Québec Urbain

L’Urbanisme de la ville de Québec en version carnet…


Archives pour la catégorie « Maison »

Terres des Soeurs de la Charité: Groupe Dallaire étudie un projet plus vert

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 16 novembre 2018 2 commentaires

Jean-Michel Genois Gagnon
Le Soleil

Le Groupe Dallaire travaille actuellement sur une nouvelle mouture plus écologique pour son développement immobilier sur les terres agricoles des Soeurs de la Charité.

«L’immobilier est une industrie qui va se transformer d’ici 15, 20 et 30 ans. C’est comme l’industrie automobile avec les voitures sans conducteur», compare au Soleil le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire.

«Dans le bâtiment, avec l’intelligence artificielle, je pense qu’on s’en va vers une autre ère, notamment, avec des bâtiments plus verts qui ont une meilleure empreinte écologique. Pour y arriver, cela va prendre des bâtiments plus intelligents», poursuit-il.

Ce dernier participait jeudi, à Québec, au Rendez-vous annuel 2018 du créneau d’excellence Bâtiment vert et intelligent.

Pour son développement sur les terres des Soeurs de la Charité, d’une superficie de 211 hectares, toutes les options sont aujourd’hui sur la table à dessin afin de présenter un projet qui rejoindra la population et répondra aux besoins des familles de demain.

«Nous travaillons sur un projet qui intègre l’agriculture. On regarde actuellement ce qui se fait ailleurs dans le monde en terme d’innovation pour les développements résidentiels», indique le président.

«On s’en va vers des maisons qui vont marcher à l’énergie solaire. C’est dans un avenir pas si loin. Il faut commencer à penser à faire des bâtiments net zéro ou des établissements qui sont prêts pour devenir net zéro au niveau énergétique. Ce sont des choses auxquelles il faut penser pour de nouveaux quartiers. Nous analysons plusieurs possibilités», poursuit-il, regardant aussi pour intégrer des toits verts à son projet.

Pour information, un bâtiment net zéro est un édifice qui produit autant d’énergie qu’il en consomme.

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Voir aussi : Arrondissement Beauport, Maison.

Le marché immobilier à Québec demeure difficile, mais s’améliore

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 25 octobre 2018 Aucun commentaire

Joanie Fontaine
Les Affaires

La semaine passée, j’écrivais sur le marché immobilier montréalais. Une région dynamique où les ventes et les prix grimpent dans la majorité des secteurs. Toutefois, ce marché ne représente pas nécessairement celui de l’ensemble du Québec. Dans la RMR de Québec, par exemple, le portrait est différent.

La surconstruction de copropriétés des dernières années continue de faire mal dans cette région malgré une forte baisse des unités achevées et invendues. Le marché de la copropriété demeure difficile et le secteur des propriétés unifamiliales commence, pour sa part, à reprendre de la vigueur en 2018.

Au cours des neuf premiers mois de l’année, les ventes d’unifamiliales ont grimpé de 5% relativement à l’année précédente et de 2% sur 5 ans selon les données colligées par JLR à partir du Registre foncier du Québec. On sent un certain regain après quelques dures années. L’agglomération de Québec se porte particulièrement bien par rapport à sa banlieue avec une croissance des ventes de 7% cette année.

Les hausses de prix, quant à eux, demeurent modestes. D’ailleurs, les faibles gains des dernières années s’observent dans le plus récent rôle d’évaluation foncière de l’Agglomération de Québec (2019–2021). Dans celui-ci, on constate que la valeur des unifamiliales a augmenté de 0,3 % alors que celle des copropriétés a diminué de 4,3 % entre le 1er juillet 2014 et le 1er juillet 2017.

Pour les 9 premiers mois de l’année, aucune hausse du prix médian des unifamiliales n’a été enregistrée pour l’ensemble de la RMR. Il faudra que les ventes continuent de grimper afin qu’une pression sur les prix se fasse sentir. Pour l’instant, le délai de revente moyen au cours des 12 derniers mois publiés par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) n’a pas bougé par rapport à l’année dernière et demeure long à 130 jours.

Selon les secteurs de la RMR, les variations de prix par rapport à l’année dernière fluctuent entre -1% et 1%.

Le portrait est moins encourageant en ce qui concerne les copropriétés. Les ventes continuent de diminuer avec une baisse de 5% au cours des neuf premiers mois de 2018 comparativement à l’année précédente et de 25% relativement à 2013. Les reculs sont présents dans tous les secteurs de la région analysée. Le marché de la revente semble particulièrement difficile sur la Rive-Sud.

En ce qui concerne le prix médian, il a légèrement augmenté (+3%) par rapport à l’année dernière. La hausse semble, toutefois, surtout s’expliquer par un effet de composition. En fait, la proportion de ventes concernant des copropriétés dans les secteurs plus chers a crû. À ce titre, les ventes ont diminué de manière plus marquée sur la Rive-Sud (sous division la moins chère de la RMR) que dans les autres secteurs. Par conséquent, si les ventes sont davantage concentrées dans les secteurs les plus dispendieux, cela influence le prix médian à la hausse. En fin de compte, le marché de la copropriété demeure difficile dans la région de Québec, principalement sur la Rive-Sud.

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Voir aussi : Condo, Maison.

Baisse de 88 % des mises en chantier de condos

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 10 octobre 2018 Aucun commentaire

Gilbert Leduc
Le Soleil

Quatre-vingt-huit pour cent, c’est gros. C’est la baisse du nombre de mises en chantier de condos depuis le début de l’année 2018 dans la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis.

Selon les données publiées, mardi, par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), le nombre de mises en chantier de copropriétés a dégringolé de 88 % en l’espace d’une année.

De 1145 pour les mois de janvier à septembre 2017, le nombre de mises en chantier de condos est passé à 141 pour la même période cette année.

Cet effondrement spectaculaire ne devrait pas être une surprise pour personne, surtout pas pour Nicolas Bernatchez, analyste principal à la SCHL.

«Ça fait déjà quelques années que le marché de la copropriété est en baisse dans la RMR de Québec», explique-t-il au Soleil. «Le marché regorge de condos à vendre et l’avantage est nettement dans le camp des acheteurs. Il y a actuellement en moyenne 19 condos inscrits pour la vente par acheteur. Le point d’équilibre se situe à 8 ou 10 condos par acheteur.»

Ce qui vient gonfler le pourcentage, souligne M. Bernatchez, «c’est que 2017 avait été une année un peu hors de l’ordinaire. Il s’était construit 1195 unités de condos comparativement à 439 en 2016.»

De toute évidence, les chiffres de 2016 — nettement moins élevés que ceux de 2017 — ne seront pas atteints en 2019. «Ça confirme la tendance notée depuis déjà quelques années», constate Nicolas Bernatchez.

Évidemment, la «performance» de l’univers des condos se répercute sur les données globales pour l’ensemble du marché de l’habitation dans la RMR de Québec.

«Les fondations d’un peu plus de 3700 unités résidentielles ont été coulées entre janvier et septembre cette année, soit près de 23 % de moins que pour la même période en 2017. On en comptait alors 4828. Cette diminution provient principalement du segment des copropriétés, bien qu’un ralentissement est aussi observé du côté des habitations en propriété absolue, c’est-à-dire des maisons individuelles et des maisons jumelées ou en rangée», constate l’analyste principal de la SCHL.

«Par contre, le niveau d’activités n’a toutefois pas fléchi du côté des logements locatifs avec un nombre d’unités mises en chantier aussi élevé qu’à pareille date l’an dernier», prend-il soin d’ajouter.

« Ça fait déjà quelques années que le marché de la copropriété est en baisse dans la RMR de Québec. […] Le marché regorge de condos à vendre et l’avantage est nettement dans le camp des acheteurs. Il y a actuellement en moyenne neuf condos inscrits pour la vente par acheteur »
— Nicolas Bernatchez, analyste principal à la SCHL

Dans ce segment de marché, les données sont pratiquement identiques pour les neuf premiers mois de 2017 (2520) et de 2018 (2530). «Des unités destinées à devenir des condos sont devenues des appartements», signale M. Bernatchez.

Les données de la SCHL montrent que les mises en chantier de maisons individuelles ont diminué d’une année à une autre, passant de 636 à 549. Idem pour les maisons jumelées ou en rangée. Leur nombre a baissé de 527 à 506.

Selon l’analyste de la SCHL, il s’agit d’un effet de la densification du territoire et du prix élevé des terrains dans certains secteurs qui viennent freiner la construction de nouvelles résidences.

«Il faut aussi ajouter l’abondance d’unités de logement dans le marché de la RMR qui incite des acheteurs à aller du côté de l’existant.»

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Voir aussi : Condo, Maison.

Nouveau projet: Le Verger Pollack

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 juillet 2018 10 commentaires

Nos maisons de ville haut de gamme, ceinturées par le Parc de la Pommeraie, sont situées à deux pas de la très vivante rue du Campanile, tout en étant à proximité de plusieurs services et transports en commun.

Le site du projet

Voir aussi : Arrondissement Ste-Foy / Sillery / Cap-Rouge, Condo, Maison.

Transactions immobilières: meilleur 2e trimestre en six ans dans la région de Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 17 juillet 2018 Commentaires fermés sur Transactions immobilières: meilleur 2e trimestre en six ans dans la région de Québec

* Tableau: Chambre immobilière

François Cattapan
Québec Hebdo

STATISTIQUES. Avec quelque 2084 transactions conclues au 2e trimestre 2018, la Chambre immobilière de Québec (CIQ) estime que la région de la Capitale vient de connaître son meilleur printemps depuis 2012. La hausse est de l’ordre de 6% par rapport à la même période l’an dernier.

«Après deux trimestres marqués par la stabilité, les ventes ont finalement rebondi au cours de la période d’avril à juin 2018, note Martine Bélanger, directrice générale de la CIQ et porte-parole de la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) pour cette région. Il s’agit d’un sommet d’activité en six ans pour cette période de l’année.»

Après deux trimestres marqués par la stabilité, les ventes ont finalement rebondi au cours de la période d’avril à juin 2018.

D’après les données compilées par la CIQ, chacune des trois principales catégories de propriétés a vu son nombre de transactions augmenter par rapport à la même période un an plus tôt. L’unifamiliale a enregistré une croissance de 6% (1 452 ventes), tandis que la copropriété (469 ventes) et le plex (162 ventes) ont connu des augmentations respectives de 7% et de 12%.

Sur le plan géographique, 1454 propriétés résidentielles ont changé de mains dans l’agglomération de Québec (+7%), 275 dans la périphérie Nord (+1 %) et 355 sur la Rive-Sud (+7%).

Il ressort également qu’à l’échelle de la région de Québec, la moitié des maisons unifamiliales ont été vendues à plus de 260 000$, soit une légère hausse de 1% par rapport à la même période un an plus tôt. Il s’agit d’une cinquième hausse trimestrielle consécutive à ce chapitre.

Par ailleurs, le prix médian des copropriétés (190 000$) est quant à lui demeuré inchangé, tandis que celui des petits immeubles locatifs de deux à cinq logements (291 250$) a connu la plus forte augmentation, à +4%.

Enfin, le nombre de propriétés à vendre sur le système Centris des courtiers immobiliers a légèrement augmenté au deuxième trimestre de 2018 (+2%), avec en moyenne 7 826 inscriptions en vigueur d’avril à juin. Seul le plex a affiché une progression plus marquée des inscriptions en vigueur (+6%), alors que l’offre d’unifamiliales et de copropriétés est demeurée relativement stable (+1%).

Voir aussi : Condo, Maison.

Airbnb et Cie: bientôt partout à Québec, mais pour les résidences principales

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 6 juillet 2018 Commentaires fermés sur Airbnb et Cie: bientôt partout à Québec, mais pour les résidences principales

Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

La Ville de Québec prévoit autoriser l’hébergement collaboratif de type Airbnb ou HomeAway sur l’ensemble de son territoire. Le locateur pourra toutefois louer seulement sa résidence principale. Un plan d’action sera mis en branle dès cet automne.

Jeudi, après des mois de discussions, le groupe de travail sur l’hébergement touristique, composé de propriétaires d’hôtel, d’utilisateurs d’Airbnb et de responsables de l’industrie, a présenté ses recommandations sur l’hébergement collaboratif et la croissance des plateformes de réservation en ligne.

Parmi les 11 recommandations visant à mieux encadrer l’industrie, l’une d’entre elles consiste à autoriser l’hébergement collaboratif, soit pour une période de 31 jours ou moins, partout à Québec. En contrepartie, le propriétaire ou le locataire devra limiter son offre à sa résidence principale.

Par exemple, il ne pourra pas afficher sur une plateforme de type Airbnb son condo au centre-ville s’il réside en permanence dans une maison à Sainte-Foy. Il devra également prouver qu’il s’agit bel et bien de sa résidence principale s’il veut obtenir les autorisations nécessaires.

Lorsqu’il se conformera à la réglementation, il obtiendra un numéro d’enregistrement unique qu’il devra afficher par la suite sur la page de son annonce.

Dans le cas d’un immeuble à logements ou à condos, l’utilisateur devra obtenir l’approbation de son syndicat de copropriété ou du propriétaire.

Pour inciter les utilisateurs à se conformer à la loi, le comité a conseillé à l’administration Labeaume d’offrir un procédé «simple et efficace» d’enregistrement en ligne ainsi qu’un tarif à un «coût raisonnable».

Quant aux autres types d’hébergement commercial, autre que pour une résidence principale, les propriétaires devront se soumettre à l’ensemble «des obligations réglementaires légales et fiscales» comme pour un hôtel. Ils devront obtenir les permis nécessaires sous peine de sanctions ou d’amendes.

Actuellement, en cas d’infraction, les amendes varient entre 2500 $ et 25 000 $ par jour pour une personne et 5000 $ à 50 000 $ par jour pour une entreprise.

(…)

Entre 2015 et 2017, le nombre de chambres louées via Airbnb dans la région est passé de 977 à 4826. Comme quoi, il y a un engouement.

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Voir aussi : Condo, Logement locatif ou social, Maison, Tourisme.

Les propriétés de luxe au Québec

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 22 juin 2018 2 commentaires

Solutions JLR

(…) Le marché du luxe est un peu moins cher dans les RMR de Gatineau, de Québec et de Sherbrooke. Dans celles-ci, le prix minimum pour acquérir une résidence parmi les 3 % plus chères se situait à 538410 $ pour Gatineau, à 552 500 $ pour Québec et 566 360 $ pour Sherbrooke. Pour les 1 % les plus dispendieuses, ce montant grimpait à 687705 $ pour Gatineau, à 842500 $ pour Québec et à 850600 $ pour Sherbrooke. (…) À Montréal, ou même, dans une moindre mesure, à Québec, les propriétés plus chères sont généralement situées près de centre-ville dans des secteurs où la construction de nouvelles résidences unifamiliales est pratiquement impossible. Ainsi, la demande augmente alors que l’offre reste constante ce qui fait progresser les prix rapidement.

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Voir aussi : Maison, Publications & ressources Internet.

Prochain rôle d’évaluation foncière 2019-2020-2021 : votre propriété vaudra moins cher

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 19 juin 2018 3 commentaires

Jean-Luc Lavallée
Journal de Québec

Pour la première fois en plus de 20 ans, la majorité des propriétaires de condos et même de certaines maisons, à Québec, doivent s’attendre à une baisse de leur évaluation municipale cet automne.

Le cycle haussier amorcé à la fin des années 1990, marqué par des bonds spectaculaires de la valeur foncière, a fini par s’essouffler dans la Vieille Capitale.

De nombreuses propriétés se transigent désormais sous l’évaluation municipale, une réalité qui se répercutera inévitablement dans le prochain rôle d’évaluation 2019-2020-2021, lequel tentera de se coller le plus possible à la valeur marchande.

Précisons que les valeurs inscrites sur le prochain rôle refléteront les conditions du marché au 1er juillet 2017 et ne tiendront pas compte des performances encourageantes de l’année 2018.

(…)

Deux firmes d’évaluation privées (Groupe Altus et JLR) confirment la tendance en se basant notamment sur les données accessibles au Registre foncier.

« On s’attend à ce que les copropriétés diminuent parce que ça a été un secteur difficile à Québec. Il y a eu un peu trop de construction dans les dernières années et il y avait un surplus », observe l’économiste Joanie Fontaine de la firme JLR, laquelle s’attend à une baisse moyenne de 5,9 % du prix des condos.

« En 2017, c’était la quatrième année de suite où on avait une baisse de prix de la copropriété dans la région de Québec », expose Paul Cardinal, directeur de l’Analyse du marché à la FCIQ. Le site web DuProprio a lui aussi constaté une baisse du prix médian de 4 % sur les condos entre 2014 et 2017.

(…)

L’évaluation municipale n’est qu’une « information » parmi d’autres, une « ligne directrice » dont il faut relativiser l’importance selon Simon Lafrenière, agent chez Via Capitale.

​Les courtiers comme lui rappellent souvent à leurs clients qu’il faut prendre l’évaluation municipale avec un grain de sel et ne pas la confondre avec la valeur marchande.

« Le courtier va beaucoup plus se baser sur l’information qu’il a avec les maisons comparables vendues au cours d’une même année. Prenez deux maisons identiques, dans le même secteur, sur lesquelles on a fait les mêmes travaux ; dans un cas, on a demandé un permis, dans l’autre, non. Vous allez comprendre que l’évaluation municipale va être très différente, mais la valeur marchande est pourtant la même », illustre-t-il, invitant les gens à se méfier du chiffre inscrit au rôle.

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Voir aussi : Condo, Maison, Québec La cité.

Construction non résidentielle à Québec: hausse majeure de la valeur des permis

Par Envoyer un courriel à l’auteur le 20 avril 2018 Commentaires fermés sur Construction non résidentielle à Québec: hausse majeure de la valeur des permis

* Infographie (Le Soleil)

Jean-François Néron
Le Soleil

La valeur des permis de construction et de rénovation non résidentiels à Québec atteint 178,3 millions $ pour les trois premiers mois de 2018, dépassant de plus du double la valeur moyenne des quatre dernières années. À l’inverse, la valeur des permis résidentiels émis pour la même période n’a jamais été aussi basse depuis 2014.
Les statistiques de la Ville de Québec soufflent le chaud et le froid. De janvier à mars, la valeur combinée des permis résidentiels et non résidentiels s’élève à 254,1 millions $. C’est près de 100 millions $ de plus que la moyenne 2014-2017.

«Cette hausse est rendue possible en raison de permis liés à la construction du nouveau centre hospitalier sur le site de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus et de plusieurs projets de résidences pour personnes âgées», explique un document fourni par la Ville.

«C’est la plus grosse année des cinq dernières, s’est réjoui Régis Labeaume, jeudi midi, en marge d’une rencontre de la Communauté métropolitaine de Québec. Les gens pensent qu’il y a un ralentissement, ajoute-t-il, sur un ton signifiant qu’ils sont dans l’erreur. On n’a pas vu ça depuis cinq ans. Ce n’est pas un projet particulier de quatre maisons», renchérit le maire pour indiquer que les projets en cours sont importants.

Baisse dans le résidentiel

Mais parlons-en des quatre maisons. Paradoxalement, la valeur des permis de construction et de rénovation résidentiels est au plus bas depuis 2014 pour les trois premiers mois de l’année avec 75,9 millions $. Elle était de 110,9 millions $ en 2017 et de 84,2 millions $ en 2016.

«On avait prévu une baisse en 2018 des mises en chantier résidentiel, explique Élisabeth Koulouris, chef analyste à la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

Elle rappelle que cette baisse est perceptible depuis déjà quelques années. Bien que la région affiche un très faible taux de chômage et qu’il y a pénurie de main-d’œuvre, la capitale ne connaît pas une phase de forte création d’emplois. «Ça change la demande d’habitation dans la construction et la revente», précise Mme Koulouris.

D’autre part, elle ne s’étonne pas des nombreuses mises en chantier de résidences pour personnes âgées. Selon elle, les promoteurs s’ajustent à la courbe démographique. Le nombre de personnes de 75 ans s’est accéléré au cours des dernières années.

L’année 2018 devrait voir l’aboutissement de nombreux projets dans le marché locatif traditionnel (excluant les résidences pour personnes âgées). Le taux d’inoccupation actuel de 4,5 % devrait atteindre 6,5 % d’ici 2019. Mme Koulouris ne s’attend pas à une augmentation de la demande à court terme.

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Voir aussi : Commercial, Condo, Industriel, Maison.