Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Maison »

Agrandissements inusités sur l’avenue des Oblats

Par Envoyer un courriel à l’auteur Nicolas Roberge le 2 septembre 2010 12 commentaires

Voici deux duplex qui ont été convertis en triplex. Même si le toit était légèrement mansardé à l’étage, on ne s’est pas empêché d’ajouter un étage supérieur. Remarquez aussi l’édifice au centre avec sa tourelle en porte à faux caractéristique au quartier Saint-Sauveur.

Voir aussi : Arrondissement La Cité - St-Sauveur, Maison.

Où est passé le Château Bigot?

Par Envoyer un courriel à l’auteur Nicolas Roberge le 5 août 2010 15 commentaires

Château Bigot c’est le nom d’un quartier et le nom d’une artère municipale. Toutefois, ça provient d’un véritable manoir qui a existé à l’angle des rues Vice-Roi et Bourg-la-Reine. Ses pierres sont toujours bien visibles malgré qu’il est tombé en ruines il y a 100 ans.

Le château est construit en 1718 par l’intendant Michel Bégon de la Picardière. Cette maison lui servait de maison d’été. Elle resta dans sa famille jusqu’en 1753. Le bâtiment portait initialement le nom de « Beaumanoir », a plus tard été nommé par les anglais « Ermitage » ou « Hermitage » et était aussi décrit très simplement par les habitants des environs par « la Maison de la Montagne ». Le manoir était situé à l’angle des rues Vice-Roi et Bourg-la-Reine à Charlesbourg. Elle avait une dimension de 50 pieds par 30 pieds sur 2 étages. Elle changea successivement de propriétaires jusqu’à son abandon en 1850. À partir de cette date, la maison commença à dépérir rapidement et à tomber en ruines.

L'Hermitage ou Beaumanoir - L

Château Bigot en 1870

La fiction dépasse la réalité

La maison hérita de l’appellation « Château Bigot » suite à la publication de deux romans en sur le dernier intendant François Bigot. Le premier roman, « L’Intendant Bigot », de Joseph Marmette, paraît en 1872 et « The Golden Dog », de William Kirby, est publié en 1877 (En référence au même chien d’or de l’Auberge sur la rue du Fort). Voici un récit historique de Jean-Marie Lebel sur le site de la CCNQ :

Caroline de Saint-Castin se fait offrir les fleurs empoisonnées (illustration du roman de Kirby)

Selon William Kirby, François Bigot, le dernier intendant de la Nouvelle-France, de 1748 à 1759, y aurait tenu captive la belle Caroline de Saint-Castin, petite-fille d’un chef abénaquis. Angélique des Méloizes, jalouse, aurait voulu se débarrasser de sa rivale et l’aurait empoisonnée avec un bouquet de roses imprégnées d’aqua tofana. Bigot aurait trouvé le corps de l’Amérindienne dans une chambre secrète du château et, éploré, l’aurait inhumé dans une voûte souterraine. Il aurait soupçonné Angélique mais n’aurait pas voulu l’accuser.

En 1890 Arthur Brousseau, le propriétaire du terrain de l’époque, met en valeur les ruines du manoir et en fait un site touristique suite au gain dl’intérêt suscité par ces deux romans populaires. L’imaginaire dépasse la réalité, car les touristes viennent d’aussi loin que les États-Unis pour voir où Bigot aurait enfermé la pauvre Caroline. Malgré tout, il n’y a aucune preuve que François Bigot aurait réellement mis les pieds dans ce manoir.

Château Bigot en 1895 par Fred C. Würtele

Château Bigot en 1895 par Fred C. Würtele

Château Bigot en 1900

Chateau Bigot Toronto and Buffalo W.G. Macfarlane (date inconnue)

Chateau Bigot Montréal Illustrated Post Card Co (date inconnue)

Chateau Bigot Carte Postale Pruneau et Kirouac (date inconnue)

La fin du Château Bigot

La population attribue son dépérissement progressif à l’oeuvre des esprits qu’il enfermerait. Les murs qui tiennent toujours debout sont un danger pour les personnes qui fréquentent les lieux pour faire des pique-nique sur le bord du cours d’eau.  Le dernier mur des ruines est démoli entre 1908-1913. On prétend dans un article du Soleil qu’il aurait subi les foudres de la population, mais on n’a rien trouvé qui prouve cette affirmation.

Voici une photographie aérienne de 1948 sur laquelle on peut voir un ilot déboisé avec une structure quelconque au nord du Bourg-Royal:

Que reste-t-il du Château Bigot?

Les fouilles archéologiques

Plan de fouilles archéologiques du Château Bigot par Carl Lavoie

Les fondations du manoir y sont présents jusqu’au début des années 1980. Des fouilles avait été fait à l’automne 1979 et en 1980 par les archéologues Carl Lavoie et Lucien Guimond financé par le Cégep François-Xavier-Garneau et le Ministère des affaires culturelles. Le rapport archéologique de 1981 nous apprend que les fondations se trouvaient sur le terrain du 1524, avenue Bourg-la-Reine (le coin de rue) et sur un terrain vendu à la Ville de Charlesbourg en 1964. Les numéros de lots du cadastre mentionnés dans le rapport sont 1040612 et 1041147.

Les fondations sont entièrement enfouies lors des fouilles archéologiques. Ils mesurent environ 4 pieds de haut et 3 pieds d’épaisseur. D’après l’archéologue Carl Lavoie à qui nous avons eu la chance de parler, il croit que toutes les fondations ont été retirés de terre depuis la construction de cette maison en 1989.

Les fouilles n’ont pas permis de trouver beaucoup d’artefacts. Le vol de biens et de matériaux provenant de l’édifice se faisait depuis longtemps. On retrouve une bague de troc qui a été volée plus tard dans une exposition à la salle paroissiale du Trait-Carré à Charlesbourg. On découvre aussi un bouton de chemise en argent qui provenait de l’Angleterre. On constate tout de même qu’il aurait eu peu d’activité faste dans cette maison donc très peu de traces d’objets de luxe pourtant décrit dans divers actes notariés et les deux romans mentionnés plus haut. Dans le rapport, les archéologues notent une brèche dans le mur de fondation du Nord qui servait peut-être à l’origine de la légende de l’emprisonnement de Caroline.

Une seconde vie au Beaumanoir

Maison Albert Potvin

Ancienne maison d'Albert Potvin construite avec les pierres du Château Bigot

En 1979, Albert Potvin, le propriétaire des terres depuis 1944, construit sa maison sur la rue du Vice-Roi. Il réutilise une portion des pierres provenant des ruines du Beaumanoir pour le revêtement extérieur de sa propre maison. Le Château Bigot n’est donc pas véritablement effacé. D’une façon, il a eu une seconde vie.

Voir aussi : Arrondissement Charlesbourg, Histoire, Maison, Patrimoine et lieux historiques, Voyage dans le temps.

L’immobilier, un marché d’acheteurs à Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur Gérald Gobeil le 4 août 2010 27 commentaires

Annie St-Pierre
Agence QMI

Le marché immobilier se raidit dans la région de Québec avec un deuxième recul de suite des ventes qui favorise maintenant l’acheteur de propriétés existantes.

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Voir aussi : Condo, Maison, Québec La cité.

Quartier Saint-Louis-de-France: la méthode forte pour freiner les promoteurs

Par Envoyer un courriel à l’auteur Gérald Gobeil le 11 juillet 2010 21 commentaires

Pierre Couture et Matthieu Boivin
Le Soleil

(Québec) Des résidants du quartier Saint-Louis-de-France dans l’arrondissement Sainte-Foy ont pris les grands moyens pour freiner l’ardeur des promoteurs immobiliers un peu trop agressifs. Ils offrent maintenant leurs résidences à des prix variant entre trois et quatre fois l’évaluation municipale.

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Québec Urbain en a parlé

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery, Commercial, Maison.

Un bon trimestre pour la construction résidentielle

Par Envoyer un courriel à l’auteur Martin Otis le 9 juillet 2010 Aucun commentaire

Source : François Cattapan, Québec Hebdo, le 9 juillet 2010

Les mises en chantiers résidentielles ont été en solide hausse dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec au deuxième trimestre 2010. Cette prestation se reflète dans les plus récentes données publiées par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).
En effet, quelque 2 050 unités ont été mises en chantier entre avril et juin 2010, comparativement à 1 662 à la même période en 2009. Deux segments de marché ont enregistré des augmentations au cours du second trimestre. Il s’agit des habitations en propriété absolue (+21 %) et des copropriétés (+86 %). Du côté des logements locatifs, le niveau d’activité se compare à celui de l’année dernière.

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La Société Canadienne d’hypothèques et de logements.

Voir aussi : Condo, Logement locatif ou social, Maison, Message d'intérêt public.

La spéculation dans le secteur Sasseville

Par Envoyer un courriel à l’auteur Francis Vachon le 28 juin 2010 16 commentaires

Jean-Paul Comeau a fait une petite recherche sur le prix des maisons dans le secteur Sasseville, juste en arrière du Boulevard Laurier. Des résultats intéressant et surprenant!

Dans le secteur Sasseville, il y a des maisons à vendre, mais pas à n’importe quel prix:

Propriété 1: un petit bungalow avec trois petites chambres, une salle de bain et un gros bloc comme voisin. Le prix demandé.

Propriété 2: un bungalow un peu plus spacieux: 5 chambres, 2 salles de bain. Prix demandé.

Propriété 3: bungalow de 4 chambres, une salle de bain., une salle de bain. Prix demandé.

Propriété 4: spacieux bungalow de 6 chambres Prix demandé.

Et ma préférée:

Propriété 5: Petit bungalow fraichement repeint. Prix demandé.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery, Maison.

Maison Cléophas Girardin vers 1925

Par Envoyer un courriel à l’auteur Nicolas Roberge le 26 juin 2010 Aucun commentaire

Voici de l’information provenant du site de la Société d’art et d’histoire de Beauport:

La Maison Girardin conserve encore plusieurs éléments qui témoignent des premières constructions : panne faîtière, cordon de cheminée, traces de la ligne de toit, vestiges de fondations. Ses murs pignons renferment deux grands âtres en pierre de taille. Sa charpente nous fournit les indices des étapes de construction de la maison actuelle. À l’intérieur de ses murs épais et blanchis, sous son toit patiné par le temps, la maison respire encore la vie qui l’animait autrefois.

L’emplacement fut d’abord le site de deux habitations successives en bois : la première, une maison en colombages construite par Vincent Brunet au début du 18e siècle; et la seconde dans les années 1760 par Charles Vallée. Cette dernière, construite en pièces sur pièces, sera acquise en 1782 par Joseph Bédard qui y ajoutera une boutique de forge.

Deux ans plus tard, la propriété passera aux mains d’Ignace Girard dit Girardin, forgeron. C’est ce dernier qui construisit la maison de pierre actuelle, probablement vers 1800. Lorsqu’il meurt en 1807, l’apparence extérieure du bâtiment est identique à ce que l’on voit aujourd’hui. La maison restera dans la famille Girardin jusqu’en 1925, année où Jacques-Cléophas la vend aux religieuses de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.

Cette maison abrite aujourd’hui le centre d’interprétation de l’arrondissement historique de Beauport. Il est possible de la visiter.

Google StreetView

Voir aussi : Arrondissement Beauport, Histoire, Maison, Patrimoine et lieux historiques, Voyage dans le temps.

Trop de bungalows à Québec?

Par Envoyer un courriel à l’auteur Nicolas Roberge le 10 juin 2010 30 commentaires

C’est le rêve de plusieurs d’être propriétaire et d’avoir son propre terrain. Ce fut une réalité pour bon nombre de résidents de la région de Québec dans les années 60 et 70 alors qu’on assistait carrément à l’urbanisation rapide des villes en périphérie de Québec. Elle avait d’ailleurs ralenti au début des années 80 suite à des hausses record de taux d’hypothécaires. Aujourd’hui, il suffit de regarder rapidement notre territoire pour constater qu’il existe énormément de résidences construites dans ces années là.

L’étalement urbain a donc débuté dans ces années là. À cette époque, les banlieues n’étaient que de petits villages ruraux ou seuls les grands édifices des communautés religieuses ressortaient du paysage. D’ailleurs, la plupart des anciennes villes, avant la dernière fusion de 2002, étaient elles-mêmes des fusions de ces petites paroisses. La plupart des constructions à cette époque étaient le bungalow. Une maison plain-pied d’environ 40 pieds par 25 pieds avec sous-sol.

Le boom immobilier des années 60 et 70 était largement causé par l’arrivée de centaines de milliers de baby-boomers sur le marché du travail. Ces jeunes adultes fraîchement débarqués des bancs d’école trouvaient facilement des emplois dans la fonction publique entre autres. Ce sont d’ailleurs autant d’hommes et de femmes qui ont accédé au marché du travail. Une situation qui rendait alors plus difficile d’avoir autant d’enfants que la génération précédente. La génération qui suit a donc été moins nombreuse que prévu.

Aujourd’hui, la retraite a sonné pour beaucoup d’entre eux. Leur résidence unifamiliale n’est peut-être plus ce dont ils ont besoin. Ils vendront d’ici quelques années. Est-ce qu’il y aura preneur pour toutes ces habitations? Est-ce que la génération Y est assez nombreuse pour occuper le parc immobilier de Québec? Est-elle intéressée par ces vieux bungalows?

Ce sont pour la grande majorité des constructions d’entrée de gamme à l’origine. Ont-elles la capacité de prendre de la valeur à l’infini comme une maison patrimoniale? Devront-elles subir des travaux de rénovation majeurs pour conserver leur valeur? Si oui, est-ce qu’un « monsieur bricole » sommeille au fond de chacun d’eux? Je ne crois pas.

Le maire Régis Labeaume tente depuis quelques semaines de convaincre les membres de la Commission métropolitaine de Québec d’imposer un moratoire sur le développement résidentiel pour contrer l’étalement urbain. Il craint que l’installation de fosses septiques dans les zones sans les services risque de nuire à la qualité de l’eau dans les différentes prises d’eau de la Ville de Québec.

Est-ce que la Ville ne craindrait pas plutôt une éventuelle dévaluation du marché résidentiel dû à une trop grande offre? Veut-elle cesser l’ajout de nouvelles résidences dans le parc immobilier de Québec? Est-ce que la qualité de l’eau et la question environnementale n’est qu’un petit prétexte pour cacher un plus grand problème?

Il est peut-être à contre-courant ces jours-ci de poser ce genre de questions, puisqu’on est présentement dans une bulle immobilière. De plus, on me dit que ces fameux bungalows se vendent généralement dans l’espace d’une semaine. Mais, tout de même, je regarde les faits démographiques et immobiliers et je crains personnellement un surplus de résidences veillantes sur le territoire. Ayant parlé à plusieurs professionnelles en immobilier, je constate que je partage cette inquiétude avec quelques-uns d’entre eux. Aussi, je suis propriétaire d’un bungalow construit en 1977. Je me sens directement interpellé par cette problématique.

Quelle est votre opinion à ce sujet? Croyez-vous que l’on se dirige vers une dévaluation des propriétés résidentielles à Québec?

Voir aussi : Maison, Étalement urbain.

Incertitude pour certaines familles du quartier militaire de Ste-Foy

Par Envoyer un courriel à l’auteur Martin Otis le 19 mai 2010 40 commentaires

Source : Radio-Canada

Les conjointes de militaires qui habitent des logements familiaux du ministère de la Défense nationale dans le secteur de Sainte-Foy craignent d’être forcées de déménager à Valcartier. En octobre 2009, une lettre de la Défense nationale les informait de l’intention du ministère de se départir de certains logements et d’en démolir d’autres pour y construire un nouveau Manège militaire.

De plus, les conjointes de militaires soulignent que le coût de la location des maisons a bondi de 50 % en trois ans, passant d’un peu plus de 600 $ à un peu plus de 900 $ par mois.

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Le secteur en question sur Google Maps.


En décembre dernier, Québec Urbain parlait de 1000 nouveaux logements à cet endroit.

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery, Maison, Qualité et milieu de vie.

Boisé des Cheminots : la phase 2 s’organise

Par Envoyer un courriel à l’auteur Simon Bastien le 15 avril 2010 Commentaires fermés

Source : Luc Fournier, Journal L’Actuel, 15 avril 2010

Un avis de motion a été déposé au dernier conseil d’arrondissement de la Haute-Saint-Charles afin de modifier le règlement d’urbanisme pour aller de l’avant avec la phase 2 du Boisé des Cheminots, à Loretteville. Avant la première pelletée de terre, l’éventuel promoteur devra toutefois prendre arrangement avec un résident de la rue du Golf pour une nouvelle rue.

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Le site du projet

Voir aussi : Arrondissement Les Rivières, Logement locatif ou social, Maison.