municipal du district de Lac-Saint-Charles-Saint-Émile, il s’agit d’une nette amélioration. « Pas [que l'incinérateur] ne pollue plus, mais respecte les normes que le ministère de l’Environnement suggère, même qu’on est en deçà des normes », fait-il valoir.

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Québec vu d’en haut: L’incinérateur de Québec.

Voir aussi : Arrondissement La Cité-Limoilou, Environnement, Instiitutionnel.

Fini le recyclage des vieux sapins de Noël

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 8 décembre 2011 17 commentaires

Source : Radio-Canada

La Ville de Québec met fin à la collecte des sapins après le temps des fêtes.

Après la période des fêtes, Québec ramassait auparavant les sapins pour les diriger vers un centre de compostage. Or, le ramassage des arbres après la fête de Noël se fera désormais en même temps que celle des ordures ménagères.

La disparition de collecte spéciale était nécessaire, selon la Ville, en raison de la trop grande quantité de sapins encore encombrés d’objets de toute sorte.

Le conseiller et responsable au comité de l’environnement, Steve Verret, souligne que le personnel du centre de tri ne peut procéder au dépouillage des arbres encore munis de guirlandes, courants électriques et autres décorations de Noël. « Les gens au centre de tri n’ont pas le choix. Pour faire une matière compostable qui va être adéquate, ils n’ont pas le choix de retirer le sapin. Commencer à déshabiller le sapin une autre fois, pour eux, c’est trop long », fait savoir M. Verret.

Les sapins prendront maintenant directement le chemin de l’incinérateur.

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Mon beau sapin.

Voir aussi : Environnement, Message d'intérêt public.